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27 mai 2016

Jean-François Mallet : Simplissime light - Le livre de cuisine light le + facile du monde

Ce que l’éditeur nous dit :
200 recettes saines pour rester en forme? La promesse du livre ? Des recettes toujours simplissimes à réaliser (pas plus de 5 ingrédients) au quotidien et :- Sans produit agro-alimentaire- Pas de mauvaise graisse- Sans sucre raffiné- Pas trop de produits laitiers- Des cuissons à l'huile d'olive- Des sauces à l'eau- Des desserts sans sucre- Des terrines sans gras- Beaucoup de recettes à base de fruits et légumes ou viandes maigres et poissons. Pour chaque recette, retrouvez les mentions de :- l'apport en calories,- avec ou gluten,- avec ou sans lactose,- sans sucres ajoutés,- faible en matière grasse.

Ce que j’en pense :
J’étais à la base assez septique quant à la promesse faite par ce bouquin, n’étant pas le premier à prôner la simplicité. Nombre d’ouvrages se disant adressés aux débutants (plus jeune j’en avais acquis un spécialement destiné aux étudiants), se révèlent assez décevant, soit parce que pas vraiment pratiques à mettre en oeuvre (approches maladroites, beaucoup d’ingrédients par recette, longs à préparer), voire carrément inutiles au vu de leur banalité (merci je saurais me débrouiller toute seule pour faire des pâtes à la tomate).
Mais je dois avouer que Simplissime a réussi à sortir des sentiers battus, pour proposer un livre tout simplement pertinent. Pour chaque recette, d’un côté le résultat final en grand (de quoi mettre l’eau à la bouche) et de l’autre les photos des ingrédients. Non seulement c’est très visuel, mais effectivement les éléments de mises en œuvres très limités poussent à croire qu’il est facile d’y arriver. Ajoutons à cela les notions de sans gluten, vegan et autres qualificatifs (très à la mode dans cette ère de recherche du bien-être), qui permettront à toutes les habitudes alimentaires de trouver leur bonheur.
Anoter deux bémols tout de même : d’une part l’épaisseur de l’objet, qui rend la manipulation difficile lorsqu’on cuisine, les pages ayant fâcheuse tendance à tourner toute seule, ce qui aurait pu être évité avec un grammage moins important (cela aurait aussi été plus écologique). D’autres part je reste dubitative face à certaines recettes, qui s’avèrent finalement trop simples, l’auteur ayant notamment fait beaucoup d’impasse sur les condiments et autres (un soufflé chocolat noir + fraises + œuf, d’accord je veux bien qu’on recherche le light, mais ne manquerait-il pas de sucre dans cette recette). Un minimum de bon sens et d’improvisation sera donc nécessaire pour palier à ces restrictions.

Conclusion :
Un ouvrage bien pensé, qui tient ses promesses.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
le visual thinking
les calories
les régimes alimentaires

Sondage Bizz & Mielcliquez ici, merci !!


19 janvier 2016

Sophie Caillat : Comment j’ai sauvé la planète

Ce que l’éditeur nous dit :
Comme moi, vous redoutez les conséquences du réchauffement climatique tout en rêvant de sauter d’un avion à l’autre ? Vous défendez de nobles idéaux mais votre vie ressemble plutôt à Sex and the City ? En clair, vous aimeriez sauver la planète sans changer vos habitudes ?
Pour résoudre ces contradictions, j’ai expérimenté tous les possibles. J’ai adopté des vers mangeurs de déchets, passé mes soirées dans des Disco Soupes, chassé le gaspi électrique, participé à la vélorution... J’en ai évalué le rapport plaisir-efficacité-économies pour vous éviter les pièges du marketing vert. L’écologie appliquée au quotidien ne doit pas être une punition.
Entre grandes joies et petits moments de solitude, ce récit se veut un guide pour une vie plus zen.

Ce que j’en pense :
Le défi quotidien de mieux (voire moins) consommer, tel est celui que s’est lancée Sophie Caillat. En ressort en premier lieu, beaucoup de culpabilité... envers la planète d’abord, mais également envers sa famille à qui elle fait “subir toutes ses lubies”. C’est pourtant bien normal d’en faire tout un fromage quand c’est le sort de la planète qui est en jeu (vous avez vu Demain ?) ! Car, même si à titre individuel les contributions sont la plupart du temps minimes comparées aux problématiques mondiales, elles n’ont sont pas moins réelles, et cumulées peuvent faire une vraie différence. Le hic c’est qu’aujourd’hui la société dans laquelle Sophie, vous et moi vivons n’est tout simplement pas pensée en ce sens : les entreprises comme les individus se servent allégrement dans les ressources à disposition sans songer au lendemain, au point que devenir “responsable” relève du véritable challenge. Je salue donc la démarche de Sophie, qui nous donne au passage plein d’informations utiles, et fait de son mieux pour agir son échelle. Le ton est celui d’une copine qui raconterait son expérience, en faisant une lecture très abordable, sans manquer de fond (même si certains aspects paraissent plus ludiques que d’autres).

Conclusion :
Une manière intéressante d’agir, à laquelle il est facile de s’identifier.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
le bien et le mal
l’effet papillon
la nouvelle génération
le confort


27 octobre 2015

Marshall B Rosenberg : Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) : introduction à la communication non violente (Nonviolent communication: a language of life)

Ce que l’éditeur nous dit :
La plupart d’entre nous avons été éduqués dans un esprit de compétition, de jugement, d’exigence, et de pensée de ce qui est « bon » ou « mauvais ». Au mieux, ces conditionnements peuvent conduire à une mauvaise compréhension des autres, au pire, ils provoquent colère ou frustration, et peuvent conduire à la violence. Une communication de qualité entre soi et les autres est aujourd’hui une des compétences les plus précieuses. Par un processus en quatre points, Marshall Rosenberg met ici à notre disposition un outil très simple dans son principe, mais extrêmement puissant pour améliorer radicalement et rendre vraiment authentique notre relation aux autres. Grâce à des histoires, des exemples et des dialogues simples, ce livre nous apprend principalement : - à manifester une compréhension respectueuse à tout message reçu, - à briser les schémas de pensée qui mènent à la colère et à la déprime, - à dire ce que nous désirons sans susciter d’hostilité, - à communiquer en utilisant le pouvoir guérisseur de l’empathie. Bien plus qu’un processus, c’est un chemin de liberté, de cohérence et de lucidité qui nous est ici proposé. Cette nouvelle édition est entièrement mise à jour, enrichie de nouveaux cas, d’un chapitre inédit sur la relation compassionnelle à soi-même et d’une préface d’Arun Gandhi, petit-fils du Mahatma Gandhi.

