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27 juillet 2016

Solveig Anspach : L'effet aquatique

Ce que le synopsis nous dit :
Samir, la quarantaine dégingandée, grutier à Montreuil, tombe raide dingue d’Agathe. Comme elle est maître-nageuse à la piscine Maurice Thorez, il décide, pour s’en approcher, de prendre des leçons de natation avec elle, alors qu’il sait parfaitement nager. Mais son mensonge ne tient pas trois leçons - or Agathe déteste les menteurs! Choisie pour représenter la Seine-Saint-Denis, Agathe s’envole pour l’Islande où se tient le 10ème Congrès International des Maîtres-Nageurs. Morsure d’amour oblige, Samir n’a d’autre choix que de s’envoler à son tour...

Ce que j’en pense :
Que voilà un joli petit film français comme tant d’autres... Ah la réalisatrice est islandaise en fait, pardon. Que voilà un joli petit film franco-islandais tout court. Si le niveau global est très correct, l’une des scènes est incroyablement mal interprétée, ce qui me paraît difficile à justifier au vu du nombre d’acteurs professionnels qui essaient de percer en ce bas monde.
En écrivant cette chronique, j’ai découvert que cette histoire de piscine à Montreuil avait un préambule, Solveig Anspach ayant précédemment tourné un long-métrage dénommé The queen of Montreuil. Ça ne s’invente pas et surtout cela explique pourquoi tous les personnages avaient l'air de se connaître sans que l’on sache d’où, ni comment. Qu’il s’agisse des scènes françaises ou islandaises, j’ai trouvé l’ensemble plutôt égal : aucune scène grandiose, mais j’ai plusieurs fois été amusée (le personnage de Corinne, maître-nageuse envahissante, y aura contribué, heureusement utilisée avec parcimonie). Un peu dommage que les magnifiques paysages islandais n’aient pas été plus exploités, mais j'imagine que ce n’était pas le propos.

Conclusion :
Gentillet.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les serpents
les oies
les projets ensemble
les plongeoirs

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28 juin 2016

Tim Miller : Deadpool

Ce que le synopsis nous dit :
Deadpool, est l'anti-héros le plus atypique de l'univers Marvel. A l'origine, il s'appelle Wade Wilson : un ancien militaire des Forces Spéciales devenu mercenaire. Après avoir subi une expérimentation hors norme qui va accélérer ses pouvoirs de guérison, il va devenir Deadpool. Armé de ses nouvelles capacités et d'un humour noir survolté, Deadpool va traquer l'homme qui a bien failli anéantir sa vie.

Ce que j’en pense :
Par mauvais concours de circonstances, je n’ai malheureusement pas pu assurer mon RDV cinématographique avec l’un des derniers nés de chez les X-Men, j’ai nommé Deadpool. Il faut dire que le film fait office d’ovni dans la série, sans compter avec la sortie si rapprochée de l’opus Apocalypse. Mais qu’à cela ne tienne, j’ai eu la chance de me rattraper lors d’un vol courrier. La présence de bruits des moteurs n’a peut-être pas permis un visionnage optimal, a fortiori quand il s’agit de suivre un débit élevé d’anglais non sous-titré, mais tant pis. Si quelques répliques m’auront échappées, cela ne m’aura pas empêchée d’en apprécier la majorité.
Précédement des rumeurs m’avaient laissée entendre que si Deadpool s’annonçait comme subversif, en réalité il revenait rapidement aux codes habituels du genre. Si l’effet blockbuster est bel et bien là, j’ai donc été surprise de voir qu’un petit vent frais soufflait bel et bien sûr ce film. Lorsque le personnage principal s’adresse directement au spectateur il s’agit non seulement d’apartés face caméra, mais surtout celui qui parle est l’un des « acteurs de ce système » plus que super héros : il fait référence à d’autres interprètes ou aux questions financières de production, utilise des produits dérivés (figurines par exemple), etc. Le second aspect différenciant à mon sens est la structure, tandis que le film se concentre uniquement sur comment Deadpool est devenu Deadpool. Contrairement à bien de ses pairs, il ne s’agit ni d’une courte introduction suivie par un gros méchant à combattre, ni d’une pièce de puzzle isolée qui ne fait pas sens sans d’autres films supplémentaires. Certes on pourrait également le voir comme une longue introduction à une suite prévisible, ce qui rendrait caduc les deux arguments précédents, n’empêche que Deadpool se tient, se suffit à lui-même sans qu’aucun autre élément ne soit indispensable. C’est déjà pas mal !

Conclusion :
Un blockbuster certes, mais un peu différent tout de même.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
l’asphyxie
les masques
la sincérité en amitié
la gestion des rivaux en amour




23 juin 2016

Bryan Singer : X-men apocalypse

Ce que le synopsis nous dit :
Depuis les origines de la civilisation, Apocalypse, le tout premier mutant, a absorbé de nombreux pouvoirs, devenant à la fois immortel et invincible, adoré comme un dieu. Se réveillant après un sommeil de plusieurs milliers d'années et désillusionné par le monde qu'il découvre, il réunit de puissants mutants dont Magneto pour nettoyer l'humanité et régner sur un nouvel ordre. Raven et Professeur X vont joindre leurs forces pour affronter leur plus dangereux ennemi et sauver l'humanité d'une destruction totale.

