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4 mai 2014

Riff Reb's (d’après Jack London) : Le loup des mers (The Sea-Wolf)

Ce que l’éditeur nous dit :
Après un naufrage, Humphrey Van Weyden, un gentleman fluet, est recueilli puis enrôlé de force comme mousse par Loup Larsen, un terrifiant capitaine de goélette, buveur, violent mais très cultivé. Ce capitaine, athée, éprouve peu à peu une sorte d'estime teintée de mépris pour Humphrey, à l'inverse, très religieux : " si vous savez que quand vous mourrez, vous irez dans un monde meilleur, alors, pourquoi avez-vous peur de mourir ? " Ainsi naissent les premières joutes verbales - pleines d'humour et d'esprit - qui rythment ce passionnant récit d'aventure, et qui redoubleront à l'arrivée d'une jeune femme, un futur enjeu pour ces deux hommes.

Ce que j’en pense :
Normalement Jack London est un auteur que j’évite. Non pas que je remette en doute ses qualités d’écrivain, au contraire parce que je connais son habilité à nous faire prendre d’affection profonde pour ses personnages (humain ou non), pour ensuite leur faire endurer les pire tourments. C’est au-delà de ce que ma sensibilité est intentionnellement prête à subir.
C’est probablement le format bande-dessinée qui m’a poussé à mettre mon petit coeur en danger. Autant vous rassurer tout de suite (pour ceux que ça intéresse), celui-ci s’en est sorti indemne.
La particularité du Loup des mers, est que ses personnages ne sont pas à proprement des êtres attachants. Entre un pirate sans scrupule, violent et agressif, et un bourgeois faible, couard et prétentieux, pas d’amour au premier regard. Pourtant sous la plume de Jack London (et le crayon de Riff Reb’s qui a su capter et retranscrire les mots en d’incroyables planches), on finit par éprouver pour eux une sorte d’empathie, par les comprendre. Et pour décor, la mer, magnifique et impitoyable, qui achève de sceller l’emprise inéluctable de cette oeuvre sur son lecteur.

Conclusion :
Une très belle lecture, saisissante.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les migraines
- les destinées
- la fatalité
- les tempêtes


try

25 mars 2010

Martin Scorsese : Shutter Island

Ce que le synopsis nous en dit :
En 1954, le marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule sont envoyés enquêter sur l’île de Shutter Island, dans un hôpital psychiatrique où sont internés de dangereux criminels. L’une des patientes, Rachel Solando, a inexplicablement disparu. Comment la meurtrière a-t-elle pu sortir d’une cellule fermée à clé de l’extérieur ? Le seul indice retrouvé dans la pièce est une feuille de papier sur laquelle on peut lire une suite de chiffres et de lettres sans signification apparente. Œuvre incohérente d’une malade, ou cryptogramme ?

Ce que j’en pense :
Lorsque la salle s'est rallumée après la projection de Shutter Island, j'étais fort contrariée. Tout d'abord la bande originale est mauvaise. Surtout, peu avide de devinette, j’ai pourtant su prédire la fin de ce film dès les trois premières minutes. Le scénario ultra prévisible, n’est pas digne d’un Martin Scorsese.
Je suis également ressortie avec un profond malaise et ai sérieusement envisagé de regarder un épisode des Bisounours pour espérer dormir correctement. De ce point de vue c’est une réussite, Martin Scorsese nous fait douter de l’humanité. Car sur le plan psychologique les personnages sont très travaillés. Tout le travail de soucis du détail, les nombreuses symboliques, se révèlent d’ailleurs avec la divulgation finale. Le jeu des acteurs est sublime, en particulier dans la représentation de la folie.
Mais une belle interprétation ne suffit pas à faire un beau film. Lorsque tout repose sur la chute, faire preuve d'un minimum d'imagination est requit.

En conclusion :
A éviter, à moindre d'être passionné par le sujet de la psychologie meurtrière.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- La folie
- La psychiatrie
- La prison
- La tempête