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28 décembre 2014

Saki Hiwatari : Global Garden, Le dernier rêve d'Einstein (アインシュタイン睡夢奇譚 - gurōbaru gāden, ainshutain suimu kitan) - 8 tomes

Ce que l’éditeur nous dit :
Ruika est une jeune fille qui par amour pour sa mère se fait passer pour son frère Masato, mort tragiquement dans un accident d’avion et dont seule Ruika est sortie vivante. Son désir d’être Masato est tel, que peu à peu son corps se transforme. Sa rencontre avec Robin un petit garçon muet puis avec Hikaru qui la recherche depuis plus de cinq ans risque de changer sa vie car il semblerait que la jeune fille porte en elle l’avenir de la Terre... 

Ce que j’en pense :
Inspirée par ma soeur dans cette lecture, et ayant aussi plus qu’aimé Please save my earth, j’avais hâte d’entamer cette série, dont la thématique me paraissait très prometteuse. Malheureusement le plaisir escompté ne fut pas au rendez-vous. L’avantage est que cette oeuvre ne compte que 8 tomes, évitant ainsi les prolongations inutiles qui auraient pu carrément me faire renoncer avant la fin. Là au contraire les événements s’enchaînent relativement vite (presque trop, alors que je n’imaginais pas la situation mère-fille se solder aussi rapidement, par exemple). Encore une fois, faire durer aurait pu être catastrophique, mais j’ai en même temps regretté les idées bien développées (et très intéressantes) de Please save my earth (21 volumes, ndlr), dont j’ai presque eu l’impression de lire une version amoindrie. Il est normal que l’auteur conserve les mêmes sujets de prédilections au fil des ans, mais je n’ai pas eu l’impression qu’elle ait eu du nouveau à en dire. Et puis, c’est facile de faire appel à un grand nom tel que celui d’Albert Einstein, mais derrière il faut en assumer l’excellence ! Et je ferais comme si je n’avais pas remarqué les idées qui paraissent piquées à Kōsuke Fujishima...
J’ai tout de même apprécié de retrouver le trait de Saki Hiwatari (qui a progressé de manière impressionnante depuis le début de son travail), même si j’ai noté quelques bizarreries ici et là (elle a clairement plus de facilité pour les visages ou les chevelures que pour d'autres aspects de l’anatomie).

Conclusion :
Pas à la hauteur de mes attentes, mais sans regret non plus.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les pilules
les déesses
les tragédies
les floraisons

21 juin 2014

Herik Hanna et Redec : Blind Dog Rhapsody, tome 1

Ce que l’éditeur nous dit :
Aveugle, quasiment invincible, il est le dernier héritier de son clan. Accompagné de l'esprit de son maître, un raton laveur fantôme, et d'une serveuse de bar à la langue bien pendue, sa quête ne sera pas une balade de santé. Entre les agents du seigneur local, les attaques d'un monstre et les terribles "9 Péchés Capitaux" lancés sur ses traces, il a du pain sur la tranche. Sur la tronche aussi.

Ce que j’en pense :
Cela fait bien longtemps que je n’avais pas à ce point ri. Herik Hanna nous sert un humour tout de ce qu’il y a de plus idiot, bien terre à terre, qui parle de baston et de gros seins (oui je sais c’est dégradant), et ça ce'st chouette. Parce qu’il ne s’agit pas juste de choquer ou de caser des références sexuelles à tout bout de champs pour plaire, encore faut-il que cela soit bien fait. Et Bling Dog Rhapsody est vraiment drôle, alternant entre les répliques que l’on a envie d’entendre et les surprises que l’on n'attend pas. Citons par exemple ces 9 mercenaires, représentant des 9 pêchés capitaux, dont je ne vous ferais pas l’affront de révéler la nature des deux vices bonus. En y repensant, cet album m’aura fait le même effet (positif) qu’à l’écoute du donjon de Naheulbeuk (la première saison tout du moins). A cela ajoutons un univers graphique et une colorisation très agréables. L’histoire ne m’a pas marquée, mais raison de plus, parce qu’on s’en fout et que j’en redemande !

Conclusion :
Vraiment drôle.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les bras
- la nourriture
- les décolletés
- le sommeil de chat



3 juin 2014

Joseph Delaney : L’épouvanteur - The Wardstone Chronicles (volumes 1 à 4)

Ce que l’éditeur nous dit :
“L'Epouvanteur a eu de nombreux apprentis, me dit maman. Mais peu ont achevé leur formation. Et ceux qui y sont parvenus sont loin d'être à la hauteur. Ils sont fragiles, veules ou lâches. Ils se font payer fort cher de bien maigres services. Il ne reste que toi, mon fils. Tu es notre dernière chance, notre dernier espoir. Il faut que quelqu'un le fasse. Il faut que quelqu'un se dresse contre les forces obscures. Tu es le seul qui en soit capable." Thomas Ward, le septième fils d'un septième fils, devient l'apprenti de l'Epouvanteur du comté. Son maître est très exigeant. Thomas doit apprendre à tenir les spectres à distance, à entraver les gobelins, à empêcher les sorcières de nuire... Cependant, il libère involontairement Mère Malkin, la sorcière la plus maléfique qui soit, et l'horreur commence...

