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24 novembre 2015

Francis Lawrence : Hunger Games - La Révolte, partie 2 (Mockingjay)

Ce que le synopsis nous dit :
Alors que Panem est ravagé par une guerre désormais totale, Katniss et le Président Snow vont s’affronter pour la dernière fois. Katniss et ses plus proches amis – Gale, Finnick, et Peeta – sont envoyés en mission pour le District 13 : ils vont risquer leur vie pour tenter d’assassiner le Président Snow, qui s’est juré de détruire Katniss. Les pièges mortels, les ennemis et les choix déchirants qui attendent Katniss seront des épreuves bien pires que tout ce qu’elle a déjà pu affronter dans l’arène…

Ce que j’en pense :
Et voilà, une trilogie (ou plutôt, quadrilogie) de plus qui se termine... Je dois dire qu’il m’a fallu un bon quart d’heure pour me retrouver dans l’histoire : alors il s’agit d’un film avec une héroïne, dans une société divisée en fractions, qui comporte une révolte, un amoureux, une femme à la tête des rebelles qui est censée être du côté des gentils mais qui en fait n’a pas l’air si bien intentionnée... Oui dans ma tête, tout était mélangé, et je ne savais plus différencier les événements appartenant à l’univers de Hunger Games, de ceux inhérents à la série Divergente...
Une fois le tri effectué, j’ai pu profiter tranquillement des deux heures restantes. Quand on a apprécié les épisodes précédents, on se laisse tout naturellement porter par ce dernier opus... qui prend bien son temps. Si je ne me suis pas ennuyée, je reconnais que de nombreuses scènes d’attente, de repos, de contemplation, auraient pu être raccourcies. A noter un passage qui m’aura bien tenu en haleine, avec un procédé classique mais efficace. L’ultime discours énoncé par Julianne Moore est extrêmement à propos, très bien écrit. Et j’ai trouvé intelligente la manière dont la série conserve son fil conducteur de téléréalité jusqu’au bout. Si j'éviterai de commenter la fin pour éviter toute divulgation, sachez que je n'en pense pas moins (un indice se cache peut-être ci-dessous).

Conclusion :
Une conclusion.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les fleurs
les chats
le mazout
les GPS



14 novembre 2015

Kang Han : La végétarienne (채식주의자)

Ce que l’éditeur nous dit :
Une nuit, elle se réveille et va au réfrigérateur, qu’elle vide de tout ce qu’il contenait de viande. Guidée par son rêve, Yonghye a désormais un but, devenir végétale, se perdre dans l’existence lente et inaccessible des arbres et des plantes.
Ce dépouillement qui devient le sens de sa vie, le pouvoir érotique, floral, de sa nudité, vont faire voler en éclats les règles de la société, dans une lente descente vers la folie et l’absolu.

Ce que j’en pense :
Contrairement à ce que le titre laisse imaginer, il ne s’agit pas ici d’une ode au végétarisme, ni à aucun autre régime d’ailleurs. Quelques jours après cette lecture, je ne suis pas très sûre de savoir quel était le message de l’auteur, mais cela n’a finalement pas d’importance au rapport des émotions qu’elle a bel et bien réussi à me transmettre.
La structure de ce livre se découpe en trois parties, qui alternent trois narrateurs/acteurs de cette histoire. On démarre par l’étonnement froid du mari, pour passer ensuite à la fascination poétique du beau-frère (le chapitre que j’ai trouvé le plus beau), avant de terminer par le désespoir, puis l’acceptation de la soeur. Par son comportement, Yonghye, qui ne demande pourtant rien à personne, dérange et déroute, car elle renvoie les autres à leurs propres limites. Parce qu’elle sort de la norme, elle remet cette dernière en question, déstabilisant ceux qui pour qui la remise en cause est intolérable, ou au contraire encourageant ceux pour qui les standards ne fonctionnent pas. Il me semble que c’est que c’est la première fois que je lis un auteur coréen. Si l’atmosphère n’est pas tout à fait la même (au-delà des caractéristiques propres à chaque écrivain bien sûr), on y retrouve cette frustration et ce malaise des sociétés asiatiques trop conformistes, couplée à une sorte d’acceptation résignée. Intéressant.

