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11 décembre 2013

Je lis des nouvelles et des novellas

Challenge démarré le 08 janvier 2013 et terminé le 11 décembre 2013 (11/12/13).

Bilan :
Challenge accompli avec 12 nouvelles lues.
Le bilan récapitualtif de Lune est disponible sur son blog.
Merci à elle !
_____________________________________

Les nouvelles et moi, une histoire très récente qui a commencé à la lecture de cet article.

Peu de temps après, une amie qui s'est mise activement à l'écriture m'a vanté les mérites du genre, notamment pour sa richesse stylistique (moins de mots = moins de droits à l'erreur pour captiver son lecteur) et la possibilité d'en étudier la construction.

De plus, il se trouve que le format nouvelle convient parfaitement à mon état d'esprit du moment, plus impatiente peut-être, mais surtout moins enthousiaste que d'habitude à me lancer dans de longues séries. Il y a des périodes comme ça.

Et voilà qu'un challenge sur le sujet est en cours sur le site de Lune!
Je me lance donc, pour le niveau "Mini-lecteur/Mini-lectrice" 
Mise à jour du 24 mai en catégorie "Joyeux lecteur/Joyeuse lectrice".


Les lectures :

 Lues avant le challenge :

10 décembre 2013

Catherine Dufour : Je ne suis pas une légende

Ce que l’éditeur nous dit :
A l'époque ou Malo rencontra son premier vampire, il frôlait la dépression. 
Après deux ans de bons et loyaux services en tant que Life Time Value Manager chez Johnson & Johnson, une persistante absence de cravate doublée d'une regrettable propension à quitter le bureau en sifflotant sitôt son travail bouclé lui avait valu une mise au placard définitive. Dans les premières semaines de sa relégation, il essaya d'inverser la vapeur : il mit une cravate noire imprimée de petits ours rouges et passa de longues heures supplémentaires près de la machine à café.
Peine perdue.
Il était trop tard.
Beaucoup trop tard.

Ce que j’en pense :
Hommage (ou parodie?) du roman de Richard Matheson, “Je suis une légende”, Catherine Dufour nous offre ici une histoire à contresens, avec un anti-héro n’ayant rien demandé à personne et se cachant dans une cabine de parking sous-terrain (tandis que Will Smith, interpréte de l’une des adaptations cinématographiques de cette histoire, campait dans une maison suréquipée, NDLR). A noter que j’ai été, durant toute la lecture, persuadée avoir à faire à des zombies, alors qu’il s’agissait en réalité de vampires... Je lis peut-être trop d’histoires de morts-vivants .
Assez fan des personnages principaux malgré eux et emballée par une écriture efficace, la lecture s’est tout de suite révélée sympathique. Pourtant je dois dire que je suis restée un peu bête de voir arriver la dernière ligne sans autre préambule. Tout ça pour ça ?

Conclusion :
Une lecture sympathique mais qui sera vite oubliée.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les cafés
- les parking
- l’entreprise

8 décembre 2013

Jérôme Cigut : Tout ce que vous cherchez

Ce que l’éditeur nous dit :
Sur Internet, n’importe quel moteur de recherche peut vous apporter des centaines de milliers de résultats. Et si un nouveau site était capable de ne vous apporter fournir qu’une seule et unique réponse, la bonne ? C’est à l’apparition d’un tel concurrent qu’est confronté Peter Lewis, programmeur au sein d’une entreprise bien installée de la Silicon Valley, détentrice du moteur de recherche jusqu’alors le plus populaire mais désormais en péril…

Ce que j’en pense :
Toute coïncidence ou ressemblance avec une entreprise réelle et ayant existé (portant le nom de Google) n'est ni fortuite ni involontaire. Pour avoir étudié de près le fonctionnement des moteurs de recherche et du référencèrent (si si, c’est même écrit dans mon CV : “SEO, SEM”), le sujet m’a d’autant plus amusé. L’écriture est très prenante, tout autant que la manière dont le sujet est traité. Seul un paragraphe comporte un ton plus nostalgique, qui m’a semblé dénoter avec le reste de la nouvelle. Mais pour le reste, on y trouve surtout de très bonnes idées, un bon déroulé, avec une petite critique sans prétention du monde du travail en prime, et une fin qui sans être novatrice, est tout de même bien trouvée.