Ce que j’en pense :
Nous voilà repartis pour la suite des aventures des jeunes X-Men. La qualité du scénario semble aller crescendo, doucement mais sûrement, depuis le début de ce retour aux sources, alors que j’avais été déçue par le premier opus et mitigée quant au second, j’ai passé ici un bon moment (je ferai l’impasse sur le cas Wolverine). L’histoire (tout du moins la trame de fond) prend ici toute sa place, nous permettant d’en savoir plus sur les origines, l’attention étant bien repartie entre les différents protagonistes.
Un gros bémol tout même concernant l’intrigue principale, le méchant en particulier, qui au départ est présenté comme vraiment trop affreux (genre le dieu capable de détruire le monde d’un coup de baguette magique, ce qu’il ne se serait pas gêné de faire précédemment d’ailleurs, facile), se révèle assez minable. Même le recrutement des acolytes laisse à désirer sur bien des aspects. J’ai trouvé que les talents d’Oscar Isaac avaient été sous-exploités : alors que je l’ai trouvé excellent dans bien des rôles (en tant que vilain ou non), il incarne ici personnage inexpressif et linéaire durant tout le film, lui ne donnant que peu de marge de manœuvre, dommage.
Tandis que j’écris ces lignes je réalise qu’il y a un vrai problème, puisque j’aurais plus apprécié les détails secondaires que le sujet central de ce X-Men. Ainsi l’intérêt n’est présent que dans le cadre d’une continuité, laissant dubitatif sur la valeur ajoutée inhérente au film en soi. Est-ce que je vais au cinéma pour voir l’épisode suivant de ma série (à l’allure de diffusion très lente), ou pour voir un bon long-métrage ? J’imagine que pour ceux qui n’ont pas vu les précédents opus il vaut mieux faire l’impasse sur celui-ci également. Pour ma part j’ai été divertie, pas de regret.

Conclusion :
Pour les inconditionnels des X-Men uniquement.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les flux
les lunettes
les cauchemars
les héritages familiaux





15 mai 2016

Woody Allen : Café Society

Ce que le synopsis nous dit :
New York, dans les années 30. Coincé entre des parents conflictuels, un frère gangster et la bijouterie familiale, Bobby Dorfman a le sentiment d'étouffer ! Il décide donc de tenter sa chance à Hollywood où son oncle Phil, puissant agent de stars, accepte de l'engager comme coursier. À Hollywood, Bobby ne tarde pas à tomber amoureux. Malheureusement, la belle n'est pas libre et il doit se contenter de son amitié. 
Jusqu'au jour où elle débarque chez lui pour lui annoncer que son petit ami vient de rompre. Soudain, l'horizon s'éclaire pour Bobby et l'amour semble à portée de main…

Ce que j’en pense :
Ce film ne sert à rien.. Seule la première partie n’est pas ennuyeuse, soit jusqu’à ce que Bobby se marie (je ne précise pas avec qui, pour éviter de spoiler, même si le suspense est en réalité absent). Mais même là, en définitive, il ne s’agit que d’un énième Woody Allen par Woddy Allen, et pas le meilleur. Bon nombre de ses précédentes réalisations mettaient en scène strictement la même chose, en bref une rencontre amoureuse, ou deux en l'occurrence. Tout le reste n’est qu’une longue répétition en boucle du début, moment à partir duquel le film pourrait se terminer à n'importe quand, sans que cela ne change strictement rien à l’histoire des protagonistes. Que d’occasions loupées, alors que le spectateur ne rêve que d’en finir ! Le seul changement se situe dans les décors, mais qui ont également réussi à m' écœurer. En effet, pour une raison obscure (peut-être symboliser la futilité de tout cela, ou bien montrer que les acteurs de ce milieu sont au fond tous les mêmes, que sais-je) 95% des costumes/robes sont en variation de beige, ce qui m’a franchement dérangée. A noter quelques passages qui sortent du lot avec les échanges houleux des deux parents, mais là encore, du déjà vu chez Woody Allen.

Conclusion :
Absolument inutile.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
le béton
la réincarnation
l’évaporation du vin
les débuts de carrière



10 mai 2016

Anthony Russo et Joe Russo : Captain America, civil war

Ce que le synopsis nous dit :
Steve Rogers est désormais à la tête des Avengers, dont la mission est de protéger l'humanité. À la suite d'une de leurs interventions qui a causé d'importants dégâts collatéraux, le gouvernement décide de mettre en place un organisme de commandement et de supervision.
Cette nouvelle donne provoque une scission au sein de l'équipe : Steve Rogers reste attaché à sa liberté de s'engager sans ingérence gouvernementale, tandis que d'autres se rangent derrière Tony Stark, qui contre toute attente, décide de se soumettre au gouvernement...