Ce que j’en pense :
Combien de fois avons-nous blessé ou énervé sans le vouloir, combien de situations professionnelles sont devenues insoutenables, combien de fois avons-nous été déçus par autrui, combien de couples se sont séparés, tout cela à cause d’une mauvaise communication, d’une mauvaise approche ou d’une mauvaise interprétation d'intention ? Ce livre, et plus largement les principes de la communication non violente (CNV pour les intimes), me paraissent des outils indispensables pour aller vers un monde plus harmonieux, à l’échelle des individus aussi bien que des nations.
Lorsque l’on comprend les enjeux embarqués dans ce sujet, on conçoit aisément qu’un livre entier ne soit pas de trop pour le traiter, au contraire. Car à première vue la méthodologie, ou plutôt l’état d’esprit, proposée par la CNV est plutôt simpliste. C’est peut-être aussi ce qui fait son efficacité. Mais la mise en pratique est loin de l’être, car elle nécessite beaucoup de remise de question, de prise de recul et certainement de l’expérience. De nombreux exemples sont exposés, mais il en faudrait largement plus pour présenter de manière exhaustive tous les cas de figure possibles. Certains m’ont d’ailleurs paru insatisfaisants dans leur résolution, ce qui prouve bien la difficulté de l’exercice, alors que même un expert en la matière n’a pas réponse à tout.
Je commence progressivement à inclure la CNV dans mon quotidien. Si je fais encore régulièrement des faux pas, je peux en tout cas affirmer avoir constaté de premiers résultats encourageants. Et ne serait-ce que pour la plénitude apportée lorsque l’on fait de son mieux (ce mieux pouvant être différent selon les moment - voir les accords toltèques sur le sujet), j’ai bien l’intention de poursuivre cette route.

Conclusion :
Une lecture indispensable.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
l’empathie
l’intention
les besoins
l’authenticité


13 juillet 2015

Brigid Schulte : Overwhelmed - Work, Love, and Play When No One Has the Time

Ce que l'éditeur nous dit :
Journalist Schulte manages to take a fairly pedestrian topic, the value of leisure in modern American society, and turn it into a compelling narrative on work, play, and personal achievement. Liberally peppered with her own experiences as a wife, mother, and Washington Post reporter, this artful blend of memoir and cultural exploration asks hard questions about how to create a well-lived life. Is leisure a waste of time, or the only time to “live fully present”? Are we more concerned about a purpose-driven experience, or bogged down in “banal busyness”? Schulte, juggling the demands of children and work while facing conflicts with her spouse over familial responsibilities, realizes that she is mired in busyness. Her discussions with a wide range of experts clarify her concerns and open her mind to the manufactured madness of a competitive culture and the false promise of the ruthlessly dedicated “ideal worker.” Schulte follows every lead to uncover why Americans are so determined to exhaust themselves for work and what has been lost in the process. For Lean In (2013) fans, and everyone who feels overwhelmed.

Ce que j’en pense :
Alors qu’il me semblait avoir complètement perdu le contrôle sur mon emploi du temps (et mon sommeil en particulier - quantitativement et qualitativement), j’ai cherché la solution dans les bouquins (logique). Nombres d’oeuvres existent sur le sujet, entre le mode Getting Things Done de David Allen (s’organiser), Fat, Forty and Fired de Nigel Marsh (faire une crise existentielle) ou en le Be Excellent at Anything de Tony Swartz (bien manger, bien dormir, faire de l’exercice et bien manager). Je n’avais que l’embarras du choix.
Ce qui m’a fait choisir Brigid Schulte au milieu de cette foule, c’est avant tout son approche féminine. Parce qu’il faut reconnaître que nos problématiques et notre façon d’aborder le monde ne sont pas identiques à celles des hommes, et parce que cela augurait d’un regard neuf sur le sujet. Une autre particularité est que, contrairement à ses confrères qui sont penchés sur les détails de notre quotidien, Brigid Schulte a d’abord étudié la question au niveau de la société. Parce qu’on aura beau faire tous les efforts possibles, ils seront toujours vains si l’on ignore les “contraintes inconscientes”. L’idée n’est pas de monter une révolution à l’issu de la lecture, mais de réaliser certains mécanismes pour être capable de s’en détacher, de modifier son approche, et oui peut-être de changer modestement le monde à son échelle.
A noter que cela concernera aussi bien les hommes que les femmes, car ce que la communauté impose aux femmes (inégalité professionnelle, culpabilisation par rapport aux enfants...) se retrouve en reflet dans ce qu’elle impose aux hommes (obligation de faire passer le travail avant la famille, impossibilité d’exprimer des sentiments...). Le monde ne sera jamais parfait, mais chacun devrait pouvoir trouver un certain équilibre en fonction de ses propres envies. A noter que toute cette vision est très américaine, mais certains travers de cette nation permettront également d’apprécier les qualités des nôtres.
Au fur et à mesure que j’avançais dans le livre, je craignais ne jamais voir les solutions venir. L’auteur persistait à faire état de bien des travers, tandis que j’attendais impatiemment savoir que faire de tout cela, concrètement. Et bien non, pas d’exercices journaliers, aucune méthodologie révolutionnaire ne seront révélés. Mais au final cela n’a pas d’importance (et pour ça, il y a toujours d’autres bouquins qui existent), car le but est véritablement une prise de conscience, presque une réflexion philosophique. C’est un bouquin que j’ai lu lentement, le posant et le reprenant, prenant le temps d’ingurgiter les informations et de les traduire sur ce qu’elles signifient pour moi. A l’issu du bouquin, si je n’ai pas radicalement changé mon mode de vie, je me sens plus apaisée, déculpabilisée de certains sujets, j’essaie de voir les choses différemment. Il y a du chemin à parcourir, mais c’est une porte très intéressante qui a été ouverte.

Conclusion :
Une approche différente et décidément très intéressante sur le sujet de la gestion du temps.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
le regard de la profession sur la femme sans enfant
le regard de la profession sur la mère de famille
le regard de la profession sur l’homme sans enfant
le regard de la profession sur le père de famille


13 juin 2015

Marie Kondō : La magie du rangement (人生がときめく片づけの魔法)

Ce que l’éditeur nous dit :
Mettre de l’ordre dans votre intérieur afin d’améliorer votre quotidien et changer littéralement votre vie : voilà de quoi il s’agit ! Vous êtes dubitatif ? Laissez-vous surprendre par la méthode de Marie Kondo qui a déjà séduit plus de 2 millions de lecteurs dans le monde.
Cet essai pratique est une invitation à poser un nouveau regard sur votre vie, à vous centrer sur l’essentiel, sur ce qui vous rend heureux. Comment ? En mettant de l’ordre dans votre intérieur. Pourquoi un tel intérêt pour le rangement ? Parce que la vie commence seulement (véritablement) une fois que l'on a fait du tri.

