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4 mai 2016

Jay Roach : Dalton Trumbo

Ce que le synopsis nous dit :
Hollywood, la Guerre Froide bat son plein.
Alors qu’il est au sommet de son art, le scénariste Dalton Trumbo est accusé d’être communiste. 
Avec d’autres artistes, il devient très vite infréquentable, puis est emprisonné et placé sur la Liste Noire : il lui est désormais impossible de travailler.
Grâce à son talent et au soutien inconditionnel de sa famille, Il va contourner cette interdiction. 
En menant dans l’ombre un long combat vers sa réhabilitation, il forgera sa légende.

Ce que j’en pense :
Dalton Trumbo nous propose un casting aux petits oignons, dont les personnages clés ne sont pas forcément ceux que l’on trouve en tête d’affiche, marketing oblige. Sur l'interprétation donc, rien à redire. Je reste cependant dubitative sur l'intérêt même d’avoir voulu faire un film ce sujet, en particulier dans la manière dont il est traité. Je dois avouer qu’il souffre de la comparaison avec La Saison des femmes, vu peu de temps auparavant, alors que l’on passe d’un film plein de fraîcheur à un énième drame à l’américaine, avec tout le “trop” que cela implique. A mon sens le scénario insiste beaucoup trop sur le principe de “prêt à tout pour défendre ses valeurs”, alors que très vite les personnages sont surtout “prêt à tout pour continuer d’obtenir des revenus et être à nouveau reconnus publiquement”. Je ne nie pas qu’il s’agisse de véritables épreuves, de nombreuses années difficiles, mais il a une part de fierté dans tout cela qui paraît déplacée. L’aspect conséquences sur la cellule familiale aurait largement suffit. Proposer un biopic sur un grand nom du cinéma, pourquoi pas, mais était-il nécessaire de déballer autant de violons ? J’ai trouvé cette séance lourde et longue.

Conclusion :
Trop tragico-patriotique (oui oui on peut utiliser ce terme, puisque je viens de le faire).

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les lacs
les baignoires
la fumée
les tableaux


4 avril 2016

Fernando León de Aranoa : A perfect day

Ce que le synopsis nous dit :
Un groupe d’humanitaires est en mission dans une zone en guerre : Sophie, nouvelle recrue, veut absolument aider ; Mambru, désabusé, veut juste rentrer chez lui ; Katya, voulait Mambru ; Damir veut que le conflit se termine ; et B ne sait pas ce qu'il veut.

Ce que j’en pense :
Un excellent casting, de beaux paysages, quelques bonnes répliques, et de bonnes intentions dans les messages... pourtant je ne suis pas ressortie réellement convaincue de l’expérience A perfect day. Pourquoi donc ?
Tout d’abord à cause de sa mise en scène trop américanisée, chose que je pensais éviter en allant voir un réalisateur espagnol. C’est peut-être une question de goût ou un ras le bol de tous ces films semblant sortis du même moule, mais en allant voir un long métrage sur la guerre dans les balkans j'espérais autre chose qu’une réalisation toute lissée. Dommage, car la multiculturalité des acteurs et des langues, mieux utilisée, aurait pu lui donner une tout autre dimension.
Mais surtout il semble que Fernando León de Aranoa n’ait pas vraiment su quel parti prendre, alors qu’il effleure plusieurs sujets sans vraiment les traiter. Ça se veut cynique et désabusé sans être suffisamment drôle, ça se veut triste et tragique sans être véritablement touchant, etc. Et cela se sent durant la séance, tandis qu’on ne voit pas vraiment où tout cela nous mène, avec pour conséquence de trouver parfois le temps long. Sans avoir passé un mauvais moment, il faut admettre que je n’en ai pas passé un excellent non plus.

Conclusion :
De bons ingrédients mais un résultat décevant.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les vaches
les cordes
les jurons français
les photographies dans les portefeuilles




30 octobre 2015

Joe Wright : Peter Pan

Ce que le synopsis nous dit :
Proposant un nouveau regard sur l'origine des personnages légendaires créés par J.M. Barrie, le film s'attache à l'histoire d'un orphelin enlevé au Pays Imaginaire. Là-bas, il vivra une aventure palpitante et bravera maints dangers, tout en découvrant son destin : devenir le héros connu dans le monde entier sous le nom de Peter Pan.

Ce que j’en pense :
Si je n’ai pas vu l’intégralité de sa filmographie, j’ai jusque là toujours été convaincue par le travail de Joe Wright. A mon avis, le problème majeur de ce film est que Keira Knightley ne joue pas dedans. C’est la seule explication que je vois pour justifer une telle différence de niveau. Non pas que j’aie passé un mauvais moment, ce Pan étant somme toute distrayant. Mais il faut avouer aussi qu’on y trouve beaucoup de n’importe quoi : incohérences et absurdités de scénario, courses-poursuites rocambolesques, une notion des échelles et de l’espace très flexible, et beaucoup de prises de position faciles. Étrange également dont la manière dont ce monde féerique ne parait pas si “magique” que ça, au sens où il ne dépasse pas le stade du joli décors auquel on fait vaguement attention. Dans les points positifs, j’ai bien aimé le concept de chorale géante, même si sa saveur s’altère par une trop longue durée d’utilisation, ou encore la scène du trampoline. Et bravo aux maquilleurs, Hugh Jackman était méconnaissable.

