Ce que l’éditeur nous dit :
Keyhouse : un étrange manoir de la Nouvelle-Angleterre. Un manoir hanté, dont les portes peuvent transformer ceux qui osent les franchir... Après le meurtre brutal de leur père. Tyler. Bode et Kinsey découvrent leur nouvelle demeure, croyant y trouver le refuge dont ils ont besoin pour panser leurs plaies. Mais une ténébreuse créature les y attend pour ouvrir la plus terrifiante de toutes les portes...
Ce que j’en pense :
J’ai découvert la série sur je ne sais plus quel blog, en tout cas pas l’un de ceux que je suis habituellement. Je n’ai plus en tête le détail de ce que l’article disait, mais je me souviens clairement de l’enthousiasme de sa rédactrice pour cette série et pour la psychologie de ses personnages en particulier. La préface du premier opus vantait également la qualité de l’ouvrage à grand renfort d’adjectif. J’aurais dû me méfier du parti pris, car je suis loin de partager ces sentiments positifs. Cela avait assez bien démarré avec les deux premiers volumes, sûrement ce qui m’aura fait tenir jusqu’au dernier numéro, mais bien vite l’intérêt retombe. On touche effectivement du doigt quelques problématiques liées à la famille, l’adolescence, les addictions… mais ce riche programme n’est traité que très superficiellement. Il me semble que le problème principal vient du méchant, qui occupe une place centrale mais, se révèle l’un des personnages les moins colorés du récit. Il est juste… méchant. C’est pauvre. Par conséquent tous les rebondissements et révélations le concernant le sont aussi, soit une très large partie de la bande-dessinée. Le seul protagoniste qui de part son évolution sort véritablement du lot est celui du handicapé mental, mais que j’ai trouvé un peu décevant dans son utilisation finale. J’aurais aimé en savoir plus sur les fameuses clés (certaines d’entre elles révèlent quelques excellentes idées du scénariste), sur leur origine, leur fonctionnement, plutôt que de découvrir qu’en fait le méchant était déjà méchant avant.
Conclusion :
Pas très convaincant.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les grottes
les portes
les figurines
les prises de tête
Affichage des articles dont le libellé est bande-dessinée. Afficher tous les articles
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5 juillet 2016
30 juin 2016
Thomas Mathieu : Les crocodiles
Ce que l’éditeur nous dit :
Thomas Mathieu illustre des témoignages de femmes liés aux problématiques comme le harcèlement de rue, le machisme et le sexisme ordinaire. Son travail s'inscrit dans un mouvement plus large de prise de conscience et d'une nouvelle génération de féministes qui utilisent internet pour réfléchir et informer sur des concepts tels le "slut-shaming" ou le "privilège masculin". Dans ses planches, les décors et les personnages féminins sont traités en noir et blanc de manière réaliste tandis que les hommes sont représentés sous la forme de crocodiles verts. Le lecteur ou la lectrice est invité à épouser le point de vue de la femme qui témoigne et à questionner le comportement des crocodiles particulièrement quand ils endossent le rôle stéréotypé de dragueurs/ prédateurs/dominants.
Ce que j’en pense :
En découvrant les premières pages des Crocodiles, j’ai failli regretter son emprunt à la bibliothèque : une qualité de dessin très moyenne et surtout des zigounettes en veux-tu en voilà, vertes de surcroît (couleur reptile oblige) ! Mis à part me mettre mal à l’aise, je ne voyais pas vraiment le but. Puis j’ai réalisé que c’est précisément parce que cela m’embarrassait qu’il fallait poursuivre, a fortiori parce que bien des situations décrites je les avais déjà vécues, ce qui m’avait autrement plus dérangée que de les découvrir sur papier.
Dans le même temps, je suis tombée sur cette vidéo, dans laquelle une jeune fille raconte une journée qui avait si bien commencée, pour se ternir au fur et à mesure des remarques déplacées qu’elle reçoit, une somme de petites choses “sans conséquences” qui font qu’en rentrant chez elle se sent mal, sale. Cela aussi je l’ai vécue et je ne suis certainement pas une exception.
Bref, le problème est bel et bien là et je trouve que le fait qu’il soit abordé par un homme a d’autant plus de poids. Car qu’une autre chose très importante que j’ai réalisée durant cette lecture est le fait que nombre de ces “crocodiles” étaient des hommes lambda, voire que j’en avais dans mon entourage : des garçons “gentils”, qui pensent bien faire, sans aucune mauvaise intention, mais qui font tout de même du mal sans s’en rendre compte. Il y a un vrai travail de fond à faire pour remettre certaines choses en question, réapprendre aux individus à mieux respecter les autres, leurs besoins et leurs envies, à accepter que “non” c’est “non” et pas “peut-être” (même si on nous a dit qu’il fallait être persévérant pour avoir ce qu’on voulait dans la vie, car à quel prix ?). Il faut voir la violence de certaines réactions lorsque des femmes émettent par exemple l’idée “d’attendre d’en avoir vraiment envie avant d’avoir des pratiques sexuelles avec quelqu’un”, qui décrivent des situations machismes qu’elles ont vécues, ou tout simplement quand quiconque prononce le mot “féministe”. Tous ces propos n’engagent que leurs auteurs, ce qui il me semble ne peut être remis en question, pourtant on dirait que des personnes (des hommes et des femmes) se sentent personnellement attaqués par cela, ce qui est une preuve supplémentaire du malaise général sur ces sujets.
Toutes ces idées sont très bien illustrées par Thomas Mathieu. Elles sont appuyées par des textes complémentaires fort à propos en fin d’ouvrage, qui m’ont définitivement convaincue de la de ce bouquin.
Conclusion :
J’encourage le plus grand nombre à découvrir le projet crocodile.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
le projet crocodile
les compliments
les gentillesses
les envies
Sondage Bizz & Miel : cliquez ici, merci !!
Thomas Mathieu illustre des témoignages de femmes liés aux problématiques comme le harcèlement de rue, le machisme et le sexisme ordinaire. Son travail s'inscrit dans un mouvement plus large de prise de conscience et d'une nouvelle génération de féministes qui utilisent internet pour réfléchir et informer sur des concepts tels le "slut-shaming" ou le "privilège masculin". Dans ses planches, les décors et les personnages féminins sont traités en noir et blanc de manière réaliste tandis que les hommes sont représentés sous la forme de crocodiles verts. Le lecteur ou la lectrice est invité à épouser le point de vue de la femme qui témoigne et à questionner le comportement des crocodiles particulièrement quand ils endossent le rôle stéréotypé de dragueurs/ prédateurs/dominants.
Ce que j’en pense :
En découvrant les premières pages des Crocodiles, j’ai failli regretter son emprunt à la bibliothèque : une qualité de dessin très moyenne et surtout des zigounettes en veux-tu en voilà, vertes de surcroît (couleur reptile oblige) ! Mis à part me mettre mal à l’aise, je ne voyais pas vraiment le but. Puis j’ai réalisé que c’est précisément parce que cela m’embarrassait qu’il fallait poursuivre, a fortiori parce que bien des situations décrites je les avais déjà vécues, ce qui m’avait autrement plus dérangée que de les découvrir sur papier.
Dans le même temps, je suis tombée sur cette vidéo, dans laquelle une jeune fille raconte une journée qui avait si bien commencée, pour se ternir au fur et à mesure des remarques déplacées qu’elle reçoit, une somme de petites choses “sans conséquences” qui font qu’en rentrant chez elle se sent mal, sale. Cela aussi je l’ai vécue et je ne suis certainement pas une exception.
Bref, le problème est bel et bien là et je trouve que le fait qu’il soit abordé par un homme a d’autant plus de poids. Car qu’une autre chose très importante que j’ai réalisée durant cette lecture est le fait que nombre de ces “crocodiles” étaient des hommes lambda, voire que j’en avais dans mon entourage : des garçons “gentils”, qui pensent bien faire, sans aucune mauvaise intention, mais qui font tout de même du mal sans s’en rendre compte. Il y a un vrai travail de fond à faire pour remettre certaines choses en question, réapprendre aux individus à mieux respecter les autres, leurs besoins et leurs envies, à accepter que “non” c’est “non” et pas “peut-être” (même si on nous a dit qu’il fallait être persévérant pour avoir ce qu’on voulait dans la vie, car à quel prix ?). Il faut voir la violence de certaines réactions lorsque des femmes émettent par exemple l’idée “d’attendre d’en avoir vraiment envie avant d’avoir des pratiques sexuelles avec quelqu’un”, qui décrivent des situations machismes qu’elles ont vécues, ou tout simplement quand quiconque prononce le mot “féministe”. Tous ces propos n’engagent que leurs auteurs, ce qui il me semble ne peut être remis en question, pourtant on dirait que des personnes (des hommes et des femmes) se sentent personnellement attaqués par cela, ce qui est une preuve supplémentaire du malaise général sur ces sujets.