Ce que j’en pense :
Je triche un peu avec ce livre, que je n’ai pas véritablement lu de bout en bout. Un ami m’en a parlé, puis j’ai fait de nombreuses recherches internet, avant d'obtenir le bouquin en librairie pour compléter mon étude... avant de me lancer moi-même. Il semble qu’un phénomène soit né de cet essai, alors que le web regorge d’articles et vidéos de personnes partageant leur expérience dans le “make over” de leur intérieur. On peut même trouver des séries complètes, avec un épisode par pièce. Cela permet d’apprécier les différentes manières d'interpréter la méthodologie, mais surtout de constater le résultat visuellement. Sur bien des aspects, pas de surprise, il s’agit avant tout de faire un gros tri et de se débarrasser du superflu (plus facile à dire qu’à faire). Étant une personne qui aime naturellement ranger et organiser (même si je suis trèèèèèès loin de la quasi maniaquerie de Marie Kondo), de nombreux points m’ont semblé n’être que du bon sens (ce qui ne les rend pas inutiles pour autant, il est bon de se remémorer les basiques de temps à autre). Mais j’ai eu une révélation sur deux points : le fait de ne garder que des choses qui nous procurent du plaisir (j’ai trouvé ça ridicule lorsque je l’ai lu pour la première fois, mais finalement cela facilite bien des décisions), et surtout le rangement vertical. C’est pour moi sur ce point que s’opère la véritable magie.
J’ai donc consacré quelques heures à réorganiser mon placard en fonction, et c’est vrai qu’il parait maintenant plus joli, plus aéré, plus fonctionnel, et que chaque vêtement a maintenant a place qui lui est dûe (fini les dessous de piles délaissés).
A voir comment si reste toujours aussi formidable à l’usage, mais pas question de retour arrière !

Conclusion :
Ben oui, c’est magique.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les boites
les espaces
la bonne quantité
le bien-être intérieur




3 janvier 2014

Scott Jurek : Eat and Run, My Unlikely Journey to Ultramarathon Greatness

Ce que l’éditeur nous dit :
For nearly two decades, Scott Jurek has been a dominant force—and darling—in the grueling and growing sport of ultrarunning. In 1999, as a complete unknown, he took the lead of the Western States Endurance Run, a 100-mile traverse over the old Gold Rush trails of the California Sierra Nevada. He won that race seven years in a row, setting a course record along the way. Twice he won the Badwater Ultramarathon, a 135-mile “jaunt” through Death Valley. Recently he set an American record of 165.7 miles in 24 hours—6 1/2 marathons in one day. And he was one of the elite runners who traveled to Mexico to run with the Tarahumara Indians, as profiled in the bestseller Born to Run. His accomplishments are nothing short of extraordinary, but that he has achieved all of this on a plant-based diet makes his story all the more so. 
In Eat and Run, Scott Jurek opens up about his life and career—as an elite athlete and a vegan—and inspires runners at every level. From his Midwestern childhood hunting, fishing, and cooking for his meat-and-potatoes family, to his early beginnings in running (he hated it), to his slow transition to ultrarunning and veganism, to his world-spanning, record-breaking races, Scott’s story shows the power of an iron will and blows apart all the stereotypes of what athletes should eat to fuel optimal performance. Chock-full of incredible, on-the-brink stories of endurance and competition, fascinating science, and accessible practical advice—including his own favorite plant-based recipes—Eat and Run will motivate everyone to “go the distance,” whether that means getting out for that first run, expanding your food horizons, or simply exploring the limits of your own potential.

Ce que j’en pense :
Pourquoi ? Telle était la question à laquelle j’ai essayé de trouver une réponse en lisant Eat and Run. Car il faut bien avouer que c'est une idée bizarre que celle de décider de courir une distance de 100, 150 kilomètres, voire plus.
Ce qui est extrêmement intéressant dans le bouquin de Scott Jurek est qu’il partage son vécu : son parcours sportif, la façon dont il a découvert puis aimé la course à pied d’endurance plus spécifiquement, la façon dont il a vécu certaines courses en compétition mais aussi durant les entraînements, la recherche lente et passionnante de comment traiter son corps pour être capable de donner le meilleur de soi-même et au-delà. Ce qu’il nous décrit c’est finalement une philosophie de vie. Décrivant le pire comme le meilleur, on sent qu’il s’est livré sans limite, ce qui le rend très attachant.
En parlant de ce livre autour de moi, quelqu’un a réagit au fait qu’il “s'astreignait” un régime végétalien en disant que Scott Jurek ne devait pas beaucoup aimer la vie (c’est bien connu gavage = bon vivant), alors que d’après ce que j’en ai lu, c’est tout le contraire. Il faut avoir sacrément envie de se battre et d’avancer pour aller aussi loin qu’il l’a fait, il faut désespérément aimer la vie même. Et pour lui ce régime alimentaire n’est qu’un moyen de plus de vivre cette exaltation, puisqu’elle est source de nombreuses joies. Il semble prendre un véritable plaisir à manger, aussi bien qu’à cuisiner et étudier les aliments, sans compter le bien être et les performances que cette manière de se nourrir lui procure. Puisque cela lui convient si bien il serait absurde qu’il fasse autrement.
En bonus, mais sans entrer véritablement dans le technique, Scott Jurek révèle quelques trucs et astuces pour progresser en course, ainsi que quelques unes de ses recettes fétiches. Très chouette !

Conclusion :
Une lecture indispensable pour les coureurs et fortement conseillée pour tous les autres.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- la recherche de soi
- le grain de folie
- l’apprentissage
- les défis


12 septembre 2013

Aymeric Caron : No steak

Ce que l’éditeur nous dit :
Bientôt, nous ne mangerons plus de viande. Nous cesserons définitivement de tuer des êtres vivants – 60 milliards d’animaux chaque année – pour nous nourrir.
D’abord parce que notre planète nous l’ordonne : en 2050 nous serons près de 10 milliards, et nos ressources en terres et en eau seront insuffisantes pour que le régime carné continue à progresser.
Mais au-delà des raisons économiques et écologiques, le passage au végétarisme va faire partie d’une nouvelle phase de notre évolution. La science nous prouve en effet un peu plus chaque jour que, contrairement à ce que nous avons longtemps prétendu, les animaux que nous exploitons sont des êtres sensibles, intelligents et sociaux. Dès lors, avons-nous encore le droit de les manger ? Le développement de l’éthique animale nous oblige aujourd’hui à reconsidérer nos devoirs vis-à-vis des autres espèces.
Aymeric Caron a mené l’enquête pour décrire, avec verve et humour, tous les aspects de notre étrange rapport à la viande. Pourquoi les chats et les chiens ont-ils un palace qui leur est dédié au Canada alors qu’en Chine ils peuvent finir au fond d’une casserole ? Pourquoi avons-nous choisi de manger en priorité des cochons, des poulets et des bœufs ? Comment ces animaux de consommation sont-ils produits ? Pourquoi Bill Clinton, Carl Lewis et Bryan Adams ont-ils décidé d’arrêter la viande ? Les végétariens vivent-ils vraiment plus longtemps que les carnivores ? Comment peut-on remplacer les protéines animales ?
Lui-même végétarien depuis plus de vingt ans, Aymeric Caron nous fait partager son expérience. Se gardant de tout prosélytisme et refusant les catéchismes de tout bord, il nous explique de manière limpide pourquoi, un jour, la viande disparaîtra.


