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25 juillet 2016

Jeanne-Marie Leprince de Beaumont : La Belle et la Bête et autres contes

Ce que l’éditeur nous dit :
Venue se livrer à la Bête pour sauver son père, la Belle finit par aimer le monstre qui se révèlera alors être un beau prince ensorcelé... Tout le monde connaît l'une ou l'autre des adaptations de ce célèbre conte sous forme de film ou de dessin animé. L'histoire imaginée par Madame de Beaumont est devenue mythique. Elle glorifie la "beauté intérieure" qui peut exister dans l'être le plus laid, voire terrifiant, et la valeur de ceux qui, comme la Belle, savent aller au-delà des apparences. Une histoire à vocation édifiante, donc, qui doit son succès au sujet comme à la manière dont il est traité : le merveilleux est constamment Jeanne-Marie Leprince de Beaumont : La Belle et la Bête et autres contes.

Ce que j’en pense :
En lisant ce recueil, j’avais évidemment les images de sa version Disney. Les studios ont fait un excellent travail, car le récit originel ferait presque pâle figure face à son adaptation. Des différentes nouvelles que recense ce bouquin, chacune d’elle était une variante plus ou moins fidèle la première, c’est pourtant la plus riche et la plus élaborée. C’est peut-être l’époque qui veut cela, mais j’ai trouvé ces histoires bien succinctes et me demande comment elles ont pu à ce point marquer les esprits, et encore moins enseigner quoi que ce soit à des jeunes filles de bonnes familles. J’en aurais au moins appris un peu plus sur cette chère Madame Leprince de Beaumont, grâce aux clés de lectures offertes pour cette édition, qui a pensé ces contes dans un but tout à fait intéressé : celui d’éduquer aux bonnes manières, avec des valeurs telles que la gentillesse, l’altruisme et la modestie. D’ailleurs les différents auteurs s’étant ici prêtés à l’exercice n’ont montré aucune pitié pour le sors des deux soeurs de Belle, dont la vanité sera largement sanctionnée !

Conclusion :
J’aurais largement préféré la version Disney, mais c’était si vite lu...

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les roses
les robes
les malédictions
les bons caractères








9 décembre 2010

David Yates : Harry Potter et les reliques de la mort - partie 1 (Harry Potter and the Deathly Hallows)

Ce que le synopsis nous en dit :
Le pouvoir de Voldemort s'étend. Celui-ci contrôle maintenant le Ministère de la Magie et Poudlard. Harry, Ron et Hermione décident de terminer le travail commencé par Dumbledore, et de retrouver les derniers Horcruxes pour vaincre le Seigneur des Ténèbres. Mais il reste bien peu d'espoir aux trois sorciers, qui doivent réussir à tout prix.

Ce que j’en pense :
Il faut bien avouer que depuis 2001, nos chers petits ont bien grandis. Avant nous avions trois chérubins joufflus. Aujourd'hui se sont une maigrichonne, un super musclor et un maigrichon un peu musclé qui défilent sur nos écrans... Tout cela ne nous rajeunis pas.
Ce septième film me parait être dans la même lignée que les précédents : la magie des livres n’a pas été retranscrite. Contrairement aux opus précédents, je n’ai pourtant pas pu me désoler devant le manque de fidélité vis à vis de l’oeuvre, n’ayant pas lu la version écrite avant. Et que personne ne vienne me parler de l’accord de l’auteur, car je ne doute pas que certains arguments la fasse naturellement réfléchir à deux fois.
Il est d’ailleurs toujours aussi effarant de constater qu’un film atteigne un niveau de qualité seulement correct malgré son succès et son budget. A noter tout de même des paysages magnifiques. Sur ce point, comme sur beaucoup d’autres d’ailleurs, on remarque des similitudes dans la façon de filmer avec le Seigneur des anneaux.
Malgré tous ces points négatif je dois quand même dire que j’ai passé un bon moment, et que j’attends impatiemment de découvrir la suite et fin des aventures de nos sorciers favoris. Mais surtout, j’ai une envie pressante de me plonger à nouveau dans la lecture des livres de J.K. Rowling.