Toutes ces idées sont très bien illustrées par Thomas Mathieu. Elles sont appuyées par des textes complémentaires fort à propos en fin d’ouvrage, qui m’ont définitivement convaincue de la de ce bouquin.
Conclusion :
J’encourage le plus grand nombre à découvrir le projet crocodile.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
le projet crocodile
les compliments
les gentillesses
les envies
Sondage Bizz & Miel : cliquez ici, merci !!
23 avril 2016
Manu Larcenet : Le combat ordinaire (4 tomes)
Ce que l’éditeur nous dit :
C'est l'histoire d'un photographe fatigué, d'une fille patiente, d'horreurs banales et d'un chat pénible.
C'est l'histoire d'un photographe convalescent, d'un génie médiocre, d'un cargo qui sombre et du cheval de Zorro.
C'est l'histoire d'un photographe en dueil, d'un atelier à ranger, d'un livre à finir et de Gugusse avec son violon.
C'est l'histoire d'un chantier qui ferme, d'une petite fille amoureuse, d'un soir d'élection et d'une nuit dehors.
Ce que j’en pense :
Découverte récemment, je parcours peu à peu l’oeuvre de Manu Larcenet, qui regroupe des genres décidément très variés (nombreux articles à venir). En préparant cette chronique, j’ai appris que Le combat ordinaire avait été adapté au cinéma, avec Nicolas Duvauchelle en tête d’affiche. Le trailer laisse à croire que le ton est lourd, à l’image des angoisses de son héros, où l’on nous souligne notamment son passé de photographe de guerre : j’avais presque occulté ce détail lors de ma lecture, alors qu’il fait partie des clés de compréhension de Marco. Il faut dire qu’au final les passages “légers” sont très nombreux dans cette bande-dessinée, comme si son auteur n’avait pas tout à fait osé nous emmener dans les tréfonds de son esprit (ce qu’il fera plus dans Blast, publié ultérieurement). Beaucoup d’images me restent en tête : la relation particulière avec le voisin, le passage du rôle de fils à celui de père, la séance photo de l’atelier, la rencontre avec un photographe de renom ou encore la chouette. Nul doute que les passages forts et les personnages sont complexes (parfois pas suffisamment expliqué à mon goût, les non-dits étant omniprésents) sont là. Mais il faut se concentrer dessus, car ils se perdent dans la multitudes des pages. Je réalise que tout cela mérite peut-être une seconde lecture...
Conclusion :
Une oeuvre riche, lesée par ton général un peu flou.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
l’engagement
la confiance
la fuite
la nostalgie
C'est l'histoire d'un photographe fatigué, d'une fille patiente, d'horreurs banales et d'un chat pénible.
C'est l'histoire d'un photographe convalescent, d'un génie médiocre, d'un cargo qui sombre et du cheval de Zorro.
C'est l'histoire d'un photographe en dueil, d'un atelier à ranger, d'un livre à finir et de Gugusse avec son violon.
C'est l'histoire d'un chantier qui ferme, d'une petite fille amoureuse, d'un soir d'élection et d'une nuit dehors.
Ce que j’en pense :
Découverte récemment, je parcours peu à peu l’oeuvre de Manu Larcenet, qui regroupe des genres décidément très variés (nombreux articles à venir). En préparant cette chronique, j’ai appris que Le combat ordinaire avait été adapté au cinéma, avec Nicolas Duvauchelle en tête d’affiche. Le trailer laisse à croire que le ton est lourd, à l’image des angoisses de son héros, où l’on nous souligne notamment son passé de photographe de guerre : j’avais presque occulté ce détail lors de ma lecture, alors qu’il fait partie des clés de compréhension de Marco. Il faut dire qu’au final les passages “légers” sont très nombreux dans cette bande-dessinée, comme si son auteur n’avait pas tout à fait osé nous emmener dans les tréfonds de son esprit (ce qu’il fera plus dans Blast, publié ultérieurement). Beaucoup d’images me restent en tête : la relation particulière avec le voisin, le passage du rôle de fils à celui de père, la séance photo de l’atelier, la rencontre avec un photographe de renom ou encore la chouette. Nul doute que les passages forts et les personnages sont complexes (parfois pas suffisamment expliqué à mon goût, les non-dits étant omniprésents) sont là. Mais il faut se concentrer dessus, car ils se perdent dans la multitudes des pages. Je réalise que tout cela mérite peut-être une seconde lecture...
Conclusion :
Une oeuvre riche, lesée par ton général un peu flou.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
l’engagement
la confiance
la fuite
la nostalgie
15 avril 2016
Akira Toriyama : Jaco, the galactic patrolman
Ce que l’éditeur nous dit :
Alors qu'Akira Toriyama avait disparu des radars pendant une grosse décennie, le maître surprend ses lecteurs en 2013 en sortant de ses crayons cette nouvelle aventure complète qu'il publie dans le Shônen Jump de Shueisha.Et le public se ravit de retrouver les caractéristiques initiales du talent de Toriyama. On revient ainsi aux origines du mythe, dans le sillage de Dragon Ball bien entendu (le récit se déroule 10 ans avant le début de Dragon Ball), mais aussi de Nekomajin ou de Sandland. Jaco est ainsi placé dans The World, le monde fictif recréé par l'auteur, avec l'aventure placée au cœur du récit par le truchement de personnages croquignolets, le tout enrobé d'un humour potache et libératoire.
Ce que j’en pense :
Les origines de Dragon Ball... si j’ai bien sûr passer une large partie de mon enfance à suivre la quête des 7 boules de cristal (merci le Club Dorothée), c’est la première fois que j’aborde les aventures Tortue Géniale (ce serait valable également pour tous ses compagnons de route) au travers du support papier. Le dessin d’Akira Toriyama m’a paru simple mais soignée, avec un forte attention apportée aux éléments du décor (je ne sais pas si cela est caractéristique de son oeuvre, ou d’une popularité permettant d’embaucher une horde d’assistants). L’histoire en soi est d’un intérêt limité, si ce n’est son ton léger qui permet de passer un bon moment, et bien sûr le plaisir de retrouver cet univers connu, de revoir ces visages typiques, de rencontrer les parents de Sangoku...
Conclusion :
Idéal pour un interlude nostalgique.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
la mécanique
les portraits robot
le carburant
les doublures
Alors qu'Akira Toriyama avait disparu des radars pendant une grosse décennie, le maître surprend ses lecteurs en 2013 en sortant de ses crayons cette nouvelle aventure complète qu'il publie dans le Shônen Jump de Shueisha.Et le public se ravit de retrouver les caractéristiques initiales du talent de Toriyama. On revient ainsi aux origines du mythe, dans le sillage de Dragon Ball bien entendu (le récit se déroule 10 ans avant le début de Dragon Ball), mais aussi de Nekomajin ou de Sandland. Jaco est ainsi placé dans The World, le monde fictif recréé par l'auteur, avec l'aventure placée au cœur du récit par le truchement de personnages croquignolets, le tout enrobé d'un humour potache et libératoire.
Ce que j’en pense :
Les origines de Dragon Ball... si j’ai bien sûr passer une large partie de mon enfance à suivre la quête des 7 boules de cristal (merci le Club Dorothée), c’est la première fois que j’aborde les aventures Tortue Géniale (ce serait valable également pour tous ses compagnons de route) au travers du support papier. Le dessin d’Akira Toriyama m’a paru simple mais soignée, avec un forte attention apportée aux éléments du décor (je ne sais pas si cela est caractéristique de son oeuvre, ou d’une popularité permettant d’embaucher une horde d’assistants). L’histoire en soi est d’un intérêt limité, si ce n’est son ton léger qui permet de passer un bon moment, et bien sûr le plaisir de retrouver cet univers connu, de revoir ces visages typiques, de rencontrer les parents de Sangoku...
