Ce que le synopsis nous dit :
Deadpool, est l'anti-héros le plus atypique de l'univers Marvel. A l'origine, il s'appelle Wade Wilson : un ancien militaire des Forces Spéciales devenu mercenaire. Après avoir subi une expérimentation hors norme qui va accélérer ses pouvoirs de guérison, il va devenir Deadpool. Armé de ses nouvelles capacités et d'un humour noir survolté, Deadpool va traquer l'homme qui a bien failli anéantir sa vie.
Ce que j’en pense :
Par mauvais concours de circonstances, je n’ai malheureusement pas pu assurer mon RDV cinématographique avec l’un des derniers nés de chez les X-Men, j’ai nommé Deadpool. Il faut dire que le film fait office d’ovni dans la série, sans compter avec la sortie si rapprochée de l’opus Apocalypse. Mais qu’à cela ne tienne, j’ai eu la chance de me rattraper lors d’un vol courrier. La présence de bruits des moteurs n’a peut-être pas permis un visionnage optimal, a fortiori quand il s’agit de suivre un débit élevé d’anglais non sous-titré, mais tant pis. Si quelques répliques m’auront échappées, cela ne m’aura pas empêchée d’en apprécier la majorité.
Précédement des rumeurs m’avaient laissée entendre que si Deadpool s’annonçait comme subversif, en réalité il revenait rapidement aux codes habituels du genre. Si l’effet blockbuster est bel et bien là, j’ai donc été surprise de voir qu’un petit vent frais soufflait bel et bien sûr ce film. Lorsque le personnage principal s’adresse directement au spectateur il s’agit non seulement d’apartés face caméra, mais surtout celui qui parle est l’un des « acteurs de ce système » plus que super héros : il fait référence à d’autres interprètes ou aux questions financières de production, utilise des produits dérivés (figurines par exemple), etc. Le second aspect différenciant à mon sens est la structure, tandis que le film se concentre uniquement sur comment Deadpool est devenu Deadpool. Contrairement à bien de ses pairs, il ne s’agit ni d’une courte introduction suivie par un gros méchant à combattre, ni d’une pièce de puzzle isolée qui ne fait pas sens sans d’autres films supplémentaires. Certes on pourrait également le voir comme une longue introduction à une suite prévisible, ce qui rendrait caduc les deux arguments précédents, n’empêche que Deadpool se tient, se suffit à lui-même sans qu’aucun autre élément ne soit indispensable. C’est déjà pas mal !
Conclusion :
Un blockbuster certes, mais un peu différent tout de même.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
l’asphyxie
les masques
la sincérité en amitié
la gestion des rivaux en amour
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28 juin 2016
21 avril 2016
Jon Favreau : Le livre de la jungle (The Jungle Book)
Ce que le synopsis nous dit :
Les aventures de Mowgli, un petit homme élevé dans la jungle par une famille de loups. Mais Mowgli n’est plus le bienvenu dans la jungle depuis que le redoutable tigre Shere Khan, qui porte les cicatrices des hommes, promet d’éliminer celui qu’il considère comme une menace. Poussé à abandonner le seul foyer qu’il ait jamais connu, Mowgli se lance dans un voyage captivant, à la découverte de soi, guidé par son mentor la panthère Bagheera et l’ours Baloo. Sur le chemin, Mowgli rencontre des créatures comme Kaa, un pyton à la voix séduisante et au regard hypnotique et le Roi Louie, qui tente de contraindre Mowgli à lui révéler le secret de la fleur rouge et insaisissable : le feu.
Ce que j’en pense :
Impossible en allant voir le dernier né des studios Disney de ne pas le comparer à sa version animée. De fait, si je ne gardais qu’un souvenir mitigé du film de 1967, je suis ressortie enchantée de cette récente séance. Tout d’abord l’univers, qu’il s’agisse de représentation de la jungle ou bien des bêtes qui l’habitent, est vraiment magnifique. J’ai beaucoup aimé la manière dont les échelles ont été arrangées, donnant une forte prestance aux animaux. Si j’ai beaucoup aimé l’ensemble, je retiendrai particulièrement le très amusant début d’amitié entre Baloo et Mowgli, ainsi que l’excellent générique de fin. J'ai également souri devant plusieurs scènes pour leurs étranges similitudes avec Le roi lion (qui restera LE film de mon enfance), un rapport avec la présence de félins, probablement. A noter qu’avec Ernest et Célestine c’est la seconde fois que j’ai le plaisir d’entendre Lambert Wilson doubler un ours !
Conclusion :
Excellent !!
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les astuces
les lianes
les sillons
les vestiges
Les aventures de Mowgli, un petit homme élevé dans la jungle par une famille de loups. Mais Mowgli n’est plus le bienvenu dans la jungle depuis que le redoutable tigre Shere Khan, qui porte les cicatrices des hommes, promet d’éliminer celui qu’il considère comme une menace. Poussé à abandonner le seul foyer qu’il ait jamais connu, Mowgli se lance dans un voyage captivant, à la découverte de soi, guidé par son mentor la panthère Bagheera et l’ours Baloo. Sur le chemin, Mowgli rencontre des créatures comme Kaa, un pyton à la voix séduisante et au regard hypnotique et le Roi Louie, qui tente de contraindre Mowgli à lui révéler le secret de la fleur rouge et insaisissable : le feu.
Ce que j’en pense :
Impossible en allant voir le dernier né des studios Disney de ne pas le comparer à sa version animée. De fait, si je ne gardais qu’un souvenir mitigé du film de 1967, je suis ressortie enchantée de cette récente séance. Tout d’abord l’univers, qu’il s’agisse de représentation de la jungle ou bien des bêtes qui l’habitent, est vraiment magnifique. J’ai beaucoup aimé la manière dont les échelles ont été arrangées, donnant une forte prestance aux animaux. Si j’ai beaucoup aimé l’ensemble, je retiendrai particulièrement le très amusant début d’amitié entre Baloo et Mowgli, ainsi que l’excellent générique de fin. J'ai également souri devant plusieurs scènes pour leurs étranges similitudes avec Le roi lion (qui restera LE film de mon enfance), un rapport avec la présence de félins, probablement. A noter qu’avec Ernest et Célestine c’est la seconde fois que j’ai le plaisir d’entendre Lambert Wilson doubler un ours !
Conclusion :
Excellent !!
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les astuces
les lianes
les sillons
les vestiges
23 janvier 2016
Mamoru Hosoda : Le garçon et la bête (バケモノの子, Bakemono no ko)
Ce que le synopsis nous dit :
Shibuya, le monde des humains, et Jutengai, le monde des Bêtes... C'est l'histoire d'un garçon solitaire et d'une Bête seule, qui vivent chacun dans deux mondes séparés. Un jour, le garçon se perd dans le monde des Bêtes où il devient le disciple de la Bête Kumatetsu qui lui donne le nom de Kyuta. Cette rencontre fortuite est le début d'une aventure qui dépasse l'imaginaire...
Ce que j’en pense :
La première chose qui m’a marquée dans ce film est le mélange des styles : certains décors sont si réalistes qu’on dirait des photos retravaillées, tandis qu’à d’autres moments les aplats évoquent plutôt les dessins “à l’ancienne”, le tout étant parfois édulcoré d’une touche électrique et lumineuse dans laquelle on voit clairement l’utilisation du numérique. Étrangement cette combinaison fonctionne bien, une fois dépassée la surprise.
J’ai beaucoup aimé l’histoire, qui m’a parue pertinente et intéressante alors que je m’attendais à quelque chose de très convenu. Les personnages sont bien travaillés (j’ai en particulier apprécié les interventions du seigneur de la ville), le fond est là et les références nombreuses. Pour alléger la durée globale, il aurait peut-être fallu faire l’impasse sur certains sujets, mais au final cela ne m’a pas dérangée. Et surtout j’ai souvent ri durant cette séance, une des raisons pour lesquelles j'en suis ressortie de bonne humeur.
Conclusion :
Une histoire, de l’humour, un conte qui se regarde avec plaisir.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les carottes
les oeufs
les cornes
les poils
Shibuya, le monde des humains, et Jutengai, le monde des Bêtes... C'est l'histoire d'un garçon solitaire et d'une Bête seule, qui vivent chacun dans deux mondes séparés. Un jour, le garçon se perd dans le monde des Bêtes où il devient le disciple de la Bête Kumatetsu qui lui donne le nom de Kyuta. Cette rencontre fortuite est le début d'une aventure qui dépasse l'imaginaire...
Ce que j’en pense :
La première chose qui m’a marquée dans ce film est le mélange des styles : certains décors sont si réalistes qu’on dirait des photos retravaillées, tandis qu’à d’autres moments les aplats évoquent plutôt les dessins “à l’ancienne”, le tout étant parfois édulcoré d’une touche électrique et lumineuse dans laquelle on voit clairement l’utilisation du numérique. Étrangement cette combinaison fonctionne bien, une fois dépassée la surprise.