Ce que j’en pense :
Dans ce nouvel opus de Captain America, qui aurait tout aussi bien pu être un Avengers, au vue du nombre de supers-héros qui le compose (sérieux, il y en a vraiment beaucoup), les studios ont décidés d’accentuer l’histoire. La tournure des événements révèle un aspect un peu trop couru d’avance à mon goût, alors que Batman vs Superman est depuis quelques semaines sur les écrans, nous assistons à une vraie tendance de gentils qui s’embrouillent entre eux. S’il s’agit d’un pan bel et bien présent dans la littérature comics, donc difficile à éviter, j’ai toujours le sentiments que les auteurs y recourent surtout parce qu’ils sont à court d’idées.
Il m’a paru d’une grande ironie que dans le film les gouvernements soient soudainement si à cheval sur les dégâts collatéraux, quand dans la vraie vie les “frappes chirurgicales” initiées par les autorités occidentales sont monnaie courantes, et a fortiori quand le cinéma américain traite généralement les figurants comme du menu fretin. Là encore une nouvelle tendance semble émerger, puisque le dernier Star Wars avait également pris le parti “d’humaniser” l’un de ces soldat anonymes (ce qui n’empêche pas de buter tous les autres sans remords, ndlr).
Civil war gère bien la multitude de personnages (j’ai soulevé le fait qu’ils étaient vraiment nombreux ?), en accordant une vraie place à chacun d’entre eux. Cela dit, l’ensemble paraît long, et j’ai plus eu le sentiment de voir un épisode de transition dans une série télévisée qu’un film d’action à part entière.

Conclusion :
Intéressant dans la continuité de la saga Marvel, mais un manque de substance propre.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
le goulash
la discussion en cours de combat
les stylos à plume
la vengeance


8 mai 2016

Cyril Gelblat : Tout pour être heureux

Ce que le synopsis nous dit :
Antoine, bientôt quarantenaire, dilettante, égoïste et insatisfait ne s’est jamais réellement senti investi d’une mission pour s’occuper de ses filles, âgées de 5 et 9 ans.
Infantilisé par sa femme Alice, Antoine n’arrive pas à trouver sa place dans son foyer et décide subitement de la quitter pour une histoire sans lendemain.
Lorsqu’Alice lui confie leurs filles quelques jours par surprise, Antoine va se retrouver sur un continent inconnu. Et alors qu’il était incapable d’assumer son rôle de père à l’intérieur du noyau familial, il va finir par devenir une véritable « mère juive ».
Après avoir quitté sa femme par nostalgie de sa liberté d’antan, le nouvel Antoine va se retrouver confronté à une nouvelle nostalgie, celle de sa vie de famille.

Ce que j’en pense :
Une sympathique petite comédie française, qui contrairement à ce que j’avais imaginé ne se noie pas dans les clichés du genre. L'originalité se situe dans le fait que l’histoire ne soit pas centrée sur le couple, mais bien sur la situation d’Antoine en tant que père, vis à vis de ses filles, et en tant qu’homme vis à vis de ses propres remises en questions. Nous observons ainsi cet homme évoluer, non sans l’aide de ses proches, qui n’hésitent pas à lui remettre les points sur les i à de nombreuses reprises. La relation avec la sœur est intéressante, même si le personnage de Aure Atika parait en décalage total avec le reste du film (au final cet univers dans l’univers ne fonctionne pas si mal, alors pourquoi pas). La bande-originale, qui occupe une place centrale dans le film en mettant en scène la chanteuse Joe Bel, se révèle mignonne. Enfin, si le sujet de “ce qui compte vraiment” n’est pas traité très en profondeur, quelques idées sont là qui permettent déjà un début de réflexion.

Conclusion :
Un joli petit film sur la vie de famille.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les poupées
l’intervention de l’armée
les lits
les candy’up



4 mai 2016

Jay Roach : Dalton Trumbo

Ce que le synopsis nous dit :
Hollywood, la Guerre Froide bat son plein.
Alors qu’il est au sommet de son art, le scénariste Dalton Trumbo est accusé d’être communiste. 
Avec d’autres artistes, il devient très vite infréquentable, puis est emprisonné et placé sur la Liste Noire : il lui est désormais impossible de travailler.
Grâce à son talent et au soutien inconditionnel de sa famille, Il va contourner cette interdiction. 
En menant dans l’ombre un long combat vers sa réhabilitation, il forgera sa légende.

Ce que j’en pense :
Dalton Trumbo nous propose un casting aux petits oignons, dont les personnages clés ne sont pas forcément ceux que l’on trouve en tête d’affiche, marketing oblige. Sur l'interprétation donc, rien à redire. Je reste cependant dubitative sur l'intérêt même d’avoir voulu faire un film ce sujet, en particulier dans la manière dont il est traité. Je dois avouer qu’il souffre de la comparaison avec La Saison des femmes, vu peu de temps auparavant, alors que l’on passe d’un film plein de fraîcheur à un énième drame à l’américaine, avec tout le “trop” que cela implique. A mon sens le scénario insiste beaucoup trop sur le principe de “prêt à tout pour défendre ses valeurs”, alors que très vite les personnages sont surtout “prêt à tout pour continuer d’obtenir des revenus et être à nouveau reconnus publiquement”. Je ne nie pas qu’il s’agisse de véritables épreuves, de nombreuses années difficiles, mais il a une part de fierté dans tout cela qui paraît déplacée. L’aspect conséquences sur la cellule familiale aurait largement suffit. Proposer un biopic sur un grand nom du cinéma, pourquoi pas, mais était-il nécessaire de déballer autant de violons ? J’ai trouvé cette séance lourde et longue.

Conclusion :
Trop tragico-patriotique (oui oui on peut utiliser ce terme, puisque je viens de le faire).