Conclusion : 
Un auteur à suivre.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les objets publicitaires
- les objets perdus
- les patrons
- la bonne réponse




3 décembre 2013

Philip K. Dick : Minority Report

Ce que l’éditeur nous dit :
Washington, 2054. John Anderton est membre de Précrime, une unité gouvernementale utilisant les dons de prescience de trois mutants, les précogs, pour arrêter les criminels avant leur passage à l'acte. Avant même qu'ils aient imaginé de passer à l'acte.Anderton a une confiance aveugle dans les prédictions des précogs. Mais quand, chasseur devenu gibier, il se retrouvera lui-même accusé du meurtre d'un homme qu'il n'a jamais rencontré, il lui faudra découvrir les véritables rouages de Précrime pour prouver son innocence.

Ce que j’en pense :
Découvrir Philip K. Dick à travers la nouvelle, c'est comprendre en partie pourquoi je n'avais pas aimé Le Maître du Haut Château. Il me semble que le vrai point fort de l'auteur réside dans son imagination débordante. Minority Report qui part d'un concept tout à fait génial, offre une écriture plus que correcte, mais pas vraiment aboutie. On sent que l'auteur avait hâte de la terminer, pour aller exploiter l'idée suivante. Attention la nouvelle est quand même très sympa à lire, je ne dis pas le contraire, mais il y a un petit côté "vite fait, bien fait".
Afin de pouvoir écrire cette chronique dans les règles de l'art, je me suis payé le luxe de revoir l'adaptation cinématographique éponyme. C'est fou de voir la façon dont la machine hollywoodienne remanie le sujet à sa sauce. Certes pondre 2h15 de film à partir d’une histoire de 50 pages de littérature exige d’étoffer un peu son sujet, mais ici il s’agit presque d’une toute autre histoire. On retrouve l’existence de l’organisme “Précrime”, l'accusation de meurtre de John Anderton, mais c'est à peu près tout. Entre autre, le film nous transforme un scientifique saint d'esprit et questionnant la fidélité de son épouse, en homme drogué, hanté par la mort de son fils, avec une femme relayée en pot de fleur. Je ne parle même pas de l’issue finale, rien à voir. Oui c'est une formule qui a fait ses preuves auprès du public, mais je trouve dommage d'aseptiser/formater à ce point une oeuvre très originale au nom de la rentabilité. Les blockbusters, c’est vrai, c’est  très sympa, mais lorsque le spectateur n’a plus que le choix entre ça ou le "petit film d’auteur soudanais", bof. Steven Spielberg n'a tout simplement pris aucun risque.

Conclusion :
Une nouvelle étonnante, qui me réconcilie avec Philip K. Dick (mais me fâche un peu avec Steven Spielberg)

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le libre arbitre
- la fatalité
- les secrétaires
- les prises de succession




29 novembre 2013

La Musardine (collectif) : Osez... 20 histoires de voyeurs et d'exhibitionnistes et 20 histoires de chasseuses d'hommes

