Ce que l’éditeur nous dit :
Vers 1860, pour sauver les élevages de vers à soie contaminés par une épidémie, Hervé Joncour entreprend quatre expéditions au Japon pour acheter des œufs sains. Entre les monts du Vivarais et le Japon, c'est le choc de deux mondes, une histoire d'amour et de guerre, une alchimie merveilleuse qui tisse le roman de fils impalpables. Des voyages longs et dangereux, des amours impossibles qui se poursuivent sans jamais avoir commencé, des personnages de désirs et de passions, le velours d'une voix, la sacralisation d'un tissu magnifique et sensuel, et la lenteur, des saisons et du temps immuable.
Ce que j’en pense :
Une nouvelle d’une cinquantaine de pages, qui se lira vite mais ne s’oubliera pas de si tôt. Difficile de mettre exactement le doigt sur ce qui fait toute la magie de ce livre. Je dirais certainement son écriture, belle bien sûr, mais surtout bourrée de second degré derrière une apparence très minutieuse et spécifique. L’histoire extravagante d’un homme simple, voilà qui pourrait résumer le contenu, sans pour autant ne rien en dire vraiment. Pour cela, il va vous falloir le lire.
Conclusion :
Une bien jolie nouvelle.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les oiseaux
les correspondances
les traductions
le lac Baïkal
Affichage des articles dont le libellé est italien. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est italien. Afficher tous les articles
19 août 2015
31 juillet 2015
Matteo Garrone : Tale of tales (Il racconto dei racconti)
Ce que le synopsis nous dit :
Il était une fois trois royaumes voisins où dans de merveilleux châteaux régnaient rois et reines, princes et princesses : un roi fornicateur et libertin, un autre captivé par un étrange animal, une reine obsédée par son désir d'enfant... Sorciers et fées, monstres redoutables, ogre et vieilles lavandières, saltimbanques et courtisans sont les héros de cette libre interprétation des célèbres contes de Giambattista Basile.
Ce que j’en pense :
Les critiques disaient que ce film était “différent”. Elles n’avaient pas menti. Loin de la magie Disney (très loin), tout se résume au fait que l’approche de Matteo Garrone est crue, quelque part réaliste. Les contes se situent dans une période moyenâgeuse, où la beauté des vêtements et le luxe des châteaux se confrontent à la crasse des villageois, à l'obscénité des garde-manger où pendent les cadavres, et surtout à la monstruosité des mœurs. Un contraste permanent se fait entre sublime et horreur. Cela m’a particulièrement frappée vers la fin, lorsque les robes salies, les coiffures défaites restent tout de même le reflet du sublime qu’elles étaient. Les univers qui ont été imaginés pour les trois royaumes sont prodigieux.
Mais c’est gore, c’est répugnant, c’est très dérangeant, et en même temps ça a du sens. Si sa lecture est une expérience beaucoup moins sanglante, j’imagine que l’on aurait pu mettre en scène de manière similaire Le livre des choses perdues de John Connolly. C’est tout simplement que l’on ne nous épargne rien.
Si au sortir de la séance j’étais surtout dégoûtée (probablement sur la défensive), le recul m’a permis d’apprécier tous les détails qui font l”intérêt de ce film : la centralisation sur les femmes, la critique de l’égoïsme des ces rois qui font passer leurs plaisirs avant leur royaume, la superficialité, la méchanceté, la luxure, la recherche de beauté à tout prix... tant de thèmes immuables (les contes qui sont à la source de cette production sont plus anciens que ceux de Grimm ou Andersen).
Au final j’aurais passé beaucoup de temps après coup à chercher, comprendre, discuter de film si marquant. Si j’espère bien ne plus jamais avoir à le revoir un jour (en fait ce n’est pas négociable, il n’y a aucune chance que ça arrive), je ne regrette pas du tout cette expérience.
Conclusion :
Un moment de cinéma dérangeant, voire pénible, mais pas inutile pour autant.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
la chirurgie esthétique
les princes charmant
l’ambition
le prix à payer
Il était une fois trois royaumes voisins où dans de merveilleux châteaux régnaient rois et reines, princes et princesses : un roi fornicateur et libertin, un autre captivé par un étrange animal, une reine obsédée par son désir d'enfant... Sorciers et fées, monstres redoutables, ogre et vieilles lavandières, saltimbanques et courtisans sont les héros de cette libre interprétation des célèbres contes de Giambattista Basile.
