Ce que le synopsis nous dit :
Deadpool, est l'anti-héros le plus atypique de l'univers Marvel. A l'origine, il s'appelle Wade Wilson : un ancien militaire des Forces Spéciales devenu mercenaire. Après avoir subi une expérimentation hors norme qui va accélérer ses pouvoirs de guérison, il va devenir Deadpool. Armé de ses nouvelles capacités et d'un humour noir survolté, Deadpool va traquer l'homme qui a bien failli anéantir sa vie.
Ce que j’en pense :
Par mauvais concours de circonstances, je n’ai malheureusement pas pu assurer mon RDV cinématographique avec l’un des derniers nés de chez les X-Men, j’ai nommé Deadpool. Il faut dire que le film fait office d’ovni dans la série, sans compter avec la sortie si rapprochée de l’opus Apocalypse. Mais qu’à cela ne tienne, j’ai eu la chance de me rattraper lors d’un vol courrier. La présence de bruits des moteurs n’a peut-être pas permis un visionnage optimal, a fortiori quand il s’agit de suivre un débit élevé d’anglais non sous-titré, mais tant pis. Si quelques répliques m’auront échappées, cela ne m’aura pas empêchée d’en apprécier la majorité.
Précédement des rumeurs m’avaient laissée entendre que si Deadpool s’annonçait comme subversif, en réalité il revenait rapidement aux codes habituels du genre. Si l’effet blockbuster est bel et bien là, j’ai donc été surprise de voir qu’un petit vent frais soufflait bel et bien sûr ce film. Lorsque le personnage principal s’adresse directement au spectateur il s’agit non seulement d’apartés face caméra, mais surtout celui qui parle est l’un des « acteurs de ce système » plus que super héros : il fait référence à d’autres interprètes ou aux questions financières de production, utilise des produits dérivés (figurines par exemple), etc. Le second aspect différenciant à mon sens est la structure, tandis que le film se concentre uniquement sur comment Deadpool est devenu Deadpool. Contrairement à bien de ses pairs, il ne s’agit ni d’une courte introduction suivie par un gros méchant à combattre, ni d’une pièce de puzzle isolée qui ne fait pas sens sans d’autres films supplémentaires. Certes on pourrait également le voir comme une longue introduction à une suite prévisible, ce qui rendrait caduc les deux arguments précédents, n’empêche que Deadpool se tient, se suffit à lui-même sans qu’aucun autre élément ne soit indispensable. C’est déjà pas mal !
Conclusion :
Un blockbuster certes, mais un peu différent tout de même.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
l’asphyxie
les masques
la sincérité en amitié
la gestion des rivaux en amour
Affichage des articles dont le libellé est amour. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est amour. Afficher tous les articles
28 juin 2016
3 novembre 2015
Amélie Nothomb : Le comte de Neville
Ce que l’éditeur nous dit :
Cette année, Amélie Nothomb fait sa rentrée avec un conte de fées virant à la tragédie grecque. "Le crime du comte Neville" raconte l'histoire d'une jeune châtelaine mal dans sa peau, qui cherche à se faire assassiner par son père, pour aider ce dernier à réaliser sans dommages la prédiction d'une voyante rencontrée à l'issue d'une fugue qui n'en est pas une.
Ce que j’en pense :
Un Amélie Nothomb parmi tant d’autres : farfelu, décalé, court. D’ailleurs il s’agirait plus d’une nouvelle que d’un roman, le prix de vente affiché pour la version broché ne se justifiant que très difficilement malgré le nom affiché sur la couverture (j’ai eu la chance de pouvoir l’emprunter, donc je rouspète mais en vrai je ne suis pas concernée). Rien de particulier à dire sur l’histoire, qui encore une fois est exactement ce à quoi l’on peut s’attendre de son auteur, qui objectivement sait écrire et sait raconter. Ainsi j’ai passé un bon moment de lecture, pas plus, pas moins. Je ne lui jette pas la pierre, on ne peut décemment pas écrire un chef-d’oeuvre chaque année.
Conclusion :
A lire pour les inconditionnels de l’auteur, superflu pour les autres.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
l’art de la réception
les preuves d’amour
les ressentis
les châtelains
Cette année, Amélie Nothomb fait sa rentrée avec un conte de fées virant à la tragédie grecque. "Le crime du comte Neville" raconte l'histoire d'une jeune châtelaine mal dans sa peau, qui cherche à se faire assassiner par son père, pour aider ce dernier à réaliser sans dommages la prédiction d'une voyante rencontrée à l'issue d'une fugue qui n'en est pas une.
Ce que j’en pense :
Un Amélie Nothomb parmi tant d’autres : farfelu, décalé, court. D’ailleurs il s’agirait plus d’une nouvelle que d’un roman, le prix de vente affiché pour la version broché ne se justifiant que très difficilement malgré le nom affiché sur la couverture (j’ai eu la chance de pouvoir l’emprunter, donc je rouspète mais en vrai je ne suis pas concernée). Rien de particulier à dire sur l’histoire, qui encore une fois est exactement ce à quoi l’on peut s’attendre de son auteur, qui objectivement sait écrire et sait raconter. Ainsi j’ai passé un bon moment de lecture, pas plus, pas moins. Je ne lui jette pas la pierre, on ne peut décemment pas écrire un chef-d’oeuvre chaque année.
Conclusion :
A lire pour les inconditionnels de l’auteur, superflu pour les autres.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
l’art de la réception
les preuves d’amour
les ressentis
les châtelains
16 août 2014
Greg Egan : Trois nouvelles
Greg Egan bâtit son futur en disséquant le présent avec une virtuosité aussi fascinante qu'implacable : nous voici prévenus...
Ce que j’en pense :
En apprenant à être moi (Learning to be me)
Une nouvelle fascinante, qui pose une question aussi vieille que la philosophie, celle de tenter de définir ce qui fait l’humanité, avec des notions telles que l’âme, la conscience, l’individualité ou l’identité. Tout cela en moins de 25 pages, mais avec une vraie pertinence mais aussi une place aux rebondissements dans le récit. Ce texte, avec lequel je fais mon entrée dans l’univers de Greg Egan, laisse présager de très bonnes choses pour de futures lectures !
Mortelles ritournelles (Beyond the Whistle Test)
Dans cette autre nouvelle, Greg Egan reprend la thématique du cerveau manipulé par la science et la manière dont cela influence la conscience et les comportements humain. Il y accuse de manière flagrante l’influence abusive dont les médias, et la publicité en particulier, ne se privent pas de faire usage. Peut-être à cause de cette carte que je trouve un peu facile de la “dénonciation” (dont je ne nie pas qu’elle soit justifiée cependant), j’ai moins accroché à cette lecture. Je retiendrais l'anecdote du test du concierge, le reste sera vite oublié.
