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27 juillet 2016

Solveig Anspach : L'effet aquatique

Ce que le synopsis nous dit :
Samir, la quarantaine dégingandée, grutier à Montreuil, tombe raide dingue d’Agathe. Comme elle est maître-nageuse à la piscine Maurice Thorez, il décide, pour s’en approcher, de prendre des leçons de natation avec elle, alors qu’il sait parfaitement nager. Mais son mensonge ne tient pas trois leçons - or Agathe déteste les menteurs! Choisie pour représenter la Seine-Saint-Denis, Agathe s’envole pour l’Islande où se tient le 10ème Congrès International des Maîtres-Nageurs. Morsure d’amour oblige, Samir n’a d’autre choix que de s’envoler à son tour...

Ce que j’en pense :
Que voilà un joli petit film français comme tant d’autres... Ah la réalisatrice est islandaise en fait, pardon. Que voilà un joli petit film franco-islandais tout court. Si le niveau global est très correct, l’une des scènes est incroyablement mal interprétée, ce qui me paraît difficile à justifier au vu du nombre d’acteurs professionnels qui essaient de percer en ce bas monde.
En écrivant cette chronique, j’ai découvert que cette histoire de piscine à Montreuil avait un préambule, Solveig Anspach ayant précédemment tourné un long-métrage dénommé The queen of Montreuil. Ça ne s’invente pas et surtout cela explique pourquoi tous les personnages avaient l'air de se connaître sans que l’on sache d’où, ni comment. Qu’il s’agisse des scènes françaises ou islandaises, j’ai trouvé l’ensemble plutôt égal : aucune scène grandiose, mais j’ai plusieurs fois été amusée (le personnage de Corinne, maître-nageuse envahissante, y aura contribué, heureusement utilisée avec parcimonie). Un peu dommage que les magnifiques paysages islandais n’aient pas été plus exploités, mais j'imagine que ce n’était pas le propos.

Conclusion :
Gentillet.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les serpents
les oies
les projets ensemble
les plongeoirs

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23 juin 2016

Bryan Singer : X-men apocalypse

Ce que le synopsis nous dit :
Depuis les origines de la civilisation, Apocalypse, le tout premier mutant, a absorbé de nombreux pouvoirs, devenant à la fois immortel et invincible, adoré comme un dieu. Se réveillant après un sommeil de plusieurs milliers d'années et désillusionné par le monde qu'il découvre, il réunit de puissants mutants dont Magneto pour nettoyer l'humanité et régner sur un nouvel ordre. Raven et Professeur X vont joindre leurs forces pour affronter leur plus dangereux ennemi et sauver l'humanité d'une destruction totale.

Ce que j’en pense :
Nous voilà repartis pour la suite des aventures des jeunes X-Men. La qualité du scénario semble aller crescendo, doucement mais sûrement, depuis le début de ce retour aux sources, alors que j’avais été déçue par le premier opus et mitigée quant au second, j’ai passé ici un bon moment (je ferai l’impasse sur le cas Wolverine). L’histoire (tout du moins la trame de fond) prend ici toute sa place, nous permettant d’en savoir plus sur les origines, l’attention étant bien repartie entre les différents protagonistes.
Un gros bémol tout même concernant l’intrigue principale, le méchant en particulier, qui au départ est présenté comme vraiment trop affreux (genre le dieu capable de détruire le monde d’un coup de baguette magique, ce qu’il ne se serait pas gêné de faire précédemment d’ailleurs, facile), se révèle assez minable. Même le recrutement des acolytes laisse à désirer sur bien des aspects. J’ai trouvé que les talents d’Oscar Isaac avaient été sous-exploités : alors que je l’ai trouvé excellent dans bien des rôles (en tant que vilain ou non), il incarne ici personnage inexpressif et linéaire durant tout le film, lui ne donnant que peu de marge de manœuvre, dommage.
Tandis que j’écris ces lignes je réalise qu’il y a un vrai problème, puisque j’aurais plus apprécié les détails secondaires que le sujet central de ce X-Men. Ainsi l’intérêt n’est présent que dans le cadre d’une continuité, laissant dubitatif sur la valeur ajoutée inhérente au film en soi. Est-ce que je vais au cinéma pour voir l’épisode suivant de ma série (à l’allure de diffusion très lente), ou pour voir un bon long-métrage ? J’imagine que pour ceux qui n’ont pas vu les précédents opus il vaut mieux faire l’impasse sur celui-ci également. Pour ma part j’ai été divertie, pas de regret.

Conclusion :
Pour les inconditionnels des X-Men uniquement.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les flux
les lunettes
les cauchemars
les héritages familiaux





10 mai 2016

Anthony Russo et Joe Russo : Captain America, civil war

Ce que le synopsis nous dit :
Steve Rogers est désormais à la tête des Avengers, dont la mission est de protéger l'humanité. À la suite d'une de leurs interventions qui a causé d'importants dégâts collatéraux, le gouvernement décide de mettre en place un organisme de commandement et de supervision.
Cette nouvelle donne provoque une scission au sein de l'équipe : Steve Rogers reste attaché à sa liberté de s'engager sans ingérence gouvernementale, tandis que d'autres se rangent derrière Tony Stark, qui contre toute attente, décide de se soumettre au gouvernement...