J’ai beaucoup aimé l’histoire, qui m’a parue pertinente et intéressante alors que je m’attendais à quelque chose de très convenu. Les personnages sont bien travaillés (j’ai en particulier apprécié les interventions du seigneur de la ville), le fond est là et les références nombreuses. Pour alléger la durée globale, il aurait peut-être fallu faire l’impasse sur certains sujets, mais au final cela ne m’a pas dérangée. Et surtout j’ai souvent ri durant cette séance, une des raisons pour lesquelles j'en suis ressortie de bonne humeur.
Conclusion :
Une histoire, de l’humour, un conte qui se regarde avec plaisir.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les carottes
les oeufs
les cornes
les poils
16 décembre 2015
Orelsan : Comment c’est loin
Ce que le synopsis nous dit :
Après une dizaine d’années de non-productivité, Orel et Gringe, la trentaine, galèrent à écrire leur premier album de rap. Leurs textes, truffés de blagues de mauvais goût et de références alambiquées, évoquent leur quotidien dans une ville moyenne de province. Le problème : impossible de terminer une chanson. À l’issue d’une séance houleuse avec leurs producteurs, ils sont au pied du mur : ils ont 24h pour sortir une chanson digne de ce nom. Leurs vieux démons, la peur de l’échec, la procrastination, les potes envahissants, les problèmes de couple, etc. viendront se mettre en travers de leur chemin.
Ce que j’en pense :
Tout à commencé quand, un peu par hasard, j’ai été assister à Libre Éducation, le spectacle de Kheiron. Quand il a réalisé son premier film, je suis donc allée le voir également. Après la séance j’ai regardé de plus près la fiche casting du film, dont Kyan Khojandi faisait partie et je me suis demandé ce qu’il devenait depuis Bref. En lisant sa fiche Wikipédia j’ai vu qu’il participait à l’écriture d’une mini-série web : Bloqués. J’ai alors navigué vers le site de Canal + et regardé tous les épisodes disponibles, redécouvrant Orelsan, dont je ne connaissais alors que la chanson La Terre est ronde. Quelques jours plus tard, Comment c’est loin sortait au cinéma, reprenant le même concept que Bloqués dans un long métrage. Comme bien des personnes les protagonistes sont coincés : dans leur situation et dans leur tête, pris entre la pression sociale et le peur de ne pas y arriver, entre des difficultés insurmontables et l’absence de soutien de la société, qui juge et condamne plutôt qu’elle ne s’adapte. De ce film je retiendrai une certaine sincérité, à laquelle je ne peux pas être insensible. Depuis j’ai commencé à découvrir les chansons des Casseurs Flowters...
Conclusion :
De clic en clic on découvre des artistes qui méritent le détour.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les flasques
les textos littéraires
la procrastination
la peur
Après une dizaine d’années de non-productivité, Orel et Gringe, la trentaine, galèrent à écrire leur premier album de rap. Leurs textes, truffés de blagues de mauvais goût et de références alambiquées, évoquent leur quotidien dans une ville moyenne de province. Le problème : impossible de terminer une chanson. À l’issue d’une séance houleuse avec leurs producteurs, ils sont au pied du mur : ils ont 24h pour sortir une chanson digne de ce nom. Leurs vieux démons, la peur de l’échec, la procrastination, les potes envahissants, les problèmes de couple, etc. viendront se mettre en travers de leur chemin.
Ce que j’en pense :
Tout à commencé quand, un peu par hasard, j’ai été assister à Libre Éducation, le spectacle de Kheiron. Quand il a réalisé son premier film, je suis donc allée le voir également. Après la séance j’ai regardé de plus près la fiche casting du film, dont Kyan Khojandi faisait partie et je me suis demandé ce qu’il devenait depuis Bref. En lisant sa fiche Wikipédia j’ai vu qu’il participait à l’écriture d’une mini-série web : Bloqués. J’ai alors navigué vers le site de Canal + et regardé tous les épisodes disponibles, redécouvrant Orelsan, dont je ne connaissais alors que la chanson La Terre est ronde. Quelques jours plus tard, Comment c’est loin sortait au cinéma, reprenant le même concept que Bloqués dans un long métrage. Comme bien des personnes les protagonistes sont coincés : dans leur situation et dans leur tête, pris entre la pression sociale et le peur de ne pas y arriver, entre des difficultés insurmontables et l’absence de soutien de la société, qui juge et condamne plutôt qu’elle ne s’adapte. De ce film je retiendrai une certaine sincérité, à laquelle je ne peux pas être insensible. Depuis j’ai commencé à découvrir les chansons des Casseurs Flowters...
Conclusion :
De clic en clic on découvre des artistes qui méritent le détour.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les flasques
les textos littéraires
la procrastination
la peur
8 décembre 2015
Sarah Gavron : Les suffragettes (Suffragette)
Ce que le synopsis nous dit :
Au début du siècle dernier, en Angleterre, des femmes de toutes conditions décident de se battre pour obtenir le droit de vote. Face à leurs revendications, les réactions du gouvernement sont de plus en plus brutales et les obligent à entrer dans la clandestinité pour une lutte de plus en plus radicale. Puisque les manifestations pacifiques n’ont rien donné, celles que l’on appelle les suffragettes finissent par avoir recours à la violence pour se faire entendre. Dans ce combat pour l’égalité, elles sont prêtes à tout risquer: leur travail, leur maison, leurs enfants, et même leur vie. Maud est l’une de ces femmes. Jeune, mariée, mère, elle va se jeter dans le tourbillon d’une histoire que plus rien n’arrêtera…
Ce que j’en pense :
Au beau milieu des élections régionales, il est bon de se souvenir qu’en France les femmes ne peuvent voter que depuis 1944, ou qu’en Arabie Saoudite, ce privilège commence seulement à se mettre en place. Le film se focalise ici sur les actions mises en place par la population "féministe" britannique pour obtenir ce droit. Si certains personnages emblématiques du mouvement sont représentés, l’héroïne est la Mme Toulemonde de l’époque, une illustre inconnue aux conditions de vie éprouvantes, issue de la population ouvrière. Les inégalités mises en lumière vont bien au-delà du simple accès aux urnes : les femmes étaient tout simplement soumises au bon vouloir de la gent masculine (vis-à-vis de l’argent, du travail, des enfants...) et n’avaient presque aucun autre choix que celui de devenir de bonnes épouses. Si je déplore le fait qu’il semble que le changement ne puisse se faire que dans la violence, je m’étonne pas de la virulence dont la société a alors fait preuve pour tenter d’enrayer le changement. Britanniques, françaises ou autres, je suis reconnaissante envers toutes ces personnes avant moi qui ont oeuvrées pour me donner les droits dont je bénéficie aujourd’hui. Ici ou ailleurs, la marche vers l’égalité (homme/femme ou autre) est loin d’être terminée, mais j’espère sincèrement que nous continuions à aller dans le bon sens.
Conclusion :
Une page de l’histoire intéressante et bien racontée.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les sentences
les témoignages
l’impuissance
la moitié de la population terrestre
Au début du siècle dernier, en Angleterre, des femmes de toutes conditions décident de se battre pour obtenir le droit de vote. Face à leurs revendications, les réactions du gouvernement sont de plus en plus brutales et les obligent à entrer dans la clandestinité pour une lutte de plus en plus radicale. Puisque les manifestations pacifiques n’ont rien donné, celles que l’on appelle les suffragettes finissent par avoir recours à la violence pour se faire entendre. Dans ce combat pour l’égalité, elles sont prêtes à tout risquer: leur travail, leur maison, leurs enfants, et même leur vie. Maud est l’une de ces femmes. Jeune, mariée, mère, elle va se jeter dans le tourbillon d’une histoire que plus rien n’arrêtera…
Ce que j’en pense :
Au beau milieu des élections régionales, il est bon de se souvenir qu’en France les femmes ne peuvent voter que depuis 1944, ou qu’en Arabie Saoudite, ce privilège commence seulement à se mettre en place. Le film se focalise ici sur les actions mises en place par la population "féministe" britannique pour obtenir ce droit. Si certains personnages emblématiques du mouvement sont représentés, l’héroïne est la Mme Toulemonde de l’époque, une illustre inconnue aux conditions de vie éprouvantes, issue de la population ouvrière. Les inégalités mises en lumière vont bien au-delà du simple accès aux urnes : les femmes étaient tout simplement soumises au bon vouloir de la gent masculine (vis-à-vis de l’argent, du travail, des enfants...) et n’avaient presque aucun autre choix que celui de devenir de bonnes épouses. Si je déplore le fait qu’il semble que le changement ne puisse se faire que dans la violence, je m’étonne pas de la virulence dont la société a alors fait preuve pour tenter d’enrayer le changement. Britanniques, françaises ou autres, je suis reconnaissante envers toutes ces personnes avant moi qui ont oeuvrées pour me donner les droits dont je bénéficie aujourd’hui. Ici ou ailleurs, la marche vers l’égalité (homme/femme ou autre) est loin d’être terminée, mais j’espère sincèrement que nous continuions à aller dans le bon sens.