Ce que j’en pense :
Contrairement à ce qui est annoncé sur la quatrième de couverture, la lecture de l’Epouvanteur n’empêche en rien de passer une excellente nuit de sommeil (peut-être pas à mon âge du moins). Néanmoins il faut avouer que les méchants créés par Joseph Delaney sont assez costauds à leur manière, et ce dès le premier tome. Si à ce moment-là on se demande comment il va réussir à tenir le rythme sur la suite, il s’en sort très bien au moins jusqu’à la fin du quatrième volume. Le point fort de cette série est de nous plonger dans un univers moyenâgeux, où les démons imaginaires côtoient les très réels inquisiteurs, des prêtres, des seigneurs et autres personnages typiques de cette époque. En ce sens le récit prend une part de réalisme qui contribue à le rendre crédible.
Le héros, sous couvert de démarrer en tant qu’apprenti, se retrouve très rapidement plongé (seul) au cœur de l’action et est exceptionnellement doué. Et au vu de la tournure que semble prendre l’histoire, il ne serait pas étonnant que tôt ou tard il soit amené à sauver le monde, au moins. Comme par hasard… Un peu moins cliché, l’approche qui est faite de son tuteur, qui est vite présenté comme un être humain qui certes révère une haute maitrise de son métier, mais présente également sa propre histoire et ses propres faiblesses malgré tout.
Un autre aspect de l’écriture que je trouve bien mené est cette capacité à nous spoiler l’air de rien de petits détails sur le futur des personnages, révèle juste assez pour intriguer le lecteur et l’inciter à poursuivre. Sans avoir un sentiment de suspense insoutenable, cela fonctionne plutôt bien pour moi.

Conclusion :
Une série jeunesse jusque-là bien menée, dont j’attends de voir l’évolution dans les volumes suivants.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
-  les chaînes
- la maçonnerie
- les cours d’eau
- les malles

1 juin 2014

Jiro Taniguchi : Quartier lointain (2 volumes)

Ce que l’éditeur nous dit :
Homme mûr de 40 ans, transporté dans la peau de l'adolescent qu'il était à 14 ans, Hiroshi continue la redécouverte de son passé. Questionnant sa grand-mère, ses parents, ses amis, il réalise tout ce qui lui avait échappé lorsqu'il était jeune. Et petit à petit, l'année scolaire avançant, il voit se rapprocher la date fatidique où son père disparaîtra, pour toujours, sans aucune explication. Peut-il changer son passé ou est-il condamné à le revivre, impuissant ? Et retrouvera-t-il son existence normale, sa femme et ses enfants ?

Ce que j’en pense :
Lorsque j’ai entrepris la lecture de Quartier Lointain, j’avais l’impression de m’attaquer à un monument, pour l’avoir souvent vu cité en référence de la littérature nippone. En effet l’approche est par des aspects bien plus universelle que bien d’autres oeuvres issues de cette culture, ce qui explique en partie l’ampleur de ce succès. J’ai pour ma part beaucoup apprécié le premier tome, qui démarre avec de bonnes idées, alors qu’il est amusant de voir le personnage principal réaliser l’état de sa nouvelle situation et surtout poser son regard d’adulte sur le monde de l’enfant qu’il était (par exemple l’école qu’un adulte voit tout à fait différemment d’un enfant).
Mais je dois dire que le second volume n’est pas à la hauteur du premier. Le parti pris quant à le capacité du passé à changer est ce qu’elle est, tout comme le choix de mettre de côté toutes questions relatives à ce bon vieux continuum espace-temps (il est heureux qu’Emmet Brown ne soit pas là pour voir ça). Mais je m’attendais tout de même à ce que l’auteur approfondisse un peu plus son sujet, tandis qu’il ne nous propose qu’une fin (je parle de toute la seconde moitié du livre) tirant des conclusions hâtives. Cela aurait mérité une suite.

Conclusion :
Intéressant mais pas à la hauteur de mes attentes.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les trains
- les visites
- la course
- l’alcool


27 mai 2014

Nicolas Keramidas et Didier Crisse (puis Jean-David Morvan) : Luuna (tome 1 à 8)

 Ce que l’éditeur nous dit :
Dans les légendes indiennes, la tribu mythique des Paumanoks était le lien entre le monde des dieux, celui de la nature et le monde des hommes. Luuna, La fille du grand Sachem des Paumanoks, est heureuse : cette nuit, elle va enfin rencontrer son totem. L'initiation peut commencer. Mais le destin prend parfois des routes tortueuses !

Ce que j’en pense :
Si l’histoire de Luuna commence de manière classique, avec la cérémonie initiation d’une jeune indienne, les événements s'accélèrent très vite, nous plongeant dans l’action dès le premier volume. Mais alors que les aventures s’enchaînent, on a l’impression que l’auteur perd le contrôle de son personnage, avec un sentiment de coupes drastiques dans un univers par ailleurs trop linéaire. On arrive à un gros n’importe quoi, qui (soulagement) semble prendre fin avec la clôture du tome 5, celui-ci marquant la fin d’un cycle. La suite s’installe dans un univers totalement et une intention totalement différents. Pour caricaturer grossièrement cela serait un peu comme si nous passions du film 1 au film 2 de la Pocahontas de Disney, à la différence près que cette suite ne paraît pas si inintéressante. Un nouveau scénariste prenant le relais, tout est possible. Pour l’aspect visuel, espérons que rien ne change.

Conclusion :
Une série pleine de promesses et de déceptions, mais tout de même assez intrigante pour en attendre la suite.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le ying et le yang
- les divinités
- le nouveau monde

25 mai 2014

Bryan Singer : X Men, Days of Future Past

Ce que le synopsis nous dit :
Les X-Men envoient Wolverine dans le passé pour changer un événement historique majeur, qui pourrait impacter mondialement humains et mutants.