Ce que j’en pense :
No steak commence plutôt bien, avec des données chiffrées, objectives. Il me semble que ce sont les meilleurs arguments à avancer, parce qu’ils sont universels et logiques. Dans les chapitres suivants, l’objectivité me semble remise en question. Affirmer que c’est mal et cruel de manger les animaux, ce n’est pas un fait, c’est un choix personnel, une question d’éthique à laquelle chacun peut répondre à sa manière (et je dis cela alors que je partage ce point de vue). Et malheureusement, c’est aussi ce type d’affirmation qui peut facilement être retourné contre toute personne qui délivre une information en faveur d’un régime végétarien.
Au delà de cette question de forme, le livre est plutôt bien construit, bien renseigné, se lit facilement (bien plus qu’un Eating Animals qui pour le coup se perdait un peu dans les chiffres), et permet d’élargir sa culture générale. Et puis il faut bien prendre parti, sinon à quoi bon écrire un bouquin. La démarche est d’autant plus louable qu’Aymeric Caron est un personnage connu du grand public, qui n’avait jamais jusque là crié ses convictions alimentaires sur les toits, mais ne les cachaient pas non plus. C’est un sujet qui le touche profondément, pas juste un étendard utilisé pour faire parler de lui. Et si sa renommé et son réseau établit dans le milieu journalistique ont pu contribuer plus de gens à se poser des questions sur leurs choix nutritionnels, tant mieux.

Conclusion :
Très instructif.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les tomates néerlandaises en Espagne
- les protéines
- le favoritisme
- les courants de pensées


5 novembre 2012

Karen Pryor : Don’t shoot the dog!

Ce que l’éditeur nous dit :
Karen Pryor's clear and accessible explanation of reinforcement-based teaching and training has made Don't Shoot The Dog! a worldwide, bestselling classic. The book has been translated into 15 languages, with over 300,000 copies in print. Whether you are dealing with a pet or a person, it tells you how and why you can get better results with positive methods instead of punishment. Don't Shoot the Dog! is a popular college text on learing and behavior; the "bible" for humane, gentle animal care in zoos and shelters; and a beloved resource on using positive reinforcement effectively for pet owners everywhere.

Ce que j’en pense :

L’idée de base est fort séduisante et donne une envie furieuse d’essayer d’apprendre un tour à tous les animaux que l’on croise. Pour avoir également poursuivi ma lecture par de nombreux visionnages vidéos il semble que cela marche!
Pour la forme par contre, de gros efforts seraient à faire (alors qu’il s’agit déjà d’une nouvelle édition déjà revue et corrigée). Il y a beaucoup d’exemple concret, ce qui rend la lecture assez vivante. Par contre la forme semble très chaotique. Chaque chapitre est divisée en une grande quantité de minis paragraphes et on ne comprend absolument pas le découpage. Cela rend la lecture très pénible et la méthodologie par toujours très compréhensible, ce qui nuit grandement au fond.
L’application en revanche n’est pas si facile. Une amie a obtenus quelques premiers résultats intéressants avec son cheval. Pour ma part, j’ai déjà tenté l’expérience sur un hamster (pas forcément le plus simple pour démarrer, je l’avoue), un chien et trois chats différents, avec quasiment aucun résultat probant. Je reste pourtant convaincu de l’intérêt de la méthode, mais je rencontre un gros problème au niveau de la motivation des animaux en question, qui semblent toujours plus intéressés par autre chose que toucher ma cible pour quelques récompense que ce soit. A approfondir.

Conclusion :

Une méthode très intéressante sur le papier. Reste à trouver comment l’appliquer !

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les carottes
- les récompenses
- la motivation
- l’attention


28 septembre 2012

Haruki Murakami : Autoportrait de l'auteur en coureur de fond

Ce que l’éditeur nous dit :
Le 1er avril 1978, Murakami décide de vendre son club de jazz pour écrire un roman. Assis à sa table, il fume soixante cigarettes par jour et commence à prendre du poids. S'impose alors la nécessité d'une discipline et de la pratique intensive de la course à pied. Ténacité, capacité de concentration et talent : telles sont les qualités requises d'un romancier. La course à pied lui permet de cultiver sa patience, sa persévérance. Courir devient une métaphore de son travail d'écrivain. 
Courir est aussi un moyen de mieux se connaître, de découvrir sa véritable nature. On se met à l'épreuve de la douleur, on surmonte la souffrance. Corps et esprit sont intrinsèquement liés. 
Murakami court. Dix kilomètres par jour, six jours par semaine, un marathon par an. Il court en écoutant du rock, pour faire le vide, sans penser à la ligne d'arrivée. Comme la vie, la course ne tire pas son sens de la fin inéluctable qui lui est fixée...

Ce que j’en pense :
Il y a peu de temps, je me suis à décidée à courir “sérieusement”. Ma définition de ce terme n’est pas exactement la même que celle d’Haruki Murakami (pour qui cela signifie “presque tous les jours”), mais l’idée de fond est là. Jusqu’alors mes expériences de semi-marathon se jouaient sur des impulsions, provoquées par les ocassions qui se présentaient à moi, donc sans entraînements véritables. Franchir la ligne d’arrivée était le seul objectif, et déjà une grande source de satisfaction.
Aujourd’hui j’ai décidé de prendre les choses autrement, en me fixant des objectifs concrets sur le long terme. Dans ce cadre, lire l’essai de l’un de mes auteurs favoris sur le sujet m’a paru tout à fait approprié.
Il est tout à fait intéressant de découvrir cet auteur de plus près, parlant de lui à le première personne. Mais si ce n’est pas exactement la même chose, cela confirme à quel point les livres peuvent refléter (au moins en partie) la personnalité de ceux qui les écrivent. Ce que Murakami pense de la course, de sa situation d’auteur et de la vie en général, concorde parfaitement avec l’ambiance de ses bouquins. Incroyable aussi sa capacité à mettre autant de profondeur en si peu de pages et concernant un sujet si “futile”.
Par ailleurs, je dois dire que j’aime sa façon de voir les choses, d’accepter les faiblesses et les difficultés que la vie impose. On peut les voir comme des barrières infranchissables ou bien les accepter et faire de son mieux avec, voire même les considérer comme des opportunités d’avancer.
Même si j’ai parfois souffert avec lui durant certains passages, cela a confirmé mon envie de considérer la course comme l’un de ces challenge qui permettent d’avancer dans la vie.

Conclusion :
Le marathon ? Peut être un jour...