De raisons d’être heureux ((Reasons To Be Cheerful)
Et on s’enfonce encore un peu plus dans les méandres du cerveau humain, pour au final toujours le même sujet : entre le corps et l’âme, où se situe la personnalité, l’individualité... Techniquement/biologiquement parlant, pourrions-nous décider d’être “une personne plutôt qu’une autre” ? La spécificité est ici de savoir où se situe le bonheur dans tout ça, savoir si en réalité il existe (rien que ça), dans la mesure où l’on pourrait très bien le réduire à une série de réactions nerveuses. Décidement Greg Egan se pose bien des questions (de manières presque redondante je trouve alors que chacune de ces trois nouvelles est extraite d’un recueil différent). Je ne sais pas si la qualité est réellement différente ou si c’est que l’effet de surprise est passé, mais c’est En apprenant à être moi que j’aurais largement le plus apprécier découvrir.
Conclusion :
Un auteur qui plonge au plus profond de l’humanité.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les chirurgies novatrices
- les synapses
- l’amour
- l’étude du vivant
13 mai 2014
Darren Aronofsky : Noé (Noah)
Ce que le synopsis nous dit :
Russell Crowe est Noé, un homme promis à un destin exceptionnel alors qu’un déluge apocalyptique va détruire le monde. La fin du monde… n’est que le commencement.
Ce que j’en pense :
En allant voir Noé, influencée par la bande-annonce franchement pas très vendeuse, je m’attendais à voir un film d’action un peu bourrin. C’est mal connaître Darren Aronofsky, qui nous propose ici de faire face aux notions de bien et de mal, rien que ça. Il colle assez bien à l’esprit biblique, avec des faits et des personnages apparemment simplistes, mais derrière lesquels se révèlent des idées bien plus complexes. Au niveau visuel, ce concept se retrouve notamment dans de très beaux plans en ombres chinoises.
Ici nous avons finalement l’opposition entre les défenseurs de l’humain avant tout (représenté par Tubal-Cainé) et ceux pour qui l’ordre cosmique général est prépondérant (Noé). En nous montrant ces personnages qui vont au bout de leurs convictions respectives, Darren Aronifsmy met ces deux approches sur un pied d’égalité, alors qu’elles proposent toutes les deux des arguments très valables mais aussi des limites évidentes (voire absurdes). J’ai trouvé cela très malin de sa part, car tout cela est tellement représentatif de l’espèce humaine. A titre personnel le film me renforce dans l’idée que ce Dieu dont nous parle la bible est quand même un sacré coquin, colérique, indécis et pas très appliqué dans ses actions (deux exemples : il nous a aussi fait le coup du mec qui détruit son travail pour le recommencer avec les dinosaures ; on oublie souvent que dans l’ancien testament l’épisode de Noé se termine en réalité par un grand feu de joie dans lequel une bonne partie des animaux de l’arche sont offerts en sacrifice, histoire de vérifier pour la centième fois de la fidélité du prophète - tout ça pour ça)... Bref.
Tout aussi brillante, la pirouette par laquelle le film parvient à combiner la création du monde selon l’ancien testament sans renier la théorie de l’évolution. Toutes les scènes représentant l’évolution du monde et/ou le temps qui passe en accéléré sont d’ailleurs très réussies.
Pour les points négatifs, le film n’est pas exempt de quelques longueurs, mais ce sont aussi les moments qui permettent de prendre du recul sur les situations, alors pourquoi pas.
Conclusion :
Entre noir et blanc, le bien et le mal ne sont que des nuances de gris, et elles sont très nombreuses.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les espèces en voie de disparition
- le végétarisme
- l’amour
- la consanguinité
Russell Crowe est Noé, un homme promis à un destin exceptionnel alors qu’un déluge apocalyptique va détruire le monde. La fin du monde… n’est que le commencement.
Ce que j’en pense :
En allant voir Noé, influencée par la bande-annonce franchement pas très vendeuse, je m’attendais à voir un film d’action un peu bourrin. C’est mal connaître Darren Aronofsky, qui nous propose ici de faire face aux notions de bien et de mal, rien que ça. Il colle assez bien à l’esprit biblique, avec des faits et des personnages apparemment simplistes, mais derrière lesquels se révèlent des idées bien plus complexes. Au niveau visuel, ce concept se retrouve notamment dans de très beaux plans en ombres chinoises.
Ici nous avons finalement l’opposition entre les défenseurs de l’humain avant tout (représenté par Tubal-Cainé) et ceux pour qui l’ordre cosmique général est prépondérant (Noé). En nous montrant ces personnages qui vont au bout de leurs convictions respectives, Darren Aronifsmy met ces deux approches sur un pied d’égalité, alors qu’elles proposent toutes les deux des arguments très valables mais aussi des limites évidentes (voire absurdes). J’ai trouvé cela très malin de sa part, car tout cela est tellement représentatif de l’espèce humaine. A titre personnel le film me renforce dans l’idée que ce Dieu dont nous parle la bible est quand même un sacré coquin, colérique, indécis et pas très appliqué dans ses actions (deux exemples : il nous a aussi fait le coup du mec qui détruit son travail pour le recommencer avec les dinosaures ; on oublie souvent que dans l’ancien testament l’épisode de Noé se termine en réalité par un grand feu de joie dans lequel une bonne partie des animaux de l’arche sont offerts en sacrifice, histoire de vérifier pour la centième fois de la fidélité du prophète - tout ça pour ça)... Bref.
Tout aussi brillante, la pirouette par laquelle le film parvient à combiner la création du monde selon l’ancien testament sans renier la théorie de l’évolution. Toutes les scènes représentant l’évolution du monde et/ou le temps qui passe en accéléré sont d’ailleurs très réussies.
Pour les points négatifs, le film n’est pas exempt de quelques longueurs, mais ce sont aussi les moments qui permettent de prendre du recul sur les situations, alors pourquoi pas.
