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16 octobre 2015

Challenge Retour vers le futur : voyagez dans le temps, nom de Zeus !

Challenge réalisé du 21 octobre 2014 au 21 octobre 2015.

Il parait que nous atteignons la date à laquelle Marty Mc Fly retourne dans le futur (je crois que je vais devoir revoir le film pour vérifier, parce que ça fait au moins la 4ème fois que ça arrive selon Internet, ça commence à faire beaucoup).
Toujours est-il que Lune lance un challenge sur la thématique du voyage dans le temps. Comme en plus il se combine à merveille avec le challenge Morwenna's list, inutile de s'en priver!

Je m'inscris au niveau Biff Tannen, soit six participations.
Mise à jour du 28 avril 2015 : passage au niveau Doc Brown, soit douze participations

Voici le billet de présentation, dans lequel Lune stipule :
Vous ne l’ignorez pas, l'année prochaine Marty McFly débarque à Hill Valley, tout droit venu de 1985 dans la Delorean du Doc. Le 1er film de la trilogie aura donc 30 ans.
En tant que fan des films, et geek, et lectrice de SF, je ne pouvais que marquer le coup ! En plus mon préféré est le second, dans lequel Marty voyage dans le futur.
Je vous propose donc de participer à un challenge Retour vers le futur, que les intimes appellent déjà RVLF.

Et voici le billet bilan fait par Lune : cliquez-moi

Les lectures/visionnages :


Jonathan Blow (Number None) : Braid

Ce que l’éditeur nous dit :
Braid is a platform game in painterly style where you manipulate the flow of time to solve puzzles. Every puzzle in Braid is unique. There is no filler. It treats your time and attention as precious. It does everything it can to give you a mind-expanding experience. All Braid’s gameplay is based on the time manipulation. Journey into worlds where time behaves strangely ; oberserve, learn from, and then master these worlds.

Ce que j’en pense :
Dans Braid, un prince en costume trois pièces tente de sauver sa princesse. Mais les choses ne sont pas aussi simples qu’il n’y parait et ce scénario cache bien des surprises. Un gros effort a été fait sur l’univers, qu’il s’agisse du magnifique design, de la musique qui fait bien plus que meubler le fond, et surtout de la jouabilité.
L’idée majeure est ici de manipuler le temps, d’essayer encore et encore jusqu’à valider la réalité qui nous convient. Très pratique n’est-ce pas ? Ce principe est utiliser sous toutes ses coutures, au coeur de l’histoire et surtout dans la difficulté des puzzles proposés. Car pour passer les différents niveaux, il faudra se creuser les méninges de manière exponentielle. Je dois avouer que pour ma part, qui n’aie qu’un enthousiasme limitée pour les devinettes, j’ai bien failli abandonner avant la fin, alors que même en ayant vu leur solution en vidéo (oui j’ai triché, je n’ai pas honte de le dire) il paraissait impossible résoudre certains tableaux. Il y a du challenge pour les amateurs de défi !

Conclusion :
Un jeu tout à fait singulier, très abouti (presque trop), qui vaut largement le coup d’oeil.

A jouer si vous voulez en savoir plus sur :
les points de vue
les méchants
les gentils
les histoires d’amour modernes

22 septembre 2015

Double Fine Productions : Costume Quest 2 (2010)

Ce que l’éditeur nous dit :
Trick, treat and pick a fight with villainous dental soldiers in Costume Quest 2, the sweet sequel to Double Fine’s hit original, Costume Quest, that turned fans of all ages into candy obsessed crusaders. This inspired RPG adventure includes a range of new features and gameplay improvements to double the amount of mischievous fun. Explore spooky time-traversing landscapes, don adorable new costumes that transform into powerful Hallo-warriors, and collect even Creepier Treat Cards to wield in combat against a legion of hygiene obsessed baddies. Only heroic siblings Wren and Reynold can save Halloween forever!