Conclusion :
Une page de l’histoire intéressante et bien racontée.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les sentences
les témoignages
l’impuissance
la moitié de la population terrestre
9 novembre 2015
Ridley Scott : Seul sur Mars (The Martian)
Ce que le synopsis nous dit :
Lors d’une expédition sur Mars, l’astronaute Mark Watney (Matt Damon) est laissé pour mort par ses coéquipiers, une tempête les ayant obligés à décoller en urgence. Mais Mark a survécu et il est désormais seul, sans moyen de repartir, sur une planète hostile. Il va devoir faire appel à son intelligence et son ingéniosité pour tenter de survivre et trouver un moyen de contacter la Terre. A 225 millions de kilomètres, la NASA et des scientifiques du monde entier travaillent sans relâche pour le sauver, pendant que ses coéquipiers tentent d’organiser une mission pour le récupérer au péril de leurs vies.
Ce que j’en pense :
Ayant beaucoup apprécié le livre d'Andy Weirs, je n'ai pas hésité longtemps avant d'aller voir son adaptation cinématographique. S’agissant d'une oeuvre très complexe, il fallait nécessairement tailler dans la masse de détails techniques, et je n'avais aucune attente quant à la réussite de l'entreprise. J'avais par ailleurs quelques réserves sur le choix de Matt Damon, qui m'avait déjà laissé de glace en tant que cosmonaute d'Interstellar (oui là il y a une référence, qu'est-ce que je suis drôle). Il me semble qu'un acteur moins connu aurait été plus opportun.
Et puis bonne surprise, Matt Damon s'intègre subtilement à cet univers, sans que son statut ne vienne nuire au rôle. J’ai trouvé également intelligente la manière dont le matériau de base a été utilisé, faisant bien passer l’ambiance générale, tout en restant cohérent dans sa narration. Le soin apporté à l’aspect scientifique est peut-être celui qui souffre le plus de cette transfiguration, ce qui était prévisible.
En contrepartie, l’équilibre sérieux/humour a bien été respecté, sans lequel le film aurait pu rapidement être ennuyeux.
Si je n’ai pas été spécialement éblouie par les paysages martiens, je dois dire que j’ai été contente de pouvoir visualiser certaines scènes, dont je n’avais pas forcement compris tous les tenants et aboutissants à la lecture (sur la fin en particulier), et là il s’agit d’une vraie plus-value de l’image !
Conclusion :
Une très bonne adaptation d’un très bon roman !
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les pommes de terre
l’alphabet
l’eau
les bâches
Lors d’une expédition sur Mars, l’astronaute Mark Watney (Matt Damon) est laissé pour mort par ses coéquipiers, une tempête les ayant obligés à décoller en urgence. Mais Mark a survécu et il est désormais seul, sans moyen de repartir, sur une planète hostile. Il va devoir faire appel à son intelligence et son ingéniosité pour tenter de survivre et trouver un moyen de contacter la Terre. A 225 millions de kilomètres, la NASA et des scientifiques du monde entier travaillent sans relâche pour le sauver, pendant que ses coéquipiers tentent d’organiser une mission pour le récupérer au péril de leurs vies.
Ce que j’en pense :
Ayant beaucoup apprécié le livre d'Andy Weirs, je n'ai pas hésité longtemps avant d'aller voir son adaptation cinématographique. S’agissant d'une oeuvre très complexe, il fallait nécessairement tailler dans la masse de détails techniques, et je n'avais aucune attente quant à la réussite de l'entreprise. J'avais par ailleurs quelques réserves sur le choix de Matt Damon, qui m'avait déjà laissé de glace en tant que cosmonaute d'Interstellar (oui là il y a une référence, qu'est-ce que je suis drôle). Il me semble qu'un acteur moins connu aurait été plus opportun.
Et puis bonne surprise, Matt Damon s'intègre subtilement à cet univers, sans que son statut ne vienne nuire au rôle. J’ai trouvé également intelligente la manière dont le matériau de base a été utilisé, faisant bien passer l’ambiance générale, tout en restant cohérent dans sa narration. Le soin apporté à l’aspect scientifique est peut-être celui qui souffre le plus de cette transfiguration, ce qui était prévisible.
En contrepartie, l’équilibre sérieux/humour a bien été respecté, sans lequel le film aurait pu rapidement être ennuyeux.Si je n’ai pas été spécialement éblouie par les paysages martiens, je dois dire que j’ai été contente de pouvoir visualiser certaines scènes, dont je n’avais pas forcement compris tous les tenants et aboutissants à la lecture (sur la fin en particulier), et là il s’agit d’une vraie plus-value de l’image !
Conclusion :
Une très bonne adaptation d’un très bon roman !
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les pommes de terre
l’alphabet
l’eau
les bâches
19 octobre 2015
Nabil Ayouch : Much Loved
Ce que le synopsis nous dit :
Marrakech, aujourd'hui. Noha, Randa, Soukaina et Hlima vivent d'amours tarifées. Ce sont des prostituées, des objets de désir. Vivantes et complices, dignes et émancipées, elles surmontent au quotidien la violence d’une société qui les utilise tout en les condamnant.
Ce que j’en pense :
Un film sur la prostitution, au Maroc, on se doute qu’il y aura des moments pénibles, que tôt ou tard cela va tourner au vinaigre. Heureusement, Nabil Ayouch a su éviter les stéréotypes et nous proposer une oeuvre fort subtile. L’accent principal n’est pas tant mis sur les difficultés quotidiennes rencontrées par ces femmes, que sur la force et le courage avec lesquels elles savent y faire face. Elles font tout leur possible pour ne pas se comporter comme des victimes, mais pour vivre, restées fières, soudées, malgré le peu de considération et d’estime que la société leur prête.
A la suite de cette séance, la lecture d’une interview de Loubna Abidar, Noha à l’écran, m’aura fait prendre conscience également du courage qu’il aura fallu aux actrices pour accepter ces rôles : provocation, nudité, sexualité... si l’intention de Much Loved est de dénoncer, il est facile de penser que la représentation publique de ces éléments va à l’encontre d'une certain bienséance. Il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour aller vers un monde plus tolérant, plus égalitaire, pour les femmes et pour les hommes.
Conclusion :
Une invitation à prendre conscience, mais aussi à apprécier sa propre chance.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les taxis
les robes
le Coca-cola
le prix de la vie
Marrakech, aujourd'hui. Noha, Randa, Soukaina et Hlima vivent d'amours tarifées. Ce sont des prostituées, des objets de désir. Vivantes et complices, dignes et émancipées, elles surmontent au quotidien la violence d’une société qui les utilise tout en les condamnant.
Ce que j’en pense :
Un film sur la prostitution, au Maroc, on se doute qu’il y aura des moments pénibles, que tôt ou tard cela va tourner au vinaigre. Heureusement, Nabil Ayouch a su éviter les stéréotypes et nous proposer une oeuvre fort subtile. L’accent principal n’est pas tant mis sur les difficultés quotidiennes rencontrées par ces femmes, que sur la force et le courage avec lesquels elles savent y faire face. Elles font tout leur possible pour ne pas se comporter comme des victimes, mais pour vivre, restées fières, soudées, malgré le peu de considération et d’estime que la société leur prête.
A la suite de cette séance, la lecture d’une interview de Loubna Abidar, Noha à l’écran, m’aura fait prendre conscience également du courage qu’il aura fallu aux actrices pour accepter ces rôles : provocation, nudité, sexualité... si l’intention de Much Loved est de dénoncer, il est facile de penser que la représentation publique de ces éléments va à l’encontre d'une certain bienséance. Il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour aller vers un monde plus tolérant, plus égalitaire, pour les femmes et pour les hommes.
Conclusion :
Une invitation à prendre conscience, mais aussi à apprécier sa propre chance.
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les taxis
les robes
le Coca-cola
le prix de la vie
3 octobre 2015
Xavier Giannoli : Marguerite
Ce que le synopsis nous dit :
Le Paris des années 20. Marguerite Dumont est une femme fortunée passionnée de musique et d’opéra. Depuis des années elle chante régulièrement devant son cercle d’habitués. Mais Marguerite chante tragiquement faux et personne ne le lui a jamais dit. Son mari et ses proches l’ont toujours entretenue dans ses illusions. Tout se complique le jour où elle se met en tête de se produire devant un vrai public à l’Opéra.
Ce que j’en pense :
Drôle ou triste selon sous quel angle on choisit de se placer, sans doute les deux à la fois, l’histoire de cette Marguerite Dumont est touchante. Convaincue depuis longtemps du talent d’interprète de Catherine Frot, je n’ai pas été surprise de voir la palette d’émotion qu’elle parvient à faire passer à l’écran. On la trouve ridicule, on la prend en pitié, on s’attache à elle, tout comme les protagonistes qui l’entourent, tentés de l’utiliser pour finalement succomber à sa naïveté. Bien souvient les intentions sont floues, la frontière entre abus et bienveillance semblant bien mince. Ces personnages secondaires d’ailleurs, qui peinent à trouver leur place. Leurs histoires sont abordées, sans être réellement traités, pour finalement sembler tomber là comme un cheveux sur la soupe.
L’univers des années 20 est pour sa part rès réussi, telle une version plus sage de Gatsby le magnifique où l’argent coule à flot et la réalité semble oin des considérations de chacun. Je soulignerai en particulier l’utilisation intelligente de l'élément photographique.