Conclusion :
Idéal pour un interlude nostalgique.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
la mécanique
les portraits robot
le carburant
les doublures
30 janvier 2016
Manu Larcenet : Blast (4 tomes)
Ce que l’éditeur nous dit :
Un homme seul, obèse et sale, est amené au commissariat. Ce qu'il a fait, pourquoi il est là, nous n'en saurons encore rien. Au cours de l'interrogatoire, confession impudique, il va livrer sa vie et expliquer au lecteur passionné comment il a, un jour, lâché prise, et est parti sur les routes à la recherche du Blast - cet instant magique où tout s'illumine et sa vie devient parfaite. Après Le Combat Ordinaire, le nouveau chef-d'oeuvre de Manu Larcenet est un pavé de 200 pages en noir et blanc d'une époustouflante beauté formelle.
Ce que j’en pense :
Difficile de parler de cette bande-dessinée, qui plus qu’une simple lecture est une véritable expérience. Il s’est d’ailleurs écoulé un bon moment avant que je ne puisse écrire cet article... Pourtant les sensations restent vives. L’histoire se situe au second plan, pour focaliser toute notre attention sur son personnage principal, Polza Mancini, sur lequel il est bien difficile de se forger une opinion : surprise, compréhension, empathie, dégoût, rejet, compassion... telles sont les nombreuses sensations qu’il inspire. Il est à la fois compréhensible et répréhensible, en tout cas jamais définitif.
L’aspect graphique de Blast contribue très largement à provoquer ces sentiments. Un soin particulier a été apporté aux textures, alors que la plupart des dessins mélangent encre de Chine et aquarelle noire, créant ainsi une ambiance très particulière. Parfois, certaines cases viennent radicalement rompre avec ces codes, modifiant ainsi ponctuellement l’univers. Le résultat est impressionnant.
Ma seule réserve se situe dans les révélations finales, ou plutôt la forme que celles-ci prennent. Manu Larcenet nous en dit trop ou pas assez. Pour ma part j’aurais sans doute préféré un peu plus de mystère, ce qui m’aurait paru plus cohérent avec le reste de l’oeuvre.
Conclusion :
Une bande-dessinée tout à fait singulière
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
la tourmente
la plénitude
les odeurs
Un homme seul, obèse et sale, est amené au commissariat. Ce qu'il a fait, pourquoi il est là, nous n'en saurons encore rien. Au cours de l'interrogatoire, confession impudique, il va livrer sa vie et expliquer au lecteur passionné comment il a, un jour, lâché prise, et est parti sur les routes à la recherche du Blast - cet instant magique où tout s'illumine et sa vie devient parfaite. Après Le Combat Ordinaire, le nouveau chef-d'oeuvre de Manu Larcenet est un pavé de 200 pages en noir et blanc d'une époustouflante beauté formelle.
Ce que j’en pense :
Difficile de parler de cette bande-dessinée, qui plus qu’une simple lecture est une véritable expérience. Il s’est d’ailleurs écoulé un bon moment avant que je ne puisse écrire cet article... Pourtant les sensations restent vives. L’histoire se situe au second plan, pour focaliser toute notre attention sur son personnage principal, Polza Mancini, sur lequel il est bien difficile de se forger une opinion : surprise, compréhension, empathie, dégoût, rejet, compassion... telles sont les nombreuses sensations qu’il inspire. Il est à la fois compréhensible et répréhensible, en tout cas jamais définitif.
L’aspect graphique de Blast contribue très largement à provoquer ces sentiments. Un soin particulier a été apporté aux textures, alors que la plupart des dessins mélangent encre de Chine et aquarelle noire, créant ainsi une ambiance très particulière. Parfois, certaines cases viennent radicalement rompre avec ces codes, modifiant ainsi ponctuellement l’univers. Le résultat est impressionnant.
Ma seule réserve se situe dans les révélations finales, ou plutôt la forme que celles-ci prennent. Manu Larcenet nous en dit trop ou pas assez. Pour ma part j’aurais sans doute préféré un peu plus de mystère, ce qui m’aurait paru plus cohérent avec le reste de l’oeuvre.
Conclusion :
Une bande-dessinée tout à fait singulière
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
la tourmente
la plénitude
les odeurs
18 novembre 2015
Rosa B : Insolente veggie - une végétarienne très très méchante
Ce que l’éditeur nous dit :
Le fameux cri de la carotte, vous connaissez ? Découvrez l'humour incisif d'insolente veggie, cette végétalienne aussi drôle que méchante en laquelle chaque végétarien et vegan se reconnaîtra ! Des péripéties culinaires au militantisme, plus de 50 histoires pour rire, s'indigner et réfléchir !
Ce que j’en pense :
Je n’irais pas jusqu’à dire qu’Insolente veggie est méchante, même si oui, il s’agit du modèle super engagé de la végétalienne, celle que les carnistes peuvent traiter “d'extrémiste”. Justement, la BD qui se penche sur la définition de ce mot est l’une des meilleures du recueil, j’ajouterais donc “pertinente” à sa liste de qualificatifs. Si l’ensemble est de qualité inégale, et que certains points sont redondants, je ne peux que saluer la démarche. On sent brûler en arrière plan toute la fureur de Rosa B, son profond engagement personnel envers la cause animale, son désarroi face à ce long chemin restant à parcourir. Ce qui aurait pu être vindicatif, ici abordé sous forme d’humour, se veut accessible au commun des mortels. Elle pointe du doigt toute l’ironie, voire l’hypocrisie, qui règnent autour de l’exploitation du vivant, sans attaquer personne directement. Parfois dérangeant, souvent drôle, Insolente veggie est à mettre en toutes les mains, celles des convaincus comme celles des plus indifférents (on peut aussi visiter son blog).
Conclusion :
Une BD originale, un sujet qui me parait important abordé de manière pertinente.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les substituts d’oeuf
les trucs mignons
l’extrémisme
les listes
Le fameux cri de la carotte, vous connaissez ? Découvrez l'humour incisif d'insolente veggie, cette végétalienne aussi drôle que méchante en laquelle chaque végétarien et vegan se reconnaîtra ! Des péripéties culinaires au militantisme, plus de 50 histoires pour rire, s'indigner et réfléchir !
Ce que j’en pense :
Je n’irais pas jusqu’à dire qu’Insolente veggie est méchante, même si oui, il s’agit du modèle super engagé de la végétalienne, celle que les carnistes peuvent traiter “d'extrémiste”. Justement, la BD qui se penche sur la définition de ce mot est l’une des meilleures du recueil, j’ajouterais donc “pertinente” à sa liste de qualificatifs. Si l’ensemble est de qualité inégale, et que certains points sont redondants, je ne peux que saluer la démarche. On sent brûler en arrière plan toute la fureur de Rosa B, son profond engagement personnel envers la cause animale, son désarroi face à ce long chemin restant à parcourir. Ce qui aurait pu être vindicatif, ici abordé sous forme d’humour, se veut accessible au commun des mortels. Elle pointe du doigt toute l’ironie, voire l’hypocrisie, qui règnent autour de l’exploitation du vivant, sans attaquer personne directement. Parfois dérangeant, souvent drôle, Insolente veggie est à mettre en toutes les mains, celles des convaincus comme celles des plus indifférents (on peut aussi visiter son blog).
Conclusion :
Une BD originale, un sujet qui me parait important abordé de manière pertinente.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les substituts d’oeuf
les trucs mignons
l’extrémisme
les listes
26 août 2015
Takarai Rihito : Seven days (2 volumes) (セブンデイズ)
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Par un lundi matin ensoleillé, Shino Yuzuru et Seryou Touji se rencontrent devant la porte de l’école. Shino demande alors à Seryou s’il accepte de sortir avec lui. Seryou très populaire, a l’étrange habitude d’accepter les rendez-vous de tous ceux qui lui font la demande. Néanmoins, au bout d’une semaine, il quitte toujours son partenaire sans ménagement! Découvrez les 7 jours de Shino et Seryou!