Conclusion :
Incontournable pour certains, moyen pour tous les autres.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les contes
- les baguettes
- le camping
- le légataires des biens de Mary Poppins

11 novembre 2010

John Connolly : Le livre des choses perdues

Ce que l’éditeur nous dit :
Il était une fois - car c'est ainsi que toutes les histoires devraient débuter - un garçon de 12 ans qui venait de perdre sa maman. Inconsolable, David a trouvé refuge dans les livres pour oublier le remariage de son père et la naissance de Georgie, son demi-frère. Une nuit, persuadé d'entendre sa mère l'appeler, David découvre un passage caché au fond du jardin. Il le franchit et se retrouve propulsé dans un monde fantastique, peuplé de personnages issus de ses lectures et de son imaginaire. Alors que la Seconde Guerre mondiale déferle sur l'Europe, David entame un périple à la recherche d'un vieux roi qui conserve ses secrets dans Le Livre des choses perdues, sésame qui permettrait au jeune garçon de quitter ce royaume. Mais le conseiller du souverain a pour lui d'autres desseins...

Ce que j’en pense :
Avant même d'ouvrir Le livre des choses perdues, je l'aimais déjà. Son titre, son thème, sa couverture et même le nom de son auteur (que je découvre ici pour la première fois) m'avaient séduite. Finalement si je n'ai pas été déçue, je dois dire que ce n'est pas du tout ce que j'espérais. Je ne sais pas pourquoi, j'ai même été surprise par la fin, qui est pourtant dans la parfaite lignée du reste du roman.
L'univers est celui du conte, du vrai conte, celui qui à l'image d'un Christian Andersen ne finit pas toujours bien, celui qui aboutit à une morale qui restera gravée dans la mémoire de son lecteur. Je ne pense pas que je puisse un jour oublier ce livre.
John Connolly séduit par sa plume d'abord, mais aussi par son érudition, à tel point qu'il s'offre de réécrire les fables populaires en les faisant apparaitre sous un jour totalement nouveau. Sans jamais tomber dans l'horreur, conte oblige, mais la frôlant de très près, force est de constater que l'abomination n'est pas loin. S'il fallait trouver un monde comparable, ce serait celui de Tim Burton. Toutes les peurs de notre enfance sont exhumées.

Conclusion :

Surprenant et saisissant. A ne pas faire lire aux plus petits.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :

- Les loups
- Les contes
- Le lierre
- Les souterrains

22 octobre 2010

Michel Faubert et Michel Hindenoch : Contes et complaintes, deux voix contemporaines

Ce que l’éditeur nous dit :
« Il y avait foule, en ce soir d’Octobre 2007, aux portes de la salle de spectacle du Vieux Clocher de Sherbrooke, qui accueillait le conteur québécois Michel Faubert et le conteur français Michel Hindenoch, pour la première fois réunis sur scène grâce à l’ingénieuse programmation du festival Les jours sont contés en Estrie.
La soirée fut à la hauteur des attentes. Dans une atmosphère empreinte à la fois de reccueillement et d’audace, de ferveur et d’ultra sensibilité, ces deux grands de la tradition orale ont fait alterner contes te chants de leurs terroirs respectifs.
Le livre et le CD qui l’accompagne répondent au désir d’inscrire -dans notre mémoire et notre répertoire- ce spectacle, l’un des plus grands moments qu’a connu le milieu du conte au Québec. »


Ce que j’en pense :
L’art de conter ce perd, ce qui est bien dommage. C’est donc une grande joie que de pouvoir renouveler avec cette tradition dans la présente édition.
Les deux conteurs sont excellents, très bien accompagné en musique. Certes elle est un peu trop répétitive dans les premiers morceaux, presque décorelée des récits, mais cela s’améliore par la suite.
Les deux voix sont sympathique séparément, mais encore meilleures en duo. L’accent québécois, éveillant la surprise et l’amusement pour ceux qui n’en sont, comme moi, pas coutumiers, y ajoute un charme certain.
Pour ce qui est du contenu, certaines histoires sont plus plaisantes que d’autres, mais il faudrait être bien exigeant pour ne pas trouver son bonheur parmi la palette présentée. La présentation en générale est quand à elle très soignée.
Quelques points négatifs à noter cependant : la cohérence entre le visuel et l’audio n’est pas assuré, l’ordonnance ayant été pensée de deux façons distinctes. Les pistes ne sont d’ailleurs pas nommées lorsque l’on consulte le CD.
Enfin il est bien regrettable de ne pouvoir entendre que quelques unes des histoires proposées. Car si le livre est intéressant en soit, il ne faut pas oublier que le conte est avant tout un art oral…

Conclusion :
Merci à Babelio pour l’organisation de la Masse Critique et aux éditions Planète rebelle pour leur contribution. C’est avec plaisir que je participerai à nouveau.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- Les serpents
- Les princesses
- Les fantômes
- les feux de paille

8 avril 2010

Tim Burton : Alice au pays des merveilles (Alice in Wonderland)

Ce que le synopsis nous en dit :
Alice, désormais âgée de 19 ans, retourne dans le monde fantastique qu'elle a découvert quand elle était enfant. Elle y retrouve ses amis le Lapin Blanc, Bonnet Blanc et Blanc Bonnet, le Loir, la Chenille, le Chat du Cheshire et, bien entendu, le Chapelier Fou. Alice s'embarque alors dans une aventure extraordinaire où elle accomplira son destin : mettre fin au règne de terreur de la Reine Rouge.