Conclusion :
Entre noir et blanc, le bien et le mal ne sont que des nuances de gris, et elles sont très nombreuses.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les espèces en voie de disparition
- le végétarisme
- l’amour
- la consanguinité
16 décembre 2012
Joe Wright : Anna Karenine (Anna Karenina)
Ce que le synopsis nous dit :
Russie, 1874, la belle et ardente Anna Karénine jouit de tout ce à quoi ses contemporains aspirent : mariée à Karénine, un haut fonctionnaire du gouvernement à qui elle a donné un fils, elle a atteint un éminent statut social à Saint-Pétersbourg. À la réception d’une lettre de son incorrigible séducteur de frère Oblonski, la suppliant de venir l’aider à sauver son mariage avec Dolly, elle se rend à Moscou. Au cours de son voyage, elle rencontre la comtesse Vronski que son fils, un charmant officier de la cavalerie, vient accueillir à la gare. Quelques brefs échanges suffisent pour éveiller en Anna et Vronski une attirance mutuelle.
Ce que j’en pense :
Difficile de se faire une opinion claire sur ce film, à la fois enchanteur et déconcertant. D’une part nous avons la magie d’une mise en scène théâtrale, à la fois drame et ballet, des costumes divins, de très bons acteurs et une histoire incroyablement prenante, dont on entr'aperçoit sans trop de peine pourquoi elle a fait la renommée de son auteur. D’un autre côté nous avons un film assez en longueur, étourdissant par ses plans parfois trop mouvants (surtout lorsqu’on se trouve assis au premier rang), des choix difficiles à saisir quand au temps consacrés aux différents protagonistes, des passions déchirantes frôlant parfois l’absurde (toujours l’anti-romantisme en moi qui parle).
Ce qui est certain c’est que cette adaptation ne m’a pas donné envie de découvrir le roman original, mais qu’elle a tout de même éveillée assez d’intérêts en moi pour aller farfouiller le net à la recherche d’analyses de texte. Force est d’avouer toute la force et le nombres de sujets forts qui sont abordés, je me suis également aperçue de certaine divergence entre la vision que je m’étais faite de certains personnages (notamment Vronski), l’importance que j’accordais à d’autres (en particulier l'antagonisme entre les différents couples présentés) et ce que j’ai découvert lors de mes lecture. La Russie a décidément le chic pour éveiller toutes les passions.
Conclusion :
Une expérience originale et enivrante.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les valses
- les trains
- les crinolines
- l’amour
Russie, 1874, la belle et ardente Anna Karénine jouit de tout ce à quoi ses contemporains aspirent : mariée à Karénine, un haut fonctionnaire du gouvernement à qui elle a donné un fils, elle a atteint un éminent statut social à Saint-Pétersbourg. À la réception d’une lettre de son incorrigible séducteur de frère Oblonski, la suppliant de venir l’aider à sauver son mariage avec Dolly, elle se rend à Moscou. Au cours de son voyage, elle rencontre la comtesse Vronski que son fils, un charmant officier de la cavalerie, vient accueillir à la gare. Quelques brefs échanges suffisent pour éveiller en Anna et Vronski une attirance mutuelle.
Ce que j’en pense :
Difficile de se faire une opinion claire sur ce film, à la fois enchanteur et déconcertant. D’une part nous avons la magie d’une mise en scène théâtrale, à la fois drame et ballet, des costumes divins, de très bons acteurs et une histoire incroyablement prenante, dont on entr'aperçoit sans trop de peine pourquoi elle a fait la renommée de son auteur. D’un autre côté nous avons un film assez en longueur, étourdissant par ses plans parfois trop mouvants (surtout lorsqu’on se trouve assis au premier rang), des choix difficiles à saisir quand au temps consacrés aux différents protagonistes, des passions déchirantes frôlant parfois l’absurde (toujours l’anti-romantisme en moi qui parle).
Ce qui est certain c’est que cette adaptation ne m’a pas donné envie de découvrir le roman original, mais qu’elle a tout de même éveillée assez d’intérêts en moi pour aller farfouiller le net à la recherche d’analyses de texte. Force est d’avouer toute la force et le nombres de sujets forts qui sont abordés, je me suis également aperçue de certaine divergence entre la vision que je m’étais faite de certains personnages (notamment Vronski), l’importance que j’accordais à d’autres (en particulier l'antagonisme entre les différents couples présentés) et ce que j’ai découvert lors de mes lecture. La Russie a décidément le chic pour éveiller toutes les passions.
Conclusion :
Une expérience originale et enivrante.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les valses
- les trains
- les crinolines
- l’amour
17 septembre 2012
Desmond Morris : Le singe nu
Non, déclare le zoologiste Desmond Morris, nous ne sommes pas une espèce nouvelle née du processus de l'évolution, nous sommes toujours des singes. Et il le démontre. Eliminant les sociétés primitives encore existantes comme étant des « ratés de l'évolution », il observe le singe nu moderne, arboricole, sorti des forêts et devenu carnivore, sous l'angle de la sexualité, de l'éducation, de la combativité et de la recherche du confort (où il assimile hardiment la quête des poux chez les primates aux menus propos mondains dans un effet scientifico-comique irrésistible).Pour élaborer cette thèse originale, il lui a suffi d'étudier le comportement humain dans la même optique que celui des animaux, et en utilisant le même vocabulaire. Le résultat est extraordinaire de précision scientifique, de logique... et d'humour. Quand on se regarde dans une glace, après avoir lu ce livre, on ne se voit plus de la même façon.Arthur Koestler.
Ce que j’en pense :
Il parait que ce livre est écrit avec humour. Il doit s’agir d’un humour de scientifique, car je n’ai pas trouvé. Certes l’idée même est assez originale, mais elle n’en est pas moins traitée avec beaucoup de sérieux et ce qui la rend si intéressante.
Se poser des questions sur qui nous étions et comment nous en sommes arrivés là, permet de faire le point sur l’homme tel qu’il est aujourd’hui et pourquoi pas sur celui que chacun d’entre nous voudrait être demain. En effet toute la première partie de cet essai décrit les origines de l’homme, son évolution comportementale et physique pour arriver à l’être qu’il est à ce jour. Il rappelle surtout le nombre de questions auxquelles aucune réponse ferme n’existe, les théories allant bon train pour tenter d’expliquer (même en tenant compte du fait que depuis son écriture en 1971 certains sujets ont évolués, car il reste encore énormément à découvrir).
Le problème, que personnellement j’attribue tout autant à la date de publication qu’au conventionnalisme universitaire des scientifiques, c'est que ce livre est parfois ennuyeux. Les descriptions minutieuses sont sans fin, les détails et les exemples décrits pour appuyer une théorie soporifiques. Ce livre mériterait peut être une remise à jour assortie d’une version plus “grand public”, car le fond est là est pourrait intéresser tout le monde.