Ce que j’en pense :
Dans ce nouvel opus de Captain America, qui aurait tout aussi bien pu être un Avengers, au vue du nombre de supers-héros qui le compose (sérieux, il y en a vraiment beaucoup), les studios ont décidés d’accentuer l’histoire. La tournure des événements révèle un aspect un peu trop couru d’avance à mon goût, alors que Batman vs Superman est depuis quelques semaines sur les écrans, nous assistons à une vraie tendance de gentils qui s’embrouillent entre eux. S’il s’agit d’un pan bel et bien présent dans la littérature comics, donc difficile à éviter, j’ai toujours le sentiments que les auteurs y recourent surtout parce qu’ils sont à court d’idées.
Il m’a paru d’une grande ironie que dans le film les gouvernements soient soudainement si à cheval sur les dégâts collatéraux, quand dans la vraie vie les “frappes chirurgicales” initiées par les autorités occidentales sont monnaie courantes, et a fortiori quand le cinéma américain traite généralement les figurants comme du menu fretin. Là encore une nouvelle tendance semble émerger, puisque le dernier Star Wars avait également pris le parti “d’humaniser” l’un de ces soldat anonymes (ce qui n’empêche pas de buter tous les autres sans remords, ndlr).
Civil war gère bien la multitude de personnages (j’ai soulevé le fait qu’ils étaient vraiment nombreux ?), en accordant une vraie place à chacun d’entre eux. Cela dit, l’ensemble paraît long, et j’ai plus eu le sentiment de voir un épisode de transition dans une série télévisée qu’un film d’action à part entière.

Conclusion :
Intéressant dans la continuité de la saga Marvel, mais un manque de substance propre.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
le goulash
la discussion en cours de combat
les stylos à plume
la vengeance


8 mai 2016

Cyril Gelblat : Tout pour être heureux

Ce que le synopsis nous dit :
Antoine, bientôt quarantenaire, dilettante, égoïste et insatisfait ne s’est jamais réellement senti investi d’une mission pour s’occuper de ses filles, âgées de 5 et 9 ans.
Infantilisé par sa femme Alice, Antoine n’arrive pas à trouver sa place dans son foyer et décide subitement de la quitter pour une histoire sans lendemain.
Lorsqu’Alice lui confie leurs filles quelques jours par surprise, Antoine va se retrouver sur un continent inconnu. Et alors qu’il était incapable d’assumer son rôle de père à l’intérieur du noyau familial, il va finir par devenir une véritable « mère juive ».
Après avoir quitté sa femme par nostalgie de sa liberté d’antan, le nouvel Antoine va se retrouver confronté à une nouvelle nostalgie, celle de sa vie de famille.

Ce que j’en pense :
Une sympathique petite comédie française, qui contrairement à ce que j’avais imaginé ne se noie pas dans les clichés du genre. L'originalité se situe dans le fait que l’histoire ne soit pas centrée sur le couple, mais bien sur la situation d’Antoine en tant que père, vis à vis de ses filles, et en tant qu’homme vis à vis de ses propres remises en questions. Nous observons ainsi cet homme évoluer, non sans l’aide de ses proches, qui n’hésitent pas à lui remettre les points sur les i à de nombreuses reprises. La relation avec la sœur est intéressante, même si le personnage de Aure Atika parait en décalage total avec le reste du film (au final cet univers dans l’univers ne fonctionne pas si mal, alors pourquoi pas). La bande-originale, qui occupe une place centrale dans le film en mettant en scène la chanteuse Joe Bel, se révèle mignonne. Enfin, si le sujet de “ce qui compte vraiment” n’est pas traité très en profondeur, quelques idées sont là qui permettent déjà un début de réflexion.

Conclusion :
Un joli petit film sur la vie de famille.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les poupées
l’intervention de l’armée
les lits
les candy’up



24 mars 2016

Igor Gotesman : Five

Ce que le synopsis nous dit :
Cinq amis d'enfance rêvent depuis toujours d'habiter en colocation. Lorsque l’occasion d’emménager ensemble se présente, Julia, Vadim, Nestor et Timothée n’hésitent pas une seule seconde, surtout quand Samuel se propose de payer la moitié du loyer ! A peine installés, Samuel se retrouve sur la paille mais décide de ne rien dire aux autres et d'assumer sa part en se mettant à vendre de l'herbe. Mais n'est pas dealer qui veut et quand tout dégénère, Samuel n’a d’autres choix que de se tourner vers la seule famille qu'il lui reste : ses amis !