Ce que j’en pense :
Une courte série, deux mangas seulement, avec un début, un milieu et une fin sans surprise. Le public visé est celui de l’adolescent, à l’âge où les amours timides prennent naissance, où l’on se dit “pour toujours” en y croyant vraiment (non mais sérieux ? happy-ending d’accord, mais on a tout de même du mal à croire que tout cela suffise pour assurer 50 ans de mariage et de bonheur. Pas à 15 ans, pas crédible). Mais je m’égare. Car malgré ce manque d’originalité, Takarai Rihito nous offre tout de même un agréable interlude littéraire, qui arrive à point nommer pour une pause détente au milieu de l’été. C’est tout plein de joli sentiments, c’est mignon, c’est entreprenant et chaste à la fois. Une fois de temps en temps, pourquoi pas.
Conclusion :
Sans surprise, mais mignon tout plein.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :les délais
les homonymes
la jalousie
les livreurs
26 juillet 2015
Sayo Koizumi : Chattitudes (ずーっと猫と遊ぼう! - Zutsu to neko to asobo)
Ce que l’éditeur nous dit :
Sayo Koizumi nous fait partager avec humour et un grand sens de l'observation 100 moments complices qui en disent long sur le tempérament des chats : comment ils nous disent bonjour, leurs jeux préférés, ce qu'ils expriment quand ils remuent la queue, pourquoi ils dorment tant et dans des postures incroyables... Chôjirô, le grand frère et Raku la petite soeur, sont les deux chats adorés de Sayo Koizumi, une illustratrice vivant à Tokyo. Comme tous les chats du monde, ils ont leurs habitudes, leurs petits défauts, leur langage, leurs mystères...
Ce que j’en pense :
Avec cette tendance d’images/vidéos de félins qui sont maintenant partout, et dont personne ne semble se lasser, pas étonnant de voir ce type d’ouvrage atterrir sur les étagères des libraires. Les chats. Toujours plus amusants, toujours plus arrogants, toujours plus coquins, toujours plus mignons... Raaa comment résister.
Chattitudes n’est sûrement pas le type de livre qui changera la face du monde, au vue du peu de neurones que sa lecture requiert. Mais il permet de passer un joli moment au royaume de la “cuttitude”, et mine de rien, d’en apprendre un plus sur nos chers félidés. Car oui au milieu de toutes les évidences que comporte l’essai de Sayo Koizumi j’ai tout de même appris quelques petites choses. Et c’est d’autant plus appréciable parce que l’on sent que l'ambition initiale de l’auteur est suffisamment modeste pour que le résultat soit à la hauteur. Il s’agit tout simplement de nous faire partager son affection pour les chats. Ajoutons à cela des illustrations tout aussi mignonnes, et une couche de culture japonaise pour compléter le tableau. C’est déjà pas mal.
Conclusion :
Un livre dans lequel se cachent quelques sourires
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les haricots
les expressions corporelles
l'étymologie
les personnalités
Sayo Koizumi nous fait partager avec humour et un grand sens de l'observation 100 moments complices qui en disent long sur le tempérament des chats : comment ils nous disent bonjour, leurs jeux préférés, ce qu'ils expriment quand ils remuent la queue, pourquoi ils dorment tant et dans des postures incroyables... Chôjirô, le grand frère et Raku la petite soeur, sont les deux chats adorés de Sayo Koizumi, une illustratrice vivant à Tokyo. Comme tous les chats du monde, ils ont leurs habitudes, leurs petits défauts, leur langage, leurs mystères...
Ce que j’en pense :
Avec cette tendance d’images/vidéos de félins qui sont maintenant partout, et dont personne ne semble se lasser, pas étonnant de voir ce type d’ouvrage atterrir sur les étagères des libraires. Les chats. Toujours plus amusants, toujours plus arrogants, toujours plus coquins, toujours plus mignons... Raaa comment résister.
Chattitudes n’est sûrement pas le type de livre qui changera la face du monde, au vue du peu de neurones que sa lecture requiert. Mais il permet de passer un joli moment au royaume de la “cuttitude”, et mine de rien, d’en apprendre un plus sur nos chers félidés. Car oui au milieu de toutes les évidences que comporte l’essai de Sayo Koizumi j’ai tout de même appris quelques petites choses. Et c’est d’autant plus appréciable parce que l’on sent que l'ambition initiale de l’auteur est suffisamment modeste pour que le résultat soit à la hauteur. Il s’agit tout simplement de nous faire partager son affection pour les chats. Ajoutons à cela des illustrations tout aussi mignonnes, et une couche de culture japonaise pour compléter le tableau. C’est déjà pas mal.
Conclusion :
Un livre dans lequel se cachent quelques sourires
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les haricots
les expressions corporelles
l'étymologie
les personnalités
3 juin 2015
Yoshio Nabeta et Shinichi Sakamoto : Ascension (17 volumes) (孤高の人, Kokō no Hito)
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Buntarô Mori, lycéen ombrageux et solitaire n'a jamais cherché à s'intégrer à la société. Mais au détour d'un défi lancé par un camarade de classe fan d'escalade, il entreprend la périlleuse ascension d'un bâtiment scolaire. En atteignant le toit, il se sent réellement vivant pour la première fois de sa vie, jusqu'ici rongée par l'ennui. La découverte de l'alpinisme va ensuite lui révéler un talent inné, et lui faire découvrir une incroyable sensation de plénitude, qui agit comme une drogue...
Ce que j’en pense :
Afin d’associer deux de mes centres d’intérêts, j’ai recherché des livres consacrés à l’escalade. Quête difficile, car je trouvais soit des bouquins généraux sur les techniques de grimpe (très orientés sécurité, avec les différents types de nœuds ou de cordes, alors que j’aurais préféré des idées concrètes d’exercices), soit des romans/biographies sur le thème de l’alpinisme. Or je ne fais pas d’alpinisme et ne suis absolument pas intéressée par l’idée d’aller me perdre en haute montagne. A mon sens ce sont deux disciplines proches certes, mais distinctes. J’ai fini par tomber sur Ascension, qui semblait répondre à mes critères ! Enfin, jusqu’au 3ème volume en tout cas, car rapidement l’histoire s’oriente vers... l’alpinisme. Et zut... J’ai tout de même achevé la série.
On peut saluer le réalisme du contenu, qui ne fait aucun doute sur les recherches réalisées par le scénariste. Ce n’est qu’à l’issue du dernier tome que j’ai réalisé que cette oeuvre était inspirée de la vie d’un alpiniste ayant bel et bien existé. Cependant, je n'ai pas réussi à adhérer à la folie qui semble habiter ces grimpeurs, que je conçois (dépassement de soi, envie d’aller jusqu’au bout, etc.) mais que je ne comprend pas vraiment (pourquoi aller risquer sa vie, se mettre dans des conditions aussi pénibles, durant de si longues périodes, sans compter tous les sacrifices associés, pour si peu de moments de félicité au final). L’approche de l’auteur est très, très, métaphorique, avec beaucoup de parallèles entre la montagne et des concepts associés (par exemple une tempête en pleine mer à un moment, ou le calme d’un cosmonaute dans l’espace à un autre). Parfois TROP métaphorique. Mais j’imagine que l’idée n’était pas mauvaise, car quel autre moyen y avait-il d’illustrer ce qui se passe dans la tête d’un drogué de la montagne...
Conclusion :
Pas le contenu que j’attendais, mais pas complètement inintéressant.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les bouteilles d’eau
les abris
les strates
les décoration d’intérieur
7 janvier 2015
Herik Hanna et Redec : Blind Dog Rhapsody, tome 2
Ce que l’éditeur nous dit :
La terrible bataille entre le très vilain seigneur Daa et le mystérieux aveugle solitaire a commencé. Qui du méchant usurpateur de bas étage ou de l'invincible élu infirme remportera la victoire ? Peu importe l'issu de ce match de légende, un long chemin attend encore le pittoresque trio d'aventuriers, au bout duquel se dresse la forêt de Lô et le redoutable maître archer...