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les lacs
les baignoires
la fumée
les tableaux


2 mai 2016

Leena Yadav : La saison des femmes (Parched)

Ce que le synopsis nous dit :
Inde, Etat du Gujarat, de nos jours. Dans un petit village, quatre femmes osent s'opposer aux hommes et aux traditions ancestrales qui les asservissent. Portées par leur amitié et leur désir de liberté, elles affrontent leurs démons, et rêvent d'amour et d'ailleurs.

Ce que j’en pense :
S’agissant des événements, mais surtout de la scénographie et des tenues, la Saison des femmes est un film haut en couleurs, durant lequel on rit, on tremble, on s’étonne... Sans conteste hautement féministe, il nous présente le quotidien d’une poignée de femmes, mais également d’hommes, pris entre envies de liberté et poids des traditions dans un village reculé d’Inde. A la fois compréhensible et insensé, il est fou de constater la façon dont les individus perpétuent les comportements dont ils ont eux-mêmes soufferts, tout simplement parce qu’aucune alternative ne semble exister. Le jeu impeccable des actrices (et des acteurs), la mise en scène, et bien sûr l’histoire, l'alternance entre rires et moments tragiques, tous les éléments sont là pour nous rendre attachants ces personnages. Citons par exemple ce plan magnifique mettant en miroir Janaki et Lajjo, deux femmes qu’une génération sépare mais soumissent aux mêmes épreuves par la vie, ou bien cette escapade dans les collines qui marque le début du changement. La Saison des femmes est décidément rempli de beaux moments.

Conclusion :
Un très beau film, à voir pour son contenu et à soutenir pour le message qu'il conduit.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
le *** de son père
la *** de son cousin
son frère le ***


21 avril 2016

Jon Favreau : Le livre de la jungle (The Jungle Book)

Ce que le synopsis nous dit :
Les aventures de Mowgli, un petit homme élevé dans la jungle par une famille de loups. Mais Mowgli n’est plus le bienvenu dans la jungle depuis que le redoutable tigre Shere Khan, qui porte les cicatrices des hommes, promet d’éliminer celui qu’il considère comme une menace. Poussé à abandonner le seul foyer qu’il ait jamais connu, Mowgli se lance dans un voyage captivant, à la découverte de soi, guidé par son mentor la panthère Bagheera et l’ours Baloo. Sur le chemin, Mowgli rencontre des créatures comme Kaa, un pyton à la voix séduisante et au regard hypnotique et le Roi Louie, qui tente de contraindre Mowgli à lui révéler le secret de la fleur rouge et insaisissable : le feu.

Ce que j’en pense :
Impossible en allant voir le dernier né des studios Disney de ne pas le comparer à sa version animée. De fait, si je ne gardais qu’un souvenir mitigé du film de 1967, je suis ressortie enchantée de cette récente séance. Tout d’abord l’univers, qu’il s’agisse de représentation de la jungle ou bien des bêtes qui l’habitent, est vraiment magnifique. J’ai beaucoup aimé la manière dont les échelles ont été arrangées, donnant une forte prestance aux animaux. Si j’ai beaucoup aimé l’ensemble, je retiendrai particulièrement le très amusant début d’amitié entre Baloo et Mowgli, ainsi que l’excellent générique de fin. J'ai également souri devant plusieurs scènes pour leurs étranges similitudes avec Le roi lion (qui restera LE film de mon enfance), un rapport avec la présence de félins, probablement. A noter qu’avec Ernest et Célestine c’est la seconde fois que j’ai le plaisir d’entendre Lambert Wilson doubler un ours !

Conclusion :
Excellent !!

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les astuces
les lianes
les sillons
les vestiges




4 avril 2016

Fernando León de Aranoa : A perfect day

Ce que le synopsis nous dit :
Un groupe d’humanitaires est en mission dans une zone en guerre : Sophie, nouvelle recrue, veut absolument aider ; Mambru, désabusé, veut juste rentrer chez lui ; Katya, voulait Mambru ; Damir veut que le conflit se termine ; et B ne sait pas ce qu'il veut.

Ce que j’en pense :
Un excellent casting, de beaux paysages, quelques bonnes répliques, et de bonnes intentions dans les messages... pourtant je ne suis pas ressortie réellement convaincue de l’expérience A perfect day. Pourquoi donc ?
Tout d’abord à cause de sa mise en scène trop américanisée, chose que je pensais éviter en allant voir un réalisateur espagnol. C’est peut-être une question de goût ou un ras le bol de tous ces films semblant sortis du même moule, mais en allant voir un long métrage sur la guerre dans les balkans j'espérais autre chose qu’une réalisation toute lissée. Dommage, car la multiculturalité des acteurs et des langues, mieux utilisée, aurait pu lui donner une tout autre dimension.
Mais surtout il semble que Fernando León de Aranoa n’ait pas vraiment su quel parti prendre, alors qu’il effleure plusieurs sujets sans vraiment les traiter. Ça se veut cynique et désabusé sans être suffisamment drôle, ça se veut triste et tragique sans être véritablement touchant, etc. Et cela se sent durant la séance, tandis qu’on ne voit pas vraiment où tout cela nous mène, avec pour conséquence de trouver parfois le temps long. Sans avoir passé un mauvais moment, il faut admettre que je n’en ai pas passé un excellent non plus.