Ce que j’en pense :
Un jeu sympathique, à la durée un peu plus longue que celle que j’avais envisagée au départ (un point positif à mon sens). J’aurais préféré éviter le système de combat répétitif, mais heureusement la mise en place des tours reste assez rapide pour ne pas devenir trop lassante. Un autre point qui aurait pu être optimisé est le changement de costume/pouvoir hors phase de duel, tandis qu’il est complexe de passer d’un personnage à l’autre. Cela dit l’utilisation faite des tenues, au sens plus large, est intéressante. J’imagine qu’elle était similaire dans le premier opus, que je n’ai pas eu l'occasion de tester.
L’univers est agréable, avec de jolis décors et un vrai cachet. J’ai particulièrement apprécié le monde style Nouvelle Orléans, très bien retranscrit. Le système de voyage dans le temps est également bien exploité, alors qu’il est toujours amusant de voir comment telle personne ou tel lieu aura évolué. Enfin, l’histoire, sans être très originale, reste rigolote à suivre. Petit bémol sur la fin, un peu frustrante car manquant d’une coupure franche.

Conclusion :
Un jeu qui exploite bien sa thématique, agréable à jouer.

A jouer si vous voulez en savoir plus sur :
les citrouilles
les dents
cache-cache
les bouches d’égout


22 août 2015

Andrew Sean Greer : Les vies parallèles de Greta Wells (The Impossible Lives of Greta Wells)

Ce que l’éditeur nous dit :
New York, Greenwich Village, 1985. Greta Wells, une photographe, est atteinte de dépression : son frère jumeau Félix est mort du sida, et son petit ami Nathan vient de la quitter. Elle entreprend un traitement par électrochocs.
Le lendemain matin Greta découvre qu'elle a changé d'époque - nous sommes maintenant en 1918. Félix est bien vivant, il est fiancé à la fille d'un sénateur et a une liaison secrète avec son avocat, Alan.
Mais la voilà à nouveau projetée dans le temps - en 1941, cette fois. Greta a épousé Nathan, avec qui elle a fondé une famille. Elle fréquente aussi Léo, un homme plus jeune qu'elle. Ces vertigineux allers-retours sont bien plus que des changements d'époque : ce sont des mondes différents que doit affronter Greta, des vies alternatives parmi lesquelles il lui faudra, si elle en est capable, choisir celle qui lui convient. Dans le dédale du temps, une femme cherche son chemin...

Ce que j’en pense :
Andrew Sean Greer nous offre à la fois un voyage dans le temps et dans des dimensions parallèles : combo ! Il est intéressant de voir son interprétation sur la manière dont les moeurs influencent les personnes. Non, nous ne serions pas exactement les mêmes personnes si nous étions nés à une autre époque. Mais nous ne serions pas complètement différents non plus.
Ce avec quoi j’ai eu plus de mal est l’évolution de Greta au fil du roman, tandis qu’elle s’acharne à refaire les mêmes erreurs encore et encore. Elle finit par apprendre, mais si lentement. Cela la rend peut-être plus humaine, plus réaliste, mais à ce point : elles commet les mêmes impairs, avec les mêmes personnes et sur les mêmes sujets, il y aurait presque de l’auto-flagellation dans l’air. Parallèlement elle s’adapte étonnement bien aux âges qu’elle traverse, les différents niveaux de modernité ou les tenues vestimentaires ne semblant pas l’affecter outre mesure.
Je m’attendais plus à un roman d’apprentissage, tandis que la solution proposée est plutôt celle de de trouver sa place ailleurs (en quelque sorte, je ne vais tout de même pas vous révéler le dénouement). Ainsi je me serait presque plus attachée à certains personnages secondaires qu’à cette héroïne qui ne sais pas prendre de décision, qui reste mélancolique même dans les situations heureuses (pour le coup l’état de dépression est presque trop bien représenté).  Il faut dire que l’auteur n’a pas choisit les périodes les plus joyeuses du XXème siècle pour faire voyager son personnage.
Au final une lecture intéressante, bien qu’un peu lancinante, mais qui laisse un sensation un peu désagréable.