Ce que j’en pense :
Suite aux fous rires que j’avais eu à la découverte de Bling Dog Rhapsody, il est peu dire que j’attendais la suite avec impatience. Si l’univers est toujours là, l’humour m’a paru beaucoup moins présent (même si certains passages sont très drôles). Cela peut être dû à la disparition de l’effet de surprise, du manque d’idées nouvelles du scénariste (qui a pu vouloir éviter l’effet de redondance), je ne sais pas. De même l’histoire présente un creux en milieu de tome, alors que l’auteur maîtrise mal la transition d’une grosse étape de l’histoire vers la suivante. Heureusement, un souffle supplémentaire est insufflé dans les prochaines pages, donnant vaguement un aperçu de la direction que vont prendre les évènements, assez tout du moins pour avoir envie de lire le volume suivant. Cependant je vais cette fois attendre qu’il me tombe entre les mains, sans aucune impatience.
Conclusion :
Un second volume qui ne parvient pas à conserver le niveau atteint précédemment. Attendons la suite...
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les crapauds
les style vestimentaires
les escaliers
les narrations
La terrible bataille entre le très vilain seigneur Daa et le mystérieux aveugle solitaire a commencé. Qui du méchant usurpateur de bas étage ou de l'invincible élu infirme remportera la victoire ? Peu importe l'issu de ce match de légende, un long chemin attend encore le pittoresque trio d'aventuriers, au bout duquel se dresse la forêt de Lô et le redoutable maître archer...
Ce que j’en pense :
Suite aux fous rires que j’avais eu à la découverte de Bling Dog Rhapsody, il est peu dire que j’attendais la suite avec impatience. Si l’univers est toujours là, l’humour m’a paru beaucoup moins présent (même si certains passages sont très drôles). Cela peut être dû à la disparition de l’effet de surprise, du manque d’idées nouvelles du scénariste (qui a pu vouloir éviter l’effet de redondance), je ne sais pas. De même l’histoire présente un creux en milieu de tome, alors que l’auteur maîtrise mal la transition d’une grosse étape de l’histoire vers la suivante. Heureusement, un souffle supplémentaire est insufflé dans les prochaines pages, donnant vaguement un aperçu de la direction que vont prendre les évènements, assez tout du moins pour avoir envie de lire le volume suivant. Cependant je vais cette fois attendre qu’il me tombe entre les mains, sans aucune impatience.
Conclusion :
Un second volume qui ne parvient pas à conserver le niveau atteint précédemment. Attendons la suite...
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les crapauds
les style vestimentaires
les escaliers
les narrations
30 décembre 2014
Jean-Luc Istin et Likun : Nüwa, Les 7 immortelles
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La légende du roi Kan raconte que lorsqu’il récupèrera son épée, il pourra à nouveau régner et rassembler les neufs royaumes du Lotus.
C’est pourquoi, sept sœurs immortelles ont eu la charge, chacune à leur tour, de veiller sur l’épée et retrouver Kan à tous prix. Nüwa, la plus jeune des sept sœurs, est le dernier porteur de cette tradition.
Elle fait route à travers les terres immortelles, résistant aux charmes de l’épée qui ne lui parlent que de désir et de vengeance.
Ce que j’en pense :
Cette bande dessinée elfique, nous entraîne dans une aventure somme toute très classique (une quête avec prophéties, dangers, rencontres et trahisons), mais elle le fait bien, avec des dessins d’une qualité irréprochables de bout en bout. Quand la plupart des ouvrages soignent particulièrement leurs couvertures, le contenu est souvent plus simpliste (forcément, ça demande beaucoup plus de temps et d’énergie), ce qui n’est pas le cas ici. Chaque case paraît être un aquarelle à part entière, non seulement très belle mais également très détaillée. Cela aurait pu faire oublier la piètre originalité de l’histoire, si la fin n’avait pas été baclée de la sorte. Je ne sais pas si c’est une intention volontaire de l’auteur, ou si celui-ci avait prévu une suite dont l’édition aura finalement été refusée, mais là on se moque un peu du lecteur. Je ne parle pas du fait que j’aurais préféré une issue différente, mais bien de cette manière éhonté dont le tout est brusquement expédié d’un revers de main lors des deux dernières pages. Tout ça pour ça...
Conclusion :
Des dessins à couper le souffle mais un contenu trop limité.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :les vases
les prisons
les embûches
les guildes
28 décembre 2014
Saki Hiwatari : Global Garden, Le dernier rêve d'Einstein (アインシュタイン睡夢奇譚 - gurōbaru gāden, ainshutain suimu kitan) - 8 tomes
Ce que l’éditeur nous dit :
Ruika est une jeune fille qui par amour pour sa mère se fait passer pour son frère Masato, mort tragiquement dans un accident d’avion et dont seule Ruika est sortie vivante. Son désir d’être Masato est tel, que peu à peu son corps se transforme. Sa rencontre avec Robin un petit garçon muet puis avec Hikaru qui la recherche depuis plus de cinq ans risque de changer sa vie car il semblerait que la jeune fille porte en elle l’avenir de la Terre...
Ce que j’en pense :
Inspirée par ma soeur dans cette lecture, et ayant aussi plus qu’aimé Please save my earth, j’avais hâte d’entamer cette série, dont la thématique me paraissait très prometteuse. Malheureusement le plaisir escompté ne fut pas au rendez-vous. L’avantage est que cette oeuvre ne compte que 8 tomes, évitant ainsi les prolongations inutiles qui auraient pu carrément me faire renoncer avant la fin. Là au contraire les événements s’enchaînent relativement vite (presque trop, alors que je n’imaginais pas la situation mère-fille se solder aussi rapidement, par exemple). Encore une fois, faire durer aurait pu être catastrophique, mais j’ai en même temps regretté les idées bien développées (et très intéressantes) de Please save my earth (21 volumes, ndlr), dont j’ai presque eu l’impression de lire une version amoindrie. Il est normal que l’auteur conserve les mêmes sujets de prédilections au fil des ans, mais je n’ai pas eu l’impression qu’elle ait eu du nouveau à en dire. Et puis, c’est facile de faire appel à un grand nom tel que celui d’Albert Einstein, mais derrière il faut en assumer l’excellence ! Et je ferais comme si je n’avais pas remarqué les idées qui paraissent piquées à Kōsuke Fujishima...
J’ai tout de même apprécié de retrouver le trait de Saki Hiwatari (qui a progressé de manière impressionnante depuis le début de son travail), même si j’ai noté quelques bizarreries ici et là (elle a clairement plus de facilité pour les visages ou les chevelures que pour d'autres aspects de l’anatomie).
Conclusion :
Pas à la hauteur de mes attentes, mais sans regret non plus.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les pilules
les déesses
les tragédies
les floraisons
Ruika est une jeune fille qui par amour pour sa mère se fait passer pour son frère Masato, mort tragiquement dans un accident d’avion et dont seule Ruika est sortie vivante. Son désir d’être Masato est tel, que peu à peu son corps se transforme. Sa rencontre avec Robin un petit garçon muet puis avec Hikaru qui la recherche depuis plus de cinq ans risque de changer sa vie car il semblerait que la jeune fille porte en elle l’avenir de la Terre...
Ce que j’en pense :
Inspirée par ma soeur dans cette lecture, et ayant aussi plus qu’aimé Please save my earth, j’avais hâte d’entamer cette série, dont la thématique me paraissait très prometteuse. Malheureusement le plaisir escompté ne fut pas au rendez-vous. L’avantage est que cette oeuvre ne compte que 8 tomes, évitant ainsi les prolongations inutiles qui auraient pu carrément me faire renoncer avant la fin. Là au contraire les événements s’enchaînent relativement vite (presque trop, alors que je n’imaginais pas la situation mère-fille se solder aussi rapidement, par exemple). Encore une fois, faire durer aurait pu être catastrophique, mais j’ai en même temps regretté les idées bien développées (et très intéressantes) de Please save my earth (21 volumes, ndlr), dont j’ai presque eu l’impression de lire une version amoindrie. Il est normal que l’auteur conserve les mêmes sujets de prédilections au fil des ans, mais je n’ai pas eu l’impression qu’elle ait eu du nouveau à en dire. Et puis, c’est facile de faire appel à un grand nom tel que celui d’Albert Einstein, mais derrière il faut en assumer l’excellence ! Et je ferais comme si je n’avais pas remarqué les idées qui paraissent piquées à Kōsuke Fujishima...