Ce que j’en pense :
Situation délicate alors que je ne sais pas du tout quoi écrire concernant le dernier volet des aventures des X-Men. Si ce n'est que c’était… bien.
En cherchant un peu je peux tout de même dire que je l’ai trouvé bien plus intéressant que ses deux prédécesseurs, à savoir Wolverine origins et X-Men origins. Mais ce n’est pas une grande surprise, car ceux-là me paraissant justement en dessous du niveau global de la série, tandis que The days of future past se situe dans la moyenne (on y apprend plus sur l’histoire des personnages, il y a de l’action, des scènes drôles, etc). Globalement ce sont les versions menées par Bryan Singer qui me semblent les plus intéressantes.
J’ai tout de même un peu de mal à comprendre cet acharnement à mettre systématiquement Hugh Jackman en tête d’affiche (surtout si c’est pour s’acharner sur ses sentiments comme à la fin du film). J’ai deux théories possibles à ce sujet : soit c’est le seul de la troupe à être toujours disponible (ou le moins cher), soit c’est parce que ce personnage à une personnalité tellement basique (soit une capacité à cogner et faire des têtes de gros durs, avec légère nuance obsessionnelle sur une femme qu’il n’aura jamais) qu’il est le plus facile à caser dans toutes les situations. Bref il s’adapte.
Pour ce que je pense du casting général… cela n’a pas changé depuis les billets précédents. Pour résumer, c’était bien et je suis capable d’écrire 1362 caractères même quand je ne sais pas quoi dire.

Conclusion :
Très bien.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- Les stades
- les barres de fer
- les ralentis





20 mai 2014

Gareth Edwards (II) : Godzilla

Ce que le synopsis nous dit :
Godzilla tente de rétablir la paix sur Terre, tandis que les forces de la nature se déchaînent et que l'humanité semble impuissante...

Ce que j’en pense :
Commençons par les points positifs, car il y en a quelques-uns. Tout d’abord cette interprétation de Godzilla fait preuve de certaines originalités concernant l’évolution des personnages (ce qu’il advient d’eux au cours des événements, par leurs personnalités hein, ce serait trop beau), et parvient à alterner le focus entre eux au lieu de ne se concentrer que sur un ou deux, ça change. Avec la carte originalité également, se trouvent quelques rebondissements que je n’avais pas vus venir, même si j’ai trouvé l’approche très complexe pour rien.
Mais tout cela ne suffit pas à contre-balancer le problème majeur de ce film : il est souvent ennuyeux. Mis à part les quelques points énoncés ci-dessus, Godzilla est un condensé de clichés du film d’action, mais mal exploités, qui ne parviennent pas à embarquer le spectateur.
A noter que le plus monstrueux de tous est peut-être Aaron Taylor-Johnson. Alors que je l’avais trouvé tellement craquant dans son interprétation du Comte Vronski, il semble qu’il ait depuis abusé des salles de sports. Encore un beau mec gâché.

Conclusion :
Bof.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- le mec qui était partout
- les sous-terrains
- les fouilles
- les éléphants dans les magasins de porcelaine (oups)


13 mai 2014

Darren Aronofsky : Noé (Noah)

Ce que le synopsis nous dit :
Russell Crowe est Noé, un homme promis à un destin exceptionnel alors qu’un déluge apocalyptique va détruire le monde. La fin du monde… n’est que le commencement.

Ce que j’en pense :
En allant voir Noé, influencée par la bande-annonce franchement pas très vendeuse, je m’attendais à voir un film d’action un peu bourrin. C’est mal connaître Darren Aronofsky, qui nous propose ici de faire face aux notions de bien et de mal, rien que ça. Il colle assez bien à l’esprit biblique, avec des faits et des personnages apparemment simplistes, mais derrière lesquels se révèlent des idées bien plus complexes. Au niveau visuel, ce concept se retrouve notamment dans de très beaux plans en ombres chinoises.
Ici nous avons finalement l’opposition entre les défenseurs de l’humain avant tout (représenté par Tubal-Cainé) et ceux pour qui l’ordre cosmique général est prépondérant (Noé). En nous montrant ces personnages qui vont au bout de leurs convictions respectives, Darren Aronifsmy met ces deux approches sur un pied d’égalité, alors qu’elles proposent toutes les deux des arguments très valables mais aussi des limites évidentes (voire absurdes). J’ai trouvé cela très malin de sa part, car tout cela est tellement représentatif de l’espèce humaine. A titre personnel le film me renforce dans l’idée que ce Dieu dont nous parle la bible est quand même un sacré coquin, colérique, indécis et pas très appliqué dans ses actions (deux exemples : il nous a aussi fait le coup du mec qui détruit son travail pour le recommencer avec les dinosaures ; on oublie souvent que dans l’ancien testament l’épisode de Noé se termine en réalité par un grand feu de joie dans lequel une bonne partie des animaux de l’arche sont offerts en sacrifice, histoire de vérifier pour la centième fois de la fidélité du prophète - tout ça pour ça)... Bref.
Tout aussi brillante, la pirouette par laquelle le film parvient à combiner la création du monde selon l’ancien testament sans renier la théorie de l’évolution. Toutes les scènes représentant l’évolution du monde et/ou le temps qui passe en accéléré sont d’ailleurs très réussies.
Pour les points négatifs, le film n’est pas exempt de quelques longueurs, mais ce sont aussi les moments qui permettent de prendre du recul sur les situations, alors pourquoi pas.

