TRY ME
Affichage des articles dont le libellé est provence. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est provence. Afficher tous les articles

18 juin 2010

Marcel Pagnol : Le Château de ma mère

Ce que l'éditeur nous dit :
Le plus beau livre sur l'amitié enfantine : un matin de chasse dans les collines.
Marcel rencontre le petit paysan, Lili des Bellons. Ses vacances et sa vie entière en seront illuminées. Un an après La Gloire de mon père, Marcel Pagnol pensait conclure ses Souvenirs d'enfance avec ce Château de ma mère (1958), deuxième volet de ce qu'il considérait comme un diptyque, s'achevant sur la scène célèbre du féroce gardien effrayant la timide Augustine. Le petit Marcel, après la tendresse familiale, a découvert l'amitié avec le merveilleux Lili, sans doute le plus attachant de ses personnages.
Le livre se clôt sur un épilogue mélancolique, poignante élégie au temps qui a passé. Pagnol y fait vibrer les cordes d'une gravité à laquelle il a rarement habitué ses lecteurs.
""Hé ! l'ami"
Je ris un garçon de mon âge qui me regardait sévèrement. "Il ne faut pas toucher les pièges des autres, dit-il. Un piège, c'est sacré ! - Je n'allais pas le prendre, dis-je. Je voulais voir l'oiseau.''
Il s'approcha : c'était un petit paysan.
Il était brun, avec un fin ri sage provençal, des veux noirs et de longs cils de fille." 


Ce que j'en pense :
La Gloire de mon père décrivait l'insouciance, les petits bonheurs simples que seule l'imagination de l'enfance peut créer. Dans le Château de ma mère, si les joies sont toujours au rendez-vous, c'est aussi le temps des premiers pincements au cœur. Le petit Marcel entre dans le monde de la vraie amitié, celle qui dure pour toujours. Il découvre aussi la fragilité des autres et apprend la générosité.
D'une plume qui n'a rien perdue de son habilité, à la fois léger et attachant, Marcel Pagnol nous entraine à nouveau dans ses chères collines. On le suit bien volontiers, entrainés malgré nous par des mots qui chantent le soleil et des cigales cachées à chaque coin de pages.
La fin est particulièrement belle et touchante. Chaque mot est juste, nous plongeant inéluctablement dans le beau et le mélancolique à la fois. Une touche d'espoir dans la dureté de la réalité.

Conclusion :
Magnifique.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- l'amitié
- les canaux
- l'insolation

18 janvier 2010

Marcel Pagnol : La Gloire de mon père

Ce que l’éditeur nous en dit :
Un petit Marseillais d'il y a un siècle : l'école primaire ; le cocon familial ; les premières vacances dans les collines, à La Treille ; la première chasse avec son père... Lorsqu'il commence à rédiger ses Souvenirs d'enfance, au milieu des années cinquante, Marcel Pagnol est en train de s'éloigner du cinéma, et le théâtre ne lui sourit plus. La Gloire de mon père, dès sa parution, en 1957, est salué comme marquant l'avènement d'un grand prosateur. Joseph, le père instituteur, Augustine la timide maman, l'oncle Jules, la tante Rose, le petit frère Paul, deviennent immédiatement aussi populaires que Marius. César ou Panisse. Et la scène de la chasse à la bartavelle se transforme immédiatement en dictée d'école primaire... Les souvenirs de Pagnol sont un peu ceux de tous les enfants du monde. Plus tard, paraît-il, Pagnol aurait voulu qu'ils deviennent un film. C'est Yves Robert qui, longtemps après la mort de l'écrivain le réalisera. " Je suis né dans la ville d'Aubagne, sous le Garlaban couronné de chèvres, au temps des derniers chevriers. "

Ce que j’en pense :
Marcel Pagnol n’est plus à présenter… Et quel bonheur de le retrouver, lui et ses collines.
J’avoue être parti pris, tout d’abord pour avoir vu et revue la version cinématographique lorsque j’étais petite, mais aussi pour avoir grandit en Provence. Mais comment ne pas être séduit par ce roman ?
L’écriture est limpide et agréable. Marcel a réussi à retrouver son esprit de petit garçon. L’exercice est d’autant plus remarquable qu’il l’a réalisé à plus de 60 ans, après une vie remplie de joies, mais aussi de nombreuses peines. Il a sut se replonger dans cet âge insouciant, quand les parents sont encore nos héros intrépides et divins, où l’imagination est la source impérissable d’heures d’amusement.
Pour le petit plus, les illustrations de Sempé pour la couverture collent très bien à l’univers conté par Marcel Pagnol.
Cette lecture m’a permis également de mieux apprécier l’adaptation d’Yves Robert. L’ambiance y est quasi identique, les tournures de phrases et le style très bien retranscrits. Si vous avez aimé le film, nul doute que vous aimerez le livre.

En conclusion :
Un grand moment, à faire lire aux petits comme aux grands. Un petit bijou, où les mots se lisent avec l’accent provençal.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- La Provence
- La garrigue
- La chasse
- Marcel Pagnol