Conclusion :
De bons ingrédients mais un résultat décevant.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les vaches
les cordes
les jurons français
les photographies dans les portefeuilles




24 mars 2016

Igor Gotesman : Five

Ce que le synopsis nous dit :
Cinq amis d'enfance rêvent depuis toujours d'habiter en colocation. Lorsque l’occasion d’emménager ensemble se présente, Julia, Vadim, Nestor et Timothée n’hésitent pas une seule seconde, surtout quand Samuel se propose de payer la moitié du loyer ! A peine installés, Samuel se retrouve sur la paille mais décide de ne rien dire aux autres et d'assumer sa part en se mettant à vendre de l'herbe. Mais n'est pas dealer qui veut et quand tout dégénère, Samuel n’a d’autres choix que de se tourner vers la seule famille qu'il lui reste : ses amis !

Ce que j’en pense :
Un joli film sur l’amitié, servi par d’excellents acteurs. Il faut dire que malgré leurs jeunes âges, certains ont déjà une longue carrière derrière eux, Pierre Niney en particulier (le plus jeune comédien entré à la comédie française, ndlr).
Igor Gotesman soulève les questions clés de ce type de relation pouvant parfois transcender les liens familiaux : qu’est-on prêt à faire pour ses amis, dans quelles circonstances, que se passe t-il quand l’amour s’en mêle, etc. La morale de l’histoire qu’il propose, telle qu’elle nous est amenée, dénote un peu du reste de l’histoire, mais sonne assez juste. Car ce choix de narration (même si la voix de Margot Bancilhon s’y prête à merveille) peine à s’intégrer avec le reste du long métrage : cette introduction ne se justifie que pour amener cette conclusion, qui elle même ne semble là que parce qu’il en faut bien une. Dommage car l’ensemble était pourtant bien rythmé, avec plusieurs bonnes scènes, mais la fin est bancale (ou fallait-il juste une bonne excuse pour emmener l’équipe de tournage en vacances). Un autre point faible à mon sens est le déséquilibre de traitement entre les personnages, celui de Julia étant très simpliste, tandis que celui de Nestor reste quasi invisible. Quelques points d’améliorations donc, qui n'empêchent pas de passer un bon moment.

Conclusion :
Très parisien tout ça !

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
Les douze
Les molosses
Les boites à gant
Les moulures


28 février 2016

Byron Howard, Rich Moore and Jared Bush : Zootopie (Zootopia)

Ce que le synopsis nous dit :
Zootopia est une ville qui ne ressemble à aucune autre : seuls les animaux y habitent ! On y trouve des quartiers résidentiels élégants comme le très chic Sahara Square, et d’autres moins hospitaliers comme le glacial Tundratown. Dans cette incroyable métropole, chaque espèce animale cohabite avec les autres. Qu’on soit un immense éléphant ou une minuscule souris, tout le monde a sa place à Zootopia !Lorsque Judy Hopps fait son entrée dans la police, elle découvre qu’il est bien difficile de s’imposer chez les gros durs en uniforme, surtout quand on est une adorable lapine. Bien décidée à faire ses preuves, Judy s’attaque à une épineuse affaire, même si cela l’oblige à faire équipe avec Nick Wilde, un renard à la langue bien pendue et véritable virtuose de l’arnaque…

Ce que j’en pense :
La découverte des mondes de Zootopie m’a fait penser à celui de Tomorroland, on y retrouve cette patte magique de l’univers Disney qui émoustille l’imagination. J’ai beaucoup aimé également ce principe de n’avoir que des animaux pour personnages, qui vivent tous en harmonie (même si on évite subtilement de nous préciser si les “prédateurs” aussi ne se nourrissent que de carottes et de bleuets), dont les échelles de hauteurs ont été conservées. Beaucoup de clichés sur les natures des animaux, mais c’est vraiment drôle, comme par exemple les hamsters qui se déplacent dans des tubes colorés... De l’humour bien sûr, ainsi que des références amusantes : les meilleures scènes restent celles des bandes annonces, heureusement je n’en avais vu qu’une seule.
On y retrouve aussi les messages bienveillants des studios : ici il s’agit de ne pas préjuger les autres sur leurs natures, un sujet tout à fait d’actualité, et la possibilité de réaliser ses rêves avec de la persévérance (So Disney!).

Conclusion :
Un bon divertissement, qui ravira toutes les générations.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les méthodes pour s’endormir
les glaces à l’eau
le recyclage
les stylos

26 février 2016

Alejandro González Iñárritu : The Revenant


Ce que le synopsis nous dit :
Dans une Amérique profondément sauvage, Hugh Glass, un trappeur, est attaqué par un ours et grièvement blessé. Abandonné par ses équipiers, il est laissé pour mort. Mais Glass refuse de mourir. Seul, armé de sa volonté et porté par l’amour qu’il voue à sa femme et à leur fils, Glass entreprend un voyage de plus de 300 km dans un environnement hostile, sur la piste de l’homme qui l’a trahi. Sa soif de vengeance va se transformer en une lutte héroïque pour braver tous les obstacles, revenir chez lui et trouver la rédemption.