Conclusion :
De bonnes choses, mais loin du roman feel-good auquel je m’attendais.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :

les survivants
les interdits
les rendez-vous hebdomadaires
les clubs

15 août 2015

Claire North (Catherine Webb) : Les quinze premières vies d'Harry August (The First Fifteen Lives of Harry August)

Ce que l’éditeur nous dit :
Harry August se retrouve sur son lit de mort.
Une fois de plus.
Chaque fois qu’Harry décède, il naît de nouveau, au lieu et à la date exacts auxquels il est venu au monde la première fois, possédant tous les souvenirs des vies qu’il a déjà vécues. Peu importent ses actions ou ses choix, le processus est toujours le même. Harry ne sait comment ni pourquoi, seulement qu’il en existe d’autres comme lui.
Alors qu’arrive la fin de sa onzième vie, une petite fille apparaît à son chevet. « J’ai bien failli vous rater, Docteur August, dit-elle. Je dois vous transmettre un message, passé d’enfant à adulte, d’enfant à adulte, à travers des générations depuis mille ans dans le futur. Le voici : « Le monde se meurt, et nous ne pouvons rien y faire. À vous de jouer. » »
Voici l’incroyable histoire d’Harry August, de ce qu’il a fait, de ce qu’il va faire, et comment il va essayer de sauver un passé qu’il ne peut changer, et un futur qu’il ne peut accepter.

Ce que j’en pense :
Un excellente idée de départ, qui démarre plutôt bien. Revivre sa vie à l’infini, tout en conservant les souvenirs des essais précédents : cela signifie vivre à nouveau son enfance en tant qu’adulte, avoir la possibilité de faire des choix différents, apprendre et voyager énormément, devenir une “personne meilleure” peut-être...
Le problème c’est qu’il faut bien un début et une fin au roman, donc un fil conducteur. Malheureusement Claire Webb n’a rien trouvé de mieux que de nous embarquer dans une pseudo enquête inter-temporelle qui ne m’a personnellement que très peu intéressée. Les personnages qu’elle à créés, par leur immortalité, semblent inatteignables, rendant difficile la moindre empathie à leur égard. C’est sans compter sur une certain lourdeur dans l’ambiance (la retranscription de la lassitude du narrateur ?), qui vient finir de plomber le texte. Et la pseudo tentative de créer du suspense en faisant quelques aller-retour dans les différentes vies au lieu de traiter le sujet de façon chronologique n'aura certainement pas arrangé les choses (ça aurait pu, mais non). Si j’ai réussi à parvenir jusqu’à la dernière page, à mon sens ce livre est tout de même un beau ratage.

Conclusion :
Une bonne idée que son auteur n’a pas su exploiter. Raté.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :

les traumatismes
les chasses au trésor
l’amitié
la famille



21 juillet 2015

Felix Fuchssteiner et Katharina Schöde : Rouge rubis (Rubinrot) et Bleu Saphir (Saphirblau)

Ce que le synopsis nous dit :
Gwendolyn est une jeune londonienne ordinaire. Un jour, alors qu’elle rentre du lycée, elle est soudainement transportée en 1900 par une force inconnue. De retour dans le présent, elle est approchée par une société secrète qui la surveille depuis sa naissance. Elle est en fait la dernière voyageuse, le Rubis. Aux côtés de son charmant partenaire Gideon de Villliers, elle devra voyager à travers les âges pour accomplir de mystérieuses missions…

Ce que j’en pense :
Deux premiers volets de la Trilogie des gemmes (Edelstein Trilogie), ces deux films allemands, interprétés en allemeand et adaptés de bouquins écrits par la toute aussi allemande Kerstin Gier, se situent... à Londres. Concrètement cela donne des protagonistes qui lisent en allemand des textes écrits en anglais, avec traduction instantanée, normal. J’imagine que cela facilitera l’export dans les pays anglophones. Ce détail amusant mis à part, je dois bien avouer que je me suis rapidement pris au jeu, suivant avec intérêt les aventures de Gwendolyn et Gideon (rien à voir avec le clan McPicsou, quoi que). La romance qui sert de film conducteur est un peu facile, mais efficace et finalement assez représentative des préoccupations de deux adolescents typiques, ce qui pourra contribuer à la crédibilité des personnages. Comme c’est bien souvent le cas dans ce type de film, on déplorera que seule la personnalité du couple soit vraiment exploitée, au détriment des autres protagonistes. Globalement, l’histoire est bien trouvée, les décors et costumes sont très appréciables et on ne s’ennuie pas. Au terme de ses deux visionnages, je me suis d’ailleurs sentie très frustrée d’apprendre que Vert Emeraude (Smaragdgrün) ne viendra pas clôturer la série avant  2016 (plan B: gagner un peu de temps sur la traduction en se remettant intensivement à l’allemand - c’est pas gagné).