Conclusion :
Une jolie mélodie.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les souffleurs
les barbes
la fumée
les éléments de décor
Le Paris des années 20. Marguerite Dumont est une femme fortunée passionnée de musique et d’opéra. Depuis des années elle chante régulièrement devant son cercle d’habitués. Mais Marguerite chante tragiquement faux et personne ne le lui a jamais dit. Son mari et ses proches l’ont toujours entretenue dans ses illusions. Tout se complique le jour où elle se met en tête de se produire devant un vrai public à l’Opéra.
Ce que j’en pense :
Drôle ou triste selon sous quel angle on choisit de se placer, sans doute les deux à la fois, l’histoire de cette Marguerite Dumont est touchante. Convaincue depuis longtemps du talent d’interprète de Catherine Frot, je n’ai pas été surprise de voir la palette d’émotion qu’elle parvient à faire passer à l’écran. On la trouve ridicule, on la prend en pitié, on s’attache à elle, tout comme les protagonistes qui l’entourent, tentés de l’utiliser pour finalement succomber à sa naïveté. Bien souvient les intentions sont floues, la frontière entre abus et bienveillance semblant bien mince. Ces personnages secondaires d’ailleurs, qui peinent à trouver leur place. Leurs histoires sont abordées, sans être réellement traités, pour finalement sembler tomber là comme un cheveux sur la soupe.
L’univers des années 20 est pour sa part rès réussi, telle une version plus sage de Gatsby le magnifique où l’argent coule à flot et la réalité semble oin des considérations de chacun. Je soulignerai en particulier l’utilisation intelligente de l'élément photographique.
Conclusion :
Une jolie mélodie.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
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les barbes
la fumée
les éléments de décor
29 août 2015
Nima Nourizadeh : American Ultra
Ce que le synopsis nous dit :
Une comédie d’action à propos de Mike Howell dont la vie paisible et sans ambition avec sa petite amie Phoebe se retrouve soudainement chamboulée. À sa grande surprise, Il est en fait un agent dormant surentrainé dont la mémoire a été effacée. En un clin d’œil, son passé refait surface et Mike se retrouve au milieu d’une opération gouvernemen- tale visant à l’éliminer. Il va alors devoir faire appel à ses capacités insoupçonnées d’agent secret pour survivre.
Ce que j’en pense :
Exactement le film que j’attendais, j’ai passé un excellent moment : très déchaîné, très déjanté, et surtout très absurde tout du long, donc très drôle (selon mon propre sens de l’humour en tout cas). Je retiendrais particulièrement la scène tournée en lumière blanche, que j’ai trouvée très ingénieuse, et bien sûr le jeu d’acteur de Jesse Eisenberg, dont la maîtrise gestuelle offre de nombreuses possibilités comiques (exploitées à merveille par Nima Nourizadeh).
A noter que si les scènes ensanglantées et les combats sont omniprésents, la réalisation est faite pour éviter d'offusquer. En réalité on ne voit pas grand chose, et on ne nous pousse pas à imaginer non plus (la suggestion pouvant parfois être plus éprouvante que l’image). Ce qui, soit dit en passant, rajoute une couche d’absurde (hehe). Ajoutons à cela une histoire d’amour moderne qui trouve à merveille sa place dans l’ensemble, permettant de s’attacher aux personnages tout en renforçant (également) l’aspect décalé.
Conclusion :
Un vrai bon divertissement.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les traces de fond de teint
les drones
les chiots
l’anxiété
Une comédie d’action à propos de Mike Howell dont la vie paisible et sans ambition avec sa petite amie Phoebe se retrouve soudainement chamboulée. À sa grande surprise, Il est en fait un agent dormant surentrainé dont la mémoire a été effacée. En un clin d’œil, son passé refait surface et Mike se retrouve au milieu d’une opération gouvernemen- tale visant à l’éliminer. Il va alors devoir faire appel à ses capacités insoupçonnées d’agent secret pour survivre.
Ce que j’en pense :
Exactement le film que j’attendais, j’ai passé un excellent moment : très déchaîné, très déjanté, et surtout très absurde tout du long, donc très drôle (selon mon propre sens de l’humour en tout cas). Je retiendrais particulièrement la scène tournée en lumière blanche, que j’ai trouvée très ingénieuse, et bien sûr le jeu d’acteur de Jesse Eisenberg, dont la maîtrise gestuelle offre de nombreuses possibilités comiques (exploitées à merveille par Nima Nourizadeh).
A noter que si les scènes ensanglantées et les combats sont omniprésents, la réalisation est faite pour éviter d'offusquer. En réalité on ne voit pas grand chose, et on ne nous pousse pas à imaginer non plus (la suggestion pouvant parfois être plus éprouvante que l’image). Ce qui, soit dit en passant, rajoute une couche d’absurde (hehe). Ajoutons à cela une histoire d’amour moderne qui trouve à merveille sa place dans l’ensemble, permettant de s’attacher aux personnages tout en renforçant (également) l’aspect décalé.
Conclusion :
Un vrai bon divertissement.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les traces de fond de teint
les drones
les chiots
l’anxiété
4 août 2015
Mark Osborne - Antoine de Saint-Exupéry : Le Petit Prince
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C’est l’histoire d’une histoire.
C’est l’histoire d’une petite fille, intrépide et curieuse, qui vit dans un monde d’adultes.
C’est l’histoire d’un aviateur, excentrique et facétieux, qui n’a jamais vraiment grandi.
C’est l’histoire du Petit Prince qui va les réunir dans une aventure extraordinaire.
Ce que j’en pense :
Comme tout le monde, j’avais déjà lu le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry, mais je l’avais découvert à plu de 20 ans, alors que j’entrais déjà dans l’âge adulte. J’avais trouvé ça intéressant mais pas si marquant, pas si exceptionnel.
Aujourd’hui, le Mark Osborne me permet de voir les choses un peu différemment. La manière dont il met en perspective ce conte dans une autre histoire est tout à fait à propos. L’histoire m’a ainsi paru plus compréhensible, tandis que certaines interrogations ont vu le jour, m’amenant à lire le livre une nouvelle fois après la séance. Je ne sais pas si je suis vraiment plus avancée, mais je vais juste accepter que c’est comme ça.
Le Petit Prince parle d’enfance et de naïveté, mais se situe finalement à la frontière de l’âge adulte. Certaines choses ne peuvent vraiment s’apprécier, l’imagination exulter, qu’à travers la simplicité de l’enfance, tandis que d’autres ne peuvent être estimées à la juste valeur qu’après un certain apprentissage. Car pour ce Petit Prince aussi bien que cette petit fille, c’est d’un voyage initiatique dont il s’agit.
Et je ne peux pas résister à la voix d’André Dussolier.
Conclusion :
Du rire et des larmes, pour une histoire qui aura marquée des générations de grands enfants.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les chapeaux
les aimants
les cavernes d’Ali Baba
les ceintures de sécurité
31 juillet 2015
Matteo Garrone : Tale of tales (Il racconto dei racconti)
Ce que le synopsis nous dit :
Il était une fois trois royaumes voisins où dans de merveilleux châteaux régnaient rois et reines, princes et princesses : un roi fornicateur et libertin, un autre captivé par un étrange animal, une reine obsédée par son désir d'enfant... Sorciers et fées, monstres redoutables, ogre et vieilles lavandières, saltimbanques et courtisans sont les héros de cette libre interprétation des célèbres contes de Giambattista Basile.
Ce que j’en pense :
Les critiques disaient que ce film était “différent”. Elles n’avaient pas menti. Loin de la magie Disney (très loin), tout se résume au fait que l’approche de Matteo Garrone est crue, quelque part réaliste. Les contes se situent dans une période moyenâgeuse, où la beauté des vêtements et le luxe des châteaux se confrontent à la crasse des villageois, à l'obscénité des garde-manger où pendent les cadavres, et surtout à la monstruosité des mœurs. Un contraste permanent se fait entre sublime et horreur. Cela m’a particulièrement frappée vers la fin, lorsque les robes salies, les coiffures défaites restent tout de même le reflet du sublime qu’elles étaient. Les univers qui ont été imaginés pour les trois royaumes sont prodigieux.
Mais c’est gore, c’est répugnant, c’est très dérangeant, et en même temps ça a du sens. Si sa lecture est une expérience beaucoup moins sanglante, j’imagine que l’on aurait pu mettre en scène de manière similaire Le livre des choses perdues de John Connolly. C’est tout simplement que l’on ne nous épargne rien.
Si au sortir de la séance j’étais surtout dégoûtée (probablement sur la défensive), le recul m’a permis d’apprécier tous les détails qui font l”intérêt de ce film : la centralisation sur les femmes, la critique de l’égoïsme des ces rois qui font passer leurs plaisirs avant leur royaume, la superficialité, la méchanceté, la luxure, la recherche de beauté à tout prix... tant de thèmes immuables (les contes qui sont à la source de cette production sont plus anciens que ceux de Grimm ou Andersen).
Au final j’aurais passé beaucoup de temps après coup à chercher, comprendre, discuter de film si marquant. Si j’espère bien ne plus jamais avoir à le revoir un jour (en fait ce n’est pas négociable, il n’y a aucune chance que ça arrive), je ne regrette pas du tout cette expérience.