Conclusion :
Qui sommes nous : un sujet passionnant très bien abordé mais dans un style parfois assomant.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- la pilosité
- les fruits
- le territoire
- l’amour
6 juillet 2011
Maurice Druon : Les rois maudits (volume 7)
Ce que l’éditeur nous dit :
Dans ce septième et dernier volume des Rois maudits, c'est le règne de Jean II qui est retracé. L'Histoire a surnommé ce roi Jean le Bon, mais ce monarque fut, en fait, aussi vaniteux et cruel qu'indécis et incapable. La France est, à l'époque, en crise : les clans et les factions se disputent le pays, l'Angleterre revendique le royaume, les impôts sont écrasants, la peste fait des ravages et le roi accumule les erreurs. On suit, à travers le récit d'un haut personnage de l'époque, l'évolution du règne. Une épopée malheureuse et sanglante qui va mener le roi au désastre de la bataille de Poitiers où il sera fait prisonnier des Anglais.
Ce que j’en pense :
Ce septième volume des Rois maudits est si différent de six précédents, qu'il semblait logique d'en faire un article bien distinct.
En effet, le Lis et le Lion avait été écrit pour achever la série, contant la suite des événements sous la forme d'un épilogue. L'auteur aurait donc pu s'arrêter là. Mais il a finalement repris la plume, et c'est précisément cet épilogue qui est "détaillé" dans Quand un roi perd la France. Le principe même est un peu dommage, car cette lecture n'apporte finalement que très peu "en plus". Mis à part la énième démonstration que certains hommes n'auraient jamais dû accéder au trône, tout avait été déjà été écrit.
L'histoire diffère également par son style. Si Maurice Druon nous menait jusque là d'un personnages à l'autre, il focalise ici sur un seul protagoniste. Prétextant long voyage et auditoire, c'est au travers du récit de celui ci que l'histoire de France nous est contée. Intéressant, mais bien moins accrocheur...
Conclusion :
Maurice Druon n’avait pas besoin de ce livre pour prouver ses hautes qualités d’écrivains. De même, le lecteur peut passer au travers de ce volume sans remors.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le savoir bien voyager
- les litières
- la modestie
- les ravages de l’amour
Dans ce septième et dernier volume des Rois maudits, c'est le règne de Jean II qui est retracé. L'Histoire a surnommé ce roi Jean le Bon, mais ce monarque fut, en fait, aussi vaniteux et cruel qu'indécis et incapable. La France est, à l'époque, en crise : les clans et les factions se disputent le pays, l'Angleterre revendique le royaume, les impôts sont écrasants, la peste fait des ravages et le roi accumule les erreurs. On suit, à travers le récit d'un haut personnage de l'époque, l'évolution du règne. Une épopée malheureuse et sanglante qui va mener le roi au désastre de la bataille de Poitiers où il sera fait prisonnier des Anglais.
Ce que j’en pense :
Ce septième volume des Rois maudits est si différent de six précédents, qu'il semblait logique d'en faire un article bien distinct.
En effet, le Lis et le Lion avait été écrit pour achever la série, contant la suite des événements sous la forme d'un épilogue. L'auteur aurait donc pu s'arrêter là. Mais il a finalement repris la plume, et c'est précisément cet épilogue qui est "détaillé" dans Quand un roi perd la France. Le principe même est un peu dommage, car cette lecture n'apporte finalement que très peu "en plus". Mis à part la énième démonstration que certains hommes n'auraient jamais dû accéder au trône, tout avait été déjà été écrit.
L'histoire diffère également par son style. Si Maurice Druon nous menait jusque là d'un personnages à l'autre, il focalise ici sur un seul protagoniste. Prétextant long voyage et auditoire, c'est au travers du récit de celui ci que l'histoire de France nous est contée. Intéressant, mais bien moins accrocheur...
Conclusion :
Maurice Druon n’avait pas besoin de ce livre pour prouver ses hautes qualités d’écrivains. De même, le lecteur peut passer au travers de ce volume sans remors.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le savoir bien voyager
- les litières
- la modestie
- les ravages de l’amour
16 mai 2011
Tran Anh Hung : La Ballade de l'impossible - Norvegian Wood (ノルウェイの森 - Noruwei no more)
Ce que le synopsis nous en dit :
Tokyo, fin des années 60. Kizuki, le meilleur ami de Watanabe, s’est suicidé. Watanabe quitte alors Kobe et s’installe à Tokyo pour commencer ses études universitaires. Alors qu’un peu partout, les étudiants se révoltent contre les institutions, la vie de Watanabe est, elle aussi, bouleversée quand il retrouve Naoko, ancienne petite amie de Kizuki. Fragile et repliée sur elle-même, Naoko n’a pas encore surmonté la mort de Kizuki. Watanabe et Naoko passent les dimanches ensemble et le soir de l’anniversaire des 20 ans de Naoko, ils font l’amour. Mais le lendemain, elle disparaît sans laisser de traces. Watanabe semble alors mettre sa vie en suspension depuis la perte inexplicable de ce premier amour. Lorsqu’enfin il reçoit une lettre de Naoko, il vient à peine de rencontrer Midori, belle, drôle et vive qui ne demande qu’à lui offrir son amour.
Ce que j’en pense :
Inconditionnelle des œuvres de Haruki Murakami, j'attendais avec impatiente de voir l'une d'entre elles portée à l'écran. La Ballade de l'impossible étant parmi ses seuls livres ne contenant pas de "fantastique", le choix semblait plutôt judicieux. Par ailleurs, l'auteur étant réputé pour être l'un des "japonais les plus occidentaux", le fait que le réalisateur soit un français d'origine vietnamienne menant des acteurs japonais, était plutôt un bon présage.
Comme dans toute adaptation, des coupes sèches ont dû été faites pour arriver à une durée raisonnable, engendrant quelques frustrations. Pour moi, toute la subtilité de Murakami réside dans son attachement aux détails, qui n'ont ici que peu leur place. Un effort est tout de même à noter en ce sens, avec par exemple l'omniprésence des repas. Mais c'est surtout dans la profondeur des personnages, en particuliers des personnages secondaires, que la superficialité est la plus flagrante comparée à l'œuvre originale. Par contre, la retranscription de l'atmosphère, un peu lente et totalement prenante, surréaliste, est une vraie réussite. Dommage qu'elle soit gâchée par une bande sonore absolument atroce (à mon goût). Si la musique atonale et déchirante peut effectivement représenter la douleur, elle devrait être utilisée à dose homéopathique. Pourquoi faire également souffrir nos oreilles, alors que seules les émotions auraient suffit ? En contrepartie sonore, la voix absolument sublime de l’actrice Rinko Kikuchi.
Enfin, je doute de la réaction des personnes ne connaissant pas l'auteur, que la "franchise" de certaines scènes pourraient surprendre.