Ce que j’en pense :
Un joli film sur l’amitié, servi par d’excellents acteurs. Il faut dire que malgré leurs jeunes âges, certains ont déjà une longue carrière derrière eux, Pierre Niney en particulier (le plus jeune comédien entré à la comédie française, ndlr).
Igor Gotesman soulève les questions clés de ce type de relation pouvant parfois transcender les liens familiaux : qu’est-on prêt à faire pour ses amis, dans quelles circonstances, que se passe t-il quand l’amour s’en mêle, etc. La morale de l’histoire qu’il propose, telle qu’elle nous est amenée, dénote un peu du reste de l’histoire, mais sonne assez juste. Car ce choix de narration (même si la voix de Margot Bancilhon s’y prête à merveille) peine à s’intégrer avec le reste du long métrage : cette introduction ne se justifie que pour amener cette conclusion, qui elle même ne semble là que parce qu’il en faut bien une. Dommage car l’ensemble était pourtant bien rythmé, avec plusieurs bonnes scènes, mais la fin est bancale (ou fallait-il juste une bonne excuse pour emmener l’équipe de tournage en vacances). Un autre point faible à mon sens est le déséquilibre de traitement entre les personnages, celui de Julia étant très simpliste, tandis que celui de Nestor reste quasi invisible. Quelques points d’améliorations donc, qui n'empêchent pas de passer un bon moment.

Conclusion :
Très parisien tout ça !

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
Les douze
Les molosses
Les boites à gant
Les moulures


28 février 2016

Byron Howard, Rich Moore and Jared Bush : Zootopie (Zootopia)

Ce que le synopsis nous dit :
Zootopia est une ville qui ne ressemble à aucune autre : seuls les animaux y habitent ! On y trouve des quartiers résidentiels élégants comme le très chic Sahara Square, et d’autres moins hospitaliers comme le glacial Tundratown. Dans cette incroyable métropole, chaque espèce animale cohabite avec les autres. Qu’on soit un immense éléphant ou une minuscule souris, tout le monde a sa place à Zootopia !Lorsque Judy Hopps fait son entrée dans la police, elle découvre qu’il est bien difficile de s’imposer chez les gros durs en uniforme, surtout quand on est une adorable lapine. Bien décidée à faire ses preuves, Judy s’attaque à une épineuse affaire, même si cela l’oblige à faire équipe avec Nick Wilde, un renard à la langue bien pendue et véritable virtuose de l’arnaque…

Ce que j’en pense :
La découverte des mondes de Zootopie m’a fait penser à celui de Tomorroland, on y retrouve cette patte magique de l’univers Disney qui émoustille l’imagination. J’ai beaucoup aimé également ce principe de n’avoir que des animaux pour personnages, qui vivent tous en harmonie (même si on évite subtilement de nous préciser si les “prédateurs” aussi ne se nourrissent que de carottes et de bleuets), dont les échelles de hauteurs ont été conservées. Beaucoup de clichés sur les natures des animaux, mais c’est vraiment drôle, comme par exemple les hamsters qui se déplacent dans des tubes colorés... De l’humour bien sûr, ainsi que des références amusantes : les meilleures scènes restent celles des bandes annonces, heureusement je n’en avais vu qu’une seule.
On y retrouve aussi les messages bienveillants des studios : ici il s’agit de ne pas préjuger les autres sur leurs natures, un sujet tout à fait d’actualité, et la possibilité de réaliser ses rêves avec de la persévérance (So Disney!).

Conclusion :
Un bon divertissement, qui ravira toutes les générations.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les méthodes pour s’endormir
les glaces à l’eau
le recyclage
les stylos

3 février 2016

Benoît Graffin : Encore heureux

Ce que le synopsis nous dit :
D’accord, Marie est un peu fatiguée de l’insouciance de son mari Sam, cadre sup au chômage depuis 2 ans. D’accord, elle est très tentée de se laisser séduire par ce bel inconnu qui lui fait la cour. D’accord, il y a aussi le concours de piano de sa fille... Si cet équilibre dingue et léger tient à peu près debout, un événement inattendu jette toute la famille sur un chemin encore plus fou.

Ce que j’en pense :
J’ai depuis quelques années beaucoup d’admiration pour le travail de Sandrine Kiberlain, en particulier depuis son rôle époustouflant dans 9 mois ferme. Ici, si son interprétation est moins haute en couleurs, elle fonctionne très bien, notamment grâce au duo formé avec Édouard Baer (qui joue du Édouard Baer). Le scénario, sans être exceptionnel, présente quelques originalités, avec au moins l’avantage de nous sortir des comédies romantiques habituelles. Pas de grands éclats de rire (pour cela allez plutôt voir Le garçon et la bête), mais j’ai souvent souri. Les personnages sont sympathiques, l’ambiance est parfois loufoque, souvent gentillette, et tout est bien qui finit bien.

Conclusion :
Rempli parfaitement son rôle de divertissement

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les escarpins
les tentes
les balancelles
les lavages à rouleaux

26 décembre 2015

J. J. Abrams : Stars Wars, épisode VII - L’éveil de la force (The force awaken)

Ce que le synopsis nous dit :
Dans une galaxie lointaine, très lointaine, un nouvel épisode de la saga "Star Wars", 30 ans après les événements du "Retour du Jedi".