Ce que j’en pense :
Il est grand temps que je décide d’éviter tout contact avec le travail d’Alejandro González Iñárritu, qui mis à part pour 21 grammes (et c’était il y a fort longtemps), ne m’a infligé que des moments désagréables. Alors oui on peut saluer le travail mené, le réalisme de certaines scènes, et la performance de quelques acteurs, les conditions de tournage ayant certainement été très difficiles. Mais cela ne suffit pas à faire un bon film.
Parce qu’au final c’est surtout long, avec des protagonistes sans profondeur (seul le personnage principal est passablement développé). Je veux bien qu’il s’agisse d’un monde dur, dans lequel la parole est superflue, mais il aurait été bienvenue d’utiliser d’autres formes d’expression des sentiments... Si DiCaprio incarne ici à merveille la douleur et le dépassement de soi, ses motivations ne sont que peu interprétées. On comprend qu’il cherche la vengeance, mais on ne le sent pas (défaut que j’attribue à la direction, pas à la qualité de son jeu).
Le réalisateur a beaucoup misé sur l’esthétisme, avec des paysages grandioses. Manque de bol le traitement qu’il a choisi ne m’a pas touchée, peut-être un manquement au niveau des jeux de lumières (ce qui peut se justifier dans un film qui nous vend la froideur sous toutes ses formes, l’absence d’espoir, mais du coup c’est un élément de moins pour séduire le spectateur). Encore une fois, j’ai compris que c’était beau, mais je ne l’ai pas ressenti.
Enfin, il y a cet acharnement incroyable, au-delà du raisonnable, beaucoup de violence. A un moment j’ai juste trouvé ça ridicule l’idée qu’un seul individu puisse subir autant, tandis qu’en parallèle les morts se multiplient sur des claquements de doigts. Et j'ai failli oublier le scénario : très cousu de fils blancs.

Conclusion :
Si le tournage a sûrement été pénible pour les acteurs, le visionnage l’a également été pour le spectateur que je suis.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les cabanes
les baignades
l’absence de cuisson
l’absence de sens olfactif



26 janvier 2016

Adam McKay : The big short, le casse du siècle

Ce que le synopsis nous dit :
Wall Street. 2005. Profitant de l’aveuglement généralisé des grosses banques, des medias et du gouvernement, quatre outsiders anticipent l’explosion de la bulle financière et mettent au point… le casse du siècle ! Michael Burry, Mark Baum, Jared Vennett et Ben Rickert : des personnages visionnaires et hors du commun qui vont parier contre les banques … et tenter de rafler la mise !

Ce que j’en pense :
Entre le film à suspense et le documentaire The big short peine à se décider, pour finalement ne nous satisfaire sur aucun plan. Il s’agit ici de dénoncer les faiblesses des systèmes bancaires, en exposant au grand public ses grands rouages (comprendre : balancer en vrac le vocabulaire technique et quelques définitions). Le problème c’est qu’au lieu de prendre le temps de poser les choses et de laisser au spectateur une chance d’assimiler ces notions, tout s'enchaîne très vite, codes du thriller hollywoodien obligent. Rien n’est véritablement expliqué et l’histoire est pénible à suivre, tandis qu’on est rapidement soûlé par ce flot ininterrompu d’information. Même la mise en scène et la narration semblent confuses d’avoir voulu emprunter à trop de genres. Il aura suffit d’un quart d’heure pour que l’idée maîtresse du film soit posée, la suite n’étant qu’une maladroite tentative de rentrer dans le détail : on est loin du divertissement annoncé d’un Ocean’s eleven. Et si l’objectif était la prise de conscience, il est également raté, car je ne me suis pas sentie touchée par le sujet. A noter que j’étais accompagnée par une personne qui maîtrisait déjà le sujet, donc en principe mieux armée pour suivre ce film, mais qui a pourtant aussi peu apprécié la séance que moi.

Conclusion :
Idéal pour froncer les sourcils pendant deux heures.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les tableaux vélédas
le bon moment pour décrocher son téléphone
la préparation de rendez-vous
les pubs



23 janvier 2016

Mamoru Hosoda : Le garçon et la bête (バケモノの子, Bakemono no ko)

Ce que le synopsis nous dit :
Shibuya, le monde des humains, et Jutengai, le monde des Bêtes... C'est l'histoire d'un garçon solitaire et d'une Bête seule, qui vivent chacun dans deux mondes séparés. Un jour, le garçon se perd dans le monde des Bêtes où il devient le disciple de la Bête Kumatetsu qui lui donne le nom de Kyuta. Cette rencontre fortuite est le début d'une aventure qui dépasse l'imaginaire...

Ce que j’en pense :
La première chose qui m’a marquée dans ce film est le mélange des styles : certains décors sont si réalistes qu’on dirait des photos retravaillées, tandis qu’à d’autres moments les aplats évoquent plutôt les dessins “à l’ancienne”, le tout étant parfois édulcoré d’une touche électrique et lumineuse dans laquelle on voit clairement l’utilisation du numérique. Étrangement cette combinaison fonctionne bien, une fois dépassée la surprise.
J’ai beaucoup aimé l’histoire, qui m’a parue pertinente et intéressante alors que je m’attendais à quelque chose de très convenu. Les personnages sont bien travaillés (j’ai en particulier apprécié les interventions du seigneur de la ville), le fond est là et les références nombreuses. Pour alléger la durée globale, il aurait peut-être fallu faire l’impasse sur certains sujets, mais au final cela ne m’a pas dérangée. Et surtout j’ai  souvent ri durant cette séance, une des raisons pour lesquelles j'en suis ressortie de bonne humeur.

