Ce que l’éditeur nous dit :
She’s a vegetarian. He’s a carnivore. Will it be a table for one?
Meet Léa. She’s the idealistic owner and chef of La Dame Verte, a vegetarian restaurant struggling in a small French town in Brittany.
Meet Mathieu. He’s the carnivorous marketing director of the town’s biggest pork producer, which is trying to put Léa out of business to take over the restaurant's prime real estate.
When Léa and Mathieu first cross paths, it is under false pretenses—Mathieu is posing as a vegetarian, infiltrating the local animal rights community for information that will force Léa’s restaurant toward a swifter demise. And while Léa suspects that Mathieu isn’t all that he appears to be, she has no idea how deep his culinary deception goes. Neither of them can deny the attraction they feel for each other, and it seems as though they might be setting a table for two … until Léa learns the truth.
Translated from the French (Le Vert et Le Rouge), The Green and the Red is at once a romantic comedy and a comedy of errors—two people from different worlds coming together in a small French town immersed in the culture of food.
Ce que j’en pense :
La mondalisation je veux bien, mais quand il n’est possible de trouver un roman français que dans sa version traduite en anglais, c’est quand même qu’il y a un problème !
Pour ce qui est de la trame principale, Le Vert et le Rouge est digne des plus mauvaises comédies françaises. Ne pas espérer de surprise ou retournement de situation improbable, tout ce que vous pouvez imaginer en lisant la quatrième de couverture (pas besoin de réfléchir plus longtemps), va se produire (voire moins).
Le vrai intérêt de ce bouquin se trouve en réalité dans les joutes verbales et argumentations livrées par à la fois les végétariens et par les carnistes, que j’ai trouvé tout à fait crédibles. Si on omet la fin, qui prend forcément le parti attendu, les deux parties sont bien représentées (on y voit à la fois le végétarien conscient mais tolérant, comme l’extrémiste vegan qui fait une grimace à l’idée que quelqu’un puisse faire un choix différent du sien, le carniste qui se pose des questions sur sa santé, comme celui qui rejette en bloc l’idée même d’un repas sans protéine animale). Et pour cela, ça vaut le coup de le lire.
Conclusion :
Parce que tous les points de vues méritent d’être entendus.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les animaux de compagnie fuyards
- les opportunités au travail
- les employés impertinents
- les contraintes au travail
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14 septembre 2014
13 mai 2014
Darren Aronofsky : Noé (Noah)
Ce que le synopsis nous dit :
Russell Crowe est Noé, un homme promis à un destin exceptionnel alors qu’un déluge apocalyptique va détruire le monde. La fin du monde… n’est que le commencement.
Ce que j’en pense :
En allant voir Noé, influencée par la bande-annonce franchement pas très vendeuse, je m’attendais à voir un film d’action un peu bourrin. C’est mal connaître Darren Aronofsky, qui nous propose ici de faire face aux notions de bien et de mal, rien que ça. Il colle assez bien à l’esprit biblique, avec des faits et des personnages apparemment simplistes, mais derrière lesquels se révèlent des idées bien plus complexes. Au niveau visuel, ce concept se retrouve notamment dans de très beaux plans en ombres chinoises.
Ici nous avons finalement l’opposition entre les défenseurs de l’humain avant tout (représenté par Tubal-Cainé) et ceux pour qui l’ordre cosmique général est prépondérant (Noé). En nous montrant ces personnages qui vont au bout de leurs convictions respectives, Darren Aronifsmy met ces deux approches sur un pied d’égalité, alors qu’elles proposent toutes les deux des arguments très valables mais aussi des limites évidentes (voire absurdes). J’ai trouvé cela très malin de sa part, car tout cela est tellement représentatif de l’espèce humaine. A titre personnel le film me renforce dans l’idée que ce Dieu dont nous parle la bible est quand même un sacré coquin, colérique, indécis et pas très appliqué dans ses actions (deux exemples : il nous a aussi fait le coup du mec qui détruit son travail pour le recommencer avec les dinosaures ; on oublie souvent que dans l’ancien testament l’épisode de Noé se termine en réalité par un grand feu de joie dans lequel une bonne partie des animaux de l’arche sont offerts en sacrifice, histoire de vérifier pour la centième fois de la fidélité du prophète - tout ça pour ça)... Bref.
Tout aussi brillante, la pirouette par laquelle le film parvient à combiner la création du monde selon l’ancien testament sans renier la théorie de l’évolution. Toutes les scènes représentant l’évolution du monde et/ou le temps qui passe en accéléré sont d’ailleurs très réussies.
Pour les points négatifs, le film n’est pas exempt de quelques longueurs, mais ce sont aussi les moments qui permettent de prendre du recul sur les situations, alors pourquoi pas.
Conclusion :
Entre noir et blanc, le bien et le mal ne sont que des nuances de gris, et elles sont très nombreuses.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les espèces en voie de disparition
- le végétarisme
- l’amour
- la consanguinité
Russell Crowe est Noé, un homme promis à un destin exceptionnel alors qu’un déluge apocalyptique va détruire le monde. La fin du monde… n’est que le commencement.
Ce que j’en pense :
En allant voir Noé, influencée par la bande-annonce franchement pas très vendeuse, je m’attendais à voir un film d’action un peu bourrin. C’est mal connaître Darren Aronofsky, qui nous propose ici de faire face aux notions de bien et de mal, rien que ça. Il colle assez bien à l’esprit biblique, avec des faits et des personnages apparemment simplistes, mais derrière lesquels se révèlent des idées bien plus complexes. Au niveau visuel, ce concept se retrouve notamment dans de très beaux plans en ombres chinoises.
Ici nous avons finalement l’opposition entre les défenseurs de l’humain avant tout (représenté par Tubal-Cainé) et ceux pour qui l’ordre cosmique général est prépondérant (Noé). En nous montrant ces personnages qui vont au bout de leurs convictions respectives, Darren Aronifsmy met ces deux approches sur un pied d’égalité, alors qu’elles proposent toutes les deux des arguments très valables mais aussi des limites évidentes (voire absurdes). J’ai trouvé cela très malin de sa part, car tout cela est tellement représentatif de l’espèce humaine. A titre personnel le film me renforce dans l’idée que ce Dieu dont nous parle la bible est quand même un sacré coquin, colérique, indécis et pas très appliqué dans ses actions (deux exemples : il nous a aussi fait le coup du mec qui détruit son travail pour le recommencer avec les dinosaures ; on oublie souvent que dans l’ancien testament l’épisode de Noé se termine en réalité par un grand feu de joie dans lequel une bonne partie des animaux de l’arche sont offerts en sacrifice, histoire de vérifier pour la centième fois de la fidélité du prophète - tout ça pour ça)... Bref.
Tout aussi brillante, la pirouette par laquelle le film parvient à combiner la création du monde selon l’ancien testament sans renier la théorie de l’évolution. Toutes les scènes représentant l’évolution du monde et/ou le temps qui passe en accéléré sont d’ailleurs très réussies.
Pour les points négatifs, le film n’est pas exempt de quelques longueurs, mais ce sont aussi les moments qui permettent de prendre du recul sur les situations, alors pourquoi pas.
Conclusion :
Entre noir et blanc, le bien et le mal ne sont que des nuances de gris, et elles sont très nombreuses.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les espèces en voie de disparition
- le végétarisme
- l’amour
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