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2 août 2016

Margaret Atwood : La Servante écarlate (The Handmaid's Tale)

Ce que l’éditeur nous dit :
La "servante écarlate" c'est Defred, une entreprise de salubrité publique à elle seule. En ces temps de dénatalité galopante, elle doit mettre au service de la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, son attribut le plus précieux: sa matrice. Vêtue d'écarlate, elle accomplit sa tâche comme une somnambule, et le soir, en regagnant sa chambre à l'austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, d'échanger des confidences, de dépenser de l'argent, d'avoir un travail, un nom, des amants... Doit-elle céder à la révolte, tenter de corrompre le système?Romancière, poète et essayiste, Margaret Atwood est un "grand écrivain" mais aussi, à plus d'un égard, un personnage qui fascine. "La Servante écarlate", cette "utopie négative" qui n'est pas sans rappeler "1984" d'Orwell, reste l'un de ses hauts faits d'armes dans le combat qu'elle a mené et continue de mener pour la femme.

Ce que j’en pense :
Si le roman est concentré sur la condition des femmes, puisque conté par l’une d’entre elles, je ne le qualifierai pas de purement féministe. Les hommes de cette société y sont tout autant soumis aux contraintes de la dictature, même si de manière plus ou moins drastique en fonction du rang social de chacun.
Bizarrement les différents éléments de dictât qui y sont décrits, m’ont pas plus choquée que ça. La manière de les décrire paraît si lointaine et détachée que je ne me suis pas vraiment sentie concernée. D’ailleurs, bien peu d’éléments de contextes nous sont fournis, sur la manière donc cette société s’est retrouvée dans cette situation.
Tous les sentiments de l’héroïne quant à la solitude sont bien plus présents, tandis que l’on suit ses pensées, qu’elle tente presque désespérément de s’occuper l’esprit avec des récits passés (qui sont également sources de douleurs, car terminés, voire tristes), qu’elle s’accroche aux détails du présent.
Le tout dernier chapitre, tout à fait inattendu, vient ajouter une vraie touche d’originalité, une sorte de nouvelle perspective à l’ensemble, qui fait que je ne suis pas sentie frustrée par l’absence de bien des réponses (lui-même n’en donne pas vraiment à y regarder de plus près).

Conclusion :
Un roman qui se lit bien, mais qui ne m’aura pas bouleversée malgré la dureté de son sujet.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les gravures sur bois
les cordes
les casquettes
la maternité

SFFF & D. : item 5




26 juillet 2016

Le CRAAA (Challenge Recueils And Anthologies Addict)

Challenge réalisé du 09 Septembre 2015 au 15 Juillet 2016. 

Voici que je me lance dans le nouveau challenge de Cornwall, du blog La prophétie des ânes. Il paraît qu'il s'agit du petit frère du JLNN de Lune, auquel justement j'avais déjà participé.

Le principe est simple : lire des recueils et des anthologies (les romans et nouvelles esseulées ne sont pas acceptés).
Le système de comptage de point, qui nous promet gloire, laurier et paillettes (je me demande s'il s'agit de paillettes digitales ou si le gagnant va recevoir une enveloppe au contenu volatile), est quant à lui un peu plus compliqué. Je laisse aux curieux le soin d'en découvrir le détail dans le billet de présentation.
Par exemple, rien qu'en rédigeant le présent billet, je gagne mes premiers 5 points. Facile !



Les lectures (total 145 point) :
*Lectures à 15 points tirées au sort par Lune.

25 juillet 2016

Jeanne-Marie Leprince de Beaumont : La Belle et la Bête et autres contes

Ce que l’éditeur nous dit :
Venue se livrer à la Bête pour sauver son père, la Belle finit par aimer le monstre qui se révèlera alors être un beau prince ensorcelé... Tout le monde connaît l'une ou l'autre des adaptations de ce célèbre conte sous forme de film ou de dessin animé. L'histoire imaginée par Madame de Beaumont est devenue mythique. Elle glorifie la "beauté intérieure" qui peut exister dans l'être le plus laid, voire terrifiant, et la valeur de ceux qui, comme la Belle, savent aller au-delà des apparences. Une histoire à vocation édifiante, donc, qui doit son succès au sujet comme à la manière dont il est traité : le merveilleux est constamment Jeanne-Marie Leprince de Beaumont : La Belle et la Bête et autres contes.

Ce que j’en pense :
En lisant ce recueil, j’avais évidemment les images de sa version Disney. Les studios ont fait un excellent travail, car le récit originel ferait presque pâle figure face à son adaptation. Des différentes nouvelles que recense ce bouquin, chacune d’elle était une variante plus ou moins fidèle la première, c’est pourtant la plus riche et la plus élaborée. C’est peut-être l’époque qui veut cela, mais j’ai trouvé ces histoires bien succinctes et me demande comment elles ont pu à ce point marquer les esprits, et encore moins enseigner quoi que ce soit à des jeunes filles de bonnes familles. J’en aurais au moins appris un peu plus sur cette chère Madame Leprince de Beaumont, grâce aux clés de lectures offertes pour cette édition, qui a pensé ces contes dans un but tout à fait intéressé : celui d’éduquer aux bonnes manières, avec des valeurs telles que la gentillesse, l’altruisme et la modestie. D’ailleurs les différents auteurs s’étant ici prêtés à l’exercice n’ont montré aucune pitié pour le sors des deux soeurs de Belle, dont la vanité sera largement sanctionnée !

