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3 juin 2014

Joseph Delaney : L’épouvanteur - The Wardstone Chronicles (volumes 1 à 4)

Ce que l’éditeur nous dit :
“L'Epouvanteur a eu de nombreux apprentis, me dit maman. Mais peu ont achevé leur formation. Et ceux qui y sont parvenus sont loin d'être à la hauteur. Ils sont fragiles, veules ou lâches. Ils se font payer fort cher de bien maigres services. Il ne reste que toi, mon fils. Tu es notre dernière chance, notre dernier espoir. Il faut que quelqu'un le fasse. Il faut que quelqu'un se dresse contre les forces obscures. Tu es le seul qui en soit capable." Thomas Ward, le septième fils d'un septième fils, devient l'apprenti de l'Epouvanteur du comté. Son maître est très exigeant. Thomas doit apprendre à tenir les spectres à distance, à entraver les gobelins, à empêcher les sorcières de nuire... Cependant, il libère involontairement Mère Malkin, la sorcière la plus maléfique qui soit, et l'horreur commence...

Ce que j’en pense :
Contrairement à ce qui est annoncé sur la quatrième de couverture, la lecture de l’Epouvanteur n’empêche en rien de passer une excellente nuit de sommeil (peut-être pas à mon âge du moins). Néanmoins il faut avouer que les méchants créés par Joseph Delaney sont assez costauds à leur manière, et ce dès le premier tome. Si à ce moment-là on se demande comment il va réussir à tenir le rythme sur la suite, il s’en sort très bien au moins jusqu’à la fin du quatrième volume. Le point fort de cette série est de nous plonger dans un univers moyenâgeux, où les démons imaginaires côtoient les très réels inquisiteurs, des prêtres, des seigneurs et autres personnages typiques de cette époque. En ce sens le récit prend une part de réalisme qui contribue à le rendre crédible.
Le héros, sous couvert de démarrer en tant qu’apprenti, se retrouve très rapidement plongé (seul) au cœur de l’action et est exceptionnellement doué. Et au vu de la tournure que semble prendre l’histoire, il ne serait pas étonnant que tôt ou tard il soit amené à sauver le monde, au moins. Comme par hasard… Un peu moins cliché, l’approche qui est faite de son tuteur, qui est vite présenté comme un être humain qui certes révère une haute maitrise de son métier, mais présente également sa propre histoire et ses propres faiblesses malgré tout.
Un autre aspect de l’écriture que je trouve bien mené est cette capacité à nous spoiler l’air de rien de petits détails sur le futur des personnages, révèle juste assez pour intriguer le lecteur et l’inciter à poursuivre. Sans avoir un sentiment de suspense insoutenable, cela fonctionne plutôt bien pour moi.

Conclusion :
Une série jeunesse jusque-là bien menée, dont j’attends de voir l’évolution dans les volumes suivants.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
-  les chaînes
- la maçonnerie
- les cours d’eau
- les malles

23 septembre 2013

Edgar Wright: Le Dernier pub avant la fin du monde (The World's End)

Ce que le synopsis nous dit :
L’histoire débute le 22 juin 1990 dans la petite ville anglaise de Newton Haven : cinq adolescents au comble de l’âge ingrat fêtent la fin des cours en se lançant dans une tournée épique des pubs de la ville. Malgré leur enthousiasme, et avec l’absorption d’un nombre impressionnant de pintes de bière, ils ne parviennent pas à leur but, le dernier pub sur leur liste : The World’s End (La Fin du Monde). Une vingtaine d’années plus tard, nos cinq mousquetaires ont tous quitté leur ville natale et sont devenus des hommes avec femme, enfants et responsabilités, à l’alarmante exception de celui qui fut un temps leur meneur, Gary King, un quarantenaire tirant exagérément sur la corde de son adolescence attardée. L’incorrigible Gary, tristement conscient du décalage qui le sépare aujourd’hui de son meilleur ami d’antan Andy, souhaite coûte que coûte réitérer l’épreuve de leur marathon alcoolisé. Il convainc Andy, Steven, Oliver et Peter de se réunir un vendredi après-midi. Gary est comme un poisson dans l’eau. Le défi : une nuit, cinq potes, douze pubs, avec un minimum d’une pinte chacun par pub. À leur arrivée à Newton Haven, le club des cinq retrouve Sam, la soeur d’Oliver pour qui Gary et Steven en pincent toujours. Alors que la fine équipe tente, tant bien que mal, d’accorder le passé avec le présent, une série de retrouvailles avec de vieilles connaissances et des lieux familiers les font soudain prendre conscience que le véritable enjeu, c’est l’avenir, non seulement le leur, mais celui de l’humanité entière, et arriver à «La Fin du Monde» devient le dernier de leurs soucis...