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les objectifs
- les réflexions
- les raisons


17 septembre 2012

Desmond Morris : Le singe nu

Ce que l’éditeur nous dit :
Non, déclare le zoologiste Desmond Morris, nous ne sommes pas une espèce nouvelle née du processus de l'évolution, nous sommes toujours des singes. Et il le démontre. Eliminant les sociétés primitives encore existantes comme étant des « ratés de l'évolution », il observe le singe nu moderne, arboricole, sorti des forêts et devenu carnivore, sous l'angle de la sexualité, de l'éducation, de la combativité et de la recherche du confort (où il assimile hardiment la quête des poux chez les primates aux menus propos mondains dans un effet scientifico-comique irrésistible).Pour élaborer cette thèse originale, il lui a suffi d'étudier le comportement humain dans la même optique que celui des animaux, et en utilisant le même vocabulaire. Le résultat est extraordinaire de précision scientifique, de logique... et d'humour. Quand on se regarde dans une glace, après avoir lu ce livre, on ne se voit plus de la même façon.Arthur Koestler.

Ce que j’en pense :
Il parait que ce livre est écrit avec humour. Il doit s’agir d’un humour de scientifique, car je n’ai pas trouvé. Certes l’idée même est assez originale, mais elle n’en est pas moins traitée avec beaucoup de sérieux et ce qui la rend si intéressante.
Se poser des questions sur qui nous étions et comment nous en sommes arrivés là, permet de faire le point sur l’homme tel qu’il est aujourd’hui et pourquoi pas sur celui que chacun d’entre nous voudrait être demain. En effet toute la première partie de cet essai décrit les origines de l’homme, son évolution comportementale et physique pour arriver à l’être qu’il est à ce jour. Il rappelle surtout le nombre de questions auxquelles aucune réponse ferme n’existe, les théories allant bon train pour tenter d’expliquer (même en tenant compte du fait que depuis son écriture en 1971 certains sujets ont évolués, car il reste encore énormément à découvrir).
Le problème, que personnellement j’attribue tout autant à la date de publication qu’au conventionnalisme universitaire des scientifiques, c'est que ce livre est parfois ennuyeux. Les descriptions minutieuses sont sans fin, les détails et les exemples décrits pour appuyer une théorie soporifiques. Ce livre mériterait peut être une remise à jour assortie d’une version plus “grand public”, car le fond est là est pourrait intéresser tout le monde.

Conclusion :
Qui sommes nous : un sujet passionnant très bien abordé mais dans un style parfois assomant.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- la pilosité
- les fruits
- le territoire
- l’amour


30 juin 2012

Okakura Kakuzô : Le Livre du thé

Ce que l’éditeur nous dit :
Depuis près d'un siècle, Le Livre du thé qui offre une introduction des plus subtiles à la vie et à la pensée asiatiques s'adresse à toutes les générations. Et ce grand classique, qui a permis naguère de jeter un pont entre l'Orient et l'Occident, n'a rien perdu de sa force et peut encore éclairer notre modernité. Le trait de génie d' Okakura fut de choisir le thé comme symbole de la vie et de la culture en Asie le thé comme art de vivre, art de penser, art d'être au monde. Il nous parle d'harmonie, de respect, de pureté, de sérénité. Et de sagesse. Que nous contemplions l'évolution de la voie du thé à travers l'histoire, ou que nous nous projetions dans le siècle qui s'annonce, il convient encore et toujours de nous tourner vers Le Livre du thé.

Ce que j’en pense :
Ce livre nous offre une très intéressante ouverture sur la culture japonaise et sa manière de pensée (très liée à l’histoire chinoise, même si aujourd’hui les différences sont largement marquées). Ce rappel, par exemple, qu’au départ les japonais était vus par les européens comme des tribus barbares, parce vivant en quasi autarcie jusqu’à il y a peu, est assez amusante.
Mais je dois dire que je pensais être plus emballée par cette lecture. Pourtant assez courte, la préface et la postface étant aussi importantes que le texte en lui même, j’ai eu du mal à en venir à bout. Il faut dire que le mode de pensée va avec les pensées taoïstes, courant de pensée que je respecte mais qui ne me touche pas particulièrement. Et puis bien sûr, il y a aussi beaucoup de descriptifs, comme par exemple sur les services utilisés ou les modes de préparations en vigueur selon les époque.

Conclusion :
Intéressant dans le fond, mais difficile à lire dans la forme.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- l’infusion
- la simplicité
- la perfection




25 mai 2012

Miyoko Nishimoto Schinner : Japanese and vegan food

Ce que l’éditeur nous dit :
Japanese and vegetarian food expert Miyoko Nishimoto Schinner presents traditional Japanese dishes and regional specialties from Kyusju in the south to Hokkaido in the north. She draws from a long tradition of vegetarian cooking in Buddhist temples, as well as an abundance of vegetable- and legume-based dishes that can be found in traditional Japanese cuisine. For those dishes that are usually prepared with meat, fish or fowl, Miyoko has created innovative substitutes utilizing tofu, seitan, and other vegetarian foods to create what is truly a unique vegan cookbook.

Ce que j’en pense :
Ce mois ci, le challenge Sur les pages du Japon a pour thématique la nourriture. Quelle meilleure occasion  que celle là pour découvrir dans quelle mesure végétarisme et cuisine japonaise sont compatibles, ce pays étant surtout réputé pour ses produits de la mer ? Ma recherche m’a conduite vers ce merveilleux bouquin de Miyoko Nishimoto Schinner. Non contente de nous livrer ses recettes, l’auteur concède une large place à la culture japonaise (du point de vue culinaire bien sûr). On y apprend par exemple qu’un régime à base végétal à fort longtemps été le lot commun de ce peuple, l’introduction de la viande ne datant que du milieu du 19ème siècle (ce qui s’explique notamment par la large influence du bouddhisme). A noter également, un glossaire très bien fait, expliquant tous les termes “clés” de cette cuisine, alliant explications pratiques, diététiques et culturelles. Enfin, les recettes sont ordonnées par “menus de saisons”.
A déplorer par contre l’absence de photos... Heureusement le livre reste tout de même très clair et aéré, donc agréable à feuilleter. Il ne me reste plus qu’à m’armer de mon dictionnaire, mon anglais ayant encore quelques lacunes quant au champs lexical de la cuisine.

Conclusion :

A table !

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le riz brun
- les champignons
- l’agar agar
- le shoyu




23 avril 2012

A.J. Jacobs : L'année où j'ai vécu selon la Bible

Ce que l’éditeur nous dit :
Ne vous y trompez pas : A. J. Jacobs n'est pas un religieux. C'est un juif new-yorkais tout ce qu'il y a de plus laïque qui, au départ de cette aventure, ne sait pas grand-chose de la Bible. Mais frappé par la résurgence de la foi et le nombre croissant d'Américains déclarant prendre les Ecritures au pied de la lettre, il s'est mis à douter. Serait-il possible qu'il passe à côté d'une expérience humaine essentielle ? Pour en avoir le coeur net, il va lire la Bible et tenter de la suivre aussi littéralement que possible. Observer les dix commandements. Aimer son prochain. Mais aussi ne pas se raser les coins de la barbe, jouer de la harpe à dix cordes, lapider les adultères, dire la vérité en toute circonstance... au grand dam de ses proches. Empreint de respect autant que d'irrévérence, le voyage spirituel qui découle de cette expérience et des rencontres qui la jalonnent est à la fois drôle et profond, personnel et universel. Que vous soyez croyant, agnostique ou athée, il pourrait bien changer votre regard sur le livre le plus influent de l'Histoire.