Conclusion :
J’aurais largement préféré la version Disney, mais c’était si vite lu...

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les roses
les robes
les malédictions
les bons caractères








7 juillet 2016

Pierre Gripari : La sorcière de la rue Mouffetard et autres contes de la rue Broca

Ce que l’éditeur nous dit :
Il était une fois la ville de Paris. Il était une fois une rue Broca. Il était une fois un café kabyle. Il était une fois un Monsieur Pierre. Il était une fois un petit garçon qui s'appelait Bachir. Il était une fois une petite fille. Et c'est ainsi que, dans ce livre, vous allez faire la connaissance d'une sorcière, d'un géant, d'une paire de chaussures, de Scoubidou, la poupée voyageuse, d'une fée, et que vous saurez enfin la véritable histoire de Lustucru et de la mère Michel.

Ce que j’en pense :
Quelle délicieuse expérience que celle de redécouvrir un classique de son enfance. Je me souviens clairement de la couverture du folio junior (l’un des premiers que j’ai lu, suivi de nombreux autres) de mon exemplaire de La sorcière de la rue Mouffetard. A l’époque je n’avais encore jamais mis les pieds à Paris et j’ai éprouvé une grande émotion en voyant finalement la fameuse rue de mes propres yeux (mes grands-parents vivant juste à côté) un ou deux ans plus tard. Au final c’est surtout un lieu très touristique (je ne sais pas si c’est à cause du livre ou si l’auteur l’a choisie parce qu’elle était déjà connue) parmi tant d’autres, mais l’évocation de son nom me sera toujours associé à une certaine magie. Pour en revenir aux nouvelles, j’ai à nouveau apprécié le ton absurde de l’auteur et la diversité des textes. Si on trouve toujours des références à la rue Broca (la véritable clé du recueil, mais je ne sais pas pourquoi, celle-ci m’a moins marquée), les univers sont finalement très diversifiés. Avec mes yeux d’adulte (féministe), j’ai tout de même noté quelques détails qui m’ont gênée. Prenons pas exemple le conte de la mère Michelle : on nous explique comment celle-ci fini par épouser un homme qui lui fait la cour au moyen de chantage et de harcèlement. Juste après avoir lu Les crocodiles, c’est un peu difficile à accepter. Mais il s’agit d’une autre époque, d’autres mœurs et cela n’aura pas entaché le plaisir que j’ai eu à cette relecture.

Conclusion :
Voyage en enfance !

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
l’histoire de France pour les nuls
la prospérité
les étoiles
les tirelires



2 juillet 2016

Bifrost n° 77 (2015) : Dossier Mélanie Fazi

Ce que l’éditeur nous dit :
Me voilà seul dans la maison, et les souvenirs reviennent.
Les miens, ceux de mon été ici, celui de mes huit ans, l’été de personne d’autre. Pas celui d’Hugo. Le mien. Tout a commencé par l’image de la gouvernante en train de m’entraîner le long d’un des couloirs de l’étage, surgie de nulle part alors que j’empruntais le couloir en question. Puis des moments précis avec Carl, des jeux, des discussions, la certitude très nette que je l’admirais, que j’adorais sa présence mais qu’il n’était pas vraiment là, pas tout à fait comme nous. Certains souvenirs sont anodins. D’autres sont des bribes isolées qui ne riment à rien.  J’ai des flashes d’une grande salle rouge et de jeux impossibles…

Ce que j’en pense :
A l’occasion du CRAAA, j’ai ouvert (ou plutôt tourné les pages virtuelles de ma liseuse) pour la première fois un numéro du magazine Bifrost. Depuis le temps le temps que je traîne sur le site du Bélial (dont j’abuse des ressources gratuites), il était temps. J’ai sans hésitation jeté mon dévolu sur l’édition consacrée à Mélanie Mazi, ce qui m’a donné le plaisir immense de lire une autre de ses nouvelles. Alors que ces derniers mois je me suis activée à découvrir la cinématographie des années 60, et les réalisations d’Alfred Hitchcock en particulier, ce récit basé sur l’univers du film Rebecca tombé à point nommé (je n’ai plus qu’à voir l’original). Bref j’ai adoré La Clé de Manderley.
Par contre, j’ai un peu moins apprécié le texte de Greg Egan (contrairement à mes expériences précédentes avec l’auteur et me suis totalement désintéressée de celui de Stéphane Beauverger (du coup pas sûr que je lise son Déchronologue un jour).
Dans la suite du numéro, j’ai pu découvrir de nombreuses critiques littéraires, ce que j’ai trouvé bien sur le principe, mais pas facile à utiliser dans le format epub. Je préfère largement lire les chroniques d’autres blogs ou sur des sites type Babelio quand un ouvrage particulier attire mon attention. Les éditions nous proposent également un listing de toutes les sorties littéraires du genre. J’avoue que je ne vois pas trop comment utiliser ce type d’information, peut-être parce que mes lectures ne se cantonnent pas au genre SFFF et qu’encore une fois je préfère sélectionner au gré des découvertes. Tellement d’ouvrages existent déjà que je n’ai pas besoin de suivre de si près les dernières publications. Idem pour l’actualité qui est partagée.
Enfin, j’ai été forte surprise de la longue interview de l’auteur invitée qui a été réalisée, extrêmement complète. J’imagine qu’il s’agit d’une mine d’or pour les écrivains en herbe qui se posent des questions sur leur « carrière », l’expérience des pairs étant toujours la bienvenue. N’étant pas dans ce cas de figure, j’ai intentionnellement omis quelques passages…