Conclusion :
Cela ressemble à du Murakami, mais ce n’en est pas. Un beau film tout de même.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- la vie
- les cris
- les pots d’échappement
- les relations humaines
Tokyo, fin des années 60. Kizuki, le meilleur ami de Watanabe, s’est suicidé. Watanabe quitte alors Kobe et s’installe à Tokyo pour commencer ses études universitaires. Alors qu’un peu partout, les étudiants se révoltent contre les institutions, la vie de Watanabe est, elle aussi, bouleversée quand il retrouve Naoko, ancienne petite amie de Kizuki. Fragile et repliée sur elle-même, Naoko n’a pas encore surmonté la mort de Kizuki. Watanabe et Naoko passent les dimanches ensemble et le soir de l’anniversaire des 20 ans de Naoko, ils font l’amour. Mais le lendemain, elle disparaît sans laisser de traces. Watanabe semble alors mettre sa vie en suspension depuis la perte inexplicable de ce premier amour. Lorsqu’enfin il reçoit une lettre de Naoko, il vient à peine de rencontrer Midori, belle, drôle et vive qui ne demande qu’à lui offrir son amour.
Ce que j’en pense :
Inconditionnelle des œuvres de Haruki Murakami, j'attendais avec impatiente de voir l'une d'entre elles portée à l'écran. La Ballade de l'impossible étant parmi ses seuls livres ne contenant pas de "fantastique", le choix semblait plutôt judicieux. Par ailleurs, l'auteur étant réputé pour être l'un des "japonais les plus occidentaux", le fait que le réalisateur soit un français d'origine vietnamienne menant des acteurs japonais, était plutôt un bon présage.
Comme dans toute adaptation, des coupes sèches ont dû été faites pour arriver à une durée raisonnable, engendrant quelques frustrations. Pour moi, toute la subtilité de Murakami réside dans son attachement aux détails, qui n'ont ici que peu leur place. Un effort est tout de même à noter en ce sens, avec par exemple l'omniprésence des repas. Mais c'est surtout dans la profondeur des personnages, en particuliers des personnages secondaires, que la superficialité est la plus flagrante comparée à l'œuvre originale. Par contre, la retranscription de l'atmosphère, un peu lente et totalement prenante, surréaliste, est une vraie réussite. Dommage qu'elle soit gâchée par une bande sonore absolument atroce (à mon goût). Si la musique atonale et déchirante peut effectivement représenter la douleur, elle devrait être utilisée à dose homéopathique. Pourquoi faire également souffrir nos oreilles, alors que seules les émotions auraient suffit ? En contrepartie sonore, la voix absolument sublime de l’actrice Rinko Kikuchi.
Enfin, je doute de la réaction des personnes ne connaissant pas l'auteur, que la "franchise" de certaines scènes pourraient surprendre.
Conclusion :
Cela ressemble à du Murakami, mais ce n’en est pas. Un beau film tout de même.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- la vie
- les cris
- les pots d’échappement
- les relations humaines
31 janvier 2011
Eric-Emmanuel Schmitt : Odette Toulemonde et autres histoires
Ce que l’éditeur nous en dit :
La vie a tout offert à l'écrivain Balthazar Balsan et rien à Odette Toulemonde. Pourtant, c'est elle qui est heureuse. Lui pas. Leur rencontre fortuite va bouleverser leur existence. Huit récits, huit femmes, huit histoires d'amour. De la petite vendeuse à la milliardaire implacable, de la trentenaire désabusée à une mystérieuse princesse aux pieds nus en passant par des maris ambigus, des amants lâches et des mères en mal de filles, c'est une galerie de personnages inoubliables qu'Eric- Emmanuel Schmitt poursuit avec tendresse dans leur quête du bonheur.
Ce que j’en pense :
Ce livre ce lit vite et bien, sans conter son petit format léger, qui en fait le partenaire idéal des trajets en métro par exemple. L’écriture est simple et sans fioritures. Pourtant, en l’espace des quelques pages que durent chacune de ces nouvelles, Eric-Emmanuel Schmitt parvient à insuffler une petite profondeur à ses personnages. Certes, cela ne suffit pas à en faire une grande oeuvre, mais c’est largement suffisant pour nous faire passer un bon moment.
Le thème récurrent est celui de l’amour, sous toutes ses formes. Il est peu dire que ce thème a déjà été traité, mais on ne s’en lasse pas... Le plus déroutant est qu’à y regarder de plus près, il ne s’agit pas d’une suite d’histoires qui se “terminent bien”. C’est plutôt le contraire en fait, et nombreux sont les protagonistes qui passent l’arme à gauche avant la fin de la nouvelle qui leur est dédiée. Pourtant l’auteur réussi le tour de magie de garder un ton toujours léger et positif, qui ne nous fera poser Odette Toulemonde et autres histoires qu’avec le sourire aux lèves. Que demander de plus ?
Conclusion :
Je n'irai probablement pas voir le film, mais une lecture sympathique tout de même.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les artistes
- les productions artistiques
- l’amour
La vie a tout offert à l'écrivain Balthazar Balsan et rien à Odette Toulemonde. Pourtant, c'est elle qui est heureuse. Lui pas. Leur rencontre fortuite va bouleverser leur existence. Huit récits, huit femmes, huit histoires d'amour. De la petite vendeuse à la milliardaire implacable, de la trentenaire désabusée à une mystérieuse princesse aux pieds nus en passant par des maris ambigus, des amants lâches et des mères en mal de filles, c'est une galerie de personnages inoubliables qu'Eric- Emmanuel Schmitt poursuit avec tendresse dans leur quête du bonheur.
Ce que j’en pense :
Ce livre ce lit vite et bien, sans conter son petit format léger, qui en fait le partenaire idéal des trajets en métro par exemple. L’écriture est simple et sans fioritures. Pourtant, en l’espace des quelques pages que durent chacune de ces nouvelles, Eric-Emmanuel Schmitt parvient à insuffler une petite profondeur à ses personnages. Certes, cela ne suffit pas à en faire une grande oeuvre, mais c’est largement suffisant pour nous faire passer un bon moment.
Le thème récurrent est celui de l’amour, sous toutes ses formes. Il est peu dire que ce thème a déjà été traité, mais on ne s’en lasse pas... Le plus déroutant est qu’à y regarder de plus près, il ne s’agit pas d’une suite d’histoires qui se “terminent bien”. C’est plutôt le contraire en fait, et nombreux sont les protagonistes qui passent l’arme à gauche avant la fin de la nouvelle qui leur est dédiée. Pourtant l’auteur réussi le tour de magie de garder un ton toujours léger et positif, qui ne nous fera poser Odette Toulemonde et autres histoires qu’avec le sourire aux lèves. Que demander de plus ?