Ce que j’en pense :
Avant tout (au risque de me faire lapider sur la place publique), je dois avouer ne pas être une inconditionnelle de l’univers créé par George Lucas, loin de là. J’ai vu les six épisodes précédents “parce qu’il le fallait”, pour la culture générale. Je n’avais aucune autre attente vis-à-vis de ce nouvel opus, avec pour seul objectif d’y passer rapidement pour éviter les spoilers. Et bien, je ne comprends vraiment pas ceux qui ont déjà été voir plusieurs fois ce film, cela me dépasse. Il n’est pas mauvais, mais n’est rien de plus qu’un bon divertissement.
Le scénario reprend sans vergogne les mécanismes déjà éprouvés précédemment, un peu plus et il s’agissait d’un remake plutôt que d’une suite. J’hésite encore à l’expliquer par du fan service abusif (le film en déborde) ou bien par une absence totale de prise de risque de la part des studios. Au vu des actions marketing incroyables qui ont été réalisées (des rames de métro entières à l’effigie Star Wars tout de même), il est clair que le retour sur investissement était attendu.
J’ai trouvé la séance longue, probablement (paradoxe bonjour) parce que tout va trop vite. Les scènes d’action s'enchaînent à un rythme effréné, alternants combats aériens et au sol, et me faisant décrocher plus d’une fois. Un peu plus de temps consacré à l’histoire aurait été le bienvenu. Dans les aspects plus positifs, certaines répliques m’ont vraiment fait rire, et surtout j’ai beaucoup apprécié le personnage principal : une jeune femme forte, qui n’a pas besoin d’être sauvée et vêtue en concordance avec ses activités !

Conclusion :
Difficile à éviter, mais surtout parce que libellé Star Wars

A voir si vous voulez en savoir plus sur :

les jeux d’échec
les dettes
les multilingues
les émos torturés



24 novembre 2015

Francis Lawrence : Hunger Games - La Révolte, partie 2 (Mockingjay)

Ce que le synopsis nous dit :
Alors que Panem est ravagé par une guerre désormais totale, Katniss et le Président Snow vont s’affronter pour la dernière fois. Katniss et ses plus proches amis – Gale, Finnick, et Peeta – sont envoyés en mission pour le District 13 : ils vont risquer leur vie pour tenter d’assassiner le Président Snow, qui s’est juré de détruire Katniss. Les pièges mortels, les ennemis et les choix déchirants qui attendent Katniss seront des épreuves bien pires que tout ce qu’elle a déjà pu affronter dans l’arène…

Ce que j’en pense :
Et voilà, une trilogie (ou plutôt, quadrilogie) de plus qui se termine... Je dois dire qu’il m’a fallu un bon quart d’heure pour me retrouver dans l’histoire : alors il s’agit d’un film avec une héroïne, dans une société divisée en fractions, qui comporte une révolte, un amoureux, une femme à la tête des rebelles qui est censée être du côté des gentils mais qui en fait n’a pas l’air si bien intentionnée... Oui dans ma tête, tout était mélangé, et je ne savais plus différencier les événements appartenant à l’univers de Hunger Games, de ceux inhérents à la série Divergente...
Une fois le tri effectué, j’ai pu profiter tranquillement des deux heures restantes. Quand on a apprécié les épisodes précédents, on se laisse tout naturellement porter par ce dernier opus... qui prend bien son temps. Si je ne me suis pas ennuyée, je reconnais que de nombreuses scènes d’attente, de repos, de contemplation, auraient pu être raccourcies. A noter un passage qui m’aura bien tenu en haleine, avec un procédé classique mais efficace. L’ultime discours énoncé par Julianne Moore est extrêmement à propos, très bien écrit. Et j’ai trouvé intelligente la manière dont la série conserve son fil conducteur de téléréalité jusqu’au bout. Si j'éviterai de commenter la fin pour éviter toute divulgation, sachez que je n'en pense pas moins (un indice se cache peut-être ci-dessous).

Conclusion :
Une conclusion.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les fleurs
les chats
le mazout
les GPS



13 octobre 2015

Guy Ritchie : Agents très spéciaux - Code U.N.C.L.E (The Man from U.N.C.L.E.)

Ce que le synopsis nous dit :
Au début des années 60, en pleine guerre froide, Agents très spéciaux - Code U.N.C.L.E. retrace l'histoire de l'agent de la CIA Solo et de l'agent du KGB Kuryakin. Contraints de laisser de côté leur antagonisme ancestral, les deux hommes s'engagent dans une mission conjointe : mettre hors d'état de nuire une organisation criminelle internationale déterminée à ébranler le fragile équilibre mondial, en favorisant la prolifération des armes et de la technologie nucléaires. Pour l'heure, Solo et Kuryakin n'ont qu'une piste : le contact de la fille d'un scientifique allemand porté disparu, le seul à même d'infiltrer l'organisation criminelle. Ils se lancent dans une course contre la montre pour retrouver sa trace et empêcher un cataclysme planétaire.

Ce que j’en pense :
Reprenant à la lettre les codes des films d’espionnage des années 60 (sous-titres en police orange d’époque incluse), Guy Ritchie nous livre ici un film plaisant. Les tenues en particulier sont très travaillées (merci Joanna Johnston), tant et si bien que celles-ci sont le centre de plus d’une scène du film.
J’ai trouvé dommage par contre que les nationalités des protagonistes ne concordent pas avec les acteurs qui les représentent : une suédoise joue une allemande, un américain joue un russe, et un britannique joue un américain... pas logique tout ça. Cela dit je ne peux pas vraiment me plaindre, car j’en ai pris plein les mirettes avec Armie Hammer (qui ne m’avait pas paru à ce point éblouissant dans The social network ou J. Edgar).
Au vu du tableau, une suite des aventures du trio infernal est à présager, que j’aurais alors plaisir à retrouver.

