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3 août 2014

John Carney : New York Melody (Begin again)

Ce que le synopsis nous dit :
Gretta et son petit ami viennent de débarquer à NYC. La ville est d'autant plus magique pour les deux anglais qu'on leur propose de venir y vivre pleinement leur passion : la musique. Le rêve va se briser et l'idylle voler en éclat quand, aveuglé par la gloire naissante, il va la plaquer pour une carrière solo et... une attachée de presse. Ses valises prêtes et son billet de retour pour Londres en poche, elle décide de passer une dernière nuit à New York avec son meilleur pote. Ce dernier l'emmène dans un pub, la pousse sur scène et la force à chanter. Dans la salle un producteur s'adonne à sa plus dangereuse passion : l'alcool. Revenu de tout, du succès et de sa gloire passée, amer, rancunier, il a perdu le fil de sa vie,... Et soudain il entend cette voix, découvre cette grâce, ce talent brut et authentique... Une rencontre enchantée qui pourrait finir en chansons...

Ce que j’en pense :
Alors que je m’attendais à ne voir qu’une petite comique romantique bien cliché et sans surprise, je ressors absolument enchantée de cette séance. J’aurais dû accorder plus de crédit à Keira Knightley, qui me charme un peu plus dans chacun de ses rôles.
De la même veine qu’un Walter Mitty, New York Melody est un film qui met du baume au coeur, après lequel on savoure les petits bonheurs, qui donne envie de pédaler à toute allure dans les rues illuminées de Paris, un sourire sur les lèvres et une brise légère sur le visage. Sans être fondamentalement original, car dans le fond c’est l’histoire vieille comme le monde de deux êtres mal-en-point que la vie réunit au moment où ils ont besoin l’un de l’autre, ce film est avant tout touchant. Précisément parce qu’il ne tombe pas dans les fadaises habituelles, parce qu’il sait se montrer différent et finalement beaucoup plus réaliste, New York Melody donne une vraie chance au spectateur de s’identifier aux personnages. Et comme après avoir vu le film de Ben Stiller, je me suis précipitée sur la bande sonore, pour prolonger un peu le plaisir.

Conclusion :
A regarder de toute urgence, en toutes circonstances.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les messages téléphoniques
- les tenues sexys
- comment jeter des objets par la fenêtre
- la rue


16 septembre 2013

Gail Carriger : Le protectorat de l’ombrelle - tomes 1 à 3 (The Parasol Protectorate)

Ce que l’éditeur nous dit :
Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse ?

Ce que j’en pense :
Je ne me serai probablement pas orientée vers ce type de lecture si ce n’était pas pour ma participation à un certain challenge romantique et fut ravie de découvrir la délicieuse plume de Gail Carriger. Si tant est que l’on puisse oser faire la comparaison, cette écriture n’est pas sans rappeler celle de Jane Austen. On y retrouve cette floraison d’adjectifs et tournures de phrase très “bonne société anglaise”, à la fois très plaisante à la lecture et ayant l’art de donner une nouvelle dimension à n’importe quelle situation. Un exemple : “Qui souffre le plus, le gentleman dont la cravate est mal nouée, ou ceux qui sont forcés de le regarder ?”. Voici le type de question existentielles qui poursuivent les protagonistes. Personnellement, j’adore.
La qualité des trois tomes manque régulatité. Le premier est pour l’instant mon favori, d’abord par l’effet de découverte, mais aussi grace à ses scènes “romantiques”. Car contrairement à notre chère Jane, Gail Carriger ne se prive pas pour décrire la passion langoureuse qui anime les deux personnages principaux. Enfin de l’action ! J’ai tout de même été déçue par la situation de “Damsel in Distress” qui tombe comme un cheveu sur la soupe vers la fin du bouquin ! Pour une fois qu’on avait un vrai personnage féminin de caractère, était ce vraiment nécessaire ?? Le second volume est plus moyen, Alexia passant de femme forte à caractèrielle, voire antipathique. Un cliffhanger judicieusement placé dans les dernières pages donne tout de même envie de poursuivre la lecture.
Dans le troisième volume, le rythme de croisière est établit, plutôt plaisant. Un peu dommage que ce soit les personnages masculins (en particulier les loups garous) qui soient les plus intéressants à suivre.
Une pause s’impose, avant d’entamer les deux derniers tomes de cette série.

Conclusion :
Bon d’accord, la bit-lit peut être intéressante.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :

- les accessoires
- la bienséance
- les mondanités
- les tenues adéquates