Conclusion :
Entre noir et blanc, le bien et le mal ne sont que des nuances de gris, et elles sont très nombreuses.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les espèces en voie de disparition
- le végétarisme
- l’amour
- la consanguinité


4 mai 2014

Riff Reb's (d’après Jack London) : Le loup des mers (The Sea-Wolf)

Ce que l’éditeur nous dit :
Après un naufrage, Humphrey Van Weyden, un gentleman fluet, est recueilli puis enrôlé de force comme mousse par Loup Larsen, un terrifiant capitaine de goélette, buveur, violent mais très cultivé. Ce capitaine, athée, éprouve peu à peu une sorte d'estime teintée de mépris pour Humphrey, à l'inverse, très religieux : " si vous savez que quand vous mourrez, vous irez dans un monde meilleur, alors, pourquoi avez-vous peur de mourir ? " Ainsi naissent les premières joutes verbales - pleines d'humour et d'esprit - qui rythment ce passionnant récit d'aventure, et qui redoubleront à l'arrivée d'une jeune femme, un futur enjeu pour ces deux hommes.

Ce que j’en pense :
Normalement Jack London est un auteur que j’évite. Non pas que je remette en doute ses qualités d’écrivain, au contraire parce que je connais son habilité à nous faire prendre d’affection profonde pour ses personnages (humain ou non), pour ensuite leur faire endurer les pire tourments. C’est au-delà de ce que ma sensibilité est intentionnellement prête à subir.
C’est probablement le format bande-dessinée qui m’a poussé à mettre mon petit coeur en danger. Autant vous rassurer tout de suite (pour ceux que ça intéresse), celui-ci s’en est sorti indemne.
La particularité du Loup des mers, est que ses personnages ne sont pas à proprement des êtres attachants. Entre un pirate sans scrupule, violent et agressif, et un bourgeois faible, couard et prétentieux, pas d’amour au premier regard. Pourtant sous la plume de Jack London (et le crayon de Riff Reb’s qui a su capter et retranscrire les mots en d’incroyables planches), on finit par éprouver pour eux une sorte d’empathie, par les comprendre. Et pour décor, la mer, magnifique et impitoyable, qui achève de sceller l’emprise inéluctable de cette oeuvre sur son lecteur.

Conclusion :
Une très belle lecture, saisissante.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les migraines
- les destinées
- la fatalité
- les tempêtes


try

30 avril 2014

Robert Kirkman : Walking Dead (volumes 9 à 19)

Ce que l’éditeur nous dit :
Seuls Rick et Carl, son fils, ont réchappé du massacre orchestré par le Gouverneur. Il leur faut désormais réapprendre à vivre avec la peur au ventre, chaque nouvelle rencontre pouvant être la dernière. La relative sécurité qu'ils avaient retrouvée au sein des murs du pénitencier n'est plus qu'un souvenir, et il revient désormais à Carl de soutenir son père, victime d'hallucinations de plus en préoccupantes. L'apocalypse a bien eu lieu... une deuxième fois ! Oeuvre fondatrice du genre en bande dessinée, Walking Dead s'impose par sa qualité d'écriture et son attention portée aux relations entre les personnages de cette incroyable aventure humaine. A partir de ce tome, Robert Kirkman renvoie son héros Rick à sa condition de survivant, seul face à un monde hostile et affamé. Vous étiez prévenus, plus rien ne sera jamais comme avant !

Ce que j’en pense :
J’avais conclu ma précédente chronique par “pas addictif, mais presque”. Ouais, enfin je me suis quand même enchaîné tous les tomes suivants disponibles au rythme des possibilités d’emprunt à la bibliothèque. Maintenant je dois attendre que Robert Kirkman écrive/dessine.
Si j’ai largement apprécié la suite de cette lecture (avec un intérêt plus ou moins important selon les tomes), je dois dire que je suis arrivée au point où je me demande où tout cela va nous mener... L’auteur nous propose une escalade sans fin de situations toutes plus horribles les unes que les autres. A part avec la mort du héros principal (qui sans mettre un terme à ce monde clorait tout du moins la fenêtre par laquelle nous l’observons), je ne vois pas comment cela pourrait finir. Pour le savoir, je vais être obligée de lire la suite ^^. Quant aux zombies, ils continuent de faire joli en fond de décor.

Conclusion :
Un auteur qui n’a pas fini d’explorer les bas-fonds de l’espèce humaine.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les membres
- les incidents
- les affinités
- les alliances


27 avril 2014

Orson Scott Card : Ender, l'exil (Ender in exile)

Ce que l’éditeur nous dit :
À douze ans, Ender Wiggin a sauvé l'humanité de la menace extraterrestre des « doryphores », mais il n aura pas droit à un retour triomphal sur Terre : les rivalités nationales ont repris et les jeunes prodiges de l'école de guerre suscitent convoitises et craintes. On lui propose l'exil vers la première colonie humaine sur une planète prise aux doryphores, dont il deviendra le gouverneur. Mais pour cela il devra s imposer face à un amiral à l'ancienne qui n est pas prêt à s en laisser conter par un gamin. Cependant Ender reste rongé par son crime, le génocide de toute une espèce. Il n'a de cesse que de la comprendre et de la réhabiliter. Pour cela, il découvrira le dernier uf de reine et cherchera désormais la planète qui saura tolérer la réapparition de la plus grande menace envers l'humanité... C'est le début d'un long périple qui durera plus de trois mille ans et s'achèvera dans La voix des morts.