Conclusion :
Je n'irai probablement pas voir le film, mais une lecture sympathique tout de même.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les artistes
- les productions artistiques
- l’amour
18 août 2010
Stephen Frears : Tamara Drewe
Ce que le synopsis nous dit :
Avec son nez refait, ses jambes interminables, son job dans la presse people, ses aspirations à la célébrité et sa facilité à briser les cœurs, Tamara Drewe est l'Amazone londonienne du XXIe siècle.
Son retour au village où vécut sa mère est un choc pour la petite communauté qui y prospère en paix.
Hommes et femmes, bobos et ruraux, auteur de best-sellers, universitaire frustré, rock star au rancart ou fils du pays, tous sont attirés par Tamara dont la beauté pyromane et les divagations amoureuses éveillent d'obscures passions et vont provoquer un enchaînement de circonstances aussi absurdes que poignantes.
Ce que j’en pense :
Concernant le rythme et l’ambiance, Tamara Drewe rappelle ceux d’une série télévisée. Quatre saisons, ou quatre épisodes où les relations entre protagonistes évoluent lentement mais sûrement.
L’humour, les personnages, les paysages et surtout la chute finale sont tout à fait anglais. Aucun véritable éclat de rire, mais un ensemble plutôt agréable. Les personnages sont attachants et tout à fait crédibles. Chapeau bas en particulier à l’adolescente excentrique plus vraie que nature.
Mais la vraie originalité de ce film réside dans la capacité de dissimuler des sujets sérieux par le prétexte d’une comédie. Car se sont avant tout les relations humaines qui sont décrites, les peurs et les difficultés de chacun de prendre les bonnes décisions, de mener sa vie au mieux. Les erreurs font partie des étapes nécessaires pour avancer dans la vie, mais si certains savent en tirer des conclusions et avancer, pour d’autre il faudra tomber plusieurs fois pour savoir se relever. Et ça, ce n’est pas toujours drôle.
Conclusion :
Un film plaisant, dans un style inattendu.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- La chirurgie esthétique
- Les écrivains
- Les magasines people
- Les vaches
Avec son nez refait, ses jambes interminables, son job dans la presse people, ses aspirations à la célébrité et sa facilité à briser les cœurs, Tamara Drewe est l'Amazone londonienne du XXIe siècle.
Son retour au village où vécut sa mère est un choc pour la petite communauté qui y prospère en paix.
Hommes et femmes, bobos et ruraux, auteur de best-sellers, universitaire frustré, rock star au rancart ou fils du pays, tous sont attirés par Tamara dont la beauté pyromane et les divagations amoureuses éveillent d'obscures passions et vont provoquer un enchaînement de circonstances aussi absurdes que poignantes.
Ce que j’en pense :
Concernant le rythme et l’ambiance, Tamara Drewe rappelle ceux d’une série télévisée. Quatre saisons, ou quatre épisodes où les relations entre protagonistes évoluent lentement mais sûrement.
L’humour, les personnages, les paysages et surtout la chute finale sont tout à fait anglais. Aucun véritable éclat de rire, mais un ensemble plutôt agréable. Les personnages sont attachants et tout à fait crédibles. Chapeau bas en particulier à l’adolescente excentrique plus vraie que nature.
Mais la vraie originalité de ce film réside dans la capacité de dissimuler des sujets sérieux par le prétexte d’une comédie. Car se sont avant tout les relations humaines qui sont décrites, les peurs et les difficultés de chacun de prendre les bonnes décisions, de mener sa vie au mieux. Les erreurs font partie des étapes nécessaires pour avancer dans la vie, mais si certains savent en tirer des conclusions et avancer, pour d’autre il faudra tomber plusieurs fois pour savoir se relever. Et ça, ce n’est pas toujours drôle.
Conclusion :
Un film plaisant, dans un style inattendu.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- La chirurgie esthétique
- Les écrivains
- Les magasines people
- Les vaches
3 mai 2010
Emmanuel Benbihy : New-York, I Love You
Ce que le synopsis nous dit :
Depuis l'invention du cinéma, New York n'a jamais cessé de fasciner les cinéastes, qui y puisent d'infinies émotions dans des décors aussi spectaculaires qu'uniques. Des gratte-ciel miroitants aux parcs et aux rues qui sont comme autant de mondes, la ville a été immortalisée dans des milliers de films à travers des centaines d'atmosphères différentes.
Ce que j’en pense :
Ayant découvert New-York il y a peu, et gardé une excellente image de Paris, Je t’aime, c’est tout naturellement que je suis allé voir la dernière production d’Emmanuel Benbihy. Et bien j’en suis ravie.
Force est de constater que New-York, I love you est différent de son prédécesseur. Autant que peuvent l’être ces deux ville.
Si le thème est le même, la façon de le traiter ne l’est pas. Tout d’abord, les courts-métrages sont ici présentés de façon homogène, avec plus de continuité et des piqures de rappel entre les épisodes. Ce choix est assez représentatif d’une réalité. Si à Paris, chaque quartier a sa propre couleur et ses habitants leurs propres mœurs, New-York est présenté comme un tout. Un New-Yorkais est avant tout un New-Yorkais.
Autre choix tout aussi à propos : de Paris, on nous montrait du beau, du féerique, mais aussi du triste, du nostalgique ou de l’injuste. A New-York, si la palette d’émotion est au rendez-vous, le happy-ending est beaucoup plus fréquent, à l’image du rêve américain.
D’ailleurs, il est facile de comprendre pourquoi les films de Scarlett Johansson et Andrey Zvyagintsev (visibles sur Youtube) ont été coupés au montage. Il a manqué à ces deux réalisateur un ingrédient mystérieux, celui qui fait se dire au spectateur : « oui, c’est ça, je suis à New-York ».
Conclusion :
Vivement, la sortir au cinéma de Rio, eu te amo.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- l’amour
- la religion
- les taxis
- la rue
Depuis l'invention du cinéma, New York n'a jamais cessé de fasciner les cinéastes, qui y puisent d'infinies émotions dans des décors aussi spectaculaires qu'uniques. Des gratte-ciel miroitants aux parcs et aux rues qui sont comme autant de mondes, la ville a été immortalisée dans des milliers de films à travers des centaines d'atmosphères différentes.
Ce que j’en pense :
Ayant découvert New-York il y a peu, et gardé une excellente image de Paris, Je t’aime, c’est tout naturellement que je suis allé voir la dernière production d’Emmanuel Benbihy. Et bien j’en suis ravie.