Conclusion :
Il va falloir s’armer de patience pour enfin avoir le fin mot de cette sympathique histoire.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les cabines téléphoniques
les observatoires
la gueule de bois
l’art du petit doigt levé




30 mai 2015

Brad Bird : À la poursuite de demain (Tomorrowland)

Ce que le synopsis nous dit :
Casey, une adolescente brillante et optimiste, douée d’une grande curiosité scientifique et Frank, un homme qui fut autrefois un jeune inventeur de génie avant de perdre ses illusions, s’embarquent pour une périlleuse mission. Leur but : découvrir les secrets d’un lieu mystérieux du nom de Tomorrowland, un endroit situé quelque part dans le temps et l’espace, qui ne semble exister que dans leur mémoire commune... Ce qu’ils y feront changera à jamais la face du monde… et leur propre destin !

Ce que j’en pense :
Alors que tout le monde se précipite pour aller voir Mad Max (que non, je n’ai pas l’intention de voir, c’est mon choix et c'est définitif), j’ai préféré miser sur une valeur sûre pour se mettre un peu de baume au cœur, avec la dernière production des studios Disney (et George Clooney, que je n’ai pas été si surprise de trouver là - cf. The descendants).
Difficile de parler de ce film sans spoiler, mais de toute manière c’est le type de contenu que l’on voit plutôt pour son univers que pour l’effet de surprise. Et là justement on en prend plein les mirettes, au côté d'une Britt Robertson émerveillée, franchement c’est chouette. Le ton à la fois naïf et plein d’espoir nous permet un véritable voyage dans le temps (mais cette fois dans le passé de notre enfance), dans l’esprit Walt Disney. Enfin j’ai apprécié “la morale de cette histoire”, peut-être un peu simpliste, voir facile, mais tout de même très jolie (et sûrement pas si loin de la réalité).

Conclusion :
Un très joli moment en honneur de l’imagination.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
Les plages
Les casquettes
Les prédictions
Les champs de blé





28 avril 2015

Tim Sliders : Timeville

Ce que l’éditeur nous dit :
David Cartier fait partie des chefs étoilés les plus réputés de la planète et Anna Cartier est une brillante chirurgienne. Ce soir, David et Anna ont signé les papiers de leur divorce, et David s'apprête à passer une dernière nuit dans son ancienne maison. Mais à son réveil, le décor a radicalement changé et son téléphone portable a disparu. Un hurlement à l'étage lui indique que sa fille Agathe vient de découvrir sa nouvelle coiffure à la Tina Turner et son immonde pyjama Duran Duran. Quant à Tom, le petit dernier, il se demande pourquoi la télé n'a que trois chaînes et où sont passés ses DVD préférés. Seule Anna semble comprendre l'impossible réalité. La petite famille a voyagé dans le temps... et se retrouve au tout début des années 80, précisément à l'époque où Anna et David se sont rencontrés et juré un amour éternel... Qui les a envoyés là et dans quel but ? Et surtout comment feront-ils pour supporter cette cohabitation forcée et... rentrer en 2012 ? Bienvenue dans la mystérieuse Timeville ! La ville de tous les temps et de tous les possibles...

Ce que j’en pense :
Si je n’ai pas d’information officielle sur l’auteur qui se cache derrière le pseudonyme de Tim Sliders, j’y ai pour ma part retrouvé de nombreuses similitudes, tant sur le style que sur le choix de la thématique, avec Tonino Benacquista (qui est également scénariste, comme par hasard...). La différence notable est l’absence du petit je ne sais pas quoi qui me met toujours un peu mal à l’aise, ce petit mal-être caché au fond que l’on retrouve chez l’auteur de Malavita (quoique). L’action démarre au quart de tour, plongeant tout de suite le lecteur au coeur de l’action. Si l’on sait dès les premières lignes qu’il ne sera pas fait démonstration de grande littérature, on s’attend tout du moins à être diverti. Une modeste ambition que Timeville réalise haut la main. Certes le tout est un peu facile, convenu, plutôt prévisible... mais cet hommage aux années 80 n’en est pas moins très plaisant. Et c’est déjà pas mal !