Ce que j’en pense :
Cet Alice tant attendu, car très médiatisé, en a déçu plus d’un. Pourtant, s’il n’est pas à la hauteur de ces ambitions, ce film nous fait passer un très bon moment.
Les acteurs sont très bons, avec des rôles qui leurs sont taillés sur mesure. La palme du rôle le plus déroutant est attribuée à Anne Hathaway, son personnage et ses réelles motivations restant très flous. Johnny Depp est rendu quasi méconnaissable par la magie du maquillage et des effets spéciaux. Ces derniers ne sont pas toujours réussis, par exemple lors de la chute dans le terrier. Concernant l’animation 3D, la scène la plus étonnante de réalisme est celle du générique de fin.
L’ambiance est celle d’un conte pour enfant, où même les yeux arrachés ou les têtes tranchées sont « épurés ». Si le pinceau de Tim Burton est là, la dose de lugubre à laquelle il nous a habituée ne l’est pas. Walt Disney ne peut en être blâmé, puisque le funeste Etrange noël de Mr. Jack ne manquait aucunement de glauque. D’ailleurs la version d’animation de 1951 était finalement plus perturbante et effrayante que celle-ci.

En conclusion :
Une énième version d'un conte plaisante. Décidément, Lewis Carroll n'a pas fini d'inspirer.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- le thé
- les champignons
- les lapins

14 janvier 2010

Robert Zemeckis : Le Drôle de Noël de Scrooge (Disney's A Christmas Carol )

Ce que le synopsis nous dit :
Parmi tous les marchands de Londres, Ebenezer Scrooge est connu comme l'un des plus riches et des plus avares. Ce vieillard solitaire et insensible vit dans l'obsession de ses livres de comptes. Ni la mort de son associé, Marley, ni la pauvre condition de son employé, Bob Cratchit, n'ont jamais réussi à l'émouvoir. De tous les jours de l'année, celui que Scrooge déteste le plus est Noël. L'idée de répandre joie et cadeaux va définitivement à l'encontre de tous ses principes ! Pourtant, cette année, Scrooge va vivre un Noël qu'il ne sera pas près d'oublier... Tout commence la veille de Noël, lorsqu'en rentrant chez lui, Scrooge a d'étranges hallucinations. Le spectre de son ancien associé lui rend la plus effrayante des visites, et lui en annonce d'autres, aussi magiques que troublantes... Scrooge se voit d'abord confronté à l'Esprit des Noëls passés, qui le replonge dans ses propres souvenirs, réveillant en lui des blessures oubliées et des regrets profondément enfouis...

Ce que j’en pense :
Un vrai conte, digne de ce nom, avec des personnages qui font peurs et une morale à la fin. L’ambiance se rapproche de celle des premiers classiques d’animation Disney, dont là plupart étaient également adaptés de contes célèbres.
Indéniablement de nombreuses scènes sont très sombres. Dire que j’allais innocemment voir un film sur Noël avec Jim Carrey… D’ailleurs, celui-ci était interdit aux moins de 10 ans, ce qui me parait tout à fait justifié. Mais cette indication n’est pas toujours respectée. Pour preuve, voici une petite anecdote de ma séance : il faut savoir qu’un silence de quelques secondes suit l’une des scènes « effrayantes » du film, lorsque Scrooge se fait hanter pour la première fois. Ce silence fut brisé par une petite voix fluette venue du fond de la salle : « maman, j’ai peur ».  Ma sœur et moi avons échangé un regard compatissant…
Visuellement très bien, la retranscription des doubleurs en personnages d’animation est très réussi (je me suis personnellement bien amusée à tenter de reconnaître les acteurs cachés derrières leurs multiples masques). Mention spéciale à Jim Carrey, qui démontre une fois de plus sa capacité à interpréter des personnalités si distinctes.

En conclusion :
Un très bon film, qui réussi parfaitement son défi.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- Charles Dickens
- l’esprit de Noël
- l’avarice