Conclusion :
Ce n’est pas du grand cinéma.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les chuchotements
les chocolats
les planques
les téléphériques




25 octobre 2015

Guillermo del Toro : Crimson Peak

Ce que le synopsis nous dit :
Au début du siècle dernier, Edith Cushing, une jeune romancière en herbe, vit avec son père Carter Cushing à Buffalo, dans l’État de New York. La jeune femme est hantée, au sens propre, par la mort de sa mère. Elle possède le don de communiquer avec les âmes des défunts et reçoit un étrange message de l’au-delà : "Prends garde à Crimson Peak". Une marginale dans la bonne société de la ville de par sa fâcheuse "imagination", Edith est tiraillée entre deux prétendants: son ami d’enfance et le docteur Alan McMichael.

Ce que j’en pense :
En général, j’évite soigneusement toute oeuvre classée en épouvante-horreur, car je n’aime pas avoir peur. Ici, la curiosité envers l’univers fantastique de Guillermo del Toro m’a amenée à faire une exception. Alors certes je me suis plusieurs fois cachée derrière mes mains (ce mode de protection étant largement reconnu pour son efficacité face au danger des images), mais je suis contente de dire que je n’ai pas fait de cauchemars depuis (efficace je vous dis). D’ailleurs dans l’ensemble rien de bien effrayant... les fantômes ne faisant que pâle (transparente ?) figure face à l’imaginaire de certains réalisateurs coréens.
Pour en revenir à notre sujet principal, Crimson Peak, oui c’est vrai que la qualité de la mise en scène, le jeu sur les couleurs en particulier, est fort louable. L’association de la neige et de l’argile, la maison hantée aux murs papillonnés ou encore la danse des feuilles mortes au milieu du salon, font leur effet. Et les costumes aussi, oui. Si ces belles images en enchanteront plus d’un, en ce qui me concerne une jolie esthétique ne suffit pas à conserver mon attention durant 120 minutes. Et l’histoire... bof. Et si moi j’ai trouvé cela terriblement banal et convenu, je n’ose pas imaginer ce que les adeptes du genre (pour qui le joli ne suffit pas non plus) ont pu ressentir. Autour de moi j’ai entendu de nombreuses louanges sur la prestation de Jessica Chastain, qui m’aura pourtant laissée de marbre. Peut-être que je confonds épouvante-horreur avec thriller, car j’avais espéré être un peu plus surprise et happée que cela.

Conclusion :
Une jolie esthétique qui ne suffit pas à combler le conventionnel du scénario.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les courants d’air
les inventions
les collections
les entreprises familiales


17 août 2015

Josh Trank : Les 4 fantastiques (The Fantastic 4)

Ce que le synopsis nous dit :
Adaptation moderne et résolument nouvelle de la plus ancienne équipe de super-héros Marvel, le film se concentre sur quatre jeunes génies qui se retrouvent projetés dans un univers alternatif et dangereux, qui modifie leurs formes physiques mais aussi leurs vies de façon radicale. Ils devront apprendre à maîtriser leurs nouvelles capacités et à travailler ensemble pour sauver la Terre d’un ancien allié devenu leur ennemi.

Ce que j’en pense :
Sur le principe je trouve plutôt opportun de faire un film qui prend vraiment le temps de nous présenter ses personnages, de développer les liens qui les unissent... tout ça.
D’ailleurs on trouve des exemples de très bon longs-métrages où la majorité de l’intrigue se situent en phase “recherche”, dans des laboratoires plutôt qu’en combat sur le terrain. Mais dans ce cas on appelle cela un film de science-fiction, pas un film d’action.
Le problème c’est que les quatre fantastiques n’assume aucune de ces deux catégories. L’unique scène de combat ne satisfera pas les amateurs de sensations fortes, tandis qu’il faut s’assoir sur l’aspect scientifique : hop hop hop deux schémas (dont on nous justifie quand même pourquoi ils ont l’air aussi simplistes), trois coups de soudure, des gens dont on nous assure qu’ils sont super intelligents (donc c’est bien qu’ils doivent faire des choses très compliqués), et TADA le projet est terminé. Mouais.
Si seulement tout cela avait été divertissant, je ne dis pas, mais là c’était juste long. A noter que je n'avais pas non plus accroché à la version de Tim Story de 2005, à croire que ces super héros ne sont pas faits pour moi.

Conclusion :
Maladroit et sans grand intérêt.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les bulles
les maquettes
les selfies
les bouches d’aération




22 mars 2015

Robert Schwentke : Divergente 2, l'insurrection (Insurgent)

Ce que le synopsis nous dit :
Dans un monde post apocalyptique où la société a été réorganisée autour de 5 factions (Audacieux, Érudits, Altruistes, Sincères et Fraternels), Tris a mis au jour un complot mené par la faction dominante, les Érudits, dirigés par Jeanine. Abandonnant une ville à feu et à sang, à la recherche d’alliés, Tris et Quatre sont désormais traqués par les autorités. Jeanine décrète la loi martiale pour anéantir les Divergents, tandis que la guerre entre les factions prend de l’ampleur. Pourquoi les Divergents sont-ils une menace pour la société ? La découverte d’un objet mystérieux, hérité du passé, pourrait bien bouleverser l’équilibre des forces…

Ce que j’en pense :
Quand on a passé un bon moment devant le premier film, c’est tout naturellement que l’on se rend voir la suite... quelle arnaque. Côté scénario, toujours aussi peu de surprise, au point que ça en devient lassant, à l'exception de quelques personnages aux changements de position inexplicables. N’ayant pas lu le roman, je suppose ici que soit celui-ci ne fournissait qu’un matériau de base trop léger, ou au contraire que certains éléments d’éclaircissement ont été supprimés du script. Niveau image j’ai beaucoup apprécié toutes les vues tournées en aérien, beaucoup moins les balayages latéraux rendus complètement flous par la 3D. Si cette dernière est souvent superflue (les films n’étant pas conçus pour en exploiter le potentiel), c’est la première fois qu’elle est carrément dommageable à mon expérience cinématographique. Je noterai aussi beaucoup de scènes où l’usage du numérique a été mal intégré, perdant le spectateur dans des considérations techniques : désormais dubitatif, ce dernier ne profite plus du tout de l’histoire qui lui est contée. Et non, même la carrure / belle gueule / performance de Theo James ne suffisent pas à rattraper le coup...