Conclusion :
Coup de cœur pour la nouvelle de M. Fazi, mais pas convaincue par le magazine Bifrost.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
Les personnages
Les projecteurs
Les héritages
Les objets du décor



29 mai 2016

Ken Liu : La ménagerie de papier (The Paper Menagerie and Other Stories)

Ce que l’éditeur nous dit :
« Elle plaque la feuille sur la table, face vierge exposée, et la plie. Intrigué, j'arrête de pleurer pour l'observer. Ma mère retourne le papier et le plie de nouveau, avant de le border, de le plisser, de le rouler et de le tordre jusqu à ce qu'il disparaisse entre ses mains en coupe. Puis elle porte ce petit paquet à sa bouche et y souffle comme dans un ballon. «Kan», dit-elle. «Laohu». Elle pose les mains sur la table, puis elle les écarte. Un tigre se dresse là, gros comme deux poings réunis. Son pelage arbore le motif du papier, sucres d'orge rouges et sapins de Noël sur fond blanc. J'effleure le petit animal qu'a créé Maman. Il remue la queue et se jette, joueur, sur mon doigt... »
Ken Liu est né en 1976 à Lanzhou, en Chine, avant d'émigrer aux états-Unis à l'âge de onze ans. Titulaire d'un doctorat en droit (université de Harvard), programmeur, traducteur du chinois, il dynamite les littératures de genre américaines, science-fiction aussi bien que fantasy, depuis une dizaine d'années, collectionnant distinctions et prix littéraires, dont le Hugo, le Nebula et le World Fantasy pour la seule « Ménagerie de papier », ce qui demeure unique à ce jour. Le présent recueil, sans équivalant en langue anglaise et élaboré au sein d un corpus considérable, consacre l'éclosion du plus brillant des talents, protéiforme et singulier l'avènement d'un phénomène.

Ce que j’en pense :
Commençons par les défauts de ce recueil : très souvent, les textes de Ken Liu ont un aspect prévisible, convenu ; il leur manque la part de mystère et de surprise qui font la différence. Je pense que c’est l’une des raisons pour lesquelles aucune de ces nouvelles ne m’a vraiment bluffée, tandis que j’ai été toute retournée par bon nombre des textes de Mélanie Fazi (comment ça je la cite tous les 3 articles, et alors c’est quoi le problème, c’est que ça fait trop longtemps que je n’ai pas parlé de Maïa Mazaurette ? ♥) ou de Lisa Tuttle que j’ai lus. Et pourtant Ken Liu est bel et bien un excellent nouvelliste, puisque dès les premières lignes il parvient à mettre en place un univers, une atmosphère, à poser ses personnages, pour ainsi créer des histoires riches malgré un nombre de pages réduit. Sur cet aspect d’ailleurs j’ai été épatée. L’auteur dispose de multiples cordes à son arc qui lui permettent de nous emporter dans des mondes, des ambiances, des cultures, voire des genres très variés d’une nouvelle à l’autre, ce que je trouve admirable. Et même si la manière de les faire évoluer manque parfois d’originalité, on sent que l’auteur a des messages à nous faire passer. Il nous propose de réfléchir à nos racines et à notre futur, à l’importance de la mémoire et de l’écriture, sur la valeur de la vie, sur les questions éthiques qui vont de pair avec les progrès technologiques et la recherche d’immortalité, ou encore la spiritualité au sens plus général.

Conclusion :
Tout cela se lit avec le plus grand plaisir.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les souvenirs
les carnets intimes
l’origine du monde
les conversations divines

SFFF & D. : item 18


24 mai 2016

Paolo Bacigalupi : La fille flûte et autres fragments de futurs brisés (Pump Six and Other Stories)

Ce que l’éditeur nous dit :
Recueil de onze nouvelles, La Fille-flûte et autres fragments de futurs brisés confirme que les possibilités de la science fiction sont aussi importantes sous forme courte que sous forme longue. L'auteur du best-seller international La Lille automate y concentre son regard autour de considérations sociales, politiques et environnementales, et on trouve là de magnifiques variations sur les thèmes qui deviendront centraux dans ses romans.
Presque toutes ces histoires ont été récompensées ou nominées pour les prix Nebula et Hugo, et la nouvelle «L'homme calorie» a remporté le prix Théodore Sturgeon.

Ce que j’en pense :
Ce recueil est absolument trop affreux et je n’ai aucune intention de relire à nouveau le moindre écrit réalisé par Paolo Bacigalupi. Il ne s’agit pas ici d’un manque de qualité dans son travail, bien au contraire. Le problème vient du fait que son univers est bien trop percutant, bien trop crédible, bien trop angoissant. Il met en scène de manière ultra efficace la décadence de la société humaine, imaginant des futurs où la science aurait permis aux corps d’atteindre des summums d'adaptation, pour finalement faire exalter dans toute son horreur la perversité, le narcissisme, l’indifférence. Dans la même période où je découvrais ce livre, j’ai regardé pour la première fois Shining de Stanley Kubrick, et bien j’ai trouvé ce film bien moins angoissant, moins dérangeant que La fille flûte et autres fragments de futurs brisés. C’est tout simplement trop pour moi et ne pas avoir eu le courage d’attaquer les dernières nouvelles de ce récit.