Conclusion :
Un roman subtil et riche en émotions.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les fleurs
l'oppression
la nudité
les racines




25 avril 2015

Michael Cunningham/Stephen Daldry : Les heures (The hours)

Ce que l’éditeur nous dit :
Clarissa, Virginia et Laura : trois femmes, trois journées particulières dont les heures résonnent de subtils et sublimes échos jusqu'à l'incroyable révélation finale. Ce roman magistral, porté par la grâce, est hanté par le génie et les démons de Virginia Woolf. Adapté avec un immense succès au cinéma, il a reçu les prestigieux prix Pulitzer et Pen Faulkner Award. 

Ce que j’en pense :
Quelle oeuvre bien singulière que celle des Heures, dans son format écrit originel aussi bien que dans son adaptation cinématographique. Le roman, assez court au final (ce qui ne n'empêche beaucoup de profondeur), n’a quasiment rien perdu une fois transcrit à l’écran, au contraire. L’angle de vue est légèrement décalé de l’un à l’autre : alors que Stephen Daldry met l’accent sur le mal-être des trois héroïnes (les craquages, les pleurs, etc), Michael Cunningham se focalise quant à lui sur l’attrait que la mort exerce sur elles, telle la promesse d’une douce délivrance (le résultat est certes le même, mais le cheminement est différent). Quand l’écrit permet beaucoup plus d’introspection, l’image a su mieux mettre en avant les parallèles entre ces trois femmes et montre plus explicitement les liens qui les rattachent. Quel que soit le support, quelle fascinante épopée que cet éternellement recommencement de l’histoire, quel bel hommage à la littérature, là où l’écrivain, le personnage et le lecteur se croisent...
Seul petit bémol : j’avais un souvenir extrêmement fort des Heures, lu/vu à la sortie du film en 1998, tandis que cette redécouverte m’a moins transportée, sûrement à cause d’un état d’esprit différent (car il ne semble pas que l’un ou l’autre ait mal vieilli). Ce qui n’a pas changé : à l’époque cela m’avait donné envie de découvrir Virginia Woolf, ce n’est toujours pas fait mais c’est toujours prévu.

Conclusion :
Une histoire immuable.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les fleurs
les gâteaux
les mots
l’envie de bien faire




3 mars 2015

Alejandro González Iñárritu : Birdman

Ce que le synopsis nous dit :
À l’époque où il incarnait un célèbre super-héros, Riggan Thomson était mondialement connu. Mais de cette célébrité il ne reste plus grand-chose, et il tente aujourd’hui de monter une pièce de théâtre à Broadway dans l’espoir de renouer avec sa gloire perdue. Durant les quelques jours qui précèdent la première, il va devoir tout affronter : sa famille et ses proches, son passé, ses rêves et son ego…
S’il s’en sort, le rideau a une chance de s’ouvrir...