Ce que j’en pense :
J’ai beau largement critiqué les défauts du cycle Ender, cela ne m’a pas moins empêché de sauter de joie, lorsque j’ai découvert qu’il y avait plus ! L’auteur a par la suite écrit ce volume supplémentaire, qui en réalité se déroule entre le premier et le second tome. Cela est peut-être dû à la prise d’expérience d’Orson-Scott Card, mais je l’ai trouvé plus équilibré que ses prédécesseurs. On retrouve un peu de l’esprit de découverte, une sorte de légèreté (quoi qu’Ender est déjà bien amoché mentalement, cela vient peut-être de l’évolution des liens avec les membres de sa famille), tout en posant déjà fortement les bases des questions existentielles qui seront largement débattues dans le reste de la saga. J’ai en tout cas été ravie de retrouver ces personnages, cet univers, et l’écriture d’Orson-Scott Card, et ne manquerais pas de continuer à explorer son oeuvre. L’auteur fait beaucoup d’appels du pied envers le personnage de Bean, invitant fortement à découvrir la saga qui lui est consacré (dont le sixième tome est actuellement en cours d’écriture, ndlr). Il est probable que lu isolément Ender, l’exil, ne présente que peu d’intêret. Lu dans son contexte, il fait tout à fait sens.

Conclusion :
Une nostalgie constructive dans l’univers d’Ender.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les correspondances
- la sagesse
- les annales
- la famille




23 avril 2014

Anthony Russo et Joe Russo : Captain America, le soldat de l'hiver (Captain America, The Winter Soldier)

Ce que le synopsis nous dit :
Après les événements cataclysmiques de New York de The Avengers, Steve Rogers aka Captain America vit tranquillement à Washington, D.C. et essaye de s'adapter au monde moderne. Mais quand un collègue du S.H.I.E.L.D. est attaqué, Steve se retrouve impliqué dans un réseau d'intrigues qui met le monde en danger. S'associant à Black Widow, Captain America lutte pour dénoncer une conspiration grandissante, tout en repoussant des tueurs professionnels envoyés pour le faire taire. Quand l'étendue du plan maléfique est révélée, Captain America et Black Widow sollicite l'aide d'un nouvel allié, le Faucon. Cependant, ils se retrouvent bientôt face à un inattendu et redoutable ennemi - le Soldat de l'Hiver.

Ce que j’en pense :
Comparé au premier volet, ce Captain América manque décidément de panache. Aucun méchant (ou gentil d’ailleurs) n’est à la hauteur du charisme de Hugo Wearring, l’humour est bien moins présent, et surtout, le héro se prend désormais bien trop au sérieux. Mais il faut comprendre le pauvre Chris Evans qui a sûrement été traumatisé depuis le tournage du navet (oui, navet, on ne le répétera jamais assez) Transperceneige, réduisant comme peau de chagrin la palette d’émotions qu’il est désormais capable d'interpréter. C’est bête. Et surtout cela enlève beaucoup de ce qui faisait l’intérêt du personnage. C’est d’autant plus illogique que dans The Avengers, les scénaristes avaient particulièrement insisté sur le côté naïf mais sympathique de Steve Rogers. Dans le Soldat de l’hiver, il a perdu un peu de son charme. Heureusement une énième histoire d’amour n’a pas été casée de force dans le scénario (même si on n'échappe pas à un baiser, vite fait).
Pour le reste : les scènes d’action, les rebondissements habituels, et la petite avancée sur l’histoire personnelle de certains protagonistes. On prend.

Conclusion :
Moyen mais pas désagréable à regarder.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- la course à pied
- les pilotes
- la vieillesse
- l’amnésie


20 avril 2014

Carl Erik Rinsch : 47 Ronin

Ce que le synopsis nous dit :
Un perfide seigneur de guerre ayant tué leur maître et banni leur tribu, 47 samouraïs errants jurent de se venger et de restaurer l'honneur de leurs compatriotes. Arrachés à leurs foyers et perdus aux quatre coins des terres connues, cette poignée de rebelles se voit contrainte de recourir à l'aide de Kai - un demi sang qu'ils avaient jadis renié - lors de leur combat à travers un univers violent, peuplé de monstres mythologiques, de métamorphoses maléfiques et d'effroyables dangers. Cet exil sera l'occasion pour cet esclave rejeté de se révéler leur arme la plus redoutable, et de devenir la figure héroïque qui donnera à cette troupe d'insoumis l'énergie de marquer à jamais l’éternité.

Ce que j’en pense :
Fraîchement revenue du pays du soleil levant, je ne pouvais pas ignorer cette adaptation de l’un des plus célèbres pans de l’histoire nippone. Il aura tout de même fallu que Hollywood s’en mêle pour la diffuser sur la scène mondiale, alors que plus d’une dizaine de versions avaient déjà été portées sur les grands écrans japonais. Je reste toujours un peu sceptique à ce type de démarche, même si j’en reconnais certains intérêts (et je suis la première à conseiller Le dernier Samouraï ou Lettres d'Iwo Jima). Le réalisateur a eu la décence d’engager des acteurs originaires du pays, même s’il est très curieux de les voir s’exprimer en langue anglaise. Même le choix de Keanu Reeves, qui bénéficie de certaines origines asiatiques, se trouve justifiable. Le fait que l’acteur apparaisse en énorme sur la plupart des affiches est déjà plus difficile à saisir (mais pas autant que cet alien de "mec tête de mort", qui n'apparaît que deux minutes dans le film - cf. affiche américaine ou française). Si on sait à quoi s’attendre en assistant à 47 Ronin, on n'en passe pas moins un bon moment.