Ce que l’éditeur nous dit :
Qui n’a jamais rêvé de s’exhiber ?
Vous aimez mater votre voisin ou votre voisine d’en face ? À moins que vous ne préfériez vous exhiber devant vos fenêtres ? Dans un cas comme dans l’autre ce livre est fait pour vous ! Plus inspirées que jamais, les plumes de la collection « Osez 20 histoires » ont en effet exploré toutes les situations possibles : femme qui drague des amants de passage dans le seul plaisir de s’exhiber avec eux devant son voisin, couple qui découvre un système de vidéo surveillance dans une maison de location et décide de s’amuser un peu, femme esseulée amoureuse de sa voisine qu’elle photographie en compagnie de ses amants, couple qui découvre les joies de l’exhibitionnisme à l’occasion d’un flagrant délit de fellation sur un parking d’autoroute... De pages en pages, les auteurs de ces vingt nouvelles érotiques exhiberont leurs fantasmes les plus inavouables pour votre plus grand plaisir voyeur.
Quand les femmes deviennent prédatrices
Les filles qui se laissent draguer passivement en laissant prendre toutes les initiatives aux hommes, c’est du passé ! Tour à tour Lolita délurée en quête de son Humbert, hôtesse de l’air dans une compagnie aérienne de luxe résolue à croquer du milliardaire, cougar obsédée par le meilleur ami de son propre fils, analysante narcissique qui met tout en oeuvre pour conquérir son psy, dans Osez 20 histoires de chasseuses d’hommes, les femmes se font prédatrices... et parviennent souvent à leurs fins ! Au grand plaisir de leurs proies masculines, qui contrairement aux préjugés, adorent être chassés...

Ce que j’en pense :
Moi qui répugne à la seule idée d’ouvrir un roman du type Harlequin (car soyons honnête, l’Harlequin n’est ni plus ni moins que du roman érotique déguisé/caché sous de la mièvrerie), je ne pensais pas un jour lire de mon plein gré un deux recueils de nouvelles coquines. Comme quoi tout peut arriver ! Pour moi tout a commencé le jour où l’une de mes amies fut publiée (et non il ne s’agit pas d’une fille bizarre, mais bel et bien d'une personne merveilleuse). La curiosité m’a donc poussé à découvrir ses textes... puis à poursuivre sur celles des autres écrivains. Car au final j’ai bien aimé. Je suis toujours autant fascinée (je l’ai sûrement déjà dis plusieurs fois dans ce blog), sur les milles et unes idées qui peuvent surgir selon les personnes à partir d’une thématique de départ identique. La conception même de l’érotisme recouvre à elle seule bien des variantes, de la passion suggérée au carrément trash. La palette de synonymes et expressions qui peuvent exister, pour au final décrire la même chose, montre l’infini des possibles de l’imagination. Vraiment fascinant.
Pour terminer j’ai trouvé les textes globalement de bonne qualité. Alors que je m’attendais à de la littérature de bas étage, il s'y trouve étonnement de bonnes idées. Un excellent moyen pour les écrivains en herbe de s'exercer!
Et puis Maïa est bien la preuve que “sexe” peut rimer avec “qualité” !

Conclusion :
Une bonne surprise !

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les dominos
- les sites internet
- les vacances d’été
- les petits jeunes





31 juillet 2013

Jo Beverley, Cecelia Holland, Robin Hobb, Jacqueline Carey, and Tanith Lee : Songs of Love Lost and Found

Ce que l’éditeur nous dit :
Featuring stories by Jo Beverley, Cecelia Holland, Robin Hobb, Jacqueline Carey, and Tanith Lee, this collection of five wonderful romantic stories from five wickedly creative authors includes beautiful maids and clever minstrels, orphans destined for greatness and spies thirsting for revenge, and a pair of lovers who must struggle against the forces of magic and fate. Originally published in the anthology Songs of Love and Death (edited by George R.R. Martin and Gardner Dozois), these compelling stories are specially packaged in one eBook set at a great price.