Conclusion :
Magistralement horrible, au-delà de mes propres limites.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
le sable
les fraises
l’eau

SFFF & D. : item 20

Sondage Bizz & Miel : cliquez ici, merci !!




19 mai 2016

Laurent Genefort : Lum’en

Ce que l’éditeur nous dit :
Imaginez une étoile avoisinant sept dixièmes de masse solaire... Si vous levez les yeux, il se peut que vous aperceviez son éclat blanc-jaune sur la face antérieure du bras spiral d'Orion, à sept mille parsecs du centre galactique. Le système de Grnc.mld1 compte six planètes : cinq telluriques et une gazeuse. De ces six planètes, Garance est la seule qui évolue dans la zone d'habitabilité.
« Lum'en » relate la colonisation de Garance, une planète comme tant d'autres, du moins en apparence... L'histoire de ces femmes, de ces hommes rudes lancés à la conquête d'un monde, le récit des luttes de ces pionniers qui, au fil des générations, vont écrire la plus exceptionnelle des aventures, la plus terrible, aussi, celle de l'ancrage, du développement puis, inéluctable, du déclin d'une colonie dans les confins. L'essence même de la nature humaine, en somme, la quête d'horizons nouveaux. Quitte à rater l'essentiel...
« Lum'en » est lauréat du prestigieux Prix Julia Verlanger 2015

Ce que j’en pense :
Lum’en, un titre que j’ai beaucoup vu cité sur la blogosphère, sans finalement vraiment savoir à quoi m’attendre. Arrivé au troisième chapitre, j’ai été déçue de constater que les personnages avec lesquels nous avions commencé à sympathiser appartenaient désormais au passé. Et j’ai toujours un peu de mal avec les auteurs qui font de “trop gros” sauts dans le temps. J’ai poursuivi, et rebelote aux chapitres suivants. Je me suis finalement renseignée, pour découvrir qu’il s’agissait en réalité d’une recueil de nouvelles, qui misent bout à bout comptais l’émergence puis l’échéance de la colonisation d’une planète. Ayant cette information en tête, j’ai pu mieux apprécier la suite de la lecture, sans toutefois en ressortir très convaincue. Certaines nouvelles sont sympas (celle du point de vue indigène en particulier), mais je n’ai pas ressentie l’émulation que d’autres lecteurs ont semblé avoir. Les personnages sont peu attachants (ce qui n’a rien à voir avec le format court), les concepts mal exploités, peut-être dû à une écriture trop “détachée” quand on voudrait nous sensibiliser.
Il y a un petit Orson Scott Card dans les idées présentées, mais en moins bien. J’ai surtout trouvé que le pseudo film conducteur qui avait été ajouté pour lier le tout était plus un poids qu’une valeur ajoutée.

Conclusion :
Pas convaincue par l’univers.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les explosions
les traducteurs
les tresses
les exploitations


17 mai 2016

Scholastique Mukasonga : Ce que murmurent les collines, nouvelles rwandaises

Ce que l’éditeur nous dit :
Pourquoi Viviane, même nue, porte-t-elle autour de la taille une cordelette où s'accroche un minuscule morceau de bois ?... Et puis, entre la Bible et les aventures de Titicarabi, y a-t-il d'autres livres ? Le règne d'un roi peut-il nous être conté par une vache ?... Et si l'on chasse de la colline celle sur qui s'accumulent les malheurs, chassera-t-on grâce à ce bouc émissaire le Malheur inhérent à la condition humaine ?... Et si un fier destin attendait Cyprien le Pygmée, rejeté de presque tous ? Ces nouvelles rwandaises s'enchâssent avec maestria comme les tesselles d'une mosaïque. Elles contiennent les tourments et les espoirs de tout un peuple. Les mots de Scholastique Mukasonga coulent, cristallins, de mémoire en mémoire, jusqu'à nous montrer, même quand passe le malheur, toute la beauté de la vie.

Ce que j’en pense :
Ce que j’ai préféré dans ce bouquin, c’est l’introduction. Alors que Scholastique Mukosonga n’a pas encore pris la plume du conteur, elle nous raconte son enfance, nous explique finalement les origines de ces nouvelles. Elle met ainsi le doigt sur les événements tragiques qui ont marqués son pays, dont je dois avouer je n’étais pas très au fait. A vrai dire, je n’aurais pas même su placer le Rwanda sur une carte avant de démarrer cette lecture. Si mes lacunes restent grandes, j’ai maintenant un peu moins honte de mon ignorance. C’est cette même histoire que l’on retrouve pas la suite dans ces nouvelles, et plus particulièrement la transition entre un pays riche de traditions, de dieux et de croyances, et un pays où règnent ‘les blancs”. Tout cela est bien intéressant, mais j’ai pourtant eu bien du mal à accrocher tout du long. Je crois que ce qui m’a dérangée est l'écriture, inspirée du conte, d’une tradition orale qui je trouve se prête mal à l’écrit. Le style est à la fois simple et redondant, avec beaucoup de répétitions des noms (beaucoup de noms, aux sonorités peu familières et difficiles à retenir), une manière très factuelle de décrire les événements.
Cela plaira sûrement à certains mais pour ma part, je n’ai pas vraiment apprécié.