Conclusion :
Mouais.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les paradoxes
les mensonges
la famille
les cauchemars





3 mars 2015

Alejandro González Iñárritu : Birdman

Ce que le synopsis nous dit :
À l’époque où il incarnait un célèbre super-héros, Riggan Thomson était mondialement connu. Mais de cette célébrité il ne reste plus grand-chose, et il tente aujourd’hui de monter une pièce de théâtre à Broadway dans l’espoir de renouer avec sa gloire perdue. Durant les quelques jours qui précèdent la première, il va devoir tout affronter : sa famille et ses proches, son passé, ses rêves et son ego…
S’il s’en sort, le rideau a une chance de s’ouvrir...

Ce que j’en pense :
Au sortir de cette séance je me suis sentie flouée, arnaquée de ces deux heures de ma vie si mal investies et que je ne récupérerai jamais. Quelle grosse erreur de ma part, en allant voir un film dégoulinant de récompenses (quand on voit qu’en gros 6 longs-métrages se partageaient les nominations des oscars, toutes catégories confondues, il serait temps de réaliser le peu de crédibilité que l’on peut-y accorder), d’imaginer que j’allais passer un bon moment.
Sur le principe, je suis plutôt partante pour le déjanté. Ce qualificatif, qui peut prendre de nombreuses formes (de préférence celles auxquelles on s’attend le moins), fonctionne à merveille dans un 9 mois ferme, un nouveaux sauvages, Gone girl ou encore un Very bad trip. Ainsi, j’espérais que Birdman soit drôle : il fut grotesque. L’ensemble n’est qu’une auto-contemplation ultra nombrilliste (rappelons que Alejandro González Iñárritu a écrit, réalisé et produit, exactement comme son personnage principal) sur la “situation” d’acteur déchu (bouh, bouh, bouh, pauvre superstar en mal de première page), qui se paye le culot de nous prendre un vrai ancien super héros (ça à l’air important “le vrai”, dans tout ça, ou “à la recherche de l’authenticité perdue”) pour interpréter sa propre histoire. Ça aurait pu être une prise de recul, une autodérision intéressante : c’est juste ridicule, systématiquement prévisible et surtout ennuyeux à regarder.
Par soucis d'honnêteté, je précise que, contrairement à moi, les deux personnes avec qui j’étais ce jour-là ont aimé (même si je ne comprend pas pourquoi). J'ai hésité à accorder deux étoiles au lieu d’une, parce que je reconnais l’intérêt de quelques (rares) scènes et le soin apporté à la mise en scène (même si oui, au bout de la quarantième fois on a bien compris qu’il maîtrisait le plan-séquence et qu’il savait coordonner des percussions). N'empêche qu’à mon humble avis, ce film aurait mieux trouvé sa place dans une poubelle que dans une salle de cinéma.

Conclusion :
Je regrette toujours ces deux heures de ma vie qu’on m'a volées.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
l’alcool
le vide
les fleurs
les cheveux




14 février 2015

Andy Wachowski et Lana Wachowski : Jupiter (Jupiter Ascending)

Ce que le synopsis nous dit :
Née sous un ciel étoilé, Jupiter Jones est promise à un destin hors du commun. Devenue adulte, elle a la tête dans les étoiles, mais enchaîne les coups durs et n'a d'autre perspective que de gagner sa vie en nettoyant des toilettes. Ce n'est que lorsque Caine, ancien chasseur militaire génétiquement modifié, débarque sur Terre pour retrouver sa trace que Jupiter commence à entrevoir le destin qui l'attend depuis toujours : grâce à son empreinte génétique, elle doit bénéficier d'un héritage extraordinaire qui pourrait bien bouleverser l'équilibre du cosmos…

Ce que j’en pense :
En réfléchissant bien il est possible de trouver quelques points positifs à Jupiter : les tenues de Mila, la représentation de l'administration, l’idée des abeilles, les maquillages, une réplique ici ou là... Malheureusement cela ne rattrape pas tout le reste. Ce n’est pas faute d’avoir été prévenue, alors que des personnes de mon entourage m’avaient bien dit avant que ce film était mauvais. J’ai voulu vérifier par moi-même, j’ai été voir, et maintenant je peux reconnaître qu’ils avaient parfaitement raison. Le scénario est non seulement très léger, mais s'appuie sur une redondance de mécanismes qui finit par être ridicule. Les prestations offertes par les acteurs (par ailleurs excellents dans d’autres rôles, ce qui montre bien une grosse lacune au niveau de la direction) sont insipides, avec des personnages sans relief. Et surtout l’action, omniprésente, excessive et brouillonne est tout sauf divertissante. Ouais…

Conclusion :
Un gros ratage (et dire que ça dépense des sommes folles pour nous pondre un navet qui dénonce soi-disant la surconsommation).

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
La royauté
L’appréciation des plaisirs simples de la vie
Les nanas insistantes
Les clichés



20 mai 2014

Gareth Edwards (II) : Godzilla

Ce que le synopsis nous dit :
Godzilla tente de rétablir la paix sur Terre, tandis que les forces de la nature se déchaînent et que l'humanité semble impuissante...