J’ai tout de même apprécié de retrouver le trait de Saki Hiwatari (qui a progressé de manière impressionnante depuis le début de son travail), même si j’ai noté quelques bizarreries ici et là (elle a clairement plus de facilité pour les visages ou les chevelures que pour d'autres aspects de l’anatomie).
Conclusion :
Pas à la hauteur de mes attentes, mais sans regret non plus.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :les pilules
les déesses
les tragédies
les floraisons
27 août 2014
Vanyda : Celle que... (3 tomes)
Ce que l’éditeur nous dit :
Toutes suivent avec intérêt les séries. Valentine, Émilie, Julie et Yamina forment un petit club, pas fermé, mais soudé. Leurs préoccupations sont celles de leur âge : elles pensent aux garçons, fument en cachette de leurs parents, boivent parfois un coup de trop...
Ce que j’en pense :
Celle que je ne suis pas, celle que je voudrais être, celle que je suis... Des titres extrêmement bien trouvés et si représentatifs de cette période si particulière de l’adolescence. Certes le sujet n’est pas original, et les préoccupations de Valentine et sa bande tout à fait banales, mais Vanyda les raconte bien, avec un ton juste et réaliste. Pour ma part je me suis tout à fait retrouvée dans cette jeune fille qui ne sait pas dire non, qui laisse un garçon l’embrasser même si elle pense en même temps que c’est le dernier des crétins (et que c’est un peu baveux), parce qu’elle ne sait pas vraiment faire autrement et parce qu’il faut bien expérimenter. Au départ elle se laisse aveuglement porter, elle subit le cours de événements, avant de commencer à se faire une idée, pour finalement être capable de faire ses propres choix (bons ou mauvais d’ailleurs, là n’est pas la question, tant que c’est elle qui décide). En ce sens, l’évolution proposée au fil des trois tomes est très bonne. Et comme les dessins sont agréables (sans être vraiment plus originaux que le reste), cela qui ne gâche rien.
Conclusion :
L’adolescence dans toute sa splendeur, joliment racontée.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les clubs
- l’influence
- les commérages
- les amitiés
Toutes suivent avec intérêt les séries. Valentine, Émilie, Julie et Yamina forment un petit club, pas fermé, mais soudé. Leurs préoccupations sont celles de leur âge : elles pensent aux garçons, fument en cachette de leurs parents, boivent parfois un coup de trop...
Ce que j’en pense :
Celle que je ne suis pas, celle que je voudrais être, celle que je suis... Des titres extrêmement bien trouvés et si représentatifs de cette période si particulière de l’adolescence. Certes le sujet n’est pas original, et les préoccupations de Valentine et sa bande tout à fait banales, mais Vanyda les raconte bien, avec un ton juste et réaliste. Pour ma part je me suis tout à fait retrouvée dans cette jeune fille qui ne sait pas dire non, qui laisse un garçon l’embrasser même si elle pense en même temps que c’est le dernier des crétins (et que c’est un peu baveux), parce qu’elle ne sait pas vraiment faire autrement et parce qu’il faut bien expérimenter. Au départ elle se laisse aveuglement porter, elle subit le cours de événements, avant de commencer à se faire une idée, pour finalement être capable de faire ses propres choix (bons ou mauvais d’ailleurs, là n’est pas la question, tant que c’est elle qui décide). En ce sens, l’évolution proposée au fil des trois tomes est très bonne. Et comme les dessins sont agréables (sans être vraiment plus originaux que le reste), cela qui ne gâche rien.
Conclusion :
L’adolescence dans toute sa splendeur, joliment racontée.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les clubs
- l’influence
- les commérages
- les amitiés
21 juin 2014
Herik Hanna et Redec : Blind Dog Rhapsody, tome 1
Ce que l’éditeur nous dit :
Aveugle, quasiment invincible, il est le dernier héritier de son clan. Accompagné de l'esprit de son maître, un raton laveur fantôme, et d'une serveuse de bar à la langue bien pendue, sa quête ne sera pas une balade de santé. Entre les agents du seigneur local, les attaques d'un monstre et les terribles "9 Péchés Capitaux" lancés sur ses traces, il a du pain sur la tranche. Sur la tronche aussi.
Ce que j’en pense :
Cela fait bien longtemps que je n’avais pas à ce point ri. Herik Hanna nous sert un humour tout de ce qu’il y a de plus idiot, bien terre à terre, qui parle de baston et de gros seins (oui je sais c’est dégradant), et ça ce'st chouette. Parce qu’il ne s’agit pas juste de choquer ou de caser des références sexuelles à tout bout de champs pour plaire, encore faut-il que cela soit bien fait. Et Bling Dog Rhapsody est vraiment drôle, alternant entre les répliques que l’on a envie d’entendre et les surprises que l’on n'attend pas. Citons par exemple ces 9 mercenaires, représentant des 9 pêchés capitaux, dont je ne vous ferais pas l’affront de révéler la nature des deux vices bonus. En y repensant, cet album m’aura fait le même effet (positif) qu’à l’écoute du donjon de Naheulbeuk (la première saison tout du moins). A cela ajoutons un univers graphique et une colorisation très agréables. L’histoire ne m’a pas marquée, mais raison de plus, parce qu’on s’en fout et que j’en redemande !
Conclusion :
Vraiment drôle.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les bras
- la nourriture
- les décolletés
- le sommeil de chat
Aveugle, quasiment invincible, il est le dernier héritier de son clan. Accompagné de l'esprit de son maître, un raton laveur fantôme, et d'une serveuse de bar à la langue bien pendue, sa quête ne sera pas une balade de santé. Entre les agents du seigneur local, les attaques d'un monstre et les terribles "9 Péchés Capitaux" lancés sur ses traces, il a du pain sur la tranche. Sur la tronche aussi.
Ce que j’en pense :
Cela fait bien longtemps que je n’avais pas à ce point ri. Herik Hanna nous sert un humour tout de ce qu’il y a de plus idiot, bien terre à terre, qui parle de baston et de gros seins (oui je sais c’est dégradant), et ça ce'st chouette. Parce qu’il ne s’agit pas juste de choquer ou de caser des références sexuelles à tout bout de champs pour plaire, encore faut-il que cela soit bien fait. Et Bling Dog Rhapsody est vraiment drôle, alternant entre les répliques que l’on a envie d’entendre et les surprises que l’on n'attend pas. Citons par exemple ces 9 mercenaires, représentant des 9 pêchés capitaux, dont je ne vous ferais pas l’affront de révéler la nature des deux vices bonus. En y repensant, cet album m’aura fait le même effet (positif) qu’à l’écoute du donjon de Naheulbeuk (la première saison tout du moins). A cela ajoutons un univers graphique et une colorisation très agréables. L’histoire ne m’a pas marquée, mais raison de plus, parce qu’on s’en fout et que j’en redemande !
Conclusion :
Vraiment drôle.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les bras
- la nourriture
- les décolletés
- le sommeil de chat
27 mai 2014
Nicolas Keramidas et Didier Crisse (puis Jean-David Morvan) : Luuna (tome 1 à 8)
Ce que l’éditeur nous dit :
Dans les légendes indiennes, la tribu mythique des Paumanoks était le lien entre le monde des dieux, celui de la nature et le monde des hommes. Luuna, La fille du grand Sachem des Paumanoks, est heureuse : cette nuit, elle va enfin rencontrer son totem. L'initiation peut commencer. Mais le destin prend parfois des routes tortueuses !
Ce que j’en pense :
Si l’histoire de Luuna commence de manière classique, avec la cérémonie initiation d’une jeune indienne, les événements s'accélèrent très vite, nous plongeant dans l’action dès le premier volume. Mais alors que les aventures s’enchaînent, on a l’impression que l’auteur perd le contrôle de son personnage, avec un sentiment de coupes drastiques dans un univers par ailleurs trop linéaire. On arrive à un gros n’importe quoi, qui (soulagement) semble prendre fin avec la clôture du tome 5, celui-ci marquant la fin d’un cycle. La suite s’installe dans un univers totalement et une intention totalement différents. Pour caricaturer grossièrement cela serait un peu comme si nous passions du film 1 au film 2 de la Pocahontas de Disney, à la différence près que cette suite ne paraît pas si inintéressante. Un nouveau scénariste prenant le relais, tout est possible. Pour l’aspect visuel, espérons que rien ne change.