Ce que j’en pense :
Complétement euphorisée par ma lecture précédente, j’ai décidé de remettre le couvert avec un nouveau sujet de société : la religion. Tout aussi intéressant, même si l’auteur souffre un peu de la comparaison avec Coline Beavan. Car je pense personnellement qu’A.J. Jacobs est, disons psychologiquement moins stable que son confrère (que se soit dans sa relation avec son fils, sa femme, ou bien les microbes par exemple). Par contre, le gros point fort réside dans les nombreuses rencontres qu’il va faire au cours de cette année, toutes plus épatantes les unes que les autres.
J’imagine que l’on peut aborder cette lecture de bien des manières. Pour ma part, deux grandes réflexions en ressortent :
Tout d’abord, que la bible (et donc par extension la Religion) est à la fois faillible et universelle. On peut y trouver tout et son contraire, du « meilleur » au plus farfelu. Entre les décodages au premier degré et les mille et une interprétations que l’on peut en faire, tout est possible, tout a déjà été écrit. Je pourrais par exemple décréter que les extra-terrestres existent en m’appuyant sur la bible, car je suis sûre que je trouverai forcément quelque part un passage qui étaye cette théorie.  Il n’existe donc personne sur cette Terre, pas même le plus dévoué des  pratiquants, qui puisse affirmer sans mentir qu’il suit « toutes les règles ». Pas possible. Cela confirme donc ma propre théorie que la religion est à disposition de chacun pour en faire sa propre mixture (c’est ainsi que l’on peut avoir été baptisé et ne pas manger de porc, et que le monde continue de tourner pour autant :D).
La seconde est précisément de réaliser (ou se remémorer) le mode de pensée si unique de chacun. Je fais ici référence aux innombrables courants religieux qui existent. Parmi ceux cités dans ce livre, ce sont les créationnistes qui gagnent haut la main la manière la plus éloignée de penser de la mienne. Le fait que cette église, avec autant de moyens et d’adhérents, existe,  est déjà  absolument fascinant. J’imagine que la plupart d’entre nous fréquente d’autres personnes « qui leur ressemblent », et encore sans être toujours d’accord sur tout. Ici, A. J. Jacobs nous fait rencontrer plein « d’autres » groupes, avec chacun sa propre logique, voire en contradiction pure et dure les uns avec les autres, alors qu’à la base ils ont lu le même livre. Je trouve que cela donne à réfléchir sur l’ouverture d’esprit que l’on devrait essayer d’avoir pour être « plus en accord et en acceptation avec le monde » (amen ).

Conclusion :
A lire, pour la culture générale autant que pour la réflexion.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
-    Les œufs
-    Les magiciens
-    Les petits cailloux
-    Les dinosaures

16 avril 2012

Colin Beavan : No impact man

Ce que l’éditeur nous dit :
Comme nous tous, Colin Beavan en a marre d'assister, impuissant, au réchauffement climatique, à la déforestation et aux gaspillages en tous genres... Il refuse d'être partie prenante dans la fonte des glaces et de la disparition des ours polaires. Son défi : vivre un an en réduisant au maximum son empreinte environnementale. Jusque-là, pas de quoi parader, d'autres l'ont fait avant lui. La grande différence c'est que ledit Colin Beavan vit en plein coeur de Manhattan, au 9e étage d'un building. Et qui dit réduction des émissions de carbone dit pas d'ascenseur, de climatiseur, de réfrigérateur, de transport motorisé, entre autres, et quand on est un jeune père de famille, l'aventure tourne vite au casse-tête. Son premier challenge : convaincre sa femme, quelque peu accro au shopping, de jouer le jeu. Le deuxième : renoncer aux couches et aux plats à emporter. Passées ces étapes... eh bien, tout reste encore à faire. L'expérience dure un an, le compte à rebours est enclenché !

Ce que j’en pense :
Colin Beavan part de loin, très loin. A sa décharge, pas facile d’être à la fois américain et respectueux de l’environnement. Pour la précision, son projet va finalement se préciser un peu plus que le « no impact at all », quasi impossible à réaliser. Ainsi, il s’emploiera  surtout à réduire au maximum l’émission de gaz à effet de serre, déjà un vaste programme.
Mon verdict : non Coline Beavan n’est pas fou. Au contraire, lui et sa petite famille sont parfaitement attachants. Par ailleurs son écriture est facile, souvent drôle et agréable à lire autant qu’instructive, tant au niveau de l’expérience à proprement parler, que des réflexions qu’il en découle.
Oui il change ses habitudes, ce qui au départ n’est jamais facile, mais rien d’insurmontable que de passer plus de temps avec ses proches ou à cuisiner. Pour ma part, j’ai intégré depuis longtemps la plupart des gestes qu’il cherche à mettre en place dans son quotidien. De là à grimper 9 étages sans y être obligée…bof. Mais lui va au bout de son expérience (et améliore son rythme cardiaque), ce qui est tout à fait honorable.
Petit hic sur la fin. Il aurait pu se montrer plus précis sur l’après. Quelles nouvelles habitudes ont été conservées ou ont vite été oubliées ? Bref, qu’est-ce qui a vraiment changé dans sa vie. Par ailleurs, il fait souvent le constat que si les initiatives individuelles sont utiles, elles n’ont qu’un impact très réduit sans la participation des entreprises et gouvernements. Cette piste-là n’est pas du tout explorée. Mais  peut être que suffisamment d’autres ouvrages traitent déjà du sujet … Et une recherche plus poussée m’a prouvé que l’auteur s’est bien penché sur la question.
PS : petit correctif sur un passage du bouquin - si on arrête de manger de la viande comme il le fait, non il n’y a pas besoin d’ajouter du fromage à son alimentation pour satisfaire ses besoins en protéines. Tous les autres aliments s’en chargent déjà bien largement (et sans tous les lipides des produits laitiers)…

Conclusion :
Une lecture passionnante sur un sujet qui nous touche tous.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
-    Les bocaux
-    La pluie
-    La fourrure
-    Les saisons

2 avril 2012

Marta Mazzanti : La forêt au temps des dinosaures

Ce que l’éditeur nous dit :
Nous voilà partis pour un voyage fantastique dans le monde préhistorique !
Le fameux botaniste Jacynthe Salsepareille, embarqué dans un voyage d exploration autour du monde, s échoue avec son équipage, dans une curieuse île dont il ne connaissait pas l existence. Et voilà que cette île renferme des plantes sidérantes, et ne voilà-t-il pas des dinosaures ? Mais où le bâteau du professeur Salsepareille a-t-il échoué ?
Une aventure amusante et captivante, complétée par des planches scientifiques précises et magnifiques des plantes aujourd hui disparues, mais aussi de celles que nous connaissons encore aujourd hui...
Vous saurez tout des différentes espèces végétales préhistoriques, de la conquête de la terre ferme à l apparition des plantes à fleurs, de l évolution des mécanismes de reproduction depuis l apparition des spores jusqu à celle de la graine...