Conclusion :
Un bon divertissement

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les bagues
les mouchards
les montres bracelet
les parades nuptiales




10 octobre 2015

Paulo Coelho / Emily Young : Veronika decide de mourir (Veronika decide morrer)

Ce que l’éditeur nous dit :
Veronika a les mêmes rêves, les mêmes désirs que tous les jeunes gens du monde. Elle a un métier raisonnable et vit dans un petit appartement, s'offrant ainsi le plaisir d'avoir un coin à elle. Elle fréquente les bars, rencontre des hommes. Pourtant, Veronika n'est pas heureuse. Quelque chose lui manque. Alors, le matin du 11 novembre 1997, Veronika décide de mourir. Imagination et rêves, amour et folie. Désir et mort. Alors qu'elle s'approche de la mort, Veronika se rend compte que chaque moment de la vie constitue un choix, celui de vivre ou d'abandonner. Veronika expérimente de nouveaux plaisirs et découvre qu'il y a toujours un sens à la vie. Mais la vie est courte. Veronika a décidé de mourir, et maintenant, elle ne peut renoncer. 

Ce que j’en pense :
On ne peut pas dire que Paulo Coelho fasse ici dans la subtilité, alors que dès les premières pages on voit où il veut en venir. Le retournement de situation de la fin (sans spoiler), n’en est clairement pas un. J’ai aussi eu du mal à comprendre pourquoi l’auteur s’était situé personnellement dans le roman, ce qui mis à part ajouter quelques pages à ce un ouvrage bien mince, ne présente aucune plus-value.
Sur le principe, présenter des idées d’apparence simplistes pour amener son lectorat à la réflexion est plutôt sensée. Les choses les plus évidentes peuvent parfois prendre tout leur sens lorsqu’elle sont présentées dans un certain contexte. Le problème c’est que l’auteur les présente ici directement sur un plateau, ôtant tout cette part de cheminement intellectuel.
Pour compléter cette critique j’ai visionné l’adaptation d’Emily Young, qui a fait l’excellent choix de diriger Sarah Michelle Gellar pour le rôle de Veronika. Il m’a semble que les idées mieux passaient mieux dans ce format, qui justifie par sa nature de prendre certains raccourcis scénaristiques. On y perd les pensées des personnages secondaires, mais on y gagne sur message général. Et la bande sonore est délicieuse.

Conclusion :
Un livre médiocre, compensé par un film de bonne facture.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les tacos
le piano
les prisons
l'exaltation





6 septembre 2015

Jaco van Dormael : Le tout nouveau testament

Ce que le synopsis nous dit :
Dieu existe. Il habite à Bruxelles. Il est odieux avec sa femme et sa fille. On a beaucoup parlé de son fils, mais très peu de sa fille. Sa fille c’est moi. Je m’appelle Ea et j’ai dix ans. Pour me venger j’ai balancé par SMS les dates de décès de tout le monde…

Ce que j’en pense :
Que sont loin la colorimétrie et la luminosité de Mr. Nobody, que Jaco van Dormal a ici laissé de côté en faveur d'une image plus contrastée, plus sombre. On se croirait presque dans un film de Jean-Pierre Jeunet. A été conservé un certain amour de la vie, des gens, au-delà des blessures et de la tristesse. Des métaphores inattendues et magnifiques, des messages de tolérance et une certaine forme d’espoir, mais la perfection n’est pas envisageable. Même dans les situations de bonheur, le glauque semble caché dans un coin, prêt à resurgir à tout instant. A l’heure où le cinéma ne cesse de sublimer, même les plus beaux paysages apparaissent ici ternes. Je ne suis pas certaine de l’intention réelle du réalisateur mais, contrairement à son précédent long métrage, je ne qualifierais pas Le tout nouveau testament de feel good movie. Dommage, car la matière y était, seulement je n’ai pas été plus emballée que ça. J’ai tout de même passé un bon moment, j’ai été surprise, j’ai apprécié les références, j’ai souris, j’ai froncé les sourcils.

Conclusion :
Un moment de cinéma original mais pas à la hauteur de mes attentes.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
la fraternité
la tolérance
les broderies
les canoës




1 août 2015

Chris Columbus : Pixels

Ce que le synopsis nous dit :
À l’époque de leur jeunesse, dans les années 80, Sam Brenner, Will Cooper, Ludlow Lamonsoff et Eddie « Fire Blaster » Plant ont sauvé le monde des milliers de fois… en jouant à des jeux d’arcade à 25 cents la partie. Mais aujourd’hui, ils vont devoir le faire pour de vrai… Lorsque des aliens découvrent des vidéos d’anciens jeux et les prennent pour une déclaration de guerre, ils lancent l’assaut contre la Terre. Ces mêmes jeux d’arcade leur servent de modèles pour leurs attaques. Cooper, qui est désormais Président des États-Unis, fait alors appel à ses vieux potes pour empêcher la destruction de la planète par PAC-MAN, Donkey Kong, Galaga, Centipede et les Space Invaders… Les gamers pourront compter sur l’aide du lieutenant-colonel Violet Van Patten, une spécialiste qui va leur fournir des armes uniques...