Conclusion :
Parce que la manière de penser des japonais n’a vraiment rien à voir.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- la clémence
- la confiance
- la vengeance
- les cérémonies


7 décembre 2013

Chuck Palahniuk : Fight Club

Ce que l’éditeur nous dit :
«Laisse-moi te parler de Tyler. Tyler dit : les choses que tu possèdes finissent toujours par te posséder. C’est seulement après avoir tout perdu que tu es libre de faire ce dont tu as envie. Le fight club t’offre cette liberté. Première règle du fight club : Tu ne parles pas du fight club. Deuxième règle du fight club : Tu ne parles pas du fight club. Tyler dit que chercher à s'améliorer, c’est rien que de la branlette. Tyler dit que l’autodestruction est sans doute la réponse.» Métaphore acide et jubilatoire d’un monde au bord du chaos, perdu faute de révolution, Fight Club a été porté à l’écran en 1999 par David Fincher, le réalisateur de Seven et Alien 3.

Ce que j’en pense :
Le roman de Chuck Palahniuk est-il encore plus génial que son adaptation cinématographique, ou bien ai-je autant aimé l’oeuvre originale parce que tout du long j’entendais résonner la voix de Bratt Pitt et la musique des Pixies ? Difficile à dire. Toujours est-il que j’ai été instantanément transportée dans cet univers si fascinant.
Toute la puissance du récit réside dans la force des idées énoncées, simples, claires, mais puissantes. Contrairement à la plupart des créations qui se veulent “critiques de la société” (à mon sens un qualificatif employé à tort et à travers, servant surtout à vendre plus, donc à profiter au maximum du système de ladite société), Fight Club comporte des vraies idées, poussées à leur paroxysme. Extrémiste dès les premières pages, l’auteur va plus loin, encore plus loin. Finalement il ne se contente pas de critiquer la société, ce serait trop facile, il pointe du doigt la source du problème (et sa solution), l’humain.
Percutant, c’est vraiment le mot qui pour moi décrit le mieux ce bouquin. Chaque mot, chaque anecdote, chaque réflexion sont énoncés comme un jugement dernier, comme un claquement de doigt bref et efficace. Personnellement, si je ne suis pas sortie de cette lecture avec une envie irrépressible de faire la révolution, j’ai tout de même traversé quelques remises en question. Oh bien sûr, cela ne changera pas la face du monde, ni fondamentalement ma vie, mais tout de même.

Conclusion :
Un roman percutant, qui ne laisse pas indifférent.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le savon
- les projections cinématographiques
- le jardinage
- les groupes de soutien



15 octobre 2013

Robert Kirkman : Walking Dead (volumes 1 à 8)

Ce que l’éditeur nous dit :
Rick est policier et sort du coma pour découvrir avec horreur un monde où les morts ne meurent plus.
Mais ils errent à la recherche des derniers humains pour s'en repaître.
Il n'a alors plus qu'une idée en tête : retrouver sa femme et son fils, en espérant qu'ils soient rescapés de ce monde devenu fou.
Un monde où plus rien ne sera jamais comme avant, et où une seule règle prévaut : survivre à tout prix.

Ce que j’en pense :
Se laisser influencer... c'est exactement ce qui m'est arrivée après être tombée sur une (vieille) chronique de Pénélope Bagieu. Pourtant j'avais déjà vu un extrait de la série, pourtant je ne suis pas du tout fan de zombies, mais pourtant elle m'a convaincu.
Je suis assez d'accord avec son point de vue. Les trois premiers volumes sont sympas, mais sans plus. Et puis progressivement, on entre dans l'histoire, la tension monte. J'ai lu quelques part des statistiques de la série selon lesquelles la grande majorité des décès qui surviennent étaient du fait non pas des morts-vivants, mais des humains. Et c'est vrai. Cela résume bien l'état d'esprit de Walking Dead. Les zombies ne sont finalement qu'un pretexte pour décrire une société poussée à son paroxysme. Ce sont dans les situations extrêmes que les êtres se révèlent. Je constate aussi que c'est que ce sont les pires situations qui sont les plus "palpitantes" à la lecture. C'est moche quand même... et j'ai déjà reservé les volumes suivants à la bibliothèque de Paris.

Conclusion :
Pas addictif, mais presque.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les vans
- les mots en gras
- les grillages
- les amputations


16 septembre 2013

Gail Carriger : Le protectorat de l’ombrelle - tomes 1 à 3 (The Parasol Protectorate)

Ce que l’éditeur nous dit :
Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse ?

Ce que j’en pense :
Je ne me serai probablement pas orientée vers ce type de lecture si ce n’était pas pour ma participation à un certain challenge romantique et fut ravie de découvrir la délicieuse plume de Gail Carriger. Si tant est que l’on puisse oser faire la comparaison, cette écriture n’est pas sans rappeler celle de Jane Austen. On y retrouve cette floraison d’adjectifs et tournures de phrase très “bonne société anglaise”, à la fois très plaisante à la lecture et ayant l’art de donner une nouvelle dimension à n’importe quelle situation. Un exemple : “Qui souffre le plus, le gentleman dont la cravate est mal nouée, ou ceux qui sont forcés de le regarder ?”. Voici le type de question existentielles qui poursuivent les protagonistes. Personnellement, j’adore.
La qualité des trois tomes manque régulatité. Le premier est pour l’instant mon favori, d’abord par l’effet de découverte, mais aussi grace à ses scènes “romantiques”. Car contrairement à notre chère Jane, Gail Carriger ne se prive pas pour décrire la passion langoureuse qui anime les deux personnages principaux. Enfin de l’action ! J’ai tout de même été déçue par la situation de “Damsel in Distress” qui tombe comme un cheveu sur la soupe vers la fin du bouquin ! Pour une fois qu’on avait un vrai personnage féminin de caractère, était ce vraiment nécessaire ?? Le second volume est plus moyen, Alexia passant de femme forte à caractèrielle, voire antipathique. Un cliffhanger judicieusement placé dans les dernières pages donne tout de même envie de poursuivre la lecture.
Dans le troisième volume, le rythme de croisière est établit, plutôt plaisant. Un peu dommage que ce soit les personnages masculins (en particulier les loups garous) qui soient les plus intéressants à suivre.
Une pause s’impose, avant d’entamer les deux derniers tomes de cette série.