Ce que j’en pense :
Ce livre a été découvert dans le cadre d’une masse critique spéciale jeunesse de Babelio. Ses points forts résident sans contexte (et comme répété avec insistance dans la postface et l’épilogue) dans l’originalité de son thème et dans la beauté de ses illustrations. Très intéressée par les “trucs qui poussent” de manière générale, cet album était l'occasion rêvée de découvrir les origines du monde végétal.
Il se divise en deux parties : une petite histoire, qui fait office d’introduction (un peu inutile et sans réel dénouement) et propose de très belles illustrations de paysages, et les planches à proprement parler, qui présente l’évolution des plantes sous forme d’herbier avec commentaires. Malheureusement, deux défauts majeurs entachent cet ouvrage. Tout d’abord, le  travail de vulgarisation n’a pas assez été poussé. On sent que les auteurs sont des biologistes professionnel et le vocabulaire technique est difficile à intégrer pour les néophytes (et encore plus pour les enfants). Pour ma part, les cours de biologie sont loin derrière moi, et si certains mots me semblait familier, mes connaissances sont insuffisantes pour tout comprendre (j'imagine que je ne suis pas la seule dans ce cas). Il manque vraiment des explications plus générale sur le fonctionnement des plantes. Par ailleurs il y a un réel problème de mise en page, les planches de l’herbier et leurs explications correspondantes sont rarement face à face. Résultats, il faut faire des aller-retour entre les pages pour avec le commentaires + l’illustration, ce qui ne fait qu’accentuer le problème précédent.

Conclusion :
Un très beau livre, mais qui conviendra mieux à ceux ayant déjà quelques bases en biologie végétale.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les caravelles
- les arbres
- les feuilles
- les spores

6 décembre 2011

Jonathan Safran Foer : Faut-il manger les animaux ?

Ce que l’éditeur nous dit :
Comment traitons-nous les animaux que nous mangeons? Convoquant souvenirs d'enfance, données statistiques et arguments philosophiques, Jonathan Safran Foer interroge les croyances, les mythes familiaux et les traditions nationales avant de se lancer lui-même dans une vaste enquête. Entre une expédition clandestine dans un abattoir, une recherche sur les dangers du lisier de porc et la visite d'une ferme où l'on élève les dindes en pleine nature, J.S. Foer explore tous les degrés de l'abomination contemporaine et se penche sur les derniers vestiges d'une civilisation qui respectait encore l'animal. Choquant, drôle, inattendu, ce livre d'un des jeunes écrivains américains les plus doués de sa génération a déjà suscité passions et polémiques aux Etats-Unis et en Europe.

Ce que j’en pense :
Enfin un livre sur la question animale largement médiatisé, preuve que le monde commence à être prêt à se poser des questions. L’environnement fait aujourd’hui parti des sujets incontournables de l’actualité. En tant que particulier, on peut trier, on peut éviter de laisser couler l’eau du robinet, favoriser les transports en commun, etc. C’est mieux que rien, mais l’impact reste bien faible comparé aux volumes de pollution engendrés par les entreprises. Arrêter ou réduire sa consommation de viande, par contre, enfin un moyen simple et efficace de faire la différence, de limiter la déforestation, les gâchis en eaux, la pollution, etc. Si vous ne le faite pas pour vous, faite le pour la planète (ou pour vos enfants) et commencer par lire Faut-il manger des animaux ! ^^
Mais voilà que je révèle tout le contenu du livre, moi partisante de l’anti-spoiler. Mais c’est peut être le plus drôle avec ce genre de bouquin, qu’avant même de l’ouvrir on se doute déjà de ce que l’on va y trouver. La réponse est presque évidente. Pourtant il faudra faire l’effort de passer la couverture pour réellement prendre la mesure de ce qu’est l'élevage industriel. Des faits, des chiffres, l’expérience personnelle de l’auteur, rien de plus. Le but n’est pas de convaincre à tout pris de devenir végétarien, mais d’informer et de laisser chacun arriver à ses propres conclusions.

Conclusion :
Une très très bonne question, qui mérite largement que chacun se la pose.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- la santé
- l’environnement
- la morale
- le bon sens

3 mars 2011

Daniel Pennac : Chagrin d'école

Ce que l’éditeur nous en dit :
- Un livre de plus sur l'école, alors ? - Non, pas sur l'école ! Sur le cancre. Sur la douleur de ne pas comprendre et ses effets collatéraux sur les parents et les professeurs.

Ce que j’en pense :
Chagrin d'école se présente comme n'étant pas un énième livre sur l'école. Ne m'étant jamais penchée sur le sujet, l'expérience est pour moi nouvelle. Je ne me prononcerai donc pas sur une comparaison avec l’existant. Par contre affirmer qu'il n'aborde pas l'école (en tant que système), mais le désarroi qu'elle peut entraîner, n'est vrai qu'en partie. Les premiers chapitres abordent en effet les déconvenues personnelles de l'auteur lors de sa scolarité. Les suivants s'orientent vers les souvenirs de Danniel Pennac en tant que professeur, mais également en tant que qu’être humain avec ses bons et ses mauvais jours, essayant de faire de son mieux pour s'adapter aux besoins de ses élèves. Mais la suite et fin évoque quand à elle très clairement le système scolaire.
Pour sa défense, le tout se lit et s'enchaîne très bien. Le récit est accrocheur, allant du personnel au plus général (très judicieux, car commencer directement par de la pure critique en aurait certainement découragé plus d'un), menant lentement mais sûrement le lecteur vers la réflexion. Le style est quand à lui très limpide et agréable, soutenu pour les nombreuses anecdotes qui rendent Chagrin d’école si vivant.

Conclusion :
Une bonne lecture sur un sujet intemporel.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les manuels scolaires
- les ZEP
- les méthodologies
- la curiosité

18 décembre 2010

Mona Ouzouf : Composition Française

Ce que l'éditeur nous en dit :
La France a toujours vécu d'une tension entre l'esprit national et le génie des pays qui la composent, entre l'universel et le particulier. Mona Ozouf se souvient l'avoir ressentie et intériorisée au cours d'une enfance bretonne. Dans un territoire exigu et clos, entre école, église et maison, il fallait vivre avec trois lots de croyances disparates, souvent antagonistes. A la maison, tout parlait de l'appartenance à la Bretagne ? L'école, elle, au nom de l'universelle patrie des droits de l'homme professait l'indifférence aux identités locales. Quant à l'Eglise, la foi qu'elle enseignait contredisait celle de l'école comme celle de la maison. En faisant revivre ces croyances désaccordées, Mona Ozouf retrouve des questions qui n'ont rien perdu de leur acuité. Pourquoi la France s'est-elle montrée aussi rétive à accepter une pluralité toujours ressentie comme une menace ? Faut-il nécessairement opposer un républicanisme passionnément attaché à l'universel et des particularismes invariablement jugés rétrogrades ? A quelles conditions combiner les attachements particuliers et l'exigence de l'universel ? En d'autres termes, comment vivre heureusement la " composition française " ?