Conclusion :
Une série pleine de promesses et de déceptions, mais tout de même assez intrigante pour en attendre la suite.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le ying et le yang
- les divinités
- le nouveau monde
Dans les légendes indiennes, la tribu mythique des Paumanoks était le lien entre le monde des dieux, celui de la nature et le monde des hommes. Luuna, La fille du grand Sachem des Paumanoks, est heureuse : cette nuit, elle va enfin rencontrer son totem. L'initiation peut commencer. Mais le destin prend parfois des routes tortueuses !
Ce que j’en pense :
Si l’histoire de Luuna commence de manière classique, avec la cérémonie initiation d’une jeune indienne, les événements s'accélèrent très vite, nous plongeant dans l’action dès le premier volume. Mais alors que les aventures s’enchaînent, on a l’impression que l’auteur perd le contrôle de son personnage, avec un sentiment de coupes drastiques dans un univers par ailleurs trop linéaire. On arrive à un gros n’importe quoi, qui (soulagement) semble prendre fin avec la clôture du tome 5, celui-ci marquant la fin d’un cycle. La suite s’installe dans un univers totalement et une intention totalement différents. Pour caricaturer grossièrement cela serait un peu comme si nous passions du film 1 au film 2 de la Pocahontas de Disney, à la différence près que cette suite ne paraît pas si inintéressante. Un nouveau scénariste prenant le relais, tout est possible. Pour l’aspect visuel, espérons que rien ne change.Conclusion :
Une série pleine de promesses et de déceptions, mais tout de même assez intrigante pour en attendre la suite.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :- le ying et le yang
- les divinités
- le nouveau monde
Libellés :
3l,
bande-dessinée,
challenge,
Damsel in Distress,
Didier Crisse,
divinité,
français,
livre,
monde,
Nicolas Keramidas,
Un mois = une consigne,
yang,
ying
4 mai 2014
Riff Reb's (d’après Jack London) : Le loup des mers (The Sea-Wolf)
Ce que l’éditeur nous dit :
Après un naufrage, Humphrey Van Weyden, un gentleman fluet, est recueilli puis enrôlé de force comme mousse par Loup Larsen, un terrifiant capitaine de goélette, buveur, violent mais très cultivé. Ce capitaine, athée, éprouve peu à peu une sorte d'estime teintée de mépris pour Humphrey, à l'inverse, très religieux : " si vous savez que quand vous mourrez, vous irez dans un monde meilleur, alors, pourquoi avez-vous peur de mourir ? " Ainsi naissent les premières joutes verbales - pleines d'humour et d'esprit - qui rythment ce passionnant récit d'aventure, et qui redoubleront à l'arrivée d'une jeune femme, un futur enjeu pour ces deux hommes.
Ce que j’en pense :
Normalement Jack London est un auteur que j’évite. Non pas que je remette en doute ses qualités d’écrivain, au contraire parce que je connais son habilité à nous faire prendre d’affection profonde pour ses personnages (humain ou non), pour ensuite leur faire endurer les pire tourments. C’est au-delà de ce que ma sensibilité est intentionnellement prête à subir.
C’est probablement le format bande-dessinée qui m’a poussé à mettre mon petit coeur en danger. Autant vous rassurer tout de suite (pour ceux que ça intéresse), celui-ci s’en est sorti indemne.
La particularité du Loup des mers, est que ses personnages ne sont pas à proprement des êtres attachants. Entre un pirate sans scrupule, violent et agressif, et un bourgeois faible, couard et prétentieux, pas d’amour au premier regard. Pourtant sous la plume de Jack London (et le crayon de Riff Reb’s qui a su capter et retranscrire les mots en d’incroyables planches), on finit par éprouver pour eux une sorte d’empathie, par les comprendre. Et pour décor, la mer, magnifique et impitoyable, qui achève de sceller l’emprise inéluctable de cette oeuvre sur son lecteur.
Conclusion :
Une très belle lecture, saisissante.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les migraines
- les destinées
- la fatalité
- les tempêtes
try
Après un naufrage, Humphrey Van Weyden, un gentleman fluet, est recueilli puis enrôlé de force comme mousse par Loup Larsen, un terrifiant capitaine de goélette, buveur, violent mais très cultivé. Ce capitaine, athée, éprouve peu à peu une sorte d'estime teintée de mépris pour Humphrey, à l'inverse, très religieux : " si vous savez que quand vous mourrez, vous irez dans un monde meilleur, alors, pourquoi avez-vous peur de mourir ? " Ainsi naissent les premières joutes verbales - pleines d'humour et d'esprit - qui rythment ce passionnant récit d'aventure, et qui redoubleront à l'arrivée d'une jeune femme, un futur enjeu pour ces deux hommes.
Ce que j’en pense :
Normalement Jack London est un auteur que j’évite. Non pas que je remette en doute ses qualités d’écrivain, au contraire parce que je connais son habilité à nous faire prendre d’affection profonde pour ses personnages (humain ou non), pour ensuite leur faire endurer les pire tourments. C’est au-delà de ce que ma sensibilité est intentionnellement prête à subir.
C’est probablement le format bande-dessinée qui m’a poussé à mettre mon petit coeur en danger. Autant vous rassurer tout de suite (pour ceux que ça intéresse), celui-ci s’en est sorti indemne.
La particularité du Loup des mers, est que ses personnages ne sont pas à proprement des êtres attachants. Entre un pirate sans scrupule, violent et agressif, et un bourgeois faible, couard et prétentieux, pas d’amour au premier regard. Pourtant sous la plume de Jack London (et le crayon de Riff Reb’s qui a su capter et retranscrire les mots en d’incroyables planches), on finit par éprouver pour eux une sorte d’empathie, par les comprendre. Et pour décor, la mer, magnifique et impitoyable, qui achève de sceller l’emprise inéluctable de cette oeuvre sur son lecteur.
Conclusion :
Une très belle lecture, saisissante.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les migraines
- les destinées
- la fatalité
- les tempêtes
try
30 avril 2014
Robert Kirkman : Walking Dead (volumes 9 à 19)
Ce que l’éditeur nous dit :Seuls Rick et Carl, son fils, ont réchappé du massacre orchestré par le Gouverneur. Il leur faut désormais réapprendre à vivre avec la peur au ventre, chaque nouvelle rencontre pouvant être la dernière. La relative sécurité qu'ils avaient retrouvée au sein des murs du pénitencier n'est plus qu'un souvenir, et il revient désormais à Carl de soutenir son père, victime d'hallucinations de plus en préoccupantes. L'apocalypse a bien eu lieu... une deuxième fois ! Oeuvre fondatrice du genre en bande dessinée, Walking Dead s'impose par sa qualité d'écriture et son attention portée aux relations entre les personnages de cette incroyable aventure humaine. A partir de ce tome, Robert Kirkman renvoie son héros Rick à sa condition de survivant, seul face à un monde hostile et affamé. Vous étiez prévenus, plus rien ne sera jamais comme avant !
Ce que j’en pense :
J’avais conclu ma précédente chronique par “pas addictif, mais presque”. Ouais, enfin je me suis quand même enchaîné tous les tomes suivants disponibles au rythme des possibilités d’emprunt à la bibliothèque. Maintenant je dois attendre que Robert Kirkman écrive/dessine.
Si j’ai largement apprécié la suite de cette lecture (avec un intérêt plus ou moins important selon les tomes), je dois dire que je suis arrivée au point où je me demande où tout cela va nous mener... L’auteur nous propose une escalade sans fin de situations toutes plus horribles les unes que les autres. A part avec la mort du héros principal (qui sans mettre un terme à ce monde clorait tout du moins la fenêtre par laquelle nous l’observons), je ne vois pas comment cela pourrait finir. Pour le savoir, je vais être obligée de lire la suite ^^. Quant aux zombies, ils continuent de faire joli en fond de décor.
Conclusion :
Un auteur qui n’a pas fini d’explorer les bas-fonds de l’espèce humaine.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les membres
- les incidents
- les affinités
- les alliances
15 octobre 2013
Robert Kirkman : Walking Dead (volumes 1 à 8)
Ce que l’éditeur nous dit :
Rick est policier et sort du coma pour découvrir avec horreur un monde où les morts ne meurent plus.