Ce que j’en pense :
Cinq auteurs, cinq styles différents, réunis autour d’une thèmatique commune. Il est toujours intéressant de voir les multiples interpréatations qui peuvent être faite d’un même sujet. Parmi ces cinq auteurs, certaines m’ont plus accrochée par leur style littéraires, d’autres par la qualité de l’histoire, mais globalement on peut dire que le niveau est assez équilibré. Ce recueil ne m’aura pas transcandé, mais pourra s’avérer utile pour donner des idées de futures lectures.
J’ai bien aimé “Marrying Maid”, dont le suspense aurait pu être mieux géré, mais qui propose dans un chouette univers. On se croirait vraiment dans un opéra de Purcell. "Blue Boots" m’a permis de découvrir encore une nouvelle facette de Robin Hobb (qui est décidement pleine de ressources), avec une fin que je n'attendais pas de sa part.
"You and You Alone"est l’histoire que j’ai préféré par son intensité et la richesse de son univers, tandis que "Under/Above the Water" est celle qui m’aura le moins convaincu, par son script un peu flou et trop compliqué par rapport à un tel dénouement. "Demon Lover" était juste bien.

Conclusion :
Pour découvrir ou redécouvrir ces grandes dames de la fantasy.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les regrets
- les surprises
- les destinés

26 juin 2013

Dario Bicchielli : Tragédies salutaires

Ce que l’éditeur nous dit :
Amour et haine, liberté et oppression, éveil et repos, vie et mort, des mondes antagonistes aux frontières subtiles et capricieuses. Dans ce recueil, ces univers se côtoient sans cesse, se chevauchant et s'alternant au gré des péripéties de parfaits antihéros dont l'anonymat transcende les forces et les faiblesses de la condition humaine. "Tragédies Salutaires" est le premier livre d'un jeune auteur à la plume cinglante et pourvue d'ironie. Teintées d'humour et de cynisme, ses nouvelles relatent les déboires de personnages attachants aux histoires étonnantes, détonantes et riches en rebondissements.

Ce que j’en pense :
Tout d’abord merci à Dario Bicchielli de m’avoir donné l’occasion de découvrir son projet. C’est une très bonne idée de sa part pour se faire connaître. Auteurs en devenir, prenez en de la graine !
Si j’ai globalement bien aimé cette panoplie de nouvelles, j’ai trouvé que ces dernières n’étaient pas toutes du même niveau. Tout d’abord, je n’ai pas du tout accroché aux parties sous forme de poésie. Mais cela ne signifie pas dire grand chose car j’ai toujours du mal avec ce type d’écriture.
C’est la nouvelle Le miel et le vinaigre qui m’aura le moins convaincue, suivie de près par la Quatrième “nouvelle” dimension. Elles n’ont rien de spécial...
L’homme qui voulait vivre sa vie est déjà un peu plus intéressante, tout comme celle de Jack, qui permettent d’entrer vivement dans le bouquin. Petit bémol cependant sur les chutes, qui finissent toutes par se ressembler, perdant sur l’effet de surprise au fur et à mesure que l’on avance dans le recueil.
L’hôte tendu est très sympa. Enfin, si la Révolution passagère partait plutôt mal, un certain retournement stylistique la classe finalement au rang de favorite. Je dirais que c’est dans le dialogue et le style théâtrale plus généralement (grâce à une utilisation fort avisée des didascalies), que je préfère Dario Bicchielli. A voir comment il orientera ses prochaines écritures.

Conclusion :
Parce qu’il est toujours amusant de découvrir un auteur (célèbre?) en devenir.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les descriptions
- les sous-sols
- la guerre
- la révolution

24 mai 2013

Mélanie Fazi : Serpentine

Ce que l’éditeur nous dit :
Une boutique de tatouage où l'on emploie des encres un peu spéciales. Des façades rassurantes au premier abord... mais qui s'ouvrent bientôt sur des zones plus troubles. Car les lieux les plus familiers dissimulent souvent des failles, écho de ces fêlures que l'on porte en soi. Il suffit de si peu, parfois, pour que tout bascule... Mélanie Fazi est la princesse du fantastique français, acclamée par les critiques et le public. Plusieurs de ses nouvelles ont même été traduites et publiées dans des revues anglo-saxonnes. Elle a reçu le  prix Merlin  en 2002 (meilleure nouvelle) et 2004 (meilleur roman), le  prix Masterton  en 2005 (meilleur roman) et le  Grand Prix de l'imaginaire  en 2005 (meilleure nouvelle) et en 2007 (meilleure traduction). Excusez du peu… 