Conclusion :
Un fond intéressant mais une forme peu adaptée à mon goût.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les arbres
les rivières
les amulettes
les bibles



13 mai 2016

Lisa Tuttle : Ainsi naissent les fantômes

Ce que l’éditeur nous dit :
Recueil de six textes fantastique inédits en France. Lisa Tuttle explore des thèmes, utilise des ambiances variées qui plongent le lecteur tour à tour dans la stupéfaction, la fascination, l’horreur, voire même, peut-être pour les plus sensibles, le malaise. Le lecteur trouvera dans l’interview qui clôt le recueil, réalisée à l’occasion de la présente publication, des éléments supplémentaires pour appréhender un auteur dont l’écriture et l’imagination ont fait parler d’elles et pourraient bien devraient, même recommencer à le faire.

Ce que j’en pense :
Sélectionnées et transposées en français par la prodigieuse Mélanie Fazi, ces six nouvelles m’ont complètement transportée. La traductrice nous raconte l’influence que Lisa Tuttle a eu sur son parcours d'écrivain et en effet  les univers de ces deux auteurs présentent de nombreuses similitudes. Toutes deux favorisent la présence de protagonistes féminins, des ambiances légèrement angoissantes, étranges, mais toujours empreintes de poésie et sans jamais tomber dans le glauque. Il m’a semblé que la française entrait plus pleinement dans le fantastique, mais toute deux se jouent avec beaucoup de subtilité de cette mince frontière entre la réalité et le surnaturel. Et le plus fou, c’est que les sujets traités par Lisa Tuttle sont finalement très réalistes, au travers de ses personnages si charnels, si imprévisibles, si complexes et si ... humains. Avec elle le dénouement n’est jamais couru d’avance.

Conclusion :
Étrange, poétique et saisissant.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les grottes
les déboires d’écrivain
la manipulation
le pouvoir de l’imagination

SFFF & D. : item19



6 mai 2016

Challenge SFFF & Diversité

Challenge réalisé du 15 janvier 2016 au 14 janvier 2017.

Lhisbei, qui se définit comme "une incurable « Challengeuse » et une encore plus incurable féministe", nous propose depuis le 15 janvier dernier un nouveau défi livresque, qui allie ces deux éléments à ses genres littéraires favoris : Science-fiction, Fantasy et Fantastique (SFFF). Pour cela, elle a adapté au lectorat francophone le challenge américain du BustleReads. Je prends dès ce jour le train en route, pour m'attaquer aux différents items qu'elle nous a sélectionnés.

Les lectures (liste susceptible d'évolution) :
  1. Lire une oeuvre de SF écrite par une femme - tbd
  2. Lire une oeuvre de SFFF francophone mais non française - Éric Gauthier : Montréel
  3. Lire un essai ou un article traitant de science, de science-fiction, de fantasy ou de fantastique - Jo Walton : What Makes This Book So Great
  4. Lire une oeuvre SFFF écrite par un auteur de couleur ou métissé - Octavia E. Butler : La Parabole du semeur
  5. Lire un livre SFFF dont vous n’avez pas encore vu l’adaptation en film Margaret Atwood : La Servante écarlate
  6. Lire un roman SFFF young adult - Florence Hinckel : #bleue
  7. Lire un livre SFFF se passant en Orient - Conn Iggulden : L'épopée de Gengis Khan ou Gilgamesh
  8. Lire un livre SFFF parlant d’une ou de femme(s) dans la guerre (réelle ou imaginaire) Pierre Bottero : Les âmes croisée
  9. Lire un roman graphique ou une BD ou un comic avec une femme pour héroïne - tbd
  10. Lire une oeuvre de SFFF par un auteur non occidental Vandana Singh : Infinités
  11. Lire une oeuvre de SFFF dans laquelle l’Afrique tient une place prépondérante - Mike Resnick : Kirinyaga
  12. Relire un conte que vous avez adoré étant enfant - Pierre Gripari : Les contes de la rue Broca
  13. Lire une oeuvre de SFFF écrite par une personne issue ou militant pour la communauté LGBTQIA - Chi Ta-wei : Membrane 
  14. Lire un livre de cli-fi ou éco-fiction - Jeanne-A Débats : La Vieille Anglaise et le Continent
  15. Lire un livre de SFFF féministe - tbd
  16. Lire le premier livre d’une série SFFF que vous n’avez jamais lu - Asimov 
  17. Lire un livre dans lequel une IA ou des robots ont un rôle prépondérant - Asimov
  18. Lire un livre SFFF traduit Ken Liu : La ménagerie de papier
  19. Lire un recueil de nouvelles SFFF - Lisa Tuttle : Ainsi naissent les fantômes
  20. Lire un livre de SFFF transhumaniste ou posthumaniste - Paolo Bacigalupi : La fille flûte et autres fragments de futurs brisés

20 février 2016

Alain Damasio : Aucun souvenir assez solide

Ce que l’éditeur nous dit :
Une cité de phares noyée par des marées d’asphalte où la lumière est un langage. Une ville saturée de capteurs qui dématérialise les enfants qui la traversent. Un monde où la totalité du lexique a été privatisée. Un amant qui marche sur sa mémoire comme dans une rue… En dix nouvelles ciselées dans une langue poétique et neuve, Alain Damasio donne corps à cet enjeu crucial : libérer la vie partout là où on la délave, la technicise ou l’emprisonne. Redonner aux trajectoires humaines le sens de l’écart et du lien. Face aux hydres gestionnaires qui lyophilisent nos cœurs, l’imaginaire de Damasio subvertit, perfore les normes et laisse à désirer. C’est un appel d’air précieux dans un présent suturé qui sature.