Ce que j’en pense :
Au sortir de cette séance je me suis sentie flouée, arnaquée de ces deux heures de ma vie si mal investies et que je ne récupérerai jamais. Quelle grosse erreur de ma part, en allant voir un film dégoulinant de récompenses (quand on voit qu’en gros 6 longs-métrages se partageaient les nominations des oscars, toutes catégories confondues, il serait temps de réaliser le peu de crédibilité que l’on peut-y accorder), d’imaginer que j’allais passer un bon moment.
Sur le principe, je suis plutôt partante pour le déjanté. Ce qualificatif, qui peut prendre de nombreuses formes (de préférence celles auxquelles on s’attend le moins), fonctionne à merveille dans un 9 mois ferme, un nouveaux sauvages, Gone girl ou encore un Very bad trip. Ainsi, j’espérais que Birdman soit drôle : il fut grotesque. L’ensemble n’est qu’une auto-contemplation ultra nombrilliste (rappelons que Alejandro González Iñárritu a écrit, réalisé et produit, exactement comme son personnage principal) sur la “situation” d’acteur déchu (bouh, bouh, bouh, pauvre superstar en mal de première page), qui se paye le culot de nous prendre un vrai ancien super héros (ça à l’air important “le vrai”, dans tout ça, ou “à la recherche de l’authenticité perdue”) pour interpréter sa propre histoire. Ça aurait pu être une prise de recul, une autodérision intéressante : c’est juste ridicule, systématiquement prévisible et surtout ennuyeux à regarder.
Par soucis d'honnêteté, je précise que, contrairement à moi, les deux personnes avec qui j’étais ce jour-là ont aimé (même si je ne comprend pas pourquoi). J'ai hésité à accorder deux étoiles au lieu d’une, parce que je reconnais l’intérêt de quelques (rares) scènes et le soin apporté à la mise en scène (même si oui, au bout de la quarantième fois on a bien compris qu’il maîtrisait le plan-séquence et qu’il savait coordonner des percussions). N'empêche qu’à mon humble avis, ce film aurait mieux trouvé sa place dans une poubelle que dans une salle de cinéma.

Conclusion :
Je regrette toujours ces deux heures de ma vie qu’on m'a volées.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
l’alcool
le vide
les fleurs
les cheveux




28 décembre 2014

Saki Hiwatari : Global Garden, Le dernier rêve d'Einstein (アインシュタイン睡夢奇譚 - gurōbaru gāden, ainshutain suimu kitan) - 8 tomes

Ce que l’éditeur nous dit :
Ruika est une jeune fille qui par amour pour sa mère se fait passer pour son frère Masato, mort tragiquement dans un accident d’avion et dont seule Ruika est sortie vivante. Son désir d’être Masato est tel, que peu à peu son corps se transforme. Sa rencontre avec Robin un petit garçon muet puis avec Hikaru qui la recherche depuis plus de cinq ans risque de changer sa vie car il semblerait que la jeune fille porte en elle l’avenir de la Terre... 

Ce que j’en pense :
Inspirée par ma soeur dans cette lecture, et ayant aussi plus qu’aimé Please save my earth, j’avais hâte d’entamer cette série, dont la thématique me paraissait très prometteuse. Malheureusement le plaisir escompté ne fut pas au rendez-vous. L’avantage est que cette oeuvre ne compte que 8 tomes, évitant ainsi les prolongations inutiles qui auraient pu carrément me faire renoncer avant la fin. Là au contraire les événements s’enchaînent relativement vite (presque trop, alors que je n’imaginais pas la situation mère-fille se solder aussi rapidement, par exemple). Encore une fois, faire durer aurait pu être catastrophique, mais j’ai en même temps regretté les idées bien développées (et très intéressantes) de Please save my earth (21 volumes, ndlr), dont j’ai presque eu l’impression de lire une version amoindrie. Il est normal que l’auteur conserve les mêmes sujets de prédilections au fil des ans, mais je n’ai pas eu l’impression qu’elle ait eu du nouveau à en dire. Et puis, c’est facile de faire appel à un grand nom tel que celui d’Albert Einstein, mais derrière il faut en assumer l’excellence ! Et je ferais comme si je n’avais pas remarqué les idées qui paraissent piquées à Kōsuke Fujishima...
J’ai tout de même apprécié de retrouver le trait de Saki Hiwatari (qui a progressé de manière impressionnante depuis le début de son travail), même si j’ai noté quelques bizarreries ici et là (elle a clairement plus de facilité pour les visages ou les chevelures que pour d'autres aspects de l’anatomie).