Conclusion :
Un moment de cinéma dérangeant, voire pénible, mais pas inutile pour autant.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
la chirurgie esthétique
les princes charmant
l’ambition
le prix à payer
Il était une fois trois royaumes voisins où dans de merveilleux châteaux régnaient rois et reines, princes et princesses : un roi fornicateur et libertin, un autre captivé par un étrange animal, une reine obsédée par son désir d'enfant... Sorciers et fées, monstres redoutables, ogre et vieilles lavandières, saltimbanques et courtisans sont les héros de cette libre interprétation des célèbres contes de Giambattista Basile.
Ce que j’en pense :
Les critiques disaient que ce film était “différent”. Elles n’avaient pas menti. Loin de la magie Disney (très loin), tout se résume au fait que l’approche de Matteo Garrone est crue, quelque part réaliste. Les contes se situent dans une période moyenâgeuse, où la beauté des vêtements et le luxe des châteaux se confrontent à la crasse des villageois, à l'obscénité des garde-manger où pendent les cadavres, et surtout à la monstruosité des mœurs. Un contraste permanent se fait entre sublime et horreur. Cela m’a particulièrement frappée vers la fin, lorsque les robes salies, les coiffures défaites restent tout de même le reflet du sublime qu’elles étaient. Les univers qui ont été imaginés pour les trois royaumes sont prodigieux.
Mais c’est gore, c’est répugnant, c’est très dérangeant, et en même temps ça a du sens. Si sa lecture est une expérience beaucoup moins sanglante, j’imagine que l’on aurait pu mettre en scène de manière similaire Le livre des choses perdues de John Connolly. C’est tout simplement que l’on ne nous épargne rien.
Si au sortir de la séance j’étais surtout dégoûtée (probablement sur la défensive), le recul m’a permis d’apprécier tous les détails qui font l”intérêt de ce film : la centralisation sur les femmes, la critique de l’égoïsme des ces rois qui font passer leurs plaisirs avant leur royaume, la superficialité, la méchanceté, la luxure, la recherche de beauté à tout prix... tant de thèmes immuables (les contes qui sont à la source de cette production sont plus anciens que ceux de Grimm ou Andersen).
Au final j’aurais passé beaucoup de temps après coup à chercher, comprendre, discuter de film si marquant. Si j’espère bien ne plus jamais avoir à le revoir un jour (en fait ce n’est pas négociable, il n’y a aucune chance que ça arrive), je ne regrette pas du tout cette expérience.
Conclusion :
Un moment de cinéma dérangeant, voire pénible, mais pas inutile pour autant.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
la chirurgie esthétique
les princes charmant
l’ambition
le prix à payer
23 juillet 2015
Peyton Reed : Ant-man
Ce que le synopsis nous dit :
Scott Lang, cambrioleur de haut vol, va devoir apprendre à se comporter en héros et aider son mentor, le Dr Hank Pym, à protéger le secret de son spectaculaire costume d’Ant-Man, afin d’affronter une effroyable menace…
Ce que j’en pense :
S’il ne s’agissait pas d’un Marvel, je ne suis pas certaine que je serais allée voir Ant-Man. Sur le papier, ça sonne quand même un peu ridicule tout ça. Le synopsis arrive à pulvériser le quota de clichés en moins de 3 lignes, avec des expressions telles que “spectaculaire costume” ou “effroyable menace”.
Sur grand écran... c’était super cool (on fera ici fi de l’aspect crédibilité). C’est trop bien les fourmis ! En parlant de ça j’ai récemment fait acquisition du jeu de société Myrmes, que je conseille autant pour son univers que pour son mécanisme de réflexion. Tout cela me donnerais presque envie de relire (pour la énième fois) la trilogie de Bernard Weber. Mais je m’égare.
Ouais Evangeline Lilly est correcte (mis à part sa coupe de cheveux). Pour une fois l’attention est assez bien équilibrée entre les différents personnages (sans aller dans la réflexion profonde non plus). Une amie m’a fait remarqué que c’était quand même pas de bol que le Faucon (un noir) et La veuve noire (une femme), personnages pourtant récurrents de l’univers, n’aient pas le droit à leurs propres opus. Mais je m’égare à nouveau...
Un peu d’humour, de l’action, des références au reste de l’univers... tous les ingrédients habituels sont bien là, on en demandait pas moins. L’aspect “amoureux” d’Ant-Man est presque blasant, mais au moins il ne s’agit pas d’un éléments trop important du scénario, ça change.
Conclusion :
C’était super cool.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les trains
les pyramides
les colonies
les serrures
Scott Lang, cambrioleur de haut vol, va devoir apprendre à se comporter en héros et aider son mentor, le Dr Hank Pym, à protéger le secret de son spectaculaire costume d’Ant-Man, afin d’affronter une effroyable menace…
Ce que j’en pense :
S’il ne s’agissait pas d’un Marvel, je ne suis pas certaine que je serais allée voir Ant-Man. Sur le papier, ça sonne quand même un peu ridicule tout ça. Le synopsis arrive à pulvériser le quota de clichés en moins de 3 lignes, avec des expressions telles que “spectaculaire costume” ou “effroyable menace”.
Sur grand écran... c’était super cool (on fera ici fi de l’aspect crédibilité). C’est trop bien les fourmis ! En parlant de ça j’ai récemment fait acquisition du jeu de société Myrmes, que je conseille autant pour son univers que pour son mécanisme de réflexion. Tout cela me donnerais presque envie de relire (pour la énième fois) la trilogie de Bernard Weber. Mais je m’égare.
Ouais Evangeline Lilly est correcte (mis à part sa coupe de cheveux). Pour une fois l’attention est assez bien équilibrée entre les différents personnages (sans aller dans la réflexion profonde non plus). Une amie m’a fait remarqué que c’était quand même pas de bol que le Faucon (un noir) et La veuve noire (une femme), personnages pourtant récurrents de l’univers, n’aient pas le droit à leurs propres opus. Mais je m’égare à nouveau...
Un peu d’humour, de l’action, des références au reste de l’univers... tous les ingrédients habituels sont bien là, on en demandait pas moins. L’aspect “amoureux” d’Ant-Man est presque blasant, mais au moins il ne s’agit pas d’un éléments trop important du scénario, ça change.
Conclusion :
C’était super cool.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les trains
les pyramides
les colonies
les serrures
24 juin 2015
Bruno Podalydès : Comme un avion
Ce que le synopsis nous dit :
Michel, la cinquantaine, est infographiste. Passionné par l'aéropostale, il se rêve en Jean Mermoz quand il prend son scooter. Et pourtant, lui‐même n’a jamais piloté d’avion…
Un jour, Michel tombe en arrêt devant des photos de kayak : on dirait le fuselage d’un avion. C'est le coup de foudre. En cachette de sa femme, il achète un kayak à monter soi‐même et tout le matériel qui va avec. Michel pagaie des heures sur son toit, rêve de grandes traversées en solitaire mais ne se décide pas à le mettre à l'eau. Rachelle découvre tout son attirail et le pousse alors à larguer les amarres.
Ce que j’en pense :
Lorsque l’on s’embarque pour l’inconnu, comme le fait Michel à bord de son Kayak, tout est possible. Il est n’est nécessaire d’aller bien loin pour avoir des surprises, bonnes ou mauvaises, et rien ne se passe jamais comme prévu. C’est la beauté des voyages, la recette de l’aventure. Il en va de même pour le spectateur qui se laisse entraîner dans le récit de Bruno Polydadès. Tout est possible, tout arrive, du plus prévisible au plus inattendu, du plus classique au plus farfelu. Le secret pour apprécier ce type de film est d’accepter de ne pas savoir où l’on va, que le but n’est autre que le voyage en lui-même et de se laisser porter. J'avais un peu eu le même sentiment dans le film Au bout du conte (avec Agnès Jaoui également). Comme me l’a fait remarquer mon complice de séance, ici tout gravite autour de Michel, les autres personnages n’existant qu’à travers lui, n'étant que des étapes à son périple. A une époque qui prône l’hyperactivité et glorifie le stress (parce que quand on est débordé on se sent important), ce personnage de Michel prend le contre-pied, il nous montre qu’arrêter de se battre ne signifie pas forcément renoncer, que lâcher prise n’est pas perdre pied, au contraire. C’est toute une philosophie de vie qui nous est proposée, et que l’on choisisse ou non de l’adopter, on pourra au moins l’accepter comme valable.
Conclusion :
Un film très déroutant mais un voyage intéressant
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
l’équipement
le courant
les choix
la géolocalisation
Michel, la cinquantaine, est infographiste. Passionné par l'aéropostale, il se rêve en Jean Mermoz quand il prend son scooter. Et pourtant, lui‐même n’a jamais piloté d’avion…
Un jour, Michel tombe en arrêt devant des photos de kayak : on dirait le fuselage d’un avion. C'est le coup de foudre. En cachette de sa femme, il achète un kayak à monter soi‐même et tout le matériel qui va avec. Michel pagaie des heures sur son toit, rêve de grandes traversées en solitaire mais ne se décide pas à le mettre à l'eau. Rachelle découvre tout son attirail et le pousse alors à larguer les amarres.
