Ce que l’éditeur nous dit :
Vers 1860, pour sauver les élevages de vers à soie contaminés par une épidémie, Hervé Joncour entreprend quatre expéditions au Japon pour acheter des œufs sains. Entre les monts du Vivarais et le Japon, c'est le choc de deux mondes, une histoire d'amour et de guerre, une alchimie merveilleuse qui tisse le roman de fils impalpables. Des voyages longs et dangereux, des amours impossibles qui se poursuivent sans jamais avoir commencé, des personnages de désirs et de passions, le velours d'une voix, la sacralisation d'un tissu magnifique et sensuel, et la lenteur, des saisons et du temps immuable.
Ce que j’en pense :
Une nouvelle d’une cinquantaine de pages, qui se lira vite mais ne s’oubliera pas de si tôt. Difficile de mettre exactement le doigt sur ce qui fait toute la magie de ce livre. Je dirais certainement son écriture, belle bien sûr, mais surtout bourrée de second degré derrière une apparence très minutieuse et spécifique. L’histoire extravagante d’un homme simple, voilà qui pourrait résumer le contenu, sans pour autant ne rien en dire vraiment. Pour cela, il va vous falloir le lire.
Conclusion :
Une bien jolie nouvelle.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les oiseaux
les correspondances
les traductions
le lac Baïkal
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19 août 2015
27 avril 2014
Orson Scott Card : Ender, l'exil (Ender in exile)
Ce que l’éditeur nous dit :
À douze ans, Ender Wiggin a sauvé l'humanité de la menace extraterrestre des « doryphores », mais il n aura pas droit à un retour triomphal sur Terre : les rivalités nationales ont repris et les jeunes prodiges de l'école de guerre suscitent convoitises et craintes. On lui propose l'exil vers la première colonie humaine sur une planète prise aux doryphores, dont il deviendra le gouverneur. Mais pour cela il devra s imposer face à un amiral à l'ancienne qui n est pas prêt à s en laisser conter par un gamin. Cependant Ender reste rongé par son crime, le génocide de toute une espèce. Il n'a de cesse que de la comprendre et de la réhabiliter. Pour cela, il découvrira le dernier uf de reine et cherchera désormais la planète qui saura tolérer la réapparition de la plus grande menace envers l'humanité... C'est le début d'un long périple qui durera plus de trois mille ans et s'achèvera dans La voix des morts.
Ce que j’en pense :
J’ai beau largement critiqué les défauts du cycle Ender, cela ne m’a pas moins empêché de sauter de joie, lorsque j’ai découvert qu’il y avait plus ! L’auteur a par la suite écrit ce volume supplémentaire, qui en réalité se déroule entre le premier et le second tome. Cela est peut-être dû à la prise d’expérience d’Orson-Scott Card, mais je l’ai trouvé plus équilibré que ses prédécesseurs. On retrouve un peu de l’esprit de découverte, une sorte de légèreté (quoi qu’Ender est déjà bien amoché mentalement, cela vient peut-être de l’évolution des liens avec les membres de sa famille), tout en posant déjà fortement les bases des questions existentielles qui seront largement débattues dans le reste de la saga. J’ai en tout cas été ravie de retrouver ces personnages, cet univers, et l’écriture d’Orson-Scott Card, et ne manquerais pas de continuer à explorer son oeuvre. L’auteur fait beaucoup d’appels du pied envers le personnage de Bean, invitant fortement à découvrir la saga qui lui est consacré (dont le sixième tome est actuellement en cours d’écriture, ndlr). Il est probable que lu isolément Ender, l’exil, ne présente que peu d’intêret. Lu dans son contexte, il fait tout à fait sens.
Conclusion :
Une nostalgie constructive dans l’univers d’Ender.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les correspondances
- la sagesse
- les annales
- la famille

À douze ans, Ender Wiggin a sauvé l'humanité de la menace extraterrestre des « doryphores », mais il n aura pas droit à un retour triomphal sur Terre : les rivalités nationales ont repris et les jeunes prodiges de l'école de guerre suscitent convoitises et craintes. On lui propose l'exil vers la première colonie humaine sur une planète prise aux doryphores, dont il deviendra le gouverneur. Mais pour cela il devra s imposer face à un amiral à l'ancienne qui n est pas prêt à s en laisser conter par un gamin. Cependant Ender reste rongé par son crime, le génocide de toute une espèce. Il n'a de cesse que de la comprendre et de la réhabiliter. Pour cela, il découvrira le dernier uf de reine et cherchera désormais la planète qui saura tolérer la réapparition de la plus grande menace envers l'humanité... C'est le début d'un long périple qui durera plus de trois mille ans et s'achèvera dans La voix des morts.