Conclusion :
Pas à la hauteur de mes attentes, mais sans regret non plus.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les pilules
les déesses
les tragédies
les floraisons

20 septembre 2014

Catherine Dufour : Le goût de l’immortalité

Ce que l’éditeur nous dit :
Mandchourie, an 2113.
La ville de Ha Rebin dresse ses tours de huit kilomètres dans un ciel jaune de toxines. Sous ses fondations grouille la multitude des damnés, tout autour s'étendent les plaines défoliées de la Chine.
Le brillant Cmatic est mandaté par une transnationale pour enquêter sur trois nouveaux cas d'une maladie qu'on croyait éradiquée depuis un siècle. Ses recherches le mènent à Ha Rebin, où il rencontre une adolescente étrange. Avec elle, il va tenter de mener à bien sa mission dans un monde qui s'affole : décadence américaine, pandémie sanglante, massacres génétiques, conquêtes planétaires et montée de l'extrémisme vaudou. Et affronter le rêve le plus fou de l'humanité : l'immortalité, ou ce qui y ressemble...
Combien d'entre nous sont vraiment assez sages pour souhaiter échapper à la grande roue ? La vie est une drogue terrible.

Ce que j’en pense :
Tous les auteurs ont des obsessions, certains chez qui elles sont plus marquées que chez d’autres. Concernant Catherine Dufour, il s’agit clairement des zombies, thématique que je ne pensais pourtant pas retrouver en lisant Le goût de l’immortalité, et encore moins sous cette forme.
Dès les premières pages, le style est incisif, maîtrisé et plein de promesses. Néanmoins, je me suis rapidement lassée de ce ton plein de rancoeur (tout en admirant la capacité de Catherine Dufour à tenir la cohérence de l’angle de narration jusqu’à la dernière page). Mais le fond du problème se situe dans la tournure des événements. Le roman croise les histoires de vies, multiplie les intrigues personnelles et politiques, se paye le luxe d’une société dystopique, et nous fait voyager aux quatre coins du globe, avec un soupçon de morts-vivants donc: autant d’éléments traités sans failles pris de manière indépendante, mais avec un résultat tellement décevant une fois assemblés les uns aux autres. Tout ça pour ça. Mouais.

Conclusion :
Une écrivaine qui mérite largement son titre de professionnelle, mais une romancière qui a encore des progrès à faire.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les piscines
- les épidémies
- les étages
- les colliers de fleurs


26 février 2014

Anna Gavalda : Billie

Ce que l’éditeur nous dit :
Billie, ma Billie, cette petite princesse à l’enfance fracassée qui se fraye un chemin dans la vie avec un fusil de chasse dans une main et On ne badine pas avec l’amour dans l’autre est la plus jolie chose qui me soit arrivée depuis que j’écris. » Franck, il s’appelle Franck parce que sa mère et sa grand-mère adoraient Frank Alamo ( Biche, oh ma biche, Da doo ron ron, Maillot 38-37 et tout ça ) (si, si, ça existe…) et moi, je m’appelle Billie parce que ma mère était folle de Michael Jackson (Billie Jean is not my lover / She’s just a girl etc. ) . Autant dire qu’on ne partait pas avec les mêmes marraines dans la vie et qu’on n’était pas programmés pour se fréquenter un jour…

Ce que j’en pense :
Vraiment, était-ce nécessaire ? Est-ce que parce que l’on porte un nom suffisamment connu pour faire vendre n’importe quel agglomérat de pages imprimées, une fois reliées et déposées dans une presse relay, qu’il faut en profiter pour imposer une honte sans nom à tous ses lecteurs ? Ce n’est quand même pas très gentil. Ce serait comme un prof de fitness qui ajouterait intentionnellement des pauses ridicules à sa chorégraphie juste pour voir si les gens vont vraiment les faire. Car bien sûr qu’ils vont les faire ! Parce que, psychologiquement, se balader dans le métro avec un livre représentant un bébé âne trop (vraiment, trop) choupinou sur fond de prairie, ça demande une forte abnégation de son amour-propre.
Ajoutons à cela l’expérience déplorable (et bien vite avortée) que fut le précédent bouquin d’Anna Gavalda, j’ai nommé La Consolante, il a vraiment fallu me convaincre pour que je donne une chance à Billie.
Fort heureusement mon sacrifice ne fut pas vain. Ce n’est pas de la grande littérature, c’est bourré de gros mots qui sonnent faux et ça se veut “un roman difficile sur la vraie vie” en nous contant l’histoire cousue de fil blanc de deux écorchés des bas-quartiers ensemble contre le monde. On n'y croit pas un seul instant, mais on se laisse tout de même prendre au jeu, ignorant sans scrupule les regards méprisants du parisien adepte de France-Inter qui se dit que le roman de gare c’est seulement bon pour les gens qui ne lisent pas. Et bien pas que. Car c’est aussi très bien pour se changer les idées entre deux œuvres plus prenantes, ou juste pour les matins où l’on n'aurait pas eu le temps d’avaler son café avant de partir.