Force est de constater que New-York, I love you est différent de son prédécesseur. Autant que peuvent l’être ces deux ville.
Si le thème est le même, la façon de le traiter ne l’est pas. Tout d’abord, les courts-métrages sont ici présentés de façon homogène, avec plus de continuité et des piqures de rappel entre les épisodes. Ce choix est assez représentatif d’une réalité. Si à Paris, chaque quartier a sa propre couleur et ses habitants leurs propres mœurs, New-York est présenté comme un tout. Un New-Yorkais est avant tout un New-Yorkais.
Autre choix tout aussi à propos : de Paris, on nous montrait du beau, du féerique, mais aussi du triste, du nostalgique ou de l’injuste. A New-York, si la palette d’émotion est au rendez-vous, le happy-ending est beaucoup plus fréquent, à l’image du rêve américain.
D’ailleurs, il est facile de comprendre pourquoi les films de Scarlett Johansson et Andrey Zvyagintsev (visibles sur Youtube) ont été coupés au montage. Il a manqué à ces deux réalisateur un ingrédient mystérieux, celui qui fait se dire au spectateur : « oui, c’est ça, je suis à New-York ».
Conclusion :
Vivement, la sortir au cinéma de Rio, eu te amo.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- l’amour
- la religion
- les taxis
- la rue
26 avril 2010
Pascal Thomas : Ensemble, nous allons vivre une très, très grande histoire d'amour...
Ce que le synopsis nous dit :
Entre Dorothée et Nicolas, c'est le coup de foudre. Ensemble, ils vont vivre une très, très grande histoire d'amour... Ils en sont sûrs, certains. Mais la vie s'ingénie toujours à contrarier les meilleures résolutions, le plus parfait des scénarios et rien ne va se passer comme prévu. De malentendus en disputes, de serments en trahisons, de vrais départs en fausses retrouvailles, et inversement, ils vont être entraînés dans le tourbillon d'une comédie aussi tourmentée que leur passion...
Ce que j’en pense :
Le titre l’annonçait, l’affiche le criait et le casting ôtait tout doute restant. Et pourtant, rien ne pouvait préparer à ça.
Si Julien Doré ne s’en sort pas aussi mal que prévu, son interprétation avec l’accent du midi (paraissant de moins en moins prononcé au fur et à mesure, mais c’est peut être que l’oreille s’habitue) est assez déroutante. Mais il a au moins l’excuse du débutant.
Certes Pascal Thomas est un habitué de l’absurde, ton dans lequel excelle sa créativité, mais le concept est ici poussé à son extrême. Tout est absurde : l’histoire, les dialogues, les personnages, les décors, etc. Tout commence avec du niais, et des clichés, le tout saupoudré de religion. Et puis la situation dérape, pour une raison tout aussi débile que le reste, et on en vient aux mains.
Le pire est qu’on finit par en rire, de débile en ridicule. Pourquoi pas puisque le style est assumé et que le spectateur n’est jamais trompé sur la marchandise ? Mais non, c’est un ici un rire nerveux, entre deux scènes trop longues. La seule conclusion, lorsque les lumières se rallument enfin, est celle d’avoir perdu son temps et son argent.
Conclusion :
A éviter, inutile à tous points de vue.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les danses folkloriques
- les pâquerettes
- les clochards
Entre Dorothée et Nicolas, c'est le coup de foudre. Ensemble, ils vont vivre une très, très grande histoire d'amour... Ils en sont sûrs, certains. Mais la vie s'ingénie toujours à contrarier les meilleures résolutions, le plus parfait des scénarios et rien ne va se passer comme prévu. De malentendus en disputes, de serments en trahisons, de vrais départs en fausses retrouvailles, et inversement, ils vont être entraînés dans le tourbillon d'une comédie aussi tourmentée que leur passion...
Ce que j’en pense :
Le titre l’annonçait, l’affiche le criait et le casting ôtait tout doute restant. Et pourtant, rien ne pouvait préparer à ça.
Si Julien Doré ne s’en sort pas aussi mal que prévu, son interprétation avec l’accent du midi (paraissant de moins en moins prononcé au fur et à mesure, mais c’est peut être que l’oreille s’habitue) est assez déroutante. Mais il a au moins l’excuse du débutant.
Certes Pascal Thomas est un habitué de l’absurde, ton dans lequel excelle sa créativité, mais le concept est ici poussé à son extrême. Tout est absurde : l’histoire, les dialogues, les personnages, les décors, etc. Tout commence avec du niais, et des clichés, le tout saupoudré de religion. Et puis la situation dérape, pour une raison tout aussi débile que le reste, et on en vient aux mains.
Le pire est qu’on finit par en rire, de débile en ridicule. Pourquoi pas puisque le style est assumé et que le spectateur n’est jamais trompé sur la marchandise ? Mais non, c’est un ici un rire nerveux, entre deux scènes trop longues. La seule conclusion, lorsque les lumières se rallument enfin, est celle d’avoir perdu son temps et son argent.
Conclusion :
A éviter, inutile à tous points de vue.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les danses folkloriques
- les pâquerettes
- les clochards
2 avril 2010
Pascal Chaumeil : L'Arnacoeur
Ce que le synopsis nous en dit :
Votre fille sort avec un sale type ? Votre soeur s'est enlisée dans une relation passionnelle destructrice ? Aujourd'hui, il existe une solution radicale, elle s'appelle Alex. Son métier : briseur de couple professionnel. Sa méthode : la séduction. Sa mission : transformer n'importe quel petit ami en ex. Mais Alex a une éthique, il ne s'attaque qu'aux couples dont la femme est malheureuse.
Alors pourquoi accepter de briser un couple épanoui de riches trentenaires qui se marie dans une semaine ?
Ce que j’en pense :
Un ancien colocataire espagnol avec la femme de Johnny Depp, une rencontre a priori difficile à croire. Pourtant le film est une réussite sur toute la ligne.
Le scénario est original et surprenant (même si la fin est courue d’avance). L’humour est au rendez vous, du sourire à l’éclat de rire, chaque scène réserve ses bonnes surprises. Le « sourire bête » à lui seul résume en quoi ce film est une petite merveille. De manière générale les mimiques de Romain Duris sont un vrai régal, tout comme l’interprétation du duo Ferrier/Romain.
Seule Vanessa ne brille pas dans ce beau tableau. Les échecs de ses derniers film ne lui ont semble t-il pas servi de leçon. Dans L’Arnacoeur elle est pourtant magnifiée, sublimée... Mais elle reste fade et inexpressive, dépassée par son rôle de femme mystérieuse.