Ce que j’en pense :
Commençons par les points positifs, car il y en a quelques-uns. Tout d’abord cette interprétation de Godzilla fait preuve de certaines originalités concernant l’évolution des personnages (ce qu’il advient d’eux au cours des événements, par leurs personnalités hein, ce serait trop beau), et parvient à alterner le focus entre eux au lieu de ne se concentrer que sur un ou deux, ça change. Avec la carte originalité également, se trouvent quelques rebondissements que je n’avais pas vus venir, même si j’ai trouvé l’approche très complexe pour rien.
Mais tout cela ne suffit pas à contre-balancer le problème majeur de ce film : il est souvent ennuyeux. Mis à part les quelques points énoncés ci-dessus, Godzilla est un condensé de clichés du film d’action, mais mal exploités, qui ne parviennent pas à embarquer le spectateur.
A noter que le plus monstrueux de tous est peut-être Aaron Taylor-Johnson. Alors que je l’avais trouvé tellement craquant dans son interprétation du Comte Vronski, il semble qu’il ait depuis abusé des salles de sports. Encore un beau mec gâché.

Conclusion :
Bof.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- le mec qui était partout
- les sous-terrains
- les fouilles
- les éléphants dans les magasins de porcelaine (oups)


7 novembre 2013

Jean-Pierre Jeunet : L'Extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet (The Young and Prodigious T.S. Spivet)

Ce que le synopsis nous dit :
T.S. Spivet, vit dans un ranch isolé du Montana avec ses parents, sa soeur Gracie et son frère Layton. Petit garçon surdoué et passionné de science, il a inventé la machine à mouvement perpétuel, ce qui lui vaut de recevoir le très prestigieux prix Baird du Musée Smithsonian de Washington. Sans rien dire à sa famille, il part, seul, chercher sa récompense et traverse les Etats-Unis sur un train de marchandises. Mais personne là-bas n’imagine que l’heureux lauréat n’a que dix ans et qu'il porte un bien lourd secret…

Ce que j’en pense :
Ce qui m’avait séduite dans l’oeuvre originale de Reif Larsen, c’était avant tout “l’univers”, la manière d’introduire avec brio digressions et illustrations dignent des plus grands aventuriers. J’avais aussi beaucoup apprécié la façon subtile et pudique dont le drame familial est abordé, en trame de fond faussement anodine. Par contre, j’avais un peu décroché au moment de l’histoire où le héros arrive “à destination”, cette fin dans le monde des grands étant moins bien écrite. Manque de bol, c’est sur cette partie que Jean-Pierre Jeunet a décidé de mettre l’accent... au détriment du reste.
Pour retrouver toute la vraie magie du l’univers de l’invention, il faut attendre le générique de fin. Ici le “terrible secret” nous ait balancé sans vergogne dès les premières scènes. On sent que le but est de tirer sur la corde sensible du spectateur, au point d’en devenir ridicule. L’interprète de T.S. Spivet se voit contraint de nous imposer des larmes de crocodiles toutes les 10 minutes, avec un jeu d’acteur toujours aussi épouvantable à chaque tentative. Certe on ne peut pas en attendre une performance égale à celle d’un adulte, mais est ce si difficile de trouver un enfant crédible lorsqu’il pleure ? Il est assez drôle de voir que le réalisateur consacre une large partie du film (alors qu’elle est plutôt courte dans le bouquin) à dénoncer les procédés de bons sentiments formatés (et surtout intéressés), alors que c’est précisément ce qu’il fait (et mal) !
Si j’ai aimé me souvenir de cette histoire qui m’avait enchanté, et même en pardonnant à Jean-Pierre Jeunet d’en avoir une vision très différente de la mienne, reste que un film long et souvent ennuyeux. Quelques scènes m’ont plu (celle de la caravane, ou de la rencontre avec Dominique Pinon par exemple) mais cela fait bien peu à sauver.

Conclusion :
Bof.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- Les personnages en carton
- Les ponts-levis
- Les carrioles
- Les lucioles


23 septembre 2013

Edgar Wright: Le Dernier pub avant la fin du monde (The World's End)

Ce que le synopsis nous dit :
L’histoire débute le 22 juin 1990 dans la petite ville anglaise de Newton Haven : cinq adolescents au comble de l’âge ingrat fêtent la fin des cours en se lançant dans une tournée épique des pubs de la ville. Malgré leur enthousiasme, et avec l’absorption d’un nombre impressionnant de pintes de bière, ils ne parviennent pas à leur but, le dernier pub sur leur liste : The World’s End (La Fin du Monde). Une vingtaine d’années plus tard, nos cinq mousquetaires ont tous quitté leur ville natale et sont devenus des hommes avec femme, enfants et responsabilités, à l’alarmante exception de celui qui fut un temps leur meneur, Gary King, un quarantenaire tirant exagérément sur la corde de son adolescence attardée. L’incorrigible Gary, tristement conscient du décalage qui le sépare aujourd’hui de son meilleur ami d’antan Andy, souhaite coûte que coûte réitérer l’épreuve de leur marathon alcoolisé. Il convainc Andy, Steven, Oliver et Peter de se réunir un vendredi après-midi. Gary est comme un poisson dans l’eau. Le défi : une nuit, cinq potes, douze pubs, avec un minimum d’une pinte chacun par pub. À leur arrivée à Newton Haven, le club des cinq retrouve Sam, la soeur d’Oliver pour qui Gary et Steven en pincent toujours. Alors que la fine équipe tente, tant bien que mal, d’accorder le passé avec le présent, une série de retrouvailles avec de vieilles connaissances et des lieux familiers les font soudain prendre conscience que le véritable enjeu, c’est l’avenir, non seulement le leur, mais celui de l’humanité entière, et arriver à «La Fin du Monde» devient le dernier de leurs soucis...