Ce que j’en pense :
Comment trouver les termes appropriés pour décrire ce petit bijou ? Mélanie Fazi ce sont des mots, une ambiance, une atmosphère qui vous transportent instantanément dans son univers, un univers de gens cassés, prêts à tout pour arracher à la vie quelques moments interdits. Un certain mal-être est là, bien au centre, mais sous la forme d’une simple esquisse, avec le pouvoir invraisemblable de créer un cocon rassurant. On se sent bien dans les pages de Mélanie Fazi.
Conquise par chacune des nouvelles de ce recueil (il n’y en a qu’une seule qui m’a moins convaincue), j’ai apprécié avec une joie infinie la variété des personnages, des époques et des contextes, avec cette magie des mots pour fil conducteur. L’ensemble est à la fois riche de diversités et terriblement cohérent, presque comme une seule et même histoire que l’on aborderait de différents points de vue. Sous cette plume, même le fantastique s'intègre à la réalité comme en faisait partie intégrante.
Et pour ne rien gâcher du plaisir, la préface de Michel Pagel, qui rend hommage à l’auteur bien mieux que moi, est également géniale.

Conclusion :
Je soupçonne Mélanie Fazi d’être une sorcière.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les bougies
- les autoroutes
- les ponts
- le poker




15 avril 2013

Frédéric Mars : Le livre qui rend dingue

Ce que l’éditeur nous dit :
C'est le plus grand best-seller de tous les temps. Le livre raz-de-marée. En quelques semaines, il se vend à des centaines de millions d’exemplaires, le monde entier est subjugué. Mais bientôt d’étranges phénomènes frappent les lecteurs…

Ce que j’en pense :
J’ai gagné un truc !!! Et lendemain de mon anniversaire en plus, j’étais rudement contente. Merci bien à Lune (et StoryLab) pour l’organisation de ce concours.
Pour ce qui du contenu, disons que le style de Frédéric Mars n’est pas vraiment ma tasse de tête. Sa plume a ce je ne sais quoi de trop agressif que j’ai toujours du mal à apprécier. L’humour, très présent, en séduira sûrement plus d’un, même si pour ma part j’y suis restée insensible. L’idée est originale, abordant à contre-courant le monde du livre et de l’édition en général, mais une fois le principe acquis tout le reste n’est qu’une longue fuite en avant, sans grande surprise.

Conclusion :
Il y a des auteurs avec lesquels le courant ne passe pas. Pour moi Frédéric Mars fait partie de ceux là.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les canards
- les prix
- le prestige




6 mars 2013

Alain Grousset & Co : Divergences 001

Ce que l’éditeur nous dit :
Et si Noé n'avait pas été le seul homme à survivre au Déluge ?
Et si Hitler avait gagné la Seconde guerre mondiale ?
Autant de questions qui nous montrent que l'Histoire n'est pas figée, qu'il suffit d'un moment, d'une divergence pour changer le cours du Temps.
Neuf grands auteurs de science-fiction ont accepté, l'instant d'une nouvelle, de devenir les maîtres du Temps.

Ce que j’en pense :
J’ai commencé la lecture de ce recueil complètement emballée. Je n’avais pas songé une seule seconde que l’uchronie puisse remonter aussi loin dans le temps qu’à l’époque de Noé. J’ai trouvé l’idée géniale, tout autant que son exploitation. La nouvelle suivante, qui aborde l’époque préhistorique, m’a également plu ; de même que celle située dans un âge d’or revu du royaume d’Egypte.
Ensuite j’ai décroché. Peu importe mes multiples tentatives, en y revenant plus tard ou en faisant fit de l’ordre de classement, tentant même des lectures accélérées, rien à faire. Je n’arrive pas à déterminer ce manque d’engouement : peut être les sujets choisis, peut être les styles littéraires, peut être un mélange des deux ou tout autre chose. Il y a des choses qui ne s’expliquent pas.