Conclusion :
Une histoire, de l’humour, un conte qui se regarde avec plaisir.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les carottes
les oeufs
les cornes
les poils




7 janvier 2016

Cyril Dion et Mélanie Laurent : Demain

Ce que le synopsis nous dit :
Et si montrer des solutions, raconter une histoire qui fait du bien, était la meilleure façon de résoudre les crises écologiques, économiques et sociales, que traversent nos pays ? Suite à la publication d’une étude qui annonce la possible disparition d’une partie de l’humanité d’ici 2100, Cyril Dion et Mélanie Laurent sont partis avec une équipe de quatre personnes enquêter dans dix pays pour comprendre ce qui pourrait provoquer cette catastrophe et surtout comment l'éviter. Durant leur voyage, ils ont rencontré les pionniers qui réinventent l’agriculture, l’énergie, l’économie, la démocratie et l’éducation. En mettant bout à bout ces initiatives positives et concrètes qui fonctionnent déjà, ils commencent à voir émerger ce que pourrait être le monde de demain…

Ce que j’en pense :
Cet article sera en peu particulier, car au lieu de simplement donner mon avis, je vais tenter de vous convaincre d’aller voir ce film (mais je ne vous le dirai pas car en général les gens aiment bien avoir l’esprit de contradiction, je devrai donc faire dans la subtilité). Car oui, ce film est indispensable, et pour bien des raisons. Il démarre par le postulat que la terre va mal (ça on le savait déjà) et souligne l’incroyable capacité de l’humanité à imaginer sa propre déchéance (films catastrophes, histoires de zombies ou attaques extra-terrestres, le journal de 20h). Par contre quand il s’agit d’être positif et de faire concrètement quelque chose, il n’y a plus grand monde. Et justement Demain propose des solutions, des vraies, testées et approuvées qui plus est (message subliminal mal dissimulé : tu as envie de voir ce film). Et surtout Demain le fait de manière intelligente. Par sa forme d’abord (tu décides de voir ce film), qui à travers cinq piliers présentés de manière logique, simple, et efficace, nous expose clairement la situation, nous donne envie d’agir (tu as hâte d’aller voir ce film). Mais surtout sa grande force réside dans tout l’espoir, la sincérité et l’humanisme qui s’en dégage (sérieux, tu seras content de l’avoir vu). On en ressort avec le sourire, motivé, voire dans mon cas avec l’envie de changer le monde et la conviction que oui c’est possible, ne serait-ce qu’un tout petit peu (et ensuite tu diras à tout le monde autour de toi d’en faire de même). Parce que cela nous concerne, tous autant que nous sommes.

Conclusion :
Un film merveilleusement construit, sur un sujet incontournable.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
l’agriculture
l’énergie
l’économie
la démocratie
l’éducation

Pour aller plus loin :
Demain, le film - site internet




26 décembre 2015

J. J. Abrams : Stars Wars, épisode VII - L’éveil de la force (The force awaken)

Ce que le synopsis nous dit :
Dans une galaxie lointaine, très lointaine, un nouvel épisode de la saga "Star Wars", 30 ans après les événements du "Retour du Jedi".

Ce que j’en pense :
Avant tout (au risque de me faire lapider sur la place publique), je dois avouer ne pas être une inconditionnelle de l’univers créé par George Lucas, loin de là. J’ai vu les six épisodes précédents “parce qu’il le fallait”, pour la culture générale. Je n’avais aucune autre attente vis-à-vis de ce nouvel opus, avec pour seul objectif d’y passer rapidement pour éviter les spoilers. Et bien, je ne comprends vraiment pas ceux qui ont déjà été voir plusieurs fois ce film, cela me dépasse. Il n’est pas mauvais, mais n’est rien de plus qu’un bon divertissement.
Le scénario reprend sans vergogne les mécanismes déjà éprouvés précédemment, un peu plus et il s’agissait d’un remake plutôt que d’une suite. J’hésite encore à l’expliquer par du fan service abusif (le film en déborde) ou bien par une absence totale de prise de risque de la part des studios. Au vu des actions marketing incroyables qui ont été réalisées (des rames de métro entières à l’effigie Star Wars tout de même), il est clair que le retour sur investissement était attendu.
J’ai trouvé la séance longue, probablement (paradoxe bonjour) parce que tout va trop vite. Les scènes d’action s'enchaînent à un rythme effréné, alternants combats aériens et au sol, et me faisant décrocher plus d’une fois. Un peu plus de temps consacré à l’histoire aurait été le bienvenu. Dans les aspects plus positifs, certaines répliques m’ont vraiment fait rire, et surtout j’ai beaucoup apprécié le personnage principal : une jeune femme forte, qui n’a pas besoin d’être sauvée et vêtue en concordance avec ses activités !

Conclusion :
Difficile à éviter, mais surtout parce que libellé Star Wars

A voir si vous voulez en savoir plus sur :

les jeux d’échec
les dettes
les multilingues
les émos torturés



16 décembre 2015

Orelsan : Comment c’est loin

Ce que le synopsis nous dit :
Après une dizaine d’années de non-productivité, Orel et Gringe, la trentaine, galèrent à écrire leur premier album de rap. Leurs textes, truffés de blagues de mauvais goût et de références alambiquées, évoquent leur quotidien dans une ville moyenne de province. Le problème : impossible de terminer une chanson. À l’issue d’une séance houleuse avec leurs producteurs, ils sont au pied du mur : ils ont 24h pour sortir une chanson digne de ce nom. Leurs vieux démons, la peur de l’échec, la procrastination, les potes envahissants, les problèmes de couple, etc. viendront se mettre en travers de leur chemin.