Conclusion :
Parfait pour se reposer l’esprit entre deux pavés.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les ratages d’avion
les lady(s)
les diagnostiques
les magrets (comme quoi c’est pas une bonne idée d'en manger)





25 février 2015

Michael Crichton : Prisonniers du temps (Timeline)

Ce que l’éditeur nous dit :
Située au beau milieu de l'Arizona, ITC est une entreprise de technologie de pointe hautement mystérieuse. Sous la férule d'un scientifique aussi brillant que mégalomane, d'importantes recherches y sont menées dans le plus grand des secrets...Mais pourquoi ITC s'intéresse-t-elle aux travaux de l'équipe d'historiens qui, loin de là, dans la vallée de la Dordogne, a entrepris, sous la direction du professeur Johnston de l'université de Yale, des fouilles autour d'un monastère du XIVe siècle? Pour éclaircir la question, Johnston se rend en Arizona. Et disparaît...Deux jours plus tard, toujours en Dordogne, un parchemin vieux de six cent cinquante ans est mis au jour. Son message : "À l'aide" est signé du professeur Johnston...

Ce que j’en pense :
Au départ j’ai plutôt été intriguée par Timeline, même si j’ai vite été gênée par le style “scolaire” de Michael Crichton. Première rencontre avec l’auteur hollywoodien, il m’a fait une impression de (très) bon élève : bonnes recherches sur l'environnement et l’époque, bonne volonté de présenter un aspect scientifique plausible (même si on n'y croit pas du tout), bonne maîtrise des personnages (avec la bonne somme de détails personnels révélés d’emblée, créant l’empathie), bonne maîtrise de la pression (quelques indices dévoilés au compte-gouttes pour susciter l’attention, ainsi que le fameux compte à rebours). Bref, tout est très bien. Mais cela m’a paru aussi très impersonnel, un peu comme une intervention de Céline Dion (un professionnalisme irréprochable, une maîtrise du moindre geste, de chaque sourire, mais au final si superficielle). A noter qu’on imagine tout de suite la transcription à l’écran (notamment par une écriture très visuelle).
Mais arrivée à 300 pages (seulement la moitié du roman), j’ai réalisé que je ne prenais aucun plaisir à cette lecture. Sans aller jusqu’à être pénible, c’est tout simplement que cette histoire, ces personnages et leur devenir, ne n'importaient absolument pas, que le peu d’action en cours ne m’intéressait pas. En ces circonstances, je n’ai vu aucune raison de consacrer plus de temps à ce roman, et l’ai définitivement clos.

Conclusion :
Certainement bien écrit, mais sans intérêt pour moi.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les reconstitutions
l’escalade
les perruques
les grenades



28 décembre 2014

Saki Hiwatari : Global Garden, Le dernier rêve d'Einstein (アインシュタイン睡夢奇譚 - gurōbaru gāden, ainshutain suimu kitan) - 8 tomes

Ce que l’éditeur nous dit :
Ruika est une jeune fille qui par amour pour sa mère se fait passer pour son frère Masato, mort tragiquement dans un accident d’avion et dont seule Ruika est sortie vivante. Son désir d’être Masato est tel, que peu à peu son corps se transforme. Sa rencontre avec Robin un petit garçon muet puis avec Hikaru qui la recherche depuis plus de cinq ans risque de changer sa vie car il semblerait que la jeune fille porte en elle l’avenir de la Terre... 