Conclusion :
Un bon moyen pour expérimenter l’uchronie et goûter à de nouveaux auteurs.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les célébrations
- les parchemins
- les bateaux
- les brigades




22 février 2013

Claude Ecken : En sa tour, Annabelle

Ce que l’éditeur nous dit :
« La matière joue à la marelle. »
« Perspective de sable engourdi ! Les variations des nuages aplatissent les demeures indiscrètes. »
Annabelle est folle. Annabelle dit n’importe quoi sans s’en rendre compte. Annabelle est atteinte d’une affection particulière, portant le nom de jargonaphasie…

Ce que j’en pense
Le douce folie, celle qui façonne les vrais artistes, celle qui donne toute sa poésie au monde.  C’est ce mal dont “souffre” Annabelle. Don du ciel ou malédiction ? Cela dépend des points de vue. Pour ce frère, le narrateur de ces quelques pages, il s’agit clairement d’une bénédiction, qui semble n’exister que pour lui. Ce texte est la démonstration de la force que peut recéler la nouvelle, toute l’intensité contenue en si peu de mots. La brièveté révèle toute la justesse du texte, tel ces quelques secondes de silence après une composition musicale. Le temps reste suspendu.

Conclusion :
A lire en écoutant du Quantz, c’est encore mieux :)

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le destin
- la fraternité
- le sens





31 janvier 2013

Maïa Mazaurette : Saturnales

Ce que l’éditeur nous dit :
"Bienvenue à l’hôtel HoneyMoon !
Toute l’équipe du complexe est heureuse de vous accueillir pour l’expérience première nuit. Le séjour est garanti satisfait ou remboursé avec suppression des souvenirs. Vous y trouverez tout le confort nécessaire à la découverte charnelle au sein de quarante mille chambres réparties sur deux cents niveaux. Les services comprennent une chapelle multiconfessionnelle, un simulateur de positions, un générateur d’ambiance et bien d’autres animations que nous vous invitons à découvrir dans nos brochures.
HoneyMoon Intergalactic : apportez l’amour, nous faisons le reste !"
Scénariste de bande dessinée, journaliste, chroniqueuse radio pour France Inter, romancière, blogueuse (Sexactu), Maïa Mazaurette est une auteur aux multiples facettes. "Saturnales" est une nouvelle érotique drôle, pertinente et touchante. Un délice !

Ce que j’en pense :
Dans le cadre de ma participation au challenge, Je lis des nouvelles et des novellas, j’ai eu le grand plaisir de gagner un epub (merci!). Si je ne suis pas naturellement attirée vers le genre érotique, je ne résiste pas à la plume fascinante de Maïa Mazaurette, d’où mon choix pour l’une de ses nouvelles. Et j’en suis ravie.
Certes il s’agit ici de parler de sexualité, puisqu’il s’agit quand même de savoir de quelle manière un couple de jeunes marié va consommer sa nuit de noces, mais au final cela reste quand même très soft. Lorsque le talent d’une écrivain telle qu’elle opère, on énumère des types de positions comme on lirait un mode d’emploi pour cafetière et l’on évoque les aspects “dégoûtants” de la sexualité sans qu’il n’y est rien de répugnant. C’est magique.
L’histoire est originale, bien trouvée et se lit évidemment très rapidement. En l’espace de 10 pages un univers est décrit, un contexte est posé, des personnages sont dévoilés et tout cela pourrait presque amener à la réflexion !