Ce que j’en pense :
Le film commence l’air de rien, avec cet homme qui vit toujours dans le passé de ses 20 ans et qui décide de réunir à nouveau la bande de potes de l’époque. Cela n’étonnera personne de constater que chacun a grandit, construit sa vie, et que passé 40 ans l'enthousiasme est loin d’être débordant quand il s’agit d’aller se mettre une grosse mine dans un trou paumé. Ce qui l’est plus, c’est lorsqu’un certain évenement change la donne. Là cela devient n’importe quoi. J’ai mis cinq bonnes minutes avant de réaliser que c’était désormais ça la réalité du film, pas seulement la conséquence imaginatives d’un protagoniste en proie aux effets de l’alcool.
Bien sûr dès cet instant le n’importe quoi, bien parti sur sa lancée, ne s’arrête pas avant le générique final. Lors de la dernière scène j’ai presque eu l’impression d'assister à un épisode de Dr. Who (non ce n’est pas une bonne chose, c’est juste très bizarre). Du même réalisateur, j’avais récemment découvert Scott Pilgrim, qui réservait également son lot de surprises et loufoqueries. Sauf que là au moins c’était drôle.

Conclusion :
Bof.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les chaînes de restauration
- les bagues
- les antiquités
- l’ajustement des membres

28 août 2013

Neill Blomkamp : Elysium

Ce que le synopsis nous dit :
En 2154, il existe deux catégories de personnes : ceux très riches, qui vivent sur la parfaite station spatiale crée par les hommes appelée Elysium, et les autres, ceux qui vivent sur la Terre devenue surpeuplée et ruinée. La population de la Terre tente désespérément d’échapper aux crimes et à la pauvreté qui ne cessent de ne propager. Max, un homme ordinaire pour qui rejoindre Elysium est plus que vital, est la seule personne ayant une chance de rétablir l’égalité entre ces deux mondes. Alors que sa vie ne tient plus qu’à un fil, il hésite à prendre part à cette mission des plus dangereuses -  s’élever contre la Secrétaire Delacourt et ses forces armées – mais s’il réussit, il pourra sauver non seulement sa vie mais aussi celle de millions de personnes sur Terre.

Ce que j’en pense :
A première vu, le pitch d'Elysium est ultra classique : les gentils pauvres contre les méchants riches, une répartition plus qu'inégale des ressources, bref la lutte des classes. S'il n'a jamais été nécessaire d'avoir une idée de base originale pour faire un bon film, il semble que cela ne soit pas non plus un gage de qualité.
Le spectateur passe ainsi 110 minutes hébété devant un enchainement de scènes de plus en plus violentes, maladroitement colmatées ensemble par une scénario de plus en plus incohérent. De vagues justifications tentent parfois de rattraper le coup. Par exemple on nous balance de but en blanc que si si le gros méchant est vraiment méchant parce que c'est un ancien violeur psychopathe. C'est sûr qu'une fois cette précision en tête on est tout de suite plus convaincu. Pour sa part le héros gambade comme un cabri malgré les multiples coups et blessures qui manquent chaque fois de lui coûter la vie ; mais il prend des antibiotiques donc c'est normal. Concernant le jeu d'acteur, difficile d'évaluer Matt Damon dont le personnage est si superficiel que sa marge de manœuvre était surement quasi nulle. Admirons tout de même le français sans accent de Jodie Foster, bluffante.
Le dénouement, d'une naïveté si consternante qu'il en est ridicule, donne la parfaite touche finale à Elysium.

Conclusion :
hum hum.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les exosquelettes
- les pelouses
- les coups
- les tatouages


26 août 2012

Pascal Thomas : Associés contre le crime...

Ce que le synopsis dit :
Prudence et Bélisaire Beresford ont décidé de prendre un repos bien mérité. Mais une richissime héritière russe disparaît, et Prudence ne résiste pas à l’appel du danger… Bélisaire est bien obligé de suivre sa turbulente épouse. L’enquête va les conduire sur les traces d’un mystérieux savant qui détient le secret de l’éternelle jeunesse…

Ce que j’en pense :
Quelle joie de retrouver Prudence et Bélisaire, duo d’enfer très décalé et toujours merveilleusement interprétés par Catherine Frot et André Dussollier, pour de folles aventures.
Ah, ben en fait non. Certes les deux acteurs n’ont pas perdus tout leur talent en ci peu de temps (contrairement au reste du casting. Cela doit être fait exprès, je ne vois pas d’autre explication), mais on sent bien qu’ils sont complètement perdus dans ce scénario sans queue ni tête.
En fait, le film est un enchaînement d’événements inutiles et sans connections. Exemple : dans les premières minutes du film, la fille des deux époux disparaît. Mystère ? Ah non, en fait on s’en fou. Un peu plus tard, Prudence, sujette à un ennui profond (tout comme le spectateur) décide de changer qui elle est, pour trois minutes plus tard... finalement non. C’est comme ça tout le long. Même la résolution finale de l’affaire fait plouf. Et sans compter sur le dernier quart d’heure, aussi inadapté au reste que saugrenu.
Je dois quand même noter de magnifiques paysages, une bonne scène (durant 10 minutes seulement), durant laquelle tout est parfait (humour, action, surprises, etc.) et UNE excellente réplique qui me fait encore rire maintenant. Pour le reste :(

Conclusion :
Tout pourri.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les petits ciseaux
- les enseignes
- l’alcool
- les cabanes

24 juin 2012

Eric Darnell, Tom McGrath et Conrad Vernon : Madagascar 3 (Europe's Most Wanted)

Ce que le synopsis nous dit :
De retour d’Afrique, où leur dernière aventure les avait menés, Alex et ses fidèles amis Marty, Gloria et Melman aspirent désormais à rentrer chez eux, à New York, et à retrouver le cadre familier du zoo de Central Park. Autant dire qu’ils sont prêts à tout pour y parvenir ! Alors que King Julian, Maurice et les Pingouins se joignent à eux, leur nouvelle expédition rocambolesque les conduit en Europe où ils trouvent la couverture idéale : un cirque ambulant dont ils deviennent les héros – façon Madagascar bien sûr !