La bande son est sympathique. Les images sont belles, un peu trop parfois. Mais c’est à bon escient que l’on nous sort le grand jeu. Et on en redemande.
En conclusion :
Un excellent film, une valeur sûre, qui fera rire tout du long les hommes, aussi bien que les femmes.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- L'espionnage
- L'amour
- Monaco
Votre fille sort avec un sale type ? Votre soeur s'est enlisée dans une relation passionnelle destructrice ? Aujourd'hui, il existe une solution radicale, elle s'appelle Alex. Son métier : briseur de couple professionnel. Sa méthode : la séduction. Sa mission : transformer n'importe quel petit ami en ex. Mais Alex a une éthique, il ne s'attaque qu'aux couples dont la femme est malheureuse.
Alors pourquoi accepter de briser un couple épanoui de riches trentenaires qui se marie dans une semaine ?
Ce que j’en pense :
Un ancien colocataire espagnol avec la femme de Johnny Depp, une rencontre a priori difficile à croire. Pourtant le film est une réussite sur toute la ligne.
Le scénario est original et surprenant (même si la fin est courue d’avance). L’humour est au rendez vous, du sourire à l’éclat de rire, chaque scène réserve ses bonnes surprises. Le « sourire bête » à lui seul résume en quoi ce film est une petite merveille. De manière générale les mimiques de Romain Duris sont un vrai régal, tout comme l’interprétation du duo Ferrier/Romain.
Seule Vanessa ne brille pas dans ce beau tableau. Les échecs de ses derniers film ne lui ont semble t-il pas servi de leçon. Dans L’Arnacoeur elle est pourtant magnifiée, sublimée... Mais elle reste fade et inexpressive, dépassée par son rôle de femme mystérieuse.
La bande son est sympathique. Les images sont belles, un peu trop parfois. Mais c’est à bon escient que l’on nous sort le grand jeu. Et on en redemande.
En conclusion :
Un excellent film, une valeur sûre, qui fera rire tout du long les hommes, aussi bien que les femmes.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- L'espionnage
- L'amour
- Monaco
15 février 2010
Stefan Zweig : Le Voyage dans le passé
Ce que l’éditeur nous en dit :
Le voyage dans le passé est l'histoire des retrouvailles au goût amer entre un homme et une femme qui se sont aimés et qui croient s'aimer encore. Louis, jeune homme pauvre mû par une " volonté fanatique " tombe amoureux de la femme de son riche bienfaiteur, mais il est envoyé quelques mois au Mexique pour une mission de confiance. La Grande Guerre éclate. Ils ne se reverront que neuf ans plus tard. L'amour résiste t-il à tout ? A l'usure du temps, à la trahison, à une tragédie ? Dans ce texte bouleversant, jamais traduit en français jusqu'à ce jour, on retrouve le savoir-faire unique de Zweig, son génie de la psychologie, son art de suggérer par un geste, un regard, les tourments intérieurs, les arrière-pensées, les abîmes de l'inconscient.
Ce que j’en pense :
Ce livre est divinement bien écrit, aucun doute de ce côté-là. Autre point plus que positif, la présence du texte original en allemand, faisant suite au roman traduit. Il permet d’apprécier l’auteur selon ses propres mots (à hauteur du niveau d’allemand de chacun bien sûr).
Mais je ferai le même commentaire que pour Bright Star : je ne dois pas être sensible au romantisme. Il est vrai qu'à ce jour, j'ai toujours préféré les romans longs, qui sont souvent synonymes d’une histoire plus construite, mieux finie. j’aime voir les personnages évoluer. En dessous de 300 pages et à quelques exceptions près, je n’ai tout simplement pas l'occasion de rentrer dans le texte. Or Le Voyage dans le passé frôle tout juste la centaine de pages.
Les sentiments y sont extrêmement décrits, mais le récit est survolé, comme une trame de fond à peine visible. La fin laisse un sentiment d’inachevée. L’idée y est, originale, mais un ingrédient manque dans les dernières pages, comme si Stefan Sweig avait posé les mots mais ne s’était pas relu.
En conclusion :
Peut plaire à ceux que l’émoi émeut ou aux inconditionnels de l’auteur. Pour les autres, de quoi occuper deux heures, très pratique lors d’un trajet par exemple.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- l’absence
- l’amour impossible
- le temps qui passe
- le train
Le voyage dans le passé est l'histoire des retrouvailles au goût amer entre un homme et une femme qui se sont aimés et qui croient s'aimer encore. Louis, jeune homme pauvre mû par une " volonté fanatique " tombe amoureux de la femme de son riche bienfaiteur, mais il est envoyé quelques mois au Mexique pour une mission de confiance. La Grande Guerre éclate. Ils ne se reverront que neuf ans plus tard. L'amour résiste t-il à tout ? A l'usure du temps, à la trahison, à une tragédie ? Dans ce texte bouleversant, jamais traduit en français jusqu'à ce jour, on retrouve le savoir-faire unique de Zweig, son génie de la psychologie, son art de suggérer par un geste, un regard, les tourments intérieurs, les arrière-pensées, les abîmes de l'inconscient.
Ce que j’en pense :
Ce livre est divinement bien écrit, aucun doute de ce côté-là. Autre point plus que positif, la présence du texte original en allemand, faisant suite au roman traduit. Il permet d’apprécier l’auteur selon ses propres mots (à hauteur du niveau d’allemand de chacun bien sûr).
Mais je ferai le même commentaire que pour Bright Star : je ne dois pas être sensible au romantisme. Il est vrai qu'à ce jour, j'ai toujours préféré les romans longs, qui sont souvent synonymes d’une histoire plus construite, mieux finie. j’aime voir les personnages évoluer. En dessous de 300 pages et à quelques exceptions près, je n’ai tout simplement pas l'occasion de rentrer dans le texte. Or Le Voyage dans le passé frôle tout juste la centaine de pages.
Les sentiments y sont extrêmement décrits, mais le récit est survolé, comme une trame de fond à peine visible. La fin laisse un sentiment d’inachevée. L’idée y est, originale, mais un ingrédient manque dans les dernières pages, comme si Stefan Sweig avait posé les mots mais ne s’était pas relu.
En conclusion :
Peut plaire à ceux que l’émoi émeut ou aux inconditionnels de l’auteur. Pour les autres, de quoi occuper deux heures, très pratique lors d’un trajet par exemple.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- l’absence
- l’amour impossible
- le temps qui passe
- le train
Inscription à :
Articles (Atom)