Ce que j’en pense :
Les critiques disaient que ce film était “différent”. Elles n’avaient pas menti. Loin de la magie Disney (très loin), tout se résume au fait que l’approche de Matteo Garrone est crue, quelque part réaliste. Les contes se situent dans une période moyenâgeuse, où la beauté des vêtements et le luxe des châteaux se confrontent à la crasse des villageois, à l'obscénité des garde-manger où pendent les cadavres, et surtout à la monstruosité des mœurs. Un contraste permanent se fait entre sublime et horreur. Cela m’a particulièrement frappée vers la fin, lorsque les robes salies, les coiffures défaites restent tout de même le reflet du sublime qu’elles étaient. Les univers qui ont été imaginés pour les trois royaumes sont prodigieux.
Mais c’est gore, c’est répugnant, c’est très dérangeant, et en même temps ça a du sens. Si sa lecture est une expérience beaucoup moins sanglante, j’imagine que l’on aurait pu mettre en scène de manière similaire Le livre des choses perdues de John Connolly. C’est tout simplement que l’on ne nous épargne rien.
Si au sortir de la séance j’étais surtout dégoûtée (probablement sur la défensive), le recul m’a permis d’apprécier tous les détails qui font l”intérêt de ce film : la centralisation sur les femmes, la critique de l’égoïsme des ces rois qui font passer leurs plaisirs avant leur royaume, la superficialité, la méchanceté, la luxure, la recherche de beauté à tout prix... tant de thèmes immuables (les contes qui sont à la source de cette production sont plus anciens que ceux de Grimm ou Andersen).
Au final j’aurais passé beaucoup de temps après coup à chercher, comprendre, discuter de film si marquant. Si j’espère bien ne plus jamais avoir à le revoir un jour (en fait ce n’est pas négociable, il n’y a aucune chance que ça arrive), je ne regrette pas du tout cette expérience.
Conclusion :
Un moment de cinéma dérangeant, voire pénible, mais pas inutile pour autant.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
la chirurgie esthétique
les princes charmant
l’ambition
le prix à payer
20 avril 2015
Uberto Pasolini : Une belle fin (Still Life)
Ce que le synopsis nous dit :Modeste fonctionnaire dans une banlieue de Londres, John May se passionne pour son travail. Quand une personne décède sans famille connue, c’est à lui de retrouver des proches. Malgré sa bonne volonté, il est toujours seul aux funérailles, à rédiger méticuleu- sement les éloges des disparus… Jusqu'au jour où atterrit sur son bureau un dossier qui va bouleverser sa vie : celui de Billy Stoke, son propre voisin.
Ce que j’en pense :
Difficile de parler de ce film, que l’on pourrait percevoir comme plein d’espoir, aussi bien que carrément pessimiste. Ce qui est certain, c’est qu’il ne laissera personne de marbre. J’ai pour ma part versé de grosses larmes, à la fois sur la beauté et la tristesse de certaines scènes, ce qui ne m’étais pas arrivé depuis fort longtemps au cinéma (à ce point, depuis la mort de Mufasa peut-être ?). Si vous êtes d’humeur dépressive, je vous invite donc à passer votre chemin. Et pourtant... Que de choses sont mises en exergue dans ce film, dont au départ on à l’impression qu’il ne s’y passe pas grand chose. Et c’est là que la véritable magie opère, avec une humilité incroyable sur un si grand sujet. Que de points sensibles sont pointés du doigt, relatifs à notre société au sens large, mais également à l’individualité profonde de chaque individu et à sa place au sein de cette vaste humanité. Si futile, et tellement important. Quelle que soit votre situation personnelle actuelle, la qualité de votre relationnel, il est impossible de ne pas se sentir concerné.
C’est magnifique et c’est tragique, parce que oui ça existe.