Ce que j’en pense :
Inspirée par ma soeur dans cette lecture, et ayant aussi plus qu’aimé Please save my earth, j’avais hâte d’entamer cette série, dont la thématique me paraissait très prometteuse. Malheureusement le plaisir escompté ne fut pas au rendez-vous. L’avantage est que cette oeuvre ne compte que 8 tomes, évitant ainsi les prolongations inutiles qui auraient pu carrément me faire renoncer avant la fin. Là au contraire les événements s’enchaînent relativement vite (presque trop, alors que je n’imaginais pas la situation mère-fille se solder aussi rapidement, par exemple). Encore une fois, faire durer aurait pu être catastrophique, mais j’ai en même temps regretté les idées bien développées (et très intéressantes) de Please save my earth (21 volumes, ndlr), dont j’ai presque eu l’impression de lire une version amoindrie. Il est normal que l’auteur conserve les mêmes sujets de prédilections au fil des ans, mais je n’ai pas eu l’impression qu’elle ait eu du nouveau à en dire. Et puis, c’est facile de faire appel à un grand nom tel que celui d’Albert Einstein, mais derrière il faut en assumer l’excellence ! Et je ferais comme si je n’avais pas remarqué les idées qui paraissent piquées à Kōsuke Fujishima...
J’ai tout de même apprécié de retrouver le trait de Saki Hiwatari (qui a progressé de manière impressionnante depuis le début de son travail), même si j’ai noté quelques bizarreries ici et là (elle a clairement plus de facilité pour les visages ou les chevelures que pour d'autres aspects de l’anatomie).

Conclusion :
Pas à la hauteur de mes attentes, mais sans regret non plus.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les pilules
les déesses
les tragédies
les floraisons

13 décembre 2014

Christopher Priest : Le monde inverti (The inverted world)

Ce que l’éditeur nous dit :
J'avais atteint l'âge de mille kilomètres. De l'autre côté de la parte, les membres de la guilde des Topographes du Futur s'assemblaient pour la cérémonie qui ferait de moi un apprenti. Au-delà de l'impatience et de l'appréhension de l'instant, en quelques minutes allait se jouer ma vie.
Helward Mann est l'un des habitants de la cité Terre, une mégalopole progressant sur le sol inconnu d'une planète effrayante. Il ne sait rien de l'extérieur et doit maintenant jurer qu'il ne révélera jamais ce qu'il y découvrira. Mais le long des rails qui mènent à l'optimum, Helward découvrira un monde dominé par le chaos et la barbarie, des paysages déformés, éclairés par l'hyperbole du soleil. C'est avec ce roman, où se mêlent senne of wonder et spéculations scientifiques, que Christopher Priest s'imposa en 1974 comme l'un des plus talentueux auteurs de la science-fiction britannique.

Ce que j’en pense :
Exercice complexe que de donner un avis sur cette œuvre. J’ai pourtant laissé passer un peu de temps avant de m’y mettre, mais quand même. Une chose est certaine, c’est que je ne m’attendais pas à ça. D’une certaine manière j’ai été déçue par le chemin que le cours des événements ne prend pas, alors que l’on commence à s’intéresser à certains aspects de l’histoire, pour que ceux-ci deviennent brutalement obsolètes. Mais cette nouvelle direction n’en est pas moins fort exaltante, donnant une toute nouvelle dimension à l’ensemble et chamboulant complément la donne. S’il n’est pas rare que les romans soient divisés en plusieurs parties, Christopher Priest en a fait un véritable atout, en s’offrant le luxe de changer complètement de narration de l’une à l’autre. Celles-ci ne sont donc pas uniquement là pour marquer la fin d’un “moment” dans l’histoire, mais pour aussi pour servir à ce dessein de “rupture”.
Au final le véritable défaut du Monde Inverti est qu’il laisse un sentiment d’inachevé. Je ne parle pas ici de la fin, mais bel et bien du contenu, comme si l’auteur n’était pas allé assez loin dans sa réflexion (en tout cas il ne nous en livre pas assez). Je crois que la seule solution reste à fouiller plus amplement la bibliographie de Christopher Priest.

Conclusion :
Parce que l’on voit forcément le monde à travers nos propres yeux.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
la relativité
les ponts
la perspective
les rails

16 novembre 2014

Christopher Nolan : Interstellar

Ce que le synopsis nous dit :
Le film raconte les aventures d’un groupe d’explorateurs qui utilisent une faille récemment découverte dans l’espace-temps afin de repousser les limites humaines et partir à la conquête des distances astronomiques dans un voyage interstellaire.