Conclusion :
Pas indispensable, loin de là, mais pas foncièrement mauvais non plus.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- la poésie
- les fusils
- l’orientation professionnelle
- les arrangements floraux


5 janvier 2014

Shinji Aramaki : Albator, Corsaire de l'Espace (宇宙海賊キャプテンハーロック)

Ce que le synopsis nous dit :
2977. Albator, capitaine du vaisseau Arcadia, est un corsaire de l’espace. Il est condamné à mort, mais reste insaisissable. Le jeune Yama, envoyé pour l’assassiner, s’infiltre dans l’Arcadia, alors qu’Albator décide d’entrer en guerre contre la Coalition Gaia afin de défendre sa planète d’origine, la Terre.

Ce que j’en pense :
Ce qui frappe dans cette nouvelle version d’Albator est bien évidemment son image, avec une cinématique absolument époustouflante. C’est bien simple, j’ai eu l’impression de voir un Final Fantasy, ce qui n’est pas peu dire. Les scènes de téléportation dans l’espace, par exemple, m’ont subjuguées. Dans un autre registre, je dois dire qu’il est plutôt agréable de voir un film nippon (sorti d’un autre studio que celui de Ghibli) de temps à autre. Pour cela, cela vaut le déplacement.
Ce qui pêche, c’est le scénario. L’histoire est tragiquement banale, incohérente et surtout très simpliste. Les divers “retournements de situations” sont les mêmes tout du long (décidément ce personnage principal est une vraie girouette), ce qui finit par être lassant, et les protagonistes (et les relations qui les lient) caricaturaux au possible. Pour le suspense, on repassera aussi, car impossible de frémir pour des héros paraissant invincibles en toutes circonstances. Ajoutons à cela plus d’une scène parfaitement inutile (celle de la douche est certainement la pire). Partir d'une œuvre d’une telle ampleur pour en faire ça, quel sacrilège.

Conclusion :
Heureusement qu’on en prend plein les mirettes, c’est ce qui nous sauve de l’ennui.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- l’escalade (niveau 9a je dirais)
- les animaux de compagnie
- les siestes
- les fleurs


4 juin 2013

Baz Luhrmann : Gatsby le Magnifique (The Great Gatsby)

Ce que le synopsis nous dit :
Printemps 1922. L'époque est propice au relâchement des mœurs, à l'essor du jazz et à l'enrichissement des contrebandiers d'alcool… Apprenti écrivain, Nick Carraway quitte la région du Middle-West pour s'installer à New York. Voulant sa part du rêve américain, il vit désormais entouré d'un mystérieux millionnaire, Jay Gatsby, qui s'étourdit en fêtes mondaines, et de sa cousine Daisy et de son mari volage, Tom Buchanan, issu de sang noble. C'est ainsi que Nick se retrouve au cœur du monde fascinant des milliardaires, de leurs illusions, de leurs amours et de leurs mensonges. Témoin privilégié de son temps, il se met à écrire une histoire où se mêlent des amours impossibles, des rêves d'absolu et des tragédies ravageuses et, chemin faisant, nous tend un miroir où se reflètent notre époque moderne et ses combats.