Ce que j’en pense :
Lorsque l’on s’embarque pour l’inconnu, comme le fait Michel à bord de son Kayak, tout est possible. Il est n’est nécessaire d’aller bien loin pour avoir des surprises, bonnes ou mauvaises, et rien ne se passe jamais comme prévu. C’est la beauté des voyages, la recette de l’aventure. Il en va de même pour le spectateur qui se laisse entraîner dans le récit de Bruno Polydadès. Tout est possible, tout arrive, du plus prévisible au plus inattendu, du plus classique au plus farfelu. Le secret pour apprécier ce type de film est d’accepter de ne pas savoir où l’on va, que le but n’est autre que le voyage en lui-même et de se laisser porter. J'avais un peu eu le même sentiment dans le film Au bout du conte (avec Agnès Jaoui également). Comme me l’a fait remarquer mon complice de séance, ici tout gravite autour de Michel, les autres personnages n’existant qu’à travers lui, n'étant que des étapes à son périple. A une époque qui prône l’hyperactivité et glorifie le stress (parce que quand on est débordé on se sent important), ce personnage de Michel prend le contre-pied, il nous montre qu’arrêter de se battre ne signifie pas forcément renoncer, que lâcher prise n’est pas perdre pied, au contraire. C’est toute une philosophie de vie qui nous est proposée, et que l’on choisisse ou non de l’adopter, on pourra au moins l’accepter comme valable.
Conclusion :
Un film très déroutant mais un voyage intéressant
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
l’équipement
le courant
les choix
la géolocalisation
22 juin 2015
Pete Docter : Vice-versa (Inside out)
Ce que le synopsis nous dit :
Au Quartier Général, le centre de contrôle situé dans la tête de la petite Riley, 11 ans, cinq Émotions sont au travail. À leur tête, Joie, débordante d’optimisme et de bonne humeur, veille à ce que Riley soit heureuse. Peur se charge de la sécurité, Colère s’assure que la justice règne, et Dégoût empêche Riley de se faire empoisonner la vie – au sens propre comme au figuré. Quant à Tristesse, elle n’est pas très sûre de son rôle. Les autres non plus, d’ailleurs… Lorsque la famille de Riley emménage dans une grande ville, avec tout ce que cela peut avoir d’effrayant, les Émotions ont fort à faire pour guider la jeune fille durant cette difficile transition. Mais quand Joie et Tristesse se perdent accidentellement dans les recoins les plus éloignés de l’esprit de Riley, emportant avec elles certains souvenirs essentiels, Peur, Colère et Dégoût sont bien obligés de prendre le relais. Joie et Tristesse vont devoir s’aventurer dans des endroits très inhabituels comme la Mémoire à long terme, le Pays de l'imagination, la Pensée Abstraite, ou la Production des Rêves, pour tenter de retrouver le chemin du Quartier Général afin que Riley puisse passer ce cap et avancer dans la vie…
Ce que j’en pense :
Un projet plus que sympathique que celui-ci, qui nous permet de découvrir de manière charmante les méandres du cerveau humain. Alors que je suis actuellement en train de lire L’intelligence émotionnelle, essai dans lequel Daniel Goleman avance que la capacité à réussir dans la vie tiendrait plus à manière dont nous gérons nos émotions que la valeur de notre QI. Le sujet tombe donc à pic. Bien évidemment, l’approche est touchante, avec beaucoup d’humour, de douceur. Les graphismes complètent à merveille le tableau, utilisant de manière très intelligente les textures. Et j'apprécie toujours les films capables de présenter une histoire cohérente et intéressante, sans se sentir obligés d’y coller des histoires de couples (l’amour et les sentiments ne se limitant pas à cette forme là). Cela dit il faut bien avouer qu’il m’a manqué un petit quelque chose pour être totalement séduite par Vice-versa. Peut-être mes attentes étaient-elles trop élevées, mais je ne suis pas ressortie de la séance aussi enchantée qu’après un Dragon ou un Là-Haut, ce qui ne m’a pas empêchée de passer un excellent moment !
Note : pour compléter, je recommande la lecture de l'excellent article d'épinards et caramel
Conclusion :
Intéressant et choupinou
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les couleurs
les îles
la personnalité
la construction de soi
Au Quartier Général, le centre de contrôle situé dans la tête de la petite Riley, 11 ans, cinq Émotions sont au travail. À leur tête, Joie, débordante d’optimisme et de bonne humeur, veille à ce que Riley soit heureuse. Peur se charge de la sécurité, Colère s’assure que la justice règne, et Dégoût empêche Riley de se faire empoisonner la vie – au sens propre comme au figuré. Quant à Tristesse, elle n’est pas très sûre de son rôle. Les autres non plus, d’ailleurs… Lorsque la famille de Riley emménage dans une grande ville, avec tout ce que cela peut avoir d’effrayant, les Émotions ont fort à faire pour guider la jeune fille durant cette difficile transition. Mais quand Joie et Tristesse se perdent accidentellement dans les recoins les plus éloignés de l’esprit de Riley, emportant avec elles certains souvenirs essentiels, Peur, Colère et Dégoût sont bien obligés de prendre le relais. Joie et Tristesse vont devoir s’aventurer dans des endroits très inhabituels comme la Mémoire à long terme, le Pays de l'imagination, la Pensée Abstraite, ou la Production des Rêves, pour tenter de retrouver le chemin du Quartier Général afin que Riley puisse passer ce cap et avancer dans la vie…
Ce que j’en pense :
Un projet plus que sympathique que celui-ci, qui nous permet de découvrir de manière charmante les méandres du cerveau humain. Alors que je suis actuellement en train de lire L’intelligence émotionnelle, essai dans lequel Daniel Goleman avance que la capacité à réussir dans la vie tiendrait plus à manière dont nous gérons nos émotions que la valeur de notre QI. Le sujet tombe donc à pic. Bien évidemment, l’approche est touchante, avec beaucoup d’humour, de douceur. Les graphismes complètent à merveille le tableau, utilisant de manière très intelligente les textures. Et j'apprécie toujours les films capables de présenter une histoire cohérente et intéressante, sans se sentir obligés d’y coller des histoires de couples (l’amour et les sentiments ne se limitant pas à cette forme là). Cela dit il faut bien avouer qu’il m’a manqué un petit quelque chose pour être totalement séduite par Vice-versa. Peut-être mes attentes étaient-elles trop élevées, mais je ne suis pas ressortie de la séance aussi enchantée qu’après un Dragon ou un Là-Haut, ce qui ne m’a pas empêchée de passer un excellent moment !
Note : pour compléter, je recommande la lecture de l'excellent article d'épinards et caramel
Conclusion :
Intéressant et choupinou
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les couleurs
les îles
la personnalité
la construction de soi
9 juin 2015
Alex Garland : Ex Machina
Caleb, 24 ans, est programmateur de l’une des plus importantes entreprise d’informatique au monde. Lorsqu’il gagne un concours pour passer une semaine dans un lieu retiré en montagne appartenant à Nathan, le PDG solitaire de son entreprise, il découvre qu’il va en fait devoir participer à une étrange et fascinante expérience dans laquelle il devra interagir avec la première intelligence artificielle au monde qui prend la forme d’un superbe robot féminin.
Ce que j’en pense :
Quelques jours se sont écoulés depuis la séance d’Ex Machina, mais mon opinion à son sujet reste encore confuse. Un sentiment angoissant m’a hanté, sensation que je n’aime pas tellement ressentir au cinéma (et encore moins dans la vie), mais force est de constater qu’il été créé de toute pièce par le réalisateur. Et je comprend également que cette sensation floue, l’incapacité à décider véritablement ce qui est “bien” ou “mal”, dans les situations qui nous ont été présentées, était bel et bien l’objectif d’Alex Garland. Il a su choisir des acteurs remplissant brillamment le(s) rôle(s) qui leur étai(en)t attribué(s), portant à l’écran trois personnages d’une profonde complexité, tandis que la relation triangulaire qui se tisse en eux les révèlent peu à peu (tout en aiguisant toujours un peu plus le doute). Il serait intéressant de les analyser individuellement, ainsi que la pertinence des interprètes sélectionnés, mais il serait difficile de le faire en quelques lignes, et surtout sans spoiler. Personnellement je suis tout à fait convaincue par ce choix.
Au final, si je suis prête à accepter l’étrange et le dérangeant qui définissent ce film jusqu’à la dernière minute (mais pourquoi ai-je été surprise, alors que Sunshine, 28 jours plus tard ou Never let me go procuraient strictement les mêmes sensation dans sa propre catégorie), ma seule vraie critique sera sur la structure même du film. La découpe très systématique des scènes contribue certes à accentuer l’angoisse (qui aurait déjà très bien fonctionné sans cet ajout), mais elle a surtout failli me faire décrocher du film pour cause d'ennui, ce qui aurait été dommage.
Conclusion :
Un film déstabilisant, qui semble atteindre les ambitions qui lui ont été données.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
Les collants
Les placards
L’observation
Les intérêts personnels
30 mai 2015
Brad Bird : À la poursuite de demain (Tomorrowland)
Ce que le synopsis nous dit :
Casey, une adolescente brillante et optimiste, douée d’une grande curiosité scientifique et Frank, un homme qui fut autrefois un jeune inventeur de génie avant de perdre ses illusions, s’embarquent pour une périlleuse mission. Leur but : découvrir les secrets d’un lieu mystérieux du nom de Tomorrowland, un endroit situé quelque part dans le temps et l’espace, qui ne semble exister que dans leur mémoire commune... Ce qu’ils y feront changera à jamais la face du monde… et leur propre destin !