Conclusion :
Elle est trop forte Maïa.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les manuels
- les stages
- les mangues
- les vidéos




23 janvier 2013

Poul Anderson : Le Patrouilleur du temps

Ce que l’éditeur nous dit :
Le Voyage dans le Temps, c'est très bien. En particulier pour les touristes, les historiens et les archéologues. Mais il y a aussi quelques illuminés qui entendent en profiter pour modifier le cours de l'Histoire. Assassiner un fondateur de religion, changer l'issue d'une bataille, et - pourquoi pas ? - amputer le nez de Cléopâtre, voire se tailler un empire personnel en important de l'avenir des armes prohibées. C'est déjà inquiétant pour l'humain ordinaire, encore qu'il ne s'apercevrait jamais de cette réécriture de l'Histoire, surtout s'il y disparaissait. Mais c'est carrément intolérable pour les Danelliens de l'avenir lointain, plus d'un million d'années, les surhommes de l'avenir, qui n'ont aucune envie d'être éradiqués. Ils ont donc créé la Patrouille du Temps chargée de maintenir l'Histoire dans son droit fil. Qui mène à eux. Le cycle de La Patrouille du Temps, qui comportera quatre volumes, est l'un des classiques les plus fameux de la science-fiction, dû à l'un de ses plus éminents créateurs, Poul Anderson

Ce que j’en pense :
Ce livre m’a totalement emballée. Et je suis très contente, alors que je prépare cet article, de découvrir qu’en réalité ce bouquin est extrait d’une série complète. Il y plus à lire !
Tandis que la fantaisie se cantonne pour la plupart du temps à une époque moyenâgeuse, les deux premières histoires de ce tome traitent de deux sujets beaucoup plus originaux. La première nous emmène à Tyr, 950 av. J.-C, la seconde (ma préférée) chez les Ostrogoths du IVe siècle. L’une comme l’autre sont très bien documentés et fort bien écrites. J’ai été la première étonnée de m’attacher à ces “barbares” (que je mettait jusque là avec leurs chers voisins, dans un grand panier d’ennemis communs de Vercingétorix). J’ai un peu moins apprécié la nouvelle qui clôture ce recueil, qui au temps des templiers aura au moins eu l’intérêt de raviver mes souvenirs de lecture des Rois Maudits.

Conclusion :

Une belle manière de voyager à travers l’histoire.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les légendes
- les Dieux
- les offrandes
- l’air conditionné





10 janvier 2013

Tonino Bénacquista : Tout à l'ego (La Boîte noire et autres nouvelles)

Ce que l’éditeur nous dit :
Un homme tout juste sorti du coma qui reçoit de l'infirmière qui l'a veillé la transcription de ses secrets les plus enfouis, de son passé le plus perdu. Un type qui veut être enterré près d'un bordel. Des histoires de couples, de magnétoscope et de pétition. Des rencontres qui ne se feront jamais, des rencontres qui se feront tout de même. La solitude d'un surdoué de neuf ans. Dix nouvelles succulentes, à l'ironie douce-amère, au style léger et aux intrigues à pirouettes, par l'auteur de Saga.

Ce que j’en pense :
Un vrai petit bijou. J’avais déjà constaté la qualité de la plume de Tonino Benacquista lors de deux précédentes lectures. Dans ce recueil de nouvelles son style transcende. A la lecture des romans, j’avais trouvé une certaine lourdeur, un certain mal-être qui hantait le fil des pages. Cette sensation n’était pas assez prononcée pour ternir ces œuvres, mais tout de même. Ici, l’auteur a su mettre en avant tout son mordant sans tomber dans le cynisme. Certes les situations sont parfois saugrenues et tout n’est pas rose en ce bas monde, mais j’ai trouvé finalement l’ensemble assez positif.
A y regarder de plus près on trouverait certainement des différences de niveau ou d’intérêt entre les différentes histoires. C’est probablement vrai mais ne m’a pas empêché de me régalée tout du long.

Conclusion :
Décidément les nouvelles ont du bon. Une belle manière de redécouvrir un auteur.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les petites annonces
- les volières
- Nietzsche
- la mémoire