Conclusion :
Bon d’accord, la bit-lit peut être intéressante.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :

- les accessoires
- la bienséance
- les mondanités
- les tenues adéquates




28 août 2013

Neill Blomkamp : Elysium

Ce que le synopsis nous dit :
En 2154, il existe deux catégories de personnes : ceux très riches, qui vivent sur la parfaite station spatiale crée par les hommes appelée Elysium, et les autres, ceux qui vivent sur la Terre devenue surpeuplée et ruinée. La population de la Terre tente désespérément d’échapper aux crimes et à la pauvreté qui ne cessent de ne propager. Max, un homme ordinaire pour qui rejoindre Elysium est plus que vital, est la seule personne ayant une chance de rétablir l’égalité entre ces deux mondes. Alors que sa vie ne tient plus qu’à un fil, il hésite à prendre part à cette mission des plus dangereuses -  s’élever contre la Secrétaire Delacourt et ses forces armées – mais s’il réussit, il pourra sauver non seulement sa vie mais aussi celle de millions de personnes sur Terre.

Ce que j’en pense :
A première vu, le pitch d'Elysium est ultra classique : les gentils pauvres contre les méchants riches, une répartition plus qu'inégale des ressources, bref la lutte des classes. S'il n'a jamais été nécessaire d'avoir une idée de base originale pour faire un bon film, il semble que cela ne soit pas non plus un gage de qualité.
Le spectateur passe ainsi 110 minutes hébété devant un enchainement de scènes de plus en plus violentes, maladroitement colmatées ensemble par une scénario de plus en plus incohérent. De vagues justifications tentent parfois de rattraper le coup. Par exemple on nous balance de but en blanc que si si le gros méchant est vraiment méchant parce que c'est un ancien violeur psychopathe. C'est sûr qu'une fois cette précision en tête on est tout de suite plus convaincu. Pour sa part le héros gambade comme un cabri malgré les multiples coups et blessures qui manquent chaque fois de lui coûter la vie ; mais il prend des antibiotiques donc c'est normal. Concernant le jeu d'acteur, difficile d'évaluer Matt Damon dont le personnage est si superficiel que sa marge de manœuvre était surement quasi nulle. Admirons tout de même le français sans accent de Jodie Foster, bluffante.
Le dénouement, d'une naïveté si consternante qu'il en est ridicule, donne la parfaite touche finale à Elysium.

Conclusion :
hum hum.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les exosquelettes
- les pelouses
- les coups
- les tatouages


31 juillet 2013

Jo Beverley, Cecelia Holland, Robin Hobb, Jacqueline Carey, and Tanith Lee : Songs of Love Lost and Found

Ce que l’éditeur nous dit :
Featuring stories by Jo Beverley, Cecelia Holland, Robin Hobb, Jacqueline Carey, and Tanith Lee, this collection of five wonderful romantic stories from five wickedly creative authors includes beautiful maids and clever minstrels, orphans destined for greatness and spies thirsting for revenge, and a pair of lovers who must struggle against the forces of magic and fate. Originally published in the anthology Songs of Love and Death (edited by George R.R. Martin and Gardner Dozois), these compelling stories are specially packaged in one eBook set at a great price.

Ce que j’en pense :
Cinq auteurs, cinq styles différents, réunis autour d’une thèmatique commune. Il est toujours intéressant de voir les multiples interpréatations qui peuvent être faite d’un même sujet. Parmi ces cinq auteurs, certaines m’ont plus accrochée par leur style littéraires, d’autres par la qualité de l’histoire, mais globalement on peut dire que le niveau est assez équilibré. Ce recueil ne m’aura pas transcandé, mais pourra s’avérer utile pour donner des idées de futures lectures.
J’ai bien aimé “Marrying Maid”, dont le suspense aurait pu être mieux géré, mais qui propose dans un chouette univers. On se croirait vraiment dans un opéra de Purcell. "Blue Boots" m’a permis de découvrir encore une nouvelle facette de Robin Hobb (qui est décidement pleine de ressources), avec une fin que je n'attendais pas de sa part.
"You and You Alone"est l’histoire que j’ai préféré par son intensité et la richesse de son univers, tandis que "Under/Above the Water" est celle qui m’aura le moins convaincu, par son script un peu flou et trop compliqué par rapport à un tel dénouement. "Demon Lover" était juste bien.