Ce que j’en pense :
Tout à commencé quand, un peu par hasard, j’ai été assister à Libre Éducation, le spectacle de Kheiron. Quand il a réalisé son premier film, je suis donc allée le voir également. Après la séance j’ai regardé de plus près la fiche casting du film, dont Kyan Khojandi faisait partie et je me suis demandé ce qu’il devenait depuis Bref. En lisant sa fiche Wikipédia j’ai vu qu’il participait à l’écriture d’une mini-série web : Bloqués. J’ai alors navigué vers le site de Canal + et regardé tous les épisodes disponibles, redécouvrant Orelsan, dont je ne connaissais alors que la chanson La Terre est ronde. Quelques jours plus tard, Comment c’est loin sortait au cinéma, reprenant le même concept que Bloqués dans un long métrage. Comme bien des personnes les protagonistes sont coincés : dans leur situation et dans leur tête, pris entre la pression sociale et le peur de ne pas y arriver, entre des difficultés insurmontables et l’absence de soutien de la société, qui juge et condamne plutôt qu’elle ne s’adapte. De ce film je retiendrai une certaine sincérité, à laquelle je ne peux pas être insensible. Depuis j’ai commencé à découvrir les chansons des Casseurs Flowters...

Conclusion :
De clic en clic on découvre des artistes qui méritent le détour.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les flasques
les textos littéraires
la procrastination
la peur




8 décembre 2015

Sarah Gavron : Les suffragettes (Suffragette)

Ce que le synopsis nous dit :
Au début du siècle dernier, en Angleterre, des femmes de toutes conditions décident de se battre pour obtenir le droit de vote. Face à leurs revendications, les réactions du gouvernement sont de plus en plus brutales et les obligent à entrer dans la clandestinité pour une lutte de plus en plus radicale. Puisque les manifestations pacifiques n’ont rien donné, celles que l’on appelle les suffragettes finissent par avoir recours à la violence pour se faire entendre. Dans ce combat pour l’égalité, elles sont prêtes à tout risquer: leur travail, leur maison, leurs enfants, et même leur vie. Maud est l’une de ces femmes. Jeune, mariée, mère, elle va se jeter dans le tourbillon d’une histoire que plus rien n’arrêtera…

Ce que j’en pense :
Au beau milieu des élections régionales, il est bon de se souvenir qu’en France les femmes ne peuvent voter que depuis 1944, ou qu’en Arabie Saoudite, ce privilège commence seulement à se mettre en place. Le film se focalise ici sur les actions mises en place par la population "féministe" britannique pour obtenir ce droit. Si certains personnages emblématiques du mouvement sont représentés, l’héroïne est  la Mme Toulemonde de l’époque, une illustre inconnue aux conditions de vie éprouvantes, issue de la population ouvrière. Les inégalités mises en lumière vont bien au-delà du simple accès aux urnes : les femmes étaient tout simplement soumises au bon vouloir de la gent masculine (vis-à-vis de l’argent, du travail, des enfants...) et n’avaient presque aucun autre choix que celui de devenir de bonnes épouses. Si je déplore le fait qu’il semble que le changement ne puisse se faire que dans la violence, je m’étonne pas de la virulence dont la société a alors fait preuve pour tenter d’enrayer le changement. Britanniques, françaises ou autres, je suis reconnaissante envers toutes ces personnes avant moi qui ont oeuvrées pour me donner les droits dont je bénéficie aujourd’hui. Ici ou ailleurs, la marche vers l’égalité (homme/femme ou autre) est loin d’être terminée, mais j’espère sincèrement que nous continuions à aller dans le bon sens.

Conclusion :
Une page de l’histoire intéressante et bien racontée.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les sentences
les témoignages
l’impuissance
la moitié de la population terrestre




3 décembre 2015

Kheiron : Nous trois ou rien

Ce que le synopsis nous dit :
D’un petit village du sud de l’Iran aux cités parisiennes, Kheiron nous raconte le destin hors du commun de ses parents Hibat et Fereshteh, éternels optimistes, dans une comédie aux airs de conte universel qui évoque l’amour familial, le don de soi et surtout l’idéal d’un vivre-ensemble.

Ce que j’en pense :
Un film utile, engagé, touchant, drôle, émouvant, qui fait vraiment du bien. Oui il s’agit d’un sentiment général de positivisme que saupoudre Nous trois ou rien. Si j’aurais bien aimé entendre parler persan, la qualité du casting compense largement cette omission. A ce niveau d’implication, plus encore qu'un hommage, il s’agit d’un véritable cadeau de la part de Kheiron envers ses parents, envers son pays d’origine, envers l’humanité en général et les spectateurs en particulier.Il montre, en parlant de sujet difficiles mais sans jamais tomber dans le pathos, que des alternatives sont possibles ; un joli message plein d’espoir, à diffuser largement.

Conclusion :
A voir absolument, n’importe quand, et surtout maintenant

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les barbes
les messages non verbaux
les photograhies mentales
les photographies murales