Ce que j’en pense :
La qualité, la maitrise et l’exigence d’écriture d’Alain Damasio poussées à leur paroxysme, pour le meilleur... et pour le pire. Car si certains moments, des tournures de phrases ou même certains paragraphes sont d’ordre divin, d’autres sont tout simplement inaccessibles au commun des mortels, rendant la lecture fort laborieuse. J’ai beau savoir apprécier un style recherché, il me semble que le choix des mots devrait toujours être au service du sujet traité (qu’il s’agisse de conter, d’expliquer ou juste de provoquer une sensation). De ce recueil, il y a des nouvelles que je n’ai pas pu me résoudre à terminer, ou dont je ne conserve qu’un souvenir très flou, comme par exemple C@patch@ ou Une stupéfiante salve d’escarbilles de houille écarlate. Nombre d’idées de fond et de forme y étaient pourtant excellentes. Heureusement d’autres pans du livre ont réussi à mieux me toucher, je citerai en particulier Annah à travers la harpe, So Phare away ou Les Hybres.
Alain Damasio reste à mon sens l’un des meilleurs auteurs contemporains (français tout du moins, mais peut-on jamais pleinement apprécier un auteur d’une langue maternelle différente de la notre), peut-être même le meilleur actuellement en vie parmi ceux qu’il m’ait été donné de lire.
Aucun souvenir assez solide, sans être son ouvrage le plus réussi, ne vient que confirmer ce fait.

Conclusion :
Trop bien écrire, quel comble tout de même.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les sponsors
la dématérialisation
la lumière
l’art



31 décembre 2015

Challenge contre l'homophobie

Challenge réalisé du 27 juillet au 31 décembre 2015.

Me voilà partie dans un nouveau challenge, avec une ambition particulière de la part des organisateurs : celle d'ouvrir les esprits, pour permettre l'acceptation des différences.  
Co-organisé par les deux blogs "Lectures de Kevin" et  "Sur ma table de nuit", il propose de faire 6 lectures sur le sujet.

Abonnée depuis peu à Netflix, j'ai déjà l'occasion de dévorer l'intégrale de Orange is the new black (que je recommande sans réserve), et de démarrer Sense 8. Je ne sais pas à quelle point ces deux séries sont représentatives de la chaîne, mais je me suis fait la réflexion que les deux mettaient en scène de manière naturelle des relations homosexuelles. J'entends par là que si les questions autour de l'acceptation ne sont pas délaissées, loin de là, ce type de relation et les réactions qui en découlent sont traitées comme une évolution actuelle de la société, parmi d'autres. Il s’agit de quelque chose qui apparaît comme logique, et pas simplement un devoir de représentation des minorités (tant de productions dont le casting comprend encore une femme et un noir au milieu d'hommes...). Personnellement je vois cela comme un signe de l'avancée positive des mœurs. A noter que ces deux séries pourront aussi bien séduire les hommes que les femmes (un autre bon point). Tout cela pour dire que ce challenge tombe à pic !

Les lectures :

12 décembre 2015

Mélanie Fazi : Notre-Dame aux écailles

Ce que l’éditeur nous dit :
Saviez-vous qu’à Venise, qui vole des soupirs encourt la vengeance de la ville ? Connaissez-vous vos plus sensuelles métamorphoses, lorsque vous êtes loup, lorsque vous devenez lionne ? Avez-vous déjà pris un fleuve pour amant ? Partez à la découverte des troubles secrets de l’âme et des lieux les plus hantés : une villa qui palpite de vies enfuies, l’océan dont certains ne reviennent plus tout à fait humains, ou encore ce train de nuit qu’empruntent ceux qui cherchent l’oubli... Mais attention : de ces voyages intimes et inquiétants, on ne rentre pas indemne.

Ce que j’en pense :
Plus qu’enchantée par son autre recueil de nouvelles, j'espérais à nouveau que la magie opère avec Notre-Dame-aux-Ecailles. Si l’ensemble m’a plu, je dois dire que je me suis moins laissée absorber par cet ouvrage, au contenu inégal. Certaines nouvelles, telles que En forme de dragon ou encore Langage de la peau ont effectivement provoqué cette même fascination, tandis que j’ai peiné pour terminer Noces d’écume. Comme pour Serpentine, au travers de lieux et de personnages très variés, on retrouve dans tous ses écrits une sorte de mélancolie mêlée à une force de vie, sauf qu’ici la balance penche peut-être légèrement plus en faveur de la mélancolie. Dans l’ensemble, on retrouve cette même écriture toujours aussi exquise, cet univers hors du commun et hors du temps, dans lequel la raison ou des explications n’ont pas leur place, où seules comptent les sensations.
Mélanie Fazi a un talent incroyable pour réussir à poser des mots sur ce qui est impalpable, sur les odeurs, les mélodies, pour faire prendre vie à ce qui paraît inanimé... On a l’impression de toucher du doigt les profondeurs de l’humanité.