Ce que j’en pense :
N’ayant pas aimé l’œuvre originale, je ne risquais qu’une bonne surprise en allant quand même voir cette adaptation. Et effectivement, le format cinématographique permet d’éviter les “lourdeurs” stylistiques du texte (elles ont pourtant convaincu la génération de nos parents). D’ailleurs certains passages “lus” ont tous eu pour conséquences immédiates de me faire lever les yeux au ciel. Vraiment ce style ne me convainc pas.
Pour ce qui de l’univers, puisque j’avais été enchantée celui Moulin Rouge, pas de raison de ne l’être tout autant par celui là. Je suis par contre assez sceptique quant au choix d’anachronie musicale. Danser du charleston sur du rap, c’est bizarre.
C’est au niveau du choix des acteurs que cela devient plus intéressant. Entre l’image formée dans ma tête et celle portée à l’écran, grande est la différence entre Tom Buchanan, mais ok pourquoi pas. L'interprétation de Gatsy par Leonardo DiCaprio est vraiment fantastique, toute en subtilités, en particulier lors de la scène des “retrouvailles” avec Daisy (Carey Mulligan). Cette dernière par contre ne brille que par sa fadeur. Quelle drôle de choix pour un personnage sensé faire tourner les têtes. Le charisme de Jordan, décrite comme quelconque dans le livre, est ici bien plus présent (et dire que Elizabeth Debicki n’a que 22 ans !). Tobey Maguire est fade, collant à merveille au rôle de Nick Carraway. Les aventures sentimentales du personnage, déjà rares dans le livre, n’ont même pas été portées à l’écran.

Conclusion :
Heureusement qu’il y a Léo.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les phares
- les piscines
- les fleurs
- les voitures

13 mars 2013

Agnès Jaoui : Au bout du conte

Ce que le synopsis nous dit :
Il était une fois une jeune fille qui croyait au grand amour, aux signes, et au destin ; une femme qui rêvait d’être comédienne et désespérait d’y arriver un jour ; un jeune homme qui croyait en son talent de compositeur mais ne croyait pas beaucoup en lui. Il était une fois une petite fille qui croyait en Dieu. Il était une fois un homme qui ne croyait en rien jusqu’au jour où une voyante lui donna la date de sa mort et que, à son corps défendant, il se mit à y croire.

Ce que j’en pense :
Dès que j’ai croisée son affiche farfelue dans le métro, j’ai eu envie d’aller voir Au bout du conte. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre mais j’en suis ressortie enchantée. Une certaine magie est au rendez vous, tous les personnages du conte de fée sont bien présents, y compris le cavalier noir, mais les princesses ne sont pas toutes aussi pures et innocentes qu’elles voudraient nous le faire croire. C’est drôle, c’est léger, c’est inattendu (sauf le jeu de Jean-Pierre Bacri) et cela n’hésite pas à s’aventurer en marge des sentiers battus. Cela change des ces comédies romantiques pré-formatées. Le genre en laissera sûrement plus d’un dubitatif, personnellement j’en redemande.

Conclusion :
Un film qui a comblé mes espérances.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les fleurs
- les scooters
- les prédictions
- le permis de conduire


9 décembre 2011

Luc Besson : The Lady

Ce que le synopsis nous dit :
"The Lady" est une histoire d’amour hors du commun, celle d’un homme, Michael Aris, et surtout d’une femme d’exception, Aung San Suu Kyi, qui sacrifiera son bonheur personnel pour celui de son peuple. Rien pourtant ne fera vaciller l’amour infini qui lie ces deux êtres, pas même la séparation, l’absence, l’isolement et l’inhumanité d’une junte politique toujours en place en Birmanie. "The Lady" est aussi l’histoire d’une femme devenue l’un des symboles contemporains de la lutte pour la démocratie.