Conclusion :
Un film qui prend aux tripes, parce qu’il aborde en toute simplicité l’une des questions les plus fondamentales de l’humanité.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
la vie
4 avril 2013
Gianni Amelio : Le premier homme
Ce que le synopsis nous dit :
Août 1957. Un écrivain célèbre d’une quarantaine d’années, Jacques Cormery, rend visite à sa mère qui demeure à Alger. La ville est en état de guerre. Il se souvient de ses années d’écolier, de ses amis européens et algériens et de M. Bernard, cet instituteur qui l’a projeté vers une vie inconcevable pour un enfant né dans une famille pauvre et analphabète. Fidèle à son passé, que peut-il faire pour réconcilier ceux qui comme lui, pieds-noirs et algériens, sont nés sur le même sol, mais que le mouvement de l’histoire a transformés en ennemis héréditaires ?
Ce que j’en pense :
Un beau film, très instructif à plusieurs niveaux. Il permet d’appréhender la fin de la colonisation Algérienne, sujet qui touche particulièrement mes origines familiales. Le premier homme m’a permis de visiter une Alger une n’existe plus, mais dans laquelle j’ai tout de même reconnu les blouses que portait mon arrière grand-mère.
La position est intéressante car elle présente différent points de vue, sans juger. A ce titre il s’agit également d’une fenêtre ouverte sur une époque durant laquelle éducation et enfance n’avaient pas la même signification qu’aujourd’hui (avec tous les aspects positifs et négatifs qui peuvent en être retirés, encore une fois il ne s’agit pas de juger).
Enfin, il s’agit de la biographie d’un grand auteur, son amour pour sa famille (sa mère en particulier), l’un de ses professeur et surtout pour son pays. Autant d’éléments qui permettent comprendre un peu mieux ses idées et ses écrits.
Si j’ai réalisé aujourd’hui que roman inachevé ne signifiait pas forcément roman sans fin (parce qu’après tout rien n’oblige à écrire de façon linéaire), je dois tout de même dire que le rideau est tombé trop abruptement sur ce film. Mais quand un tel projet est porté par des acteurs d’exception, que demander des plus ?
Conclusion :
Une page de l’histoire de France que l’on devrait ouvrir plus souvent.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les punitions
- la plage
- les photos de classe
- les cigarettes
Août 1957. Un écrivain célèbre d’une quarantaine d’années, Jacques Cormery, rend visite à sa mère qui demeure à Alger. La ville est en état de guerre. Il se souvient de ses années d’écolier, de ses amis européens et algériens et de M. Bernard, cet instituteur qui l’a projeté vers une vie inconcevable pour un enfant né dans une famille pauvre et analphabète. Fidèle à son passé, que peut-il faire pour réconcilier ceux qui comme lui, pieds-noirs et algériens, sont nés sur le même sol, mais que le mouvement de l’histoire a transformés en ennemis héréditaires ?
Ce que j’en pense :
Un beau film, très instructif à plusieurs niveaux. Il permet d’appréhender la fin de la colonisation Algérienne, sujet qui touche particulièrement mes origines familiales. Le premier homme m’a permis de visiter une Alger une n’existe plus, mais dans laquelle j’ai tout de même reconnu les blouses que portait mon arrière grand-mère.
La position est intéressante car elle présente différent points de vue, sans juger. A ce titre il s’agit également d’une fenêtre ouverte sur une époque durant laquelle éducation et enfance n’avaient pas la même signification qu’aujourd’hui (avec tous les aspects positifs et négatifs qui peuvent en être retirés, encore une fois il ne s’agit pas de juger).
Enfin, il s’agit de la biographie d’un grand auteur, son amour pour sa famille (sa mère en particulier), l’un de ses professeur et surtout pour son pays. Autant d’éléments qui permettent comprendre un peu mieux ses idées et ses écrits.
Si j’ai réalisé aujourd’hui que roman inachevé ne signifiait pas forcément roman sans fin (parce qu’après tout rien n’oblige à écrire de façon linéaire), je dois tout de même dire que le rideau est tombé trop abruptement sur ce film. Mais quand un tel projet est porté par des acteurs d’exception, que demander des plus ?