Conclusion :
Pour découvrir ou redécouvrir ces grandes dames de la fantasy.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les regrets
- les surprises
- les destinés

29 juillet 2013

James Mangold : Wolverine, le combat de l'immortel (The Wolverine)

Ce que le synopsis nous dit :
Wolverine, le personnage le plus emblématique de l’univers des X-Men, est entraîné dans une aventure ultime au cœur du Japon contemporain. Plongé dans un monde qu’il ne connaît pas, il doit faire face au seul ennemi de son envergure, dans une bataille à la vie à la mort. Vulnérable pour la première fois et poussé au bout de ses limites physiques et émotionnelles, Wolverine affrontera non seulement l’acier mortel du samouraï mais aussi les questions liées à sa propre immortalité.

Ce que j’en pense :
Je pars toujours très optimiste quand il s’agit de la série de films X-men, fortement influencée par une sœur fan absolu du genre. Si j’avais noté de nombreuses imperfections dans le précédent opus, celui-ci était riche en explications quant à l’historique des personnages et à leurs relations respectives. Cette qualité fait cruellement défaut à Wolverine… Le seul élément psychologique présent est une série de cauchemars qui hantent les nuits de notre héros (bouh, bouh, bouh vilains cauchemars). C’est important comprenez vous, parce que quand on dort mal le lendemain on est de mauvais poil toute la journée, ce qui est particulièrement vrai chez Wolverine. Bref. A mon sens tout le reste tient de l’anecdote. Puisqu'on se doute bien qu’à un moment dans sa vie (longue vie, parce qu’avec le coup de l’immortalité la belle affaire peut durer un paquet de temps) il a eu l’occasion de faire des rencontres sympas, des rencontres pas sympas, des rencontres qui ont l’air sympas au début mais, en fait non pas du tout c’était un piège, des bagarres, tout ça, tout ça. Ah si, je suis mauvaise langue, on apprend tout de même que Wolverine (attention spoiler) n’aime pas l’avion !!! Non ?!? Incroyable mais vrai. Et si je me vois ici obligée de jouer la carte de l’humour (bon ou mauvais, là n’est pas la question, car c’est l’intention qui compte), c’est que le réalisateur n’a pas été capable de caser une seule blague notable dans ses 120 minutes de pellicule. La honte !
Niveau action par contre, on en a pour son pesant de cacahuètes et absolument pas le temps de s’ennuyer. C’est déjà ça.
Un aspect tout de même très plaisant de ce volet est le lieu de l’action, car tout se passe au pays du soleil levant. Et les responsables du casting ont même eu la bonne idée de recruter de vrais acteurs japonais (pour la plupart – attention un nom coréen s’est glissé dans le générique, saurez vous le retrouver ?), qui s’expriment dans leur langue natale. Et ça c’est chouette !

Conclusion :
Ok vous pouvez quand même aller le voir.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- la fidélité
- les mécas
- les flèches
- le réflexe bizarre qui fait que quand on est accroché on essai d’abord de tirer avant de penser à vérifier ce qui nous retient



23 juillet 2013

Pierre Coffin et Chris Renaud : Moi, moche et méchant 2 (Despicable Me 2)

Ce que le synopsis nous dit :
Ayant abandonné la super-criminalité et mis de côté ses activités funestes pour se consacrer à la paternité et élever Margo, Édith et Agnès, Gru, et avec lui, le Professeur Néfario et les Minions, doivent se trouver de nouvelles occupations. Alors qu’il commence à peine à s’adapter à sa nouvelle vie tranquille de père de famille, une organisation ultrasecrète, menant une lutte acharnée contre le Mal à l’échelle planétaire, vient frapper à sa porte. Soudain, c’est à Gru, et à sa nouvelle coéquipière Lucy, que revient la responsabilité de résoudre une série de méfaits spectaculaires. Après tout, qui mieux que l’ex plus méchant méchant de tous les temps, pourrait attraper celui qui rivalise pour lui voler la place qu’il occupait encore récemment.
Rejoignant nos héros, on découvre : Floyd, le propriétaire du salon Eagle Postiche Club pour hommes et suspect numéro 1 du crime le plus abject jamais perpétré depuis le départ de Gru à la retraite ; Silas de Lamolefès, le super-espion à la tête de l’Agence Vigilance de Lynx, patron de Lucy, dont le nom de famille est une source inépuisable d’amusement pour les Minions ; Antonio, le si mielleux objet de l’affection naissante de Margo, et Eduardo Perez, le père d’Antonio, propriétaire du restaurant Salsa & Salsa et l’homme qui se cache peut-être derrière le masque d’El Macho, le plus impitoyable et, comme son nom l’indique, méchant macho que la terre ait jamais porté.


Ce que j’en pense :
Dans la lignée de son prédécesseur, Moi Moche et Méchant 2 se révèle tout aussi sympathique, tout aussi plaisant à regarder, mais tout aussi sans surprise. Il permet de passer un bon moment, sans plus. Vu en français, j’ai autant apprécié que la première fois le doublage de Gad Elmaleh, même si j’ai moins été convaincue par la prestation d’Eric Cantona.
Les réalisateurs ne se sont pas privés pour mettre en scène la stupidité des minions, toujours aussi crétinisant, toujours aussi proches de leurs cousins lapins. Certains déguisements (comme par exemple celui de la soubrette ou ceux des Village People) sont strictement identiques à ceux que l’on aura pu voir dans certains jeux vidéos. J’avoue que ça m’a même un peu donné envie de ressortir ma wii... Diffusé pendant le générique, le teaser pour un film consacré aux minions a tout de même retenu mon attention.
A noter : un peu nul de nous avoir encore fait le coup de la “demoiselle en détresse” quand Lucy s’annonçait comme un personnage fort et indépendant...

Conclusion :
Sympa

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les glaces
- les aspirateurs
- les gelées
- les poèmes