Ce que j’en pense :
Un très beau film, à voir absolument, pour sa propre culture générale d’une part, mais également pour soutenir (à moindre effort) ce pays. Et puis les bons films réalisés par Luc Besson sont devenus si rarex, qu’il s’agit d’une occasion à ne pas laisser passer. Par ailleurs, pourquoi s’en priver ? Pourquoi rater sciemment de très belle images, des paysages à couper le souffle, énormément d’émotion et l'interprétation de deux très bons acteurs ? Ce serait un peut idiot quand même...
Ce film est très touchant, parce que la Birmanie et son histoire sont touchants. Il est difficile de concevoir, assis bien tranquillement dans nos confortables fauteuils, que ce type d'évènements encore puissent se tramer de l’autre côté de la terre. La guerre pour le pouvoir, la faim et la misère, passent encore, car elles seraient presque compréhensibles face à l’oppression, la dictature et toutes les horreurs infligées à l’ensemble de son propre peuple. Tout cela paraît tellement moyenâgeux. Et pourtant oui, cela existe. Pour ma part, bien plus que les chiffres et les statistiques, c’est ce type de raisons qui me font me poser ce type de questions, ne serait que pour limiter un tout petit peu la violence qui existe dans ce monde. Et dans ce sens, le combat pacifiste de Aung San Suu Kyi vaut largement que l’on passe deux heures de sa vie dans une salle de cinéma.

Conclusion :
En route pour la Birmanie !

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- la violence
- la non-violence
- les fleurs
- les bureaux

25 juillet 2011

Kyoichi Katayama : Un cri d’amour au centre du monde

Ce que l’éditeur nous dit :
Qu'advient-il de l'amour quand l'être aimé disparaît ? Sakutaro et Aki se rencontrent au collège dans une ville provinciale du Japon. Leur relation évolue de l'amitié à l'amour lorsqu'ils se retrouvent ensemble au lycée. En classe de première, Aki tombe malade. Atteinte de leucémie, elle sera emportée en quelques semaines. Sakutaro se souvient de leur premier baiser, de leurs rendez-vous amoureux, du pèlerinage en Australie entrepris en sa mémoire. Quel sens donner à sa souffrance ? Comment pourrait-il aimer à nouveau ? Pour surmonter son deuil et son sentiment de révolte, Sakutaro trouvera appui auprès de son grand-père, qui a traversé une épreuve similaire et l'aidera à reprendre goût à la vie. A la fois puissant et pudique, chef-d'œuvre de poésie et de sensibilité, le roman de Kyoichi Katayama a bénéficié dès sa parution d'un extraordinaire bouche-à-oreille. Un cri d'amour au centre du monde est devenu au Japon un véritable phénomène de société. Adapté au cinéma, illustré sous forme de manga, il a été vendu à près de 3 500 000 exemplaires. Le plus grand best-seller japonais de tous les temps.

Ce que j’en pense :
Sans pointe de mièvrerie et tout en subtilités, Kyoichi Katayama nous conte l’amour à tous les âges. Si l’issue se dessine bien vite, c’est plutôt dans le plaisir des mots et leur finesse que se situe l’intérêt de cette lecture. J’imagine que beaucoup trouveront ce récit triste, ce qui est vrai, mais au final ce n’est pas le sentiment sur le lequel s’achève le roman. A la fois touchant et apaisant, sa palette de sentiments nous enveloppe dans une petite bulle intemporelle (tant par l'envoûtement de sa poésie que par le mode de son récit, qui ne respecte pas la chronologie). Le lecteur a alors le choix de simplement se laisser transporter ou bien de profiter de l'occasion pour se poser à son tour les éternelles questions sur le sens de la vie.
A tout cela j’ajouterai que je ne suis pas sûre d’avoir compris le sens de l’épilogue. Il n’est pas ce à quoi je m’attendais et maintenant encore ne n’arrive pas à déterminer s’il m’a finalement plu ou non. Peut être est ce parce qu’il ne correspond pas aux romans classiques, ce qui le rend finalement plus réaliste, ou alors convient il trop au mode de pensée japonais pour que je le comprenne.

Conclusion :
Un joli roman, à lire pour la douceur des mots.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les floraisons
- les cendres
- les voyages
- la vie