Mais ils errent à la recherche des derniers humains pour s'en repaître.
Il n'a alors plus qu'une idée en tête : retrouver sa femme et son fils, en espérant qu'ils soient rescapés de ce monde devenu fou.
Un monde où plus rien ne sera jamais comme avant, et où une seule règle prévaut : survivre à tout prix.
Ce que j’en pense :
Se laisser influencer... c'est exactement ce qui m'est arrivée après être tombée sur une (vieille) chronique de Pénélope Bagieu. Pourtant j'avais déjà vu un extrait de la série, pourtant je ne suis pas du tout fan de zombies, mais pourtant elle m'a convaincu.
Je suis assez d'accord avec son point de vue. Les trois premiers volumes sont sympas, mais sans plus. Et puis progressivement, on entre dans l'histoire, la tension monte. J'ai lu quelques part des statistiques de la série selon lesquelles la grande majorité des décès qui surviennent étaient du fait non pas des morts-vivants, mais des humains. Et c'est vrai. Cela résume bien l'état d'esprit de Walking Dead. Les zombies ne sont finalement qu'un pretexte pour décrire une société poussée à son paroxysme. Ce sont dans les situations extrêmes que les êtres se révèlent. Je constate aussi que c'est que ce sont les pires situations qui sont les plus "palpitantes" à la lecture. C'est moche quand même... et j'ai déjà reservé les volumes suivants à la bibliothèque de Paris.
Conclusion :
Pas addictif, mais presque.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les vans
- les mots en gras
- les grillages
- les amputations
Rick est policier et sort du coma pour découvrir avec horreur un monde où les morts ne meurent plus.
Mais ils errent à la recherche des derniers humains pour s'en repaître.
Il n'a alors plus qu'une idée en tête : retrouver sa femme et son fils, en espérant qu'ils soient rescapés de ce monde devenu fou.
Un monde où plus rien ne sera jamais comme avant, et où une seule règle prévaut : survivre à tout prix.
Ce que j’en pense :
Se laisser influencer... c'est exactement ce qui m'est arrivée après être tombée sur une (vieille) chronique de Pénélope Bagieu. Pourtant j'avais déjà vu un extrait de la série, pourtant je ne suis pas du tout fan de zombies, mais pourtant elle m'a convaincu.
Je suis assez d'accord avec son point de vue. Les trois premiers volumes sont sympas, mais sans plus. Et puis progressivement, on entre dans l'histoire, la tension monte. J'ai lu quelques part des statistiques de la série selon lesquelles la grande majorité des décès qui surviennent étaient du fait non pas des morts-vivants, mais des humains. Et c'est vrai. Cela résume bien l'état d'esprit de Walking Dead. Les zombies ne sont finalement qu'un pretexte pour décrire une société poussée à son paroxysme. Ce sont dans les situations extrêmes que les êtres se révèlent. Je constate aussi que c'est que ce sont les pires situations qui sont les plus "palpitantes" à la lecture. C'est moche quand même... et j'ai déjà reservé les volumes suivants à la bibliothèque de Paris.
Conclusion :
Pas addictif, mais presque.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les vans
- les mots en gras
- les grillages
- les amputations
2 septembre 2013
Scott McCloud : L'Art invisible (Understanding Comics)
Ce que l’éditeur nous dit :L’Art invisible est l’ouvrage théorique de référence sur la bande dessinée. Salué par les plus grands noms (Will Eisner, Art Spiegelman, Alan Moore…), Scott McCloud a été le premier à formaliser la bande dessinée en tant que média, de ses origines à sa forme la plus actuelle. Cette parfaite synthèse, claire et accessible, permet à l’amateur comme au spécialiste de profiter de l’analyse riche et pertinente de son auteur.
Ce que j’en pense :
Qu’est ce qu’une bande-dessinée ? Voilà une question que je ne m’étais jamais posée jusqu’à ce que je me retrouve avec l’ouvrage de Scott McCloud entre les mains. Les éléments de réponse qu’il y apporte sont absolument fascinants.
En premier lieu on peut saluer la pédagogie utilisée, faite de manière claire et intelligente. Ensuite, les pages transpirent de toute l’affection, le respect et la curiosité que cet art inspire à l’auteur. Et surtout, des questions plus profondes se profilent entre les pages. Car définir ce qui marche dans une bande dessinée, dans les cases, leur contenu, leur enchainement, le texte qu’elle contiennent et surtout tout ce que n’y est pas dessiné, c’est revenir à se demander comment nous, être humains, voyons le monde. C’est un travail pour lecteur le dessinateur doit être capable de se mettre à la place des autres, de comprendre le fonctionnement du cerveau humain. Il n’est pas nécessaire de préciser toute l’inspiration qui peut découler d’un tel sujet.
Conclusion :
Un ouvrage fascinant à mettre en toutes les mains, lecteurs ou non de bande-dessinées.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- l’espace
- le temps
- le son
- l’implicite
26 août 2013
Marc-Antoine Mathieu : Dieu en personne
Ce que l’éditeur nous dit :
Dans une file d'attente, un petit bonhomme attend patiemment son tour. Au moment de décliner son identité, il se présente sous le nom de "Dieu". Il n'a pas de domicile, pas de papiers, ni de numéro de sécurité sociale. L'irruption de cette énigme métaphysique "en personne" déclenche un phénomène médiatique majeur... Un procès géant est bientôt organisé contre ce "Coupable Universel".
Ce que j’en pense :
Personnifier Dieu ; mettre en cause ou affirmer Son existence ; déterminer Sa part de responsabilité dans le destin des hommes ; mettre en scène Son omniscience ; voilà un sujet extrêmement ambitieux. Mais après avoir lu 3 secondes, on se dit que c’est un défi que Marc-Antoine Mathieu est bien capable de relever. Hum. Oui et non. Le problème est que le sujet est vaste, trop vaste peut être pour tenir sur 122 pages de dessins ; surtout lorsque l’on ajoute aux questions existentielles un dimension marketing/critique de la société de consommation, cela commence à faire beaucoup. Pourtant il y a de très bonnes idées. La mise en condition d’un procès, la succession des témoignages à la manière d’un reportage télévisuel, la représentation d’un Dieu dont le visage n’est jamais dévoilé et surtout la dissémination (l’air de rien) d’extraits de la bible (heureusement recensés à la fin car j’aurais bien été incapable de tous les repérer) donnaient un bon postulat de départ. Mais le résultat est insatisfaisant, le fond brouillon. Dommage.
Conclusion :
A vouloir en faire trop...
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- la lune
- les ordinateurs
- les bibliothèques
- les portraits
Dans une file d'attente, un petit bonhomme attend patiemment son tour. Au moment de décliner son identité, il se présente sous le nom de "Dieu". Il n'a pas de domicile, pas de papiers, ni de numéro de sécurité sociale. L'irruption de cette énigme métaphysique "en personne" déclenche un phénomène médiatique majeur... Un procès géant est bientôt organisé contre ce "Coupable Universel".
Ce que j’en pense :
Personnifier Dieu ; mettre en cause ou affirmer Son existence ; déterminer Sa part de responsabilité dans le destin des hommes ; mettre en scène Son omniscience ; voilà un sujet extrêmement ambitieux. Mais après avoir lu 3 secondes, on se dit que c’est un défi que Marc-Antoine Mathieu est bien capable de relever. Hum. Oui et non. Le problème est que le sujet est vaste, trop vaste peut être pour tenir sur 122 pages de dessins ; surtout lorsque l’on ajoute aux questions existentielles un dimension marketing/critique de la société de consommation, cela commence à faire beaucoup. Pourtant il y a de très bonnes idées. La mise en condition d’un procès, la succession des témoignages à la manière d’un reportage télévisuel, la représentation d’un Dieu dont le visage n’est jamais dévoilé et surtout la dissémination (l’air de rien) d’extraits de la bible (heureusement recensés à la fin car j’aurais bien été incapable de tous les repérer) donnaient un bon postulat de départ. Mais le résultat est insatisfaisant, le fond brouillon. Dommage.
Conclusion :
A vouloir en faire trop...
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