Ce que j’en pense :
Alors que tout le monde se précipite pour aller voir Mad Max (que non, je n’ai pas l’intention de voir, c’est mon choix et c'est définitif), j’ai préféré miser sur une valeur sûre pour se mettre un peu de baume au cœur, avec la dernière production des studios Disney (et George Clooney, que je n’ai pas été si surprise de trouver là - cf. The descendants).
Difficile de parler de ce film sans spoiler, mais de toute manière c’est le type de contenu que l’on voit plutôt pour son univers que pour l’effet de surprise. Et là justement on en prend plein les mirettes, au côté d'une Britt Robertson émerveillée, franchement c’est chouette. Le ton à la fois naïf et plein d’espoir nous permet un véritable voyage dans le temps (mais cette fois dans le passé de notre enfance), dans l’esprit Walt Disney. Enfin j’ai apprécié “la morale de cette histoire”, peut-être un peu simpliste, voir facile, mais tout de même très jolie (et sûrement pas si loin de la réalité).
Conclusion :
Un très joli moment en honneur de l’imagination.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
Les plages
Les casquettes
Les prédictions
Les champs de blé
Casey, une adolescente brillante et optimiste, douée d’une grande curiosité scientifique et Frank, un homme qui fut autrefois un jeune inventeur de génie avant de perdre ses illusions, s’embarquent pour une périlleuse mission. Leur but : découvrir les secrets d’un lieu mystérieux du nom de Tomorrowland, un endroit situé quelque part dans le temps et l’espace, qui ne semble exister que dans leur mémoire commune... Ce qu’ils y feront changera à jamais la face du monde… et leur propre destin !
Ce que j’en pense :
Alors que tout le monde se précipite pour aller voir Mad Max (que non, je n’ai pas l’intention de voir, c’est mon choix et c'est définitif), j’ai préféré miser sur une valeur sûre pour se mettre un peu de baume au cœur, avec la dernière production des studios Disney (et George Clooney, que je n’ai pas été si surprise de trouver là - cf. The descendants).
Difficile de parler de ce film sans spoiler, mais de toute manière c’est le type de contenu que l’on voit plutôt pour son univers que pour l’effet de surprise. Et là justement on en prend plein les mirettes, au côté d'une Britt Robertson émerveillée, franchement c’est chouette. Le ton à la fois naïf et plein d’espoir nous permet un véritable voyage dans le temps (mais cette fois dans le passé de notre enfance), dans l’esprit Walt Disney. Enfin j’ai apprécié “la morale de cette histoire”, peut-être un peu simpliste, voir facile, mais tout de même très jolie (et sûrement pas si loin de la réalité).
Conclusion :
Un très joli moment en honneur de l’imagination.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
Les plages
Les casquettes
Les prédictions
Les champs de blé
30 avril 2015
Joss Whedon : Avengers - L'ère d'Ultron (The Avengers - Age of Ultron)
Ce que le synopsis nous dit :
Alors que Tony Stark tente de relancer un programme de maintien de la paix jusque-là suspendu, les choses tournent mal et les super-héros Iron Man, Captain America, Thor, Hulk, Black Widow et Hawkeye vont devoir à nouveau unir leurs forces pour combattre le plus puissant de leurs adversaires : le terrible Ultron, un être technologique terrifiant qui s’est juré d’éradiquer l’espèce humaine. Afin d’empêcher celui-ci d’accomplir ses sombres desseins, des alliances inattendues se scellent, les entraînant dans une incroyable aventure et une haletante course contre le temps…
Ce que j’en pense :
Quelle arnaque !! Rester jusqu’à la fin du générique, pour son rendez-vous trailer habituel... pour rien !! Il a bien eu un très bref teaser à la fin du film, mais ça ne compte pas ! Bref, n’attendez pas le teaser. Et puis, je fais genre je rouspète, mais en vrai j’ai passé un super moment. Après ma déception devant le premier Avengers, on retrouve enfin cet équilibre entre action et dialogues, réparties/blagues bien placées qui font la force de Joss Whedon. Dans le précédent opus, l’action était exaspérément brouillonne, avec un scénario plat. Ce défaut est encore constatable dans certaines scènes (plus une introduction avec gros abus d’images de synthèse), et honnêtement j’ai parfois eu du mal à suivre l’histoire (beaucoup de raccourcis dans les explications + beaucoup de choses présentées comme acquises par le spectateur, sans que l’on sache vraiment si ce sont des références aux films précédents ou de nouveaux éléments). Heureusement d’autres passages sont nettement mieux construits et carrément jouissifs, qu’il s’agisse de combats ou même de moments calmes entre deux tempêtes. J’ai trouvé également que le temps de caméra était mieux réparti entre les différents protagonistes, y compris les personnages secondaires (au vu de leur nombre cela reste tout de même limité, évidemment). Et puis j’ai même réussi à me faire à l’idée de Mark Ruffalo (le visionnage de Foxcatcher juste avant ayant bien aidé).
Conclusion :
Une suite très sympathique, qui atteint haut la main son objectif de divertissement.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
L’équilibre des objets
Les conversations plaisantes
Comment raisonner ses amis
Les paires de basket
Alors que Tony Stark tente de relancer un programme de maintien de la paix jusque-là suspendu, les choses tournent mal et les super-héros Iron Man, Captain America, Thor, Hulk, Black Widow et Hawkeye vont devoir à nouveau unir leurs forces pour combattre le plus puissant de leurs adversaires : le terrible Ultron, un être technologique terrifiant qui s’est juré d’éradiquer l’espèce humaine. Afin d’empêcher celui-ci d’accomplir ses sombres desseins, des alliances inattendues se scellent, les entraînant dans une incroyable aventure et une haletante course contre le temps…
Ce que j’en pense :
Quelle arnaque !! Rester jusqu’à la fin du générique, pour son rendez-vous trailer habituel... pour rien !! Il a bien eu un très bref teaser à la fin du film, mais ça ne compte pas ! Bref, n’attendez pas le teaser. Et puis, je fais genre je rouspète, mais en vrai j’ai passé un super moment. Après ma déception devant le premier Avengers, on retrouve enfin cet équilibre entre action et dialogues, réparties/blagues bien placées qui font la force de Joss Whedon. Dans le précédent opus, l’action était exaspérément brouillonne, avec un scénario plat. Ce défaut est encore constatable dans certaines scènes (plus une introduction avec gros abus d’images de synthèse), et honnêtement j’ai parfois eu du mal à suivre l’histoire (beaucoup de raccourcis dans les explications + beaucoup de choses présentées comme acquises par le spectateur, sans que l’on sache vraiment si ce sont des références aux films précédents ou de nouveaux éléments). Heureusement d’autres passages sont nettement mieux construits et carrément jouissifs, qu’il s’agisse de combats ou même de moments calmes entre deux tempêtes. J’ai trouvé également que le temps de caméra était mieux réparti entre les différents protagonistes, y compris les personnages secondaires (au vu de leur nombre cela reste tout de même limité, évidemment). Et puis j’ai même réussi à me faire à l’idée de Mark Ruffalo (le visionnage de Foxcatcher juste avant ayant bien aidé).
Conclusion :
Une suite très sympathique, qui atteint haut la main son objectif de divertissement.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :L’équilibre des objets
Les conversations plaisantes
Comment raisonner ses amis
Les paires de basket
25 avril 2015
Michael Cunningham/Stephen Daldry : Les heures (The hours)
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Clarissa, Virginia et Laura : trois femmes, trois journées particulières dont les heures résonnent de subtils et sublimes échos jusqu'à l'incroyable révélation finale. Ce roman magistral, porté par la grâce, est hanté par le génie et les démons de Virginia Woolf. Adapté avec un immense succès au cinéma, il a reçu les prestigieux prix Pulitzer et Pen Faulkner Award.
Ce que j’en pense :
Quelle oeuvre bien singulière que celle des Heures, dans son format écrit originel aussi bien que dans son adaptation cinématographique. Le roman, assez court au final (ce qui ne n'empêche beaucoup de profondeur), n’a quasiment rien perdu une fois transcrit à l’écran, au contraire. L’angle de vue est légèrement décalé de l’un à l’autre : alors que Stephen Daldry met l’accent sur le mal-être des trois héroïnes (les craquages, les pleurs, etc), Michael Cunningham se focalise quant à lui sur l’attrait que la mort exerce sur elles, telle la promesse d’une douce délivrance (le résultat est certes le même, mais le cheminement est différent). Quand l’écrit permet beaucoup plus d’introspection, l’image a su mieux mettre en avant les parallèles entre ces trois femmes et montre plus explicitement les liens qui les rattachent. Quel que soit le support, quelle fascinante épopée que cet éternellement recommencement de l’histoire, quel bel hommage à la littérature, là où l’écrivain, le personnage et le lecteur se croisent...