Ce que j’en pense :
J’ai reçu Composition Française dans le cadre de l’appel à lecteur de Blog-O-Book (Merci!). Si je trouve le concept fort, sympathique, il faut bien avouer que celui ci peut aboutir à de mauvaises surprises.
Ce fut le cas pour moi avec ce livre, car si le thème me semblais très intéressant, et que les éloges ne tarissent pas sur cet auteur, il y a une chose que je n’ai vu précisée nul part : il ne s’agit PAS d’un roman. Cela peut paraître idiot mais pour moi cela peut paraître idiot, mais pour moi cela fait toute la différence, car j’ai le plus grand mal à accrocher à ce type d’écriture. Et donc sans surprise donc, la lecture de Composition Française fut très laborieuse.
J’ai failli abandonner plus d’un fois, et avoue avoir seulement survolé quelques chapitres.
Ce que je lui reproche : beaucoup beaucoup trop de références inutiles. Mona Ozouf se perd dans les détails et les références inutiles. Je souhaitais en savoir plus sur la “culture bretonne”, et non pas être capable de vérifier la véracité des faits qu’elle énonces. De plus, l’auteur a choisit de dissocier ses chapitres selon les thèmes et les personnages abordés (plus ou moins, car on passe parfois d’une grand-mère à l’autre sans mise en garde), sans aucune considération pour la chronologie des événements, au point de perdre complètement le lecteur.
Cela dit, les anecdotes sont nombreuses et la réflexion est très présente, donnant malgré tout un intérêt à la lecture. Nul doute que le sujet tient à coeur celle qui l’a traité.

Conclusion :
A lire comme une thèse sur la “culture bretonne”

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le papa de Mona Ozouf
- la maman de Mona Ozouf
- la grand-mère de Mona Ozouf
- la deuxième grand-mère de Mona Ozouf
- etc.

22 novembre 2010

Patrick et Olivier Poivre d'Arvor : Faut-il brûler ce livre ?

Ce que l’éditeur nous en dit :
Les écrivains ont-ils le droit de tout dire? Leur vie privée peut-elle être mise en cause à travers leur oeuvre? Où s'arrête et où commence "l'outrage aux bonnes moeurs et à la morale" quand il s'agit de fiction? Ces questions sont au coeur des célèbres procès entrepris contre Gustave Flaubert, Charles Baudelaire, Paul Verlaine et Oscar Wilde. Procureurs féroces, auteurs au banc des accusés, avocats brillants et impitoyables, tous débattent avec passion d'une certaine idée de la littérature...

Ce que j’en pense :
Il est parfois tentant de sauter une préface, lorsque celle-ci parait trop longue, difficile à comprendre sans connaître le contenu du livre, ou parce que l’impatience d’entrer dans le vif du sujet est la plus forte. La préface n’existe d’ailleurs parfois que dans le but de donner de la crédibilité à une œuvre, en l’associant à un nom reconnu.
Ici, la préface est tout et pourrait presque se suffire à elle-même. Le reste n’est qu’annexes.
Car non content d’être divinement bien écrite, l’avant propos de Faut-il brûler ce livre ? se révèle très bien référencée. Elle est à la fois drôle, riche, instructive et surtout très intelligemment écrite. Le seul défaut qu’on pourrait lui trouver est celui de “dévoiler l’intrigue”. Combinée aux introductions précédant les quatre textes présentés, elle permet au lecteur néophyte de mieux saisir le contexte et par extension un peu de la vie et l’œuvre des auteurs jugés, mais également la ou les manière(s) de pensée d’une époque.
Plus généralement, ce livre offre la possibilité de réfléchir à la notion de morale, à ce que celle-ci signifie selon le lieu, la période ou la personne. Aujourd’hui, Michel Houellebecq obtient le prix Goncourt. Demain, peut être que son œuvre sera citée parmi les “dégénérescence morales du début du XXIème siècle”. Ou son contraire. Qui sait ?

Conclusion :
Surtout pas !

A lire si vous voulez en savoir plus sur :

- le mariage
- la morale
- la justice
- la volupté

6 septembre 2010

Jocelyne Porcher et Christine Tribondeau : Une vie de cochon

Ce que l’éditeur nous dit :
" J'aime bien les cochons. J'ai beau être encore une gamine, comme on me le rappelle souvent quand on veut m'empêcher de faire certaines choses que seuls les adultes peuvent faire. Je les aime bien, et j'ai des tas de choses à dire, moi, sur les cochons. "Pour Solenn, la vie est une drôle d'histoire. Moins rose que les cochons qu'elle fréquente en regardant travailler sa mère, Morgane, salariée dans une porcherie industrielle, et plus étrange que ce que semblent en percevoir les adultes. Avec son regard d'enfant, Solenn observe les adultes aux prises avec un travail quotidien éprouvant. Mais, à travers les yeux d'une enfant, les auteures de ce récit en disent aussi beaucoup plus que tous les rapports officiels sur la réalité effrayante et absurde de l'agriculture industrielle et sur l'état de nos relations avec les animaux. "Est-ce qu'on a tous les droits sur les animaux ? ", demande Solenn. " Il y a des fois je me demande si on n'est pas des sauvages ", répond Morgane. Alors, au bout du compte, élever des animaux, manger de la viande, oui, mais pas à n'importe quel prix pour les éleveurs et pour leurs bêtes : " Parce qu'on peut être libres ensemble, ou prisonniers ensemble, c'est à nous de choisir."

Ce que j’en pense :
Dans Une vie de cochon, nous est présentée la vie quotidienne d’une porcherie industrielle : les termes techniques, les métiers, les méthodes et la politique de rendement. Comme il fallait s’en douter, ce n’est pas très joli.
Mais toute la force de ce livre tient dans la manière d’aborder le sujet. Ici par de grand discours dénonciateurs, ni d’appels à la révolution. La visite de la porcherie se fait par les yeux de la fille d’une employée, jeune mais pas naïve, qui s’étonne de ce qu’elle voit. Elle constate que ce n’est pas normal, que les animaux en liberté ont l’air plus heureux, etc. Mais c’est au lecteur de décider s’il doit être choqué ou se résigné. Ici pas de conclusion extrémiste qui pourrait braquer certains. Jocelyne Porcher et Christine Tribondeau proposent tout simplement de réfléchir et peut être faire évoluer nos façon de penser.

Conclusion :
Une heure de lecture intéressante et instructive, à lire.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- Les cochons
- Les chèvres
- Les tourments
- La production industrielle