Ce que j’en pense :
Ce film est un gros n’importe quoi, avec beaucoup de choses pas du tout logiques. Mais au moins l’ensemble reste très cohérent dans son propre bordel, avec beaucoup d’autodérison (“n’importe quoi” assumé) et bien sûr d’humour. On sent que les créateurs ainsi que les acteurs, se sont bien amusés dans la réalisation de Pixels, avec une vraie minutie lorsqu'il s’agit de rendre hommage aux jeux vidéos classiques. Par conséquent, les spectateurs passent également un excellent moment, a fortiori ceux connaissent à minima cet univers. Une multitude de détail pourrait être à relever, mais je retiendrais en particulier le générique de fin qui retrace tout le long-métrage en seulement quelques minutes à la sauce jeu vidéo 2D. Très sympa.

Conclusion :
Il parait que le film aurait du s'appeler Voxel, car les cubes sont en 3D.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les codes géographiques
les codes vestimentaires
les codes de jeu




21 juillet 2015

Felix Fuchssteiner et Katharina Schöde : Rouge rubis (Rubinrot) et Bleu Saphir (Saphirblau)

Ce que le synopsis nous dit :
Gwendolyn est une jeune londonienne ordinaire. Un jour, alors qu’elle rentre du lycée, elle est soudainement transportée en 1900 par une force inconnue. De retour dans le présent, elle est approchée par une société secrète qui la surveille depuis sa naissance. Elle est en fait la dernière voyageuse, le Rubis. Aux côtés de son charmant partenaire Gideon de Villliers, elle devra voyager à travers les âges pour accomplir de mystérieuses missions…

Ce que j’en pense :
Deux premiers volets de la Trilogie des gemmes (Edelstein Trilogie), ces deux films allemands, interprétés en allemeand et adaptés de bouquins écrits par la toute aussi allemande Kerstin Gier, se situent... à Londres. Concrètement cela donne des protagonistes qui lisent en allemand des textes écrits en anglais, avec traduction instantanée, normal. J’imagine que cela facilitera l’export dans les pays anglophones. Ce détail amusant mis à part, je dois bien avouer que je me suis rapidement pris au jeu, suivant avec intérêt les aventures de Gwendolyn et Gideon (rien à voir avec le clan McPicsou, quoi que). La romance qui sert de film conducteur est un peu facile, mais efficace et finalement assez représentative des préoccupations de deux adolescents typiques, ce qui pourra contribuer à la crédibilité des personnages. Comme c’est bien souvent le cas dans ce type de film, on déplorera que seule la personnalité du couple soit vraiment exploitée, au détriment des autres protagonistes. Globalement, l’histoire est bien trouvée, les décors et costumes sont très appréciables et on ne s’ennuie pas. Au terme de ses deux visionnages, je me suis d’ailleurs sentie très frustrée d’apprendre que Vert Emeraude (Smaragdgrün) ne viendra pas clôturer la série avant  2016 (plan B: gagner un peu de temps sur la traduction en se remettant intensivement à l’allemand - c’est pas gagné).

Conclusion :
Il va falloir s’armer de patience pour enfin avoir le fin mot de cette sympathique histoire.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les cabines téléphoniques
les observatoires
la gueule de bois
l’art du petit doigt levé




8 juillet 2015

Pierre Coffin et Kyle Balda : Les Minions (The Minions)

Ce que le synopsis nous dit :
A l'origine de simples organismes monocellulaires de couleur jaune, les Minions ont évolué au cours des âges au service de maîtres plus abjectes les une que les autres. Les disparitions répétitives de ceux-ci, des tyrannosaures à Napoléon, ont plongé les Minions dans une profonde dépression. Mais l'un d'eux, prénommé Kevin, a une idée. Flanqué de Stuart, l'adolescent rebelle et de l'adorable petit Bob, Kevin part à la recherche d'un nouveau patron malfaisant pour guider les siens. 
Nos trois Minions se lancent dans un palpitant voyage qui va les conduire à leur nouveau maître : Scarlet Overkill, la première superméchante de l'histoire. De l'Antarctique au New York des années 60, nos trois compères arrivent finalement à Londres, où ils vont devoir faire face à la plus terrible menace de leur existence : l'annihilation de leur espèce.

Ce que j’en pense :
Je n’en démords pas, je préfère toujours les lapins crétins. D’abord parce qu’ils étaient là en premier, ensuite pour la chauvine qui dort en moi, mais surtout parce que je les trouve largement plus drôles. J’ai eu aussi un peu de mal avec le pseudo langages qu’ils emploient (apparemment ça s’appelle le Banana Langage ou Minionese), qui sonnent très bizarre.
Cela dit je ne m’attendais pas à plus qu’à passer un moment agréable de cinéma, ce qui a été le cas. Le début, qui retrace l’histoire des petites bestioles, ainsi que la fin (attention, alerte faux spoiler), qui sonne la rencontre avec Gru, sont pour moi les meilleurs moments du film. J’ai aussi bien aimé toutes les références au Londres années 60. L’ensemble était finalement dans la lignée des deux Moi, moche et méchant, tout aussi plus marquants mais tout aussi sympathiques aussi.