Conclusion :
Fascinante Mélanie.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
la buée
la bestialité
les transferts
les marques


22 octobre 2015

Top Ten Tuesday #1 : Les 10 meilleurs recueils de nouvelles

Une première participation au Top 10 Tuesday (d'ailleurs on n'est pas mardi, mais vous aurez l'amabilité de prétendre ne pas avoir remarqué, merci) totalement intéressée, puisqu'elle permet de gagner 5 points pour le challenge CRAA.

Pour ceux qui ne le connaissent pas encore (soit les non-habitués de blogs littéraires), "le TTT est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français pour une 2e édition sur le blog Frogzine".

Pour procéder audit listing, j'ai tout simplement cliqué sur le tag nouvelles de mon blog (pratique), retiré tous les articles qui n'avaient pas au moins obtenus un score 4 étoiles, puis trié ceux restant par ordre de préférence. Bon par contre ça ne fait pas 10 (mais vous aurez l'amabilité de prétendre ne pas avoir remarqué, merci).

Voici mon classement de meilleures lectures de recueil de nouvelles, par ordre décroissant :


21 octobre 2015

Simone de Beauvoir : La femme rompue

Ce que l’éditeur nous dit :
Quatrième de couverture:
«- Dis-moi pourquoi tu rentres si tard.
Il n'a rien répondu.
- Vous avez bu ? Joué au poker ? Vous êtes sortis ? Tu as oublié l'heure ?
Il continuait à se taire, avec une espèce d'insistance, en faisant tourner son verre entre ses doigts. J'ai jeté par hasard des mots absurdes pour le faire sortir de ses gonds et lui arracher une explication :
- Qu'est-ce qui se passe ? Il y a une femme dans ta vie ?
Sans me quitter des yeux, il a dit :
- Oui, Monique, il y a une femme dans ma vie.»

Ce que j’en pense :
Recueil de trois nouvelles consacrées à des femmes blessées, je retiendrai de ce livre l’incroyable capacité de l’auteur à adapter sa plume en fonction des émotions qu'elle veut communiquer.

Dans la première, elle y décrit une femme déçue par son mari, déçue par son fils, et finalement par elle-même. J’ai été très surprise de voir naître de la plume de Beauvoir un personnage ayant si peu de recul sur lui-même, rejetant toute responsabilité. Le processus était intéressant.

S’en suit un monologue, que je n’ai pas été capable de lire dans son intégralité tant le ton était violent et haineux, sans aucun filtre. La jeune fille rangée est bien loin de ce texte.

Mais c’est cette femme rompue qui m’aura le plus marquée. Au fil des pages, on ne sait s’il faut la condamner, la prendre en pitié, ou les deux. On est tantôt saisi de sympathie pour ce personnage trahi par l’homme de sa vie et malmené par les évènements, tantôt on le condamne pour se laisser ainsi berner et accepter si passivement les douleurs qui lui sont infligées. Constamment, Monique se ment à elle-même, tour à tour s’enfonce dans la culpabilité puis dans l'accusation. Pleine de courage, elle cherche désespérément la porte de sortie, sans avoir tout à fait la force de la franchir, face à ce mari plus lâche qu’elle encore. Maurice ne veut pas la blesser, Maurice ne veut pas la perdre, Maurice ne veut surtout pas prendre de décision et encore moins lui dire ce qu’il pense vraiment, car pour cela il lui faudrait déjà être franc avec lui-même. Alors Monique cherche des explications, fait des suppositions et harcèle de questions son entourage, alors que les réponses ne se trouvent que la tête de l’homme qu’elle aime et surtout en sa propre âme et conscience. Elle se morfond, elle souffre, elle se reprend en main et se fait la promesse d’être plus forte, elle craque, elle se ressaisi. Monique est tellement humaine.

Conclusion :
Une recueil saisissant, qui retranscrit admirablement les combats intérieurs.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les choix politiques
la maternité
les idées neuves
les idées ancrées



16 octobre 2015

Challenge Retour vers le futur : voyagez dans le temps, nom de Zeus !

Challenge réalisé du 21 octobre 2014 au 21 octobre 2015.

Il parait que nous atteignons la date à laquelle Marty Mc Fly retourne dans le futur (je crois que je vais devoir revoir le film pour vérifier, parce que ça fait au moins la 4ème fois que ça arrive selon Internet, ça commence à faire beaucoup).
Toujours est-il que Lune lance un challenge sur la thématique du voyage dans le temps. Comme en plus il se combine à merveille avec le challenge Morwenna's list, inutile de s'en priver!

Je m'inscris au niveau Biff Tannen, soit six participations.
Mise à jour du 28 avril 2015 : passage au niveau Doc Brown, soit douze participations

Voici le billet de présentation, dans lequel Lune stipule :
Vous ne l’ignorez pas, l'année prochaine Marty McFly débarque à Hill Valley, tout droit venu de 1985 dans la Delorean du Doc. Le 1er film de la trilogie aura donc 30 ans.
En tant que fan des films, et geek, et lectrice de SF, je ne pouvais que marquer le coup ! En plus mon préféré est le second, dans lequel Marty voyage dans le futur.
Je vous propose donc de participer à un challenge Retour vers le futur, que les intimes appellent déjà RVLF.