Ce que j’en pense :
Le film commence l’air de rien, avec cet homme qui vit toujours dans le passé de ses 20 ans et qui décide de réunir à nouveau la bande de potes de l’époque. Cela n’étonnera personne de constater que chacun a grandit, construit sa vie, et que passé 40 ans l'enthousiasme est loin d’être débordant quand il s’agit d’aller se mettre une grosse mine dans un trou paumé. Ce qui l’est plus, c’est lorsqu’un certain évenement change la donne. Là cela devient n’importe quoi. J’ai mis cinq bonnes minutes avant de réaliser que c’était désormais ça la réalité du film, pas seulement la conséquence imaginatives d’un protagoniste en proie aux effets de l’alcool.
Bien sûr dès cet instant le n’importe quoi, bien parti sur sa lancée, ne s’arrête pas avant le générique final. Lors de la dernière scène j’ai presque eu l’impression d'assister à un épisode de Dr. Who (non ce n’est pas une bonne chose, c’est juste très bizarre). Du même réalisateur, j’avais récemment découvert Scott Pilgrim, qui réservait également son lot de surprises et loufoqueries. Sauf que là au moins c’était drôle.

Conclusion :
Bof.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les chaînes de restauration
- les bagues
- les antiquités
- l’ajustement des membres

25 juillet 2011

David Yates : Harry Potter et les reliques de la mort - partie 2 (Harry Potter and the Deathly Hallows - Part 2)

Ce que le synopsis nous dit :
Dans la 2e Partie de cet épisode final, le combat entre les puissances du bien et du mal de l’univers des sorciers se transforme en guerre sans merci. Les enjeux n’ont jamais été si considérables et personne n’est en sécurité. Mais c’est Harry Potter qui peut être appelé pour l’ultime sacrifice alors que se rapproche l’ultime épreuve de force avec Voldemort.

Ce que j’en pense :

Si j’avais été passablement déçue par la première partie des Reliques de la mort, je dois dire que cet opus final relève le niveau. Enfin un peu d’action. Et il fallait au moins cela pour rendre hommage à l’incroyable série imaginée par J.K Rowling. Car certes tout est survolé, recentré uniquement sur le trio formés par les personnages principaux ; ce qui ne représente absolument pas la complexité de l’univers imaginé par l’auteur. Mais c’est bien le propre de l’adaptation cinématographique que de prendre des raccourcis et de faire des choix.
Au final j’ai tout de même passé un bon moment, bercée par les thèmes musicaux créés par John Williams (de véritables petits bijoux pour les instruments à bois), qui à eux seuls justifient que les romans aient été portés à l’écran.
De même, si je ne suis toujours pas convaincue par le choix de certains comédiens (notamment Harry), d’autres acteurs relèvent sans difficulté le niveau (telle que Maggie Smith dans le rôle du professeur McGonagall).
Depuis, j’ai finalement repris la lecture de la série à partir du premier tome (je m’étais arrêté à l’Ordre du Phœnix), avide de comprendre en détails les tenants et aboutissants du monde des sorciers. Et bien qu’ayant opté pour la traduction française, j’ai un peu l’impression d’entendre l’accent anglais dans bien des tournures de phrase...

Conclusion :
Loin de la perfection, mais ayant le mérite d’exister et de prolonger un peu la magie Harry Potter.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- le recyclage des basilics
- la forêt
- les banques
- les chaînes