Seul petit bémol : j’avais un souvenir extrêmement fort des Heures, lu/vu à la sortie du film en 1998, tandis que cette redécouverte m’a moins transportée, sûrement à cause d’un état d’esprit différent (car il ne semble pas que l’un ou l’autre ait mal vieilli). Ce qui n’a pas changé : à l’époque cela m’avait donné envie de découvrir Virginia Woolf, ce n’est toujours pas fait mais c’est toujours prévu.
Conclusion :
Une histoire immuable.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les fleurs
les gâteaux
les mots
l’envie de bien faire
31 mars 2015
Mark Burton et Richard Starzak : Shaun le mouton (Shaun the Sheep Movie)
Ce que le synopsis nous dit :
Lorsque qu’une blague de Shaun entraîne accidentellement le fermier jusqu’à la Grande Ville, Shaun, Bitzer et le reste du troupeau se retrouvent embarqués dans une aventure complêêêêtement inattendue en plein grande ville… Shaun arrivera-t-il à retrouver le Fermier dans cette ville étrangère et inconnue avant de s’y perdre pour toujours ?
Ce que j’en pense :
Je ne l'aurais pas pensé a priori, mais Shaun le mouton s’est révélé être l'un des meilleurs films que j'ai vu depuis le début de l’année. Enfin un vrai divertissement qui permet de passer un bon moment, enfin un film drôle, devant lequel on rit (on rit vraiment, à de nombreuses reprises, et pas un simple sourire esquissé de temps à autre), dont on sort de bonne humeur.
Adapté à tous les publics, les petits comme les grands, j'ai aussi apprécié le message universel proposé : si les protagonistes peuvent avoir des dialogues, ils n’utilisent pas de langue à proprement parler pour plutôt s'appuyer sur des mimes, des expressions, des images, ce qui est à mon sens est plus parlant que tous les mots du monde.
A l'heure de la prolifération de la 3D, Mark Burton et Richard Starzak prennent le contre-pied et se délectent des possibilités de la 2D, jouant avec la perspective pour créer du comique de situation. Et, on ne la dira jamais assez, qu'est-ce que c’est drôle...
Conclusion :
Tout simplement hilarant.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les sacs à dos
les sauts
les regards fixes
les coupes de cheveux
Lorsque qu’une blague de Shaun entraîne accidentellement le fermier jusqu’à la Grande Ville, Shaun, Bitzer et le reste du troupeau se retrouvent embarqués dans une aventure complêêêêtement inattendue en plein grande ville… Shaun arrivera-t-il à retrouver le Fermier dans cette ville étrangère et inconnue avant de s’y perdre pour toujours ?
Ce que j’en pense :
Je ne l'aurais pas pensé a priori, mais Shaun le mouton s’est révélé être l'un des meilleurs films que j'ai vu depuis le début de l’année. Enfin un vrai divertissement qui permet de passer un bon moment, enfin un film drôle, devant lequel on rit (on rit vraiment, à de nombreuses reprises, et pas un simple sourire esquissé de temps à autre), dont on sort de bonne humeur.
Adapté à tous les publics, les petits comme les grands, j'ai aussi apprécié le message universel proposé : si les protagonistes peuvent avoir des dialogues, ils n’utilisent pas de langue à proprement parler pour plutôt s'appuyer sur des mimes, des expressions, des images, ce qui est à mon sens est plus parlant que tous les mots du monde.
A l'heure de la prolifération de la 3D, Mark Burton et Richard Starzak prennent le contre-pied et se délectent des possibilités de la 2D, jouant avec la perspective pour créer du comique de situation. Et, on ne la dira jamais assez, qu'est-ce que c’est drôle...
Conclusion :
Tout simplement hilarant.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les sacs à dos
les sauts
les regards fixes
les coupes de cheveux
21 février 2015
Bennett Miller : Foxcatcher
Ce que le synopsis nous dit :
Inspiré d’une histoire vraie, Foxcatcher raconte l’histoire tragique et fascinante de la relation improbable entre un milliardaire excentrique et deux champions de lutte.
Lorsque le médaillé d’or olympique Mark Schultz est invité par le riche héritier John du Pont à emménager dans sa magnifique propriété familiale pour aider à mettre en place un camp d’entraînement haut de gamme, dans l’optique des JO de Séoul de 1988, Schultz saute sur l’occasion : il espère pouvoir concentrer toute son attention sur son entraînement et ne plus souffrir d’être constamment éclipsé par son frère, Dave. Obnubilé par d’obscurs besoins, du Pont entend bien profiter de son soutien à Schultz et de son opportunité de « coacher » des lutteurs de réputation mondiale pour obtenir – enfin – le respect de ses pairs et, surtout, de sa mère qui le juge très durement.
Ce que j’en pense :
Mon erreur principale aura été de ne pas préalablement vérifier la filmographie de Bennett Miller, car après avoir détesté Truman Capote et été peu convaincue par Le stratège, j'aurais pu me douter que Foxcatcher ne me plairait pas. Après réflexion, je ne regrette tout de même pas de l’avoir vu, allant jusqu’à lui attribuer (généreusement) trois étoiles, quand au sortir de la séance j'aurais été peu incline à en donner plus de deux. Cela vaut pour le jeu et l’implication physique des acteurs, la profondeur des personnages, mais aussi pour certaines scènes et répliques qui continuent de me hanter, m’obligeant à admettre qu’il me restera quelque chose de ce film. Pour le reste, je reste sur mes positions, car je ne pourrais jamais dire qu’une séance au cours de laquelle j'ai failli partir (rongée par l’ennui) puisse être une réussite. Alors certes, le sujet est celui d'un environnement angoissant, celui de protagonistes en proie à une lassitude et un malaise constants (qu’on ressent très bien), celui d'un sport parfois ingrat, et il serait facile de dire qu'il n'aurait pas pu être mieux traité. A ceux qui disent “c’est un bon film, mais c’est le thème qui ne m'a pas touché”, je réponds qu'il faut voir The Wrestler (en fait je le conseillerais à n’importe qui) pour avoir la preuve que le problème ne vient pas du sujet, mais bien de la manière dont il est traité. Là où Darren Aronofsky nous a délivré une oeuvre absolument bouleversante, poignante de bout en bout, Bennett Miller ne nous propose qu’un trop long-métrage dont on attend la fin en trepignant. Pourtant il s'agissait tout autant de lutte, d'un personnage brisé (et au moins aussi bien interprété) dont l’aspect psychologique est dévoilé sans que de grands discours ne soient prononcés. Cela était donc possible.
Conclusion :
Excellent par certains aspects, mais globalement un mauvais film.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les mentors
les médailles
les reportages
le coût d’une personne

Inspiré d’une histoire vraie, Foxcatcher raconte l’histoire tragique et fascinante de la relation improbable entre un milliardaire excentrique et deux champions de lutte.
Lorsque le médaillé d’or olympique Mark Schultz est invité par le riche héritier John du Pont à emménager dans sa magnifique propriété familiale pour aider à mettre en place un camp d’entraînement haut de gamme, dans l’optique des JO de Séoul de 1988, Schultz saute sur l’occasion : il espère pouvoir concentrer toute son attention sur son entraînement et ne plus souffrir d’être constamment éclipsé par son frère, Dave. Obnubilé par d’obscurs besoins, du Pont entend bien profiter de son soutien à Schultz et de son opportunité de « coacher » des lutteurs de réputation mondiale pour obtenir – enfin – le respect de ses pairs et, surtout, de sa mère qui le juge très durement.
Ce que j’en pense :
Mon erreur principale aura été de ne pas préalablement vérifier la filmographie de Bennett Miller, car après avoir détesté Truman Capote et été peu convaincue par Le stratège, j'aurais pu me douter que Foxcatcher ne me plairait pas. Après réflexion, je ne regrette tout de même pas de l’avoir vu, allant jusqu’à lui attribuer (généreusement) trois étoiles, quand au sortir de la séance j'aurais été peu incline à en donner plus de deux. Cela vaut pour le jeu et l’implication physique des acteurs, la profondeur des personnages, mais aussi pour certaines scènes et répliques qui continuent de me hanter, m’obligeant à admettre qu’il me restera quelque chose de ce film. Pour le reste, je reste sur mes positions, car je ne pourrais jamais dire qu’une séance au cours de laquelle j'ai failli partir (rongée par l’ennui) puisse être une réussite. Alors certes, le sujet est celui d'un environnement angoissant, celui de protagonistes en proie à une lassitude et un malaise constants (qu’on ressent très bien), celui d'un sport parfois ingrat, et il serait facile de dire qu'il n'aurait pas pu être mieux traité. A ceux qui disent “c’est un bon film, mais c’est le thème qui ne m'a pas touché”, je réponds qu'il faut voir The Wrestler (en fait je le conseillerais à n’importe qui) pour avoir la preuve que le problème ne vient pas du sujet, mais bien de la manière dont il est traité. Là où Darren Aronofsky nous a délivré une oeuvre absolument bouleversante, poignante de bout en bout, Bennett Miller ne nous propose qu’un trop long-métrage dont on attend la fin en trepignant. Pourtant il s'agissait tout autant de lutte, d'un personnage brisé (et au moins aussi bien interprété) dont l’aspect psychologique est dévoilé sans que de grands discours ne soient prononcés. Cela était donc possible.
Conclusion :
Excellent par certains aspects, mais globalement un mauvais film.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
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