Ce que j’en pense :
J’ai beau largement critiqué les défauts du cycle Ender, cela ne m’a pas moins empêché de sauter de joie, lorsque j’ai découvert qu’il y avait plus ! L’auteur a par la suite écrit ce volume supplémentaire, qui en réalité se déroule entre le premier et le second tome. Cela est peut-être dû à la prise d’expérience d’Orson-Scott Card, mais je l’ai trouvé plus équilibré que ses prédécesseurs. On retrouve un peu de l’esprit de découverte, une sorte de légèreté (quoi qu’Ender est déjà bien amoché mentalement, cela vient peut-être de l’évolution des liens avec les membres de sa famille), tout en posant déjà fortement les bases des questions existentielles qui seront largement débattues dans le reste de la saga. J’ai en tout cas été ravie de retrouver ces personnages, cet univers, et l’écriture d’Orson-Scott Card, et ne manquerais pas de continuer à explorer son oeuvre. L’auteur fait beaucoup d’appels du pied envers le personnage de Bean, invitant fortement à découvrir la saga qui lui est consacré (dont le sixième tome est actuellement en cours d’écriture, ndlr). Il est probable que lu isolément Ender, l’exil, ne présente que peu d’intêret. Lu dans son contexte, il fait tout à fait sens.
Conclusion :
Une nostalgie constructive dans l’univers d’Ender.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :- les correspondances
- la sagesse
- les annales
- la famille
27 novembre 2012
Jane Austen : Emma
Ce que l’éditeur nous dit :
Emma est la plus française des héroïnes de Jane Austen (1775-1817), qui, à juste titre, craignait que personne ne puisse l'aimer. Elle est en effet aussi peu anglaise qu'une jeune fille intelligente, élégante, ironique et soucieuse des formes peut se permettre d'être. Emma aime l'intrigue et ignore la passion, elle est romanesque. Mais, à la différence de Mariane ou de Catherine, héroïnes respectives de Raison et sentiments et de Northanger Abbey, elle est romanesque intellectuellement et non émotivement. Et c'est en cela qu'elle est la rivale de son auteur.
Ce que j’en pense :
Pour reprendre les termes d’une critique de Marcelline “maintenir mon attention sur près de 400 pages, alors que les plus gros suspenses résident dans le fait de savoir si Mr Woodhouse ne va pas s'enrhumer dans un courant d'air ou si Mrs Fairfax doit aller, ou non, à la poste à pied, tient du tour de force!!!”. Cela résume parfaitement l’univers d’Emma, livre dans lequel, très franchement, il ne se passe pas grand chose. Tout n’est que politesse, formules bien pensées et jeux de l’esprit, tandis que les personnages passent leurs temps à se présenter leurs hommages mutuels et à s'enquérir de la santé des uns et des autres. Et pourtant la magie de l’écriture suffit à tenir en haleine jusqu’à la dernière page. La découverte de ce milieu est tout à fait fascinante. Cerise sur le gâteau, Jane Austen prouve qu’il est possible de parler d’amour sans forcément tomber dans la mièvrerie.
Conclusion :
J’ai maintenant toute l’explication sur la fascination que’ inspire Jane Austen depuis deux siècles.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le landeau
- les couloirs
- les correspondances
- les permissions
Emma est la plus française des héroïnes de Jane Austen (1775-1817), qui, à juste titre, craignait que personne ne puisse l'aimer. Elle est en effet aussi peu anglaise qu'une jeune fille intelligente, élégante, ironique et soucieuse des formes peut se permettre d'être. Emma aime l'intrigue et ignore la passion, elle est romanesque. Mais, à la différence de Mariane ou de Catherine, héroïnes respectives de Raison et sentiments et de Northanger Abbey, elle est romanesque intellectuellement et non émotivement. Et c'est en cela qu'elle est la rivale de son auteur.
Ce que j’en pense :
Pour reprendre les termes d’une critique de Marcelline “maintenir mon attention sur près de 400 pages, alors que les plus gros suspenses résident dans le fait de savoir si Mr Woodhouse ne va pas s'enrhumer dans un courant d'air ou si Mrs Fairfax doit aller, ou non, à la poste à pied, tient du tour de force!!!”. Cela résume parfaitement l’univers d’Emma, livre dans lequel, très franchement, il ne se passe pas grand chose. Tout n’est que politesse, formules bien pensées et jeux de l’esprit, tandis que les personnages passent leurs temps à se présenter leurs hommages mutuels et à s'enquérir de la santé des uns et des autres. Et pourtant la magie de l’écriture suffit à tenir en haleine jusqu’à la dernière page. La découverte de ce milieu est tout à fait fascinante. Cerise sur le gâteau, Jane Austen prouve qu’il est possible de parler d’amour sans forcément tomber dans la mièvrerie.
Conclusion :
J’ai maintenant toute l’explication sur la fascination que’ inspire Jane Austen depuis deux siècles.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le landeau
- les couloirs
- les correspondances
- les permissions
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