Conclusion :
Conforme aux attentes.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
La haute-couture
La torture
L’ennui
Les Beatles




2 mai 2015

Don Hall et Chris Williams : Les nouveaux héros (Big hero 6)

Ce que le synopsis nous dit :
Un petit génie de la robotique nommé Hiro Hamada découvre qu’un complot criminel menace de détruire la ville de San Fransokyo. Avec l’aide de son plus proche ami, Baymax le robot infirmier, et de ses compagnons qu’il va transformer en une bande de superhéros high-tech, Hiro va tout faire pour sauver la ville et sa population de l’infâme Yokai…

Ce que j’en pense :
Quoi de mieux pour occuper un après-midi pluvieux (et un peu malade) que de se précipiter (parce qu’en fait la seule projection de la journée est dans 10 minutes) dans l’une des dernières séances d’un dessin-animé ? Il s’en est fallu de peu pour que je loupe ces Nouveaux héros, ce qui aurait été un manque certain à ma collection de Marvel sur grand écran. Comme prévu, j’ai passé un chouette moment, entre émotions, courses poursuite et bien sûr humour...
Pas exceptionnel dans l’ensemble, mais quelques éléments notables tout de même, tel que le personnage de Baymax bien sûr (vu en français, j’ai pu profiter du doublage de Kyan Khojandi), un traitement de la perte qui est bien mené, et surtout cette ville très réussie de San-Fransokyo (que je mettrais en priorité de mes prochaines destinations, si seulement elle existait en vrai).
La session de rodage des ailes de Baymax n’est pas sans rappeler celle de Dragons, sans la musique génialissime qui va avec (ahhhh Dragons.. hum, je m’égare).

Conclusion :
Parfait pour passer un bon moment détente.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les consignes de sécurité routière
les portraits de famille
les anatomies
la persévérance

21 janvier 2015

Angelina Jolie : Invincible (Unbroken)

Ce que le synopsis nous dit :
L'incroyable destin du coureur olympique et héros de la Seconde Guerre mondiale Louis "Louie" Zamperini dont l'avion s'est écrasé en mer en 1942, tuant huit membres de l'équipage et laissant les trois rescapés sur un canot de sauvetage où deux d'entre eux survécurent 47 jours durant, avant d'être capturés par la marine japonaise et envoyés dans un camp de prisonniers de guerre.

Ce que j’en pense :
Curieuse de voir le travail d’une Angélina Jolie (c'est drôle comme son nom est peu mis en avant sur les affiches) derrière la caméra, et interpellée par le sujet de la “survie mentale”, c’est à peine si j’ai remarqué qu’il s’agissait d’un film sur la seconde guerre mondiale (encore - je suis désolée mais ce n’est pas comme si c’était le seul conflit qui mérite d’être abordé, faut varier un peu). Loin des champs de bataille, Invincible démontre qu’il y a bien des manières de vivre et mener un combat.
Certains moments du films sont longs ; pour les protagonistes du moins, car pour le bienfait du spectateur le fil de l’action est suffisamment bien mené pour faire ressentir l’accablement des situations sans être barbant. Les relations entre les personnages sont aussi bien interprétées, alors que l’on devine bien souvent ce qu’il se passe dans la tête des uns et des autres (là où tout se joue réellement) sans qu’il soit nécessaire de poser des mots dessus. Le fait qu’il s’agisse d’une histoire vraie ajoute bien évidemment une dimension importante au film, alors que la persévérance (mais aussi la malchance) de Louie aurait pu être difficile à croire si elle avait été inventée de toute pièce.
Malgré tous ces bons points, et même si je pense me rappeler de cette histoire, je n’ai pas non plus été complètement subjuguée par ce film. Je ne saurais pas dire quoi, mais il manque quelque chose, ce petit truc qui fait qu’on se sente vraiment concerné. Oui j’ai été touchée par le sort de Louie, mais pas tant que ça.

Conclusion :
Un biopic intéressant et un second essai concluant, même si Angelina a sûrement encore des progrès à faire.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les bouteilles de lait
les rustines
l’évacuation des eaux usées
les bains




27 décembre 2014

Simon J. Smith et Eric Darnell : Les pingouins de Madagascar (The pinguins of Madagascar)

Ce que le synopsis nous dit :
Vous pensiez connaître les Pingouins de Madagascar ? Pourtant, les quatre frères cachent un lourd secret. Ils sont en fait… agents secrets ! Pour sauver le monde du terrible Docteur Octavius, les pingouins devront s’associer à la très chic organisation de la North Wind menée par le superbe husky au nom classé secret.

Ce que j’en pense :
Spin-off de la fameuse trilogie de Madagascar, dont le dernier volet m’avait plus que déplu, je m’attendais à la possibilité du pire, comme du meilleur, avec cette aventure pingouinesque. Et bien si ce n’est pas le film de l’année (je l’ai vu il y a une petite semaine et j’ai déjà oublié la plupart des répliques), j’ai quand même ri plus d’une fois face à la crétinerie préméditée de ces drôles d’oiseaux et autres personnages composant le film. Je soulignerais la “modernité” des blagues, avec par exemple les mises en situation de problème de connexion et autres problèmes techniques rencontrés vis-à-vis des nouvelles technologies. Le clin d’oeil aux films de supers héros en général est assez amusant également. J’ai moins été convaincue pour l’aspect soi-disant choupinou de la chose... Franchement c’est pas le chat de Shrek ou Fluffly, non plus...