Ce que j’en pense :
Très franchement, se mettre à trois réalisateur pour obtenir ce résultat, c’est presque pathétique... Globalement on ne s’ennuie pas et quelques passages sont plutôt amusants. Mais on est quand même bien loin de l’euphorie fabuleuse que j’avais personnellement éprouvée devant Madagascar II.
Il faut dire aussi que le sujet des animaux de cirque n’est pas fait pour me plaire. Mais je veux bien admettre qu’ayant épuisé le contexte du zoo, il faut bien trouver une raison pour justifier la présence d'animaux sauvages en plein centre ville.
Par contre, je peux difficilement laisser passer le choix d’une actrice américaine pour jouer une “française”. Cela devait être trop compliqué d’expliquer à nos amis outre-mer qu’une monegasque n’est PAS française, ok. Mais dans ce cas on aurait pu éviter le vieux cliché de la tirade d’Edith Piaf, surtout lorsque c’est chanté avec un accent si lamentable (des vrais français qui travaillent aux Etats-Unis ça ne doit pas être si difficile à trouver pourtant). Et puis la caricature des gendarmes de saint-tropez version Cruella d’Enfer... bof.
Mais tout cela aurait pu être ignoré s’il n’y avait pas surabondance d’effets spéciaux en tout sens, de surdimensionné, de trop, car vraiment c’est trop, souvent, au point d'assommer le spectateur.

Conclusion :
Fatiguant.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- l’huile d’olive extra-vierge
- les pelotes
- le goût des pommes

20 février 2012

Tomas Alfredson : La Taupe (Tinker, Tailor, Soldier, Spy)

Ce que le synopsis nous dit :
1973. La guerre froide empoisonne toujours les relations internationales. Les services secrets britanniques sont, comme ceux des autres pays, en alerte maximum. Suite à une mission ratée en Hongrie, le patron du MI6 se retrouve sur la touche avec son fidèle lieutenant, George Smiley.
Pourtant, Smiley est bientôt secrètement réengagé sur l’injonction du gouvernement, qui craint que le service n’ait été infiltré par un agent double soviétique. Epaulé par le jeune agent Peter Guillam, Smiley tente de débusquer la taupe, mais il est bientôt rattrapé par ses anciens liens avec un redoutable espion russe, Karla. Alors que l’identité de la taupe reste une énigme, Ricki Tarr, un agent de terrain en mission d’infiltration en Turquie, tombe amoureux d’une femme mariée, Irina, qui prétend posséder des informations cruciales. Parallèlement, Smiley apprend que son ancien chef a réduit la liste des suspects à cinq noms : l’ambitieux Percy Alleline, Bill Haydon, le charmeur, Roy Bland, qui jusqu’ici, a toujours fait preuve de loyauté, le très zélé Toby Esterhase… et Smiley lui-même.
Dans un climat de suspicion, de manipulation et de chasse à l’homme, tous se retrouvent à jouer un jeu dangereux qui peut leur coûter la vie et précipiter le monde dans le chaos. Les réponses se cachent au-delà des limites de chacun…

Ce que j’en pense :
Il faut bien avouer que, personnellement, je ne soit pas extrêmement fan des film dont on ne comprend quasiment rien de ce qui s’y passe, ni pourquoi (tant du point de vue de l’histoire, des personnages, et surtout concernant les choix faits par les réalisateurs), surtout quand cette incongruité se poursuit au delà du générique. Je veux bien croire qu’un scénario adapté d’un roman oblige à faire des concessions. Mais lorsque le film se compose d’autant de lenteurs pour finalement laisser autant de questions en suspens (qui paraissent donc n’être finalement que des incohérences), il y a de quoi rester perplexe. Et l’ambiance lancinante où tout le monde épie tout le monde, où chacun est soupçonnable (à raison), magouille et compagnie à qui mentira le mieux, franchement très peu pour moi. Finalement, une bonne fusillade aurait mit tout le monde d’accord en nous épargnant un temps précieux.
Bon j’exagère peut être un peu. Certains seront sans doute conquis par l’ambiance et les décors année 70 plutôt bien retranscris... Et ce casting anglais est assez amusant (la moitié a joué dans Harry Potter, bien évidemment). Mais surtout, quelle désillusion de réaliser que Tomas Alfredson est également le réalisateur de Morse, entre horreur et poésie, film absolument grandiose et fascinant (que j’avoue pourtant vue par erreur, évitant scrupuleusement le genre épouvante). Les petits budgets lui réussissent mieux.