Et voici le billet bilan fait par Lune : cliquez-moi

Les lectures/visionnages :


Jonathan Blow (Number None) : Braid

Ce que l’éditeur nous dit :
Braid is a platform game in painterly style where you manipulate the flow of time to solve puzzles. Every puzzle in Braid is unique. There is no filler. It treats your time and attention as precious. It does everything it can to give you a mind-expanding experience. All Braid’s gameplay is based on the time manipulation. Journey into worlds where time behaves strangely ; oberserve, learn from, and then master these worlds.

Ce que j’en pense :
Dans Braid, un prince en costume trois pièces tente de sauver sa princesse. Mais les choses ne sont pas aussi simples qu’il n’y parait et ce scénario cache bien des surprises. Un gros effort a été fait sur l’univers, qu’il s’agisse du magnifique design, de la musique qui fait bien plus que meubler le fond, et surtout de la jouabilité.
L’idée majeure est ici de manipuler le temps, d’essayer encore et encore jusqu’à valider la réalité qui nous convient. Très pratique n’est-ce pas ? Ce principe est utiliser sous toutes ses coutures, au coeur de l’histoire et surtout dans la difficulté des puzzles proposés. Car pour passer les différents niveaux, il faudra se creuser les méninges de manière exponentielle. Je dois avouer que pour ma part, qui n’aie qu’un enthousiasme limitée pour les devinettes, j’ai bien failli abandonner avant la fin, alors que même en ayant vu leur solution en vidéo (oui j’ai triché, je n’ai pas honte de le dire) il paraissait impossible résoudre certains tableaux. Il y a du challenge pour les amateurs de défi !

Conclusion :
Un jeu tout à fait singulier, très abouti (presque trop), qui vaut largement le coup d’oeil.

A jouer si vous voulez en savoir plus sur :
les points de vue
les méchants
les gentils
les histoires d’amour modernes

6 octobre 2015

Cat Clarke : A kiss in the dark

Ce que l’éditeur nous dit :
Lorsqu'Alex et Kate se rencontrent, l'attirance est immédiate. Il a de l'humour, un beau visage et un brin de timidité : tout ce que Kate recherche chez un petit ami. Elle est jolie, craquante, avec un irrésistible soupçon de naïveté : Alex ne peut résister à son charme. L'un des deux cache pourtant un lourd secret qui va non seulement peser sur leur amour naissant, mais aussi menacer leur vie...

Ce que j’en pense :
Malgré son caractère farfelu, A kiss in the dark présente un postulat de départ avec du potentiel... qui s'avère rapidement avoir été traité de manière navrante. Cat Clarke nous sert un cliché de littérature adolescente, plein de mièvrerie et surtout ridicule à souhait. Plus le personnage principal s'embourbe dans ses erreurs, moins il est attachant.
Arrivé vers la moitié de l'ouvrage, un changement de traitement inattendu vient relancer l'intérêt général. Il pourrait s'agir d'un coup de maître qui viendrait enfin révéler toute le potentiel du sujet. Quelques pages suffiront à faire retomber le soufflet. Que du vent (j’espère un peu, le rôle joué par le frère présente tout de même un intérêt). La vraie raison qui m’aura gardée d’abandonner en cours est un agacement général, incapable de m’arrêter sur une note aussi grotesque.

Conclusion :
Soulagée de l’avoir terminée. Je ne le recommande pas.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les casquettes
les chemises
le skateboard
les feux d’artifice



25 septembre 2015

Octavia E. Butler : Novice (Fledgling)

Ce que l’éditeur nous dit :
Imaginez une enfant de 10 ans, noire et amnésique, cherchant ceux qui l'ont laissée pour morte dans une forêt après avoir décimé sa. famille. Traquée par des ennemis invisibles, elle remonte bientôt le fil de sa vie pour découvrir qu'elle est en réalité âgée de 53 ans, dotée de pouvoirs surnaturels et d'une sexualité aussi vitale qu'ambiguë...

Ce que j’en pense :
Les vampires, comme vous ne les aviez jamais vus ! C’est ce principe qui m’a attiré vers cette lecture, qui utilise un concept appartenant à l’univers de la fantasy pour le traiter comme un sujet contemporain. Il aurait aussi bien pu s’agir d’un roman relatant d’une communauté religieuse ou d’une tribu aux mœurs singulières.
L’histoire se lit bien, et le personnage principal est compréhensible. A mon sens c’est également cette cohérence qui ne le rend qu’à moitié attachant. Il s’agit d’une personne très sensée, qui analyse et embrasse ses émotions avec beaucoup d’honnêteté envers elle-même, beaucoup de recul. Peut-être trop de recul. Elle ne commet tout simplement aucune erreur, pas réellement.
A noter également une fin qui prend son temps pour se mettre en place, toujours aussi logiquement, tellement attendue finalement qu’elle laisse une petite frustration. Une coupure plus nette aurait sans doute été plus marquante. Si j’ai beaucoup apprécié le parcours de Novice, j’avoue qu’il manquait un petit truc pour que je sois totalement séduite. Malgré ces quelques détails, beaucoup de très bonnes choses tout de même, notamment dans des sous thématiques qui appellent à la tolérance. Si ce roman ne s’élève pas à un statut majestueux, il laisse entrevoir la maîtrise de la plume qui l’a mis sur papier.

Conclusion :
Une auteure que je serais ravie de retrouver au détour d’une prochaine lecture.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les symbioses
les addictions
la jalousie
l’évolution