Conclusion :
Rigolo !

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les flèches hypodermiques
les dessins dans le sable
les trucs qui roulent dans la neige et qui ne sont même pas des glands
les plans d’action


23 décembre 2014

Paul King : Paddington

Ce que le synopsis nous dit :
Paddington raconte l'histoire d'un jeune ours péruvien fraîchement débarqué à Londres, à la recherche d'un foyer et d'une vie meilleure. Il réalise vite que la ville de ses rêves n'est pas aussi accueillante qu'il croyait. Par chance, il rencontre la famille Brown et en devient peu à peu un membre à part entière.

Ce que j’en pense :
Si je n’ai pas été chamboulée au visionnage de Paddington, il faut dire que le déroulement de l’histoire est très convenu, j’ai tout de même passé un moment très plaisant. Je suis très heureuse d’avoir pu le voir dans sa version originale (mission quasi impossible, mais accomplie avec succès), car plus de 50% de ce qui fait l’intérêt de ce film réside précisément dans son aspect très british, et il aurait été dommage de passer à côté du “lovely accent”. En cela le personnage de l’ourson est adorable, couplant une extrême politesse en toutes circonstances, une tendance à présenter ses excuses plus souvent que nécessaire et une addiction poussée envers la marmelade et autres mets sucrés (pour ce dernier point, je ne suis pas certaine qu’il définisse bel et bien l’ensemble de la population britannique, mais de source sûre, du moins certains de ses spécimens). Bref il est tout à fait charmant, et attachant. Dans une moindre mesure, les autres membres de la famille Brown, avec les excentricités respectives le sont également (les scènes présentées sous l’aspect de la maison de poupée sont très réussies). Notons enfin une Nicole Kidman qui semble multiplier les rôles de méchante ces dernières années, ce que je soupçonne d’aller de pair avec son visage qui semble figé dans le temps, parce que franchement, ça ça fait peur (peut-être n’a-t-elle jamais pu se défaire de son rôle de sorcière de Blanche-Neige, et de sa lutte désespérée pour conserver sa jeunesse).

Conclusion :
Un petit film tout à fait charmant.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les flèches hypodermiques
les langues étrangères
les jouets éducatifs
les surnoms

21 décembre 2014

Peter Jackson : Le Hobbit, la Bataille des Cinq Armées (The Battle of the five armies)

Ce que le synopsis nous dit :
Atteignant enfin la Montagne Solitaire, Thorin et les Nains, aidés par Bilbon le Hobbit, ont réussi à récupérer leur royaume et leur trésor. Mais ils ont également réveillé le dragon Smaug qui déchaîne désormais sa colère sur les habitants de Lac-ville. A présent, les Nains, les Elfes, les Humains mais aussi les Wrags et les Orques menés par le Nécromancien, convoitent les richesses de la Montagne Solitaire. La bataille des cinq armées est imminente et Bilbon est le seul à pouvoir unir ses amis contre les puissances obscures de Sauron.

Ce que j’en pense :
Je confirme ce que j’ai dis l’an dernier : gros bouh ! On nous a laissé en “méga suspense” pendant quasi 365 jours, pour finalement nous résoudre le machin en 15 minutes, hop, emballé c’est pesé, passons à la suite. Ça valait le coup d’attendre, surtout que “la suite”, c’est encore plus de 2h de bande à visionner... Cela dit je suis légèrement injuste, puisque je n’ai absolument pas vu le temps s’écouler. Au contraire, à la fin j’étais même surprise que ce soit “déjà” terminé. Toute la série j’entends, pas ce film en particulier ; ben oui on s’y était habitué à notre visite annuelle en Terre du milieu !
Globalement pas de surprises particulières dans ce dernier volet : des gens qui se tapent dessus, des orques déchus par un simple caillou et d’autres sur lesquels il faut franchement s’acharner, des trolls plus débiles que jamais (ceux qui m’auront le plus amusés), des histoires d’amour impossibles (relatif au fait que J.K. Tolkien ne les avaient pas écrites notamment). La vraie déception concerne la bataille finale, qui n’est rien de moins qu’un gros bordel difficile à suivre (à quand une épopée au moins à moitié aussi bien que celle du Gouffre de Helm ?!).

Note complémentaire de Julien N, qui m'a fait remarquer que j'ai "oublié de mentionner un truc important : la fin du film ne résout aucun des enjeux des 3 films (que devient le trésor? Et l'arkenstone ? Et les nains  ? Et la cité sous la montagne ? Et les habitants de la ville détruite ? La bataille finie, tout le monde rentre chez soi, comme si on s'était mis sur la gueule pour le plaisir.)."

Conclusion :
Rien de plus que sympa, mais ce n’est déjà pas si mal.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
comment ouvrir des portes rapidement
comment faire un arbalète chez soi, avec peu de matériau
comment esquiver les batailles
comment passer d’un camp à l’autre, plusieurs fois, sans passer pour un traître