Conclusion :
Pas mon genre.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les soirées
- les roulottes
- les monte-charge
- les dossiers

3 février 2012

Guy Ritchie : Sherlock Holmes 2 - Jeu d'ombres (A Game of Shadows)

Ce que le synopsis nous dit :
Sherlock Holmes a toujours été réputé pour être l'homme à l'esprit le plus affûté de son époque. Jusqu'au jour où le redoutable professeur James Moriarty, criminel d'une puissance intellectuelle comparable à celle du célèbre détective, fait son entrée en scène… Il a même sans doute un net avantage sur Holmes car il met non seulement son intelligence au service de noirs desseins, mais il est totalement dépourvu de sens moral. Partout dans le monde, la presse s'enflamme : on apprend ainsi qu'en Inde un magnat du coton est ruiné par un scandale, ou qu'en Chine un trafiquant d'opium est décédé, en apparence, d'une overdose, ou encore que des attentats se sont produits à Strasbourg et à Vienne et qu'aux Etats-Unis, un baron de l'acier vient de mourir…
Personne ne voit le lien entre ces événements qui semblent sans rapport, hormis le grand Sherlock Holmes qui y discerne la même volonté maléfique de semer la mort et la destruction. Et ces crimes portent tous la marque du sinistre Moriarty. Tandis que leur enquête les mène en France, en Allemagne et en Suisse, Holmes et Watson prennent de plus en plus de risques. Mais Moriarty a systématiquement un coup d'avance et semble tout près d'atteindre son objectif. S'il y parvient, non seulement sa fortune et son pouvoir seront sans limite, mais le cours de l'Histoire pourrait bien en être changé à jamais…

Ce que j’en pense :
Non mais vraiment, je ne peux que m’en prendre à moi même. J’avais déjà trouvé le premier opus de Sherlock Holmes tout pourri, et aussi surprise que je sois qu’ils osent en faire un second (à ce qu’il parait ils pousseraient même le vice jusqu’à la trilogie), je me précipite pour aller le voir. C’est donc de ma faute si je me suis ennuyée pendant deux heures.
J’ai retrouvé tous les éléments négatifs du précédent opus. Tout d’abord, lorsque je pense à Sherlock Holmes (le vrai, pas l’adaptation douteuse), me vient naïvement l’idée de résolution d’énigmes (et d’une loupe bien sûr). Version Robert Downey Jr. (acteur que j’aime beaucoup d’habitude. C’est peut être un peu à cause de lui que j’ai craqué. Heureusement que la vision horrible de son torse imberbe ne change en rien ses qualités d'interprétation, ce que j’attribue comme le reste à la bêtise de Guy Ritchie), adieu le mystère (qui se résume à plein de trucs collés sur un mur, pour nous montrer qu’en fait il a bien réfléchi, mais avant le film) et bonjour la violence. Il se transforme en James Bond (pour l’action et le nombre hallucinant d’éléments impossibles ou incohérents), mais sans les femmes, les voitures, et surtout sans le charme du flegme anglais. En effet le film est divisé entre scènes avec trop d’images à la seconde, où l’on ne comprend pas ce qui se passe (et en espérant que cela s’arrête bientôt) et les ultra-ralenti, où il ne se passe pas grand chose, même si c’est amusant la première fois (les quinze autres fois on espère que ça s’arrête bientôt).
Quelques éléments positifs rendent tout de même le tout supportable : deux, trois scènes sont assez drôles (trop rarement), et Noomi Rapace est très bien (ce qui n’est pas le cas des autres acteurs).

Conclusion :
Lorsque le troisième sortira, cette fois j’essayerais de m’épargner cela.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les poneys
- le tarot
- la jungle
- le camouflage

5 janvier 2012

Claude Nuridsany et Marie Pérennou : La clé des champs

Ce que le synopsis nous dit :
Une mare abandonnée. Deux enfants solitaires tombent sous le charme de ce lieu sauvage qui les rapproche peu à peu l’un de l’autre et les aide à apprivoiser la vie. À travers leur regard, leur imaginaire, la mare devient un royaume secret à la fois merveilleux et inquiétant, peuplé de créatures de rêve ou de cauchemar. Une expérience initiatique, brève et intense, dont ils sortiront transformés.


Ce que j’en pense :
Difficile d’arrêter son opinion sur ce film, composé du pire comme du meilleur.
D’un côté nous avons des images rares et sublimes, pour lesquelles les trois ans de prises de vues semblent totalement justifiées. Celles ci sont mises en avant par la superposition de bruitages décalés : auto-tamponneuses ou caoutchouc seraient parmi les insectes, contribuant ainsi à exacerber notre imagination vis à vis de ce monde inconnu. Pour ma part, j’ai vraiment aimé les scènes de nuit, filmées tel un spectacle d’ombres chinoises, magiques.
D’un autre côté, nous avons l’ennui et l’envie difficile à réfréner de quitter la salle avant la fin. C’est très lent, et les efforts pour garder l’attention du spectateurs sont assez médiocres. La petite histoire entre les deux enfant est soit de trop, soit pas assez développée, mais elle ne contribue certainement pas au succès. Elle est inutile et/ou bâclée. De plus, montrer de belles images c’est bien joli, mais n’avoir aucune indication sur ce que l’on voit est terriblement frustrant. Sans tomber dans le documentaire animalier, quelques commentaires sur les petites bestioles présentées ou quelques anecdotes sur leurs spécificités auraient été les bienvenues...

Conclusion :
Raté.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- le vent
- les coquelicots
- l’eau
- l’herbe

24 août 2011

Marcus Nispel : Conan

Ce que le synopsis nous dit :
Pour Conan, le légendaire guerrier cimmérien, ce qui avait commencé comme une vengeance personnelle va se muer en combat épique pour sauver Hyboria d’une puissance maléfique surnaturelle. Face à ses ennemis, aux terrifiantes créatures et aux épreuves d’exception qui l’attendent, Conan va peu à peu comprendre qu’il est l’ultime espoir d’un peuple…