Ce que j’en pense :
Christopher Nolan et des vaisseaux spatiaux... Sans surprise, j’attendais la sortie d’Interstellar avec une impatience grandissante. C’est sans compter sur l’un de mes amis qui a réussi, à grand renfort de bouquins qui ont l’air géniaux que je ne comprends pas et de visites à la cité des sciences, à me plonger dans le vaste sujet qu’est l’univers. Il faut dire que le terrain avait déjà été bien travaillé par Alexandre Astier (❤) (son Exoconférence est une véritable merveille, durant laquelle j’ai littéralement pleuré de rire) et une récente visite au Futuroscope (le film Mission Huble en particulier). Bref maintenant je suis obligée de lire des trucs sur la résonance orbitale, les pouponnières d'étoiles ou le test de Turing et Interstellar tombait à pic.
Si les prémices de mon exploration ne me permettent pas vraiment de juger de la véracité des données scientifiques prodiguées par le film (et d’ailleurs au fond on s’en fiche), celui-ci a plus que satisfait mon envie de “voir les étoiles”. Toutes les scènes dans l’espaces sont absolument magnifiques, avec de belles mises en perspectives sur les échelles de grandeur. Pour le scénario par contre de grandes inégalités dans la durée, avec des scènes trop en longueur et d’autres saisissantes (même en sachant qu’il est rare de tuer le personnage principal en milieu de séance, j’ai à plusieurs reprises eu “peur” pour lui). La carte sentimentale aurait également gagné à être un peu moins utilisée vers la fin du film, gâchant presque la beauté de certaines séquences antérieures (la plupart de celles entre Murphy enfant et son père, ou celle dans laquelle Cooper découvre les vidéos de ses enfants qui sont tout simplement poignantes).

Conclusion :
Un film plein d’imperfections, à l’image de notre savoir et de la beauté de notre monde.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
La fin du monde
La relativité
Les équations
La gravité

26 octobre 2014

Pierre Boulle : La planète des singes

Ce que l’éditeur nous dit :
Y a-t-il des êtres humains ailleurs que dans notre galaxie? C'est la question que se posent le professeur Antelle, Arthur Levain, son second, et le journaliste Ulysse Mérou, lorsque, de leur vaisseau spatial, ils observent le paysage d'une planète proche de Bételgeuse : on y aperçoit des villes, des routes curieusement semblables à celle de notre terre. Après s'y être posés, les trois hommes découvrent que la planète est habitée par des singes. Ceux-ci s'emparent d'Ulysse Mérou et se livrent sur lui à des expériences. Il faudra que le journaliste fasse, devant les singes, la preuve de son humanité...

Ce que j’en pense :
Après avoir apprécié les adaptions de Franklin J. Schaffner (1968) et celle de Tim Burton (2001), après voir vu au cinéma Les Origines (2011) et loupé l’Affrontement (2014, va falloir que j'attende le DVD maintenant), je me suis décidée à lire l’œuvre qui est à l’origine de tout, j’ai nommé la Planète des singes de Pierre Boulle (ah zut, c’était déjà écrit dans le titre de cet article, je crois que j’ai raté mon effet de surprise).
Au départ j’ai eu un peu de mal à entrer de cette histoire, notamment à cause du style d’écriture un peu vieillot et d’une narration quelque peu scolaire. C’est à partir de la rencontre avec les singes que les choses deviennent réellement intéressantes. Pierre Boulle nous propose une véritable mise en abîme du positionnement de l’homme vis-à-vis des autres espèces (ici avec l’exemple particulier des hominidés). J’ai beaucoup aimé toute la réflexion sur la détermination de l’intelligence d’un individu, tandis que le héros tente désespérément de prouver son statut d’être évolué et pensant à des scientifiques dont l’esprit ne peut même pas envisager cette possibilité, a priori. Si mon souvenir est bon, cette notion n’est pas ou peu abordée dans les adaptations, pas à ce point là en tout cas (à noter que c’est la version de 1968 qui reste la plus fidèle au texte). Certes la fin est bien moins surprenante lorsque l’on a déjà vu le film, mais je comprend largement que ce livre ait été la source de si nombreuses inspirations.

Conclusion :
Retour aux origines.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :

les messages en bouteille
la nudité
la reproduction
les singeries