Ce que j’en pense :
“Blurp” ou le bruitage le plus couramment entendu dans cette daube de 2h (ou comment perdre bêtement 2h de sa vie), mais également un mot qui la qualifie à la perfection.
Mon erreur : lorsque je suis allée voir Conan, je ne sais pas pourquoi mais je pensais voir une version cinéma de ça. Je m’attendais donc à passer du temps avec des hommes trop musclés, des femmes trop plantureuses et des dialogues très plats (jusque là Conan a surpassé toutes mes espérances), mais également des créatures mythologiques et un peu de fantasie (mais j’ai dû me contenter de bouts de méduses et de cris trop aigus poussés par les membres d’une certaine tribu). Dès la première minute, le ton est donné : Marcus Nispel nous livre un film répugnant, plus que ridicule et terriblement prévisible. J’aurais sûrement dû prendre le temps de vérifier ce que j’allais voir avant de me déplacer....
Généreusement, je vais livrer aux plus curieux l’essentiel : pour les images, la bande annonce est recommandée, car elle contient absolument toutes les scènes du film qui ne consistent pas en un massacre. Pour les dialogue, voici LA réplique de notre héros aux yeux renfoncés, celle grâce à laquelle la fille pure et innocente fini sur son caillou (pas de lit à disposition, confère le trailer) : “I live, I love, I slay, and i’m conten with it”. A méditer.

Conclusion :
A éviter - vraiment.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- le sang
- le papier mâché
- le machisme de haut niveau
- les bruitages de trucs écrabouillés, tranchés, brisés, etc.

12 juillet 2011

Michael Bay : Transformers 3 - La Face cachée de la Lune (Transformers: Dark of the Moon)

Ce que le synopsis nous dit :
Un événement mystérieux lié à notre passé éclate au grand jour. C’est la guerre qui menace aujourd’hui notre Terre ; une guerre d’une telle ampleur que l’aide des Transformers pourrait, cette fois, ne pas suffire à nous sauver.

Ce que j’en pense :
Non mais franchement, est ce qu’une seule personne a pu être intriguée par ce synopsis au point d’avoir envie d’aller voir le film ? Transformers compte décidément sur sa seule renommée pour remplir ses salles...
Pour ma part j’avais vu les deux premiers opus chez moi, deux soirs d’intense fatigue. La nullité des dialogue et du scénario étant parfaitement adaptée à ce type de situation (qui permet même de trouver ça drôle). J’attendais donc avec impatience de découvrir la nullité du troisième. Et bien je n’ai pas été déçue ! C’est toujours aussi rempli des bons sentiments du bon soldat américain, d’incongruités et de scènes d’actions dans tous les sens. Par contre c’est beauuuuucoup trop long, point fatidique qui rend cet épisode mois “regardable” que les précédents.
A noter par contre, la précision dans les fameuses “transformation”. Il semble que les animateurs aient vraiment tentés de les rendre cohérentes, chaque éléments de l’engin faisait bel et bien parti du transformers. Et ce soucis du détail a dû être d’autant plus difficile respecter étant donner le nombre incroyables de robots qui défilent à l’écran. Cela dit, le spectateur n’en profite que très peu, au vue de la rapidité des actions...

Conclusion :
Mouai bof.
ps : Megan Fox manque

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les collections automobiles
- la face cachée de l’histoire
- quand tout le monde meurt (non ceci n’est pas un spoiler)

19 mai 2011

Tsui Hark : Detective Dee - Le mystère de la flamme fantôme (Di renjie zhi tongtian diguo)

Ce que le synopsis nous en dit :
L’histoire se déroule en Chine, en l’an 690, durant la période trouble correspondant à l’ascension de l’impératrice Wu Ze Tian.
Tout est prêt pour la cérémonie du couronnement et la petite ville de Chang-An est dans ses habits de fête. Mais une série de morts mystérieuses menace l’intronisation de Wu Ze Tian.
L’impératrice décide alors de faire appel au seul homme capable de percer ce mystère : Le juge Ti, de retour après huit ans de prison pour insolence et insubordination…
Inspiré de l’histoire d’un authentique détective de la Chine des Tang, Detective Dee a fait l’objet d’une série de romans cultes (par Robert Van Gulick). Le film du cinéaste hong-kongais Tsui Hark a été présenté au Festival de Venise 2010 en compétition officielle.


Ce que j’en pense :
En principe, les films chinois diffusés sur nos écrans sont tous faits du même moule. Qu'il s'agisse du Secret des poignards volants ou de Tigre et Dragon, on y retrouve les mêmes éléments : un amour impossible et dramtique, des seignes, de très belles images, beaucoup de couleurs (paysages, tissus, etc) et surtout des combats à la fois improbables et captivants. C'est donc naïvement que je suis allé voir Détective Dee, m'attendant à un prendre plein les mirettes.
Quelle ne fut pas ma déception quand j'ai compris qu'il s'agissait vraiment d'un film policier, difficulté de l'énigme niveau Derick (à noter mon manque de connaissance sur le sujet, qui ne m'aura peut être pas permit de choisir le comparatif le plus approprié). Certes il y a bien eu quelques combats, mais bien trop peu à mon goût. La plupart du temps, c'est juste long. Le côté improbable par contre est bien présent ! Sauf que cette fois il ne faut pas compter sur une quelquonque réussite visuelle pour le faire oublier, et c'est surtout l'utilisation abusive d'images numériques de qualité moyenne que l'on retiendra...
Reste le côté amusant du genre, toujours très didactique. Par exmeple : le gentil nous dévoile le plan (machiavélique) du méchant. Le méchant attend patiemment la fin de l'explication pour répondre et s'énerver, charmante attention n'est ce pas ?

Conclusion :
Sans aller jusqu’à regretter d’être allé le voir, je n’en suis pas sorti avec une bonne impression. “Evitable”.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les poutres
- les coups de soleil
- l’acupuncture
- les lentilles de contact 100% naturelles