Conclusion :
Une page de l’histoire de France que l’on devrait ouvrir plus souvent.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les punitions
- la plage
- les photos de classe
- les cigarettes
25 mars 2013
J.P. Nishi : A nous deux Paris
Ce que l’éditeur nous dit :
Quand un jeune Japonais découvre dans ses pérégrinations humoristiques et ironiques les travers de la vie parisienne. Il scrute et déchiffre en images notre quotidien dans ses moindres détails, comme le ferait un Florent Chavouet à Tokyo, et apprend à ses risques et périls les charmes de la France que nous découvrons dans ce livre comme dans un miroir.
Ce que j’en pense :
Il est toujours très drôle de voir la façon dont on est perçu par les autres. Ici il s’agit des Parisiens vus à travers les yeux d’un Japonais. Souvent JP Nishi cerne très justement nos comportements, d’autres fois il passe compléments à côté du pourquoi du comment. Oui il est vrai que les us et coutumes liées à la manière de se dire bonjour (nombre de bises et autres gestuelles) sont complexes. Oui c’est vrai que les parisiens tiennent très souvent la porte (il y a des exceptions, mais comparé au sud de la France on peut dire que c’est tout de même la règle). Et sa description des “fans du Japon” m’a beaucoup amusée, car tellement représentative du type de personnes que j’ai pu rencontré dans ce milieu. Par contre je suis assez septique sur la révélation (et surtout la raison) que nous aurions tous à dormir nus...
Dommage que le recueil soit si court, car par pour ma part je ne me lasse jamais de ce type d'anecdotes !
Conclusion :
Parce que c'est toujours rigolos les différences culturelles.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- la sauce sucrée
- les cartons
- les italiens
- la plomberie

Quand un jeune Japonais découvre dans ses pérégrinations humoristiques et ironiques les travers de la vie parisienne. Il scrute et déchiffre en images notre quotidien dans ses moindres détails, comme le ferait un Florent Chavouet à Tokyo, et apprend à ses risques et périls les charmes de la France que nous découvrons dans ce livre comme dans un miroir.
Ce que j’en pense :
Il est toujours très drôle de voir la façon dont on est perçu par les autres. Ici il s’agit des Parisiens vus à travers les yeux d’un Japonais. Souvent JP Nishi cerne très justement nos comportements, d’autres fois il passe compléments à côté du pourquoi du comment. Oui il est vrai que les us et coutumes liées à la manière de se dire bonjour (nombre de bises et autres gestuelles) sont complexes. Oui c’est vrai que les parisiens tiennent très souvent la porte (il y a des exceptions, mais comparé au sud de la France on peut dire que c’est tout de même la règle). Et sa description des “fans du Japon” m’a beaucoup amusée, car tellement représentative du type de personnes que j’ai pu rencontré dans ce milieu. Par contre je suis assez septique sur la révélation (et surtout la raison) que nous aurions tous à dormir nus...
Dommage que le recueil soit si court, car par pour ma part je ne me lasse jamais de ce type d'anecdotes !
Conclusion :
Parce que c'est toujours rigolos les différences culturelles.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- la sauce sucrée
- les cartons
- les italiens
- la plomberie
23 juillet 2012
Ken Loach : La part des anges (The angel’s share)
A Glasgow, Robbie, tout jeune père de famille, est constamment rattrapé par son passé de délinquant. Il croise la route de Rhino, Albert et la jeune Mo lorsque, comme eux, il échappe de justesse à la prison mais écope d’une peine de travaux d’intérêts généraux. Henri, l’éducateur qu’on leur a assigné, devient alors leur nouveau mentor en les initiant secrètement… à l’art du whisky ! De distilleries en séances de dégustation huppées, Robbie se découvre un réel talent de dégustateur, bientôt capable d’identifier les cuvées les plus exceptionnelles, les plus chères. Avec ses trois compères, Robbie va-t-il se contenter de transformer ce don en arnaque - une étape de plus dans sa vie de petits délits et de violence ? Ou en avenir nouveau, plein de promesses ? Seuls les anges le savent…
Ce que j’en pense :
Fidèle à son habitude des causes perdues, Ken Loath nous parle ici de ces personnes pour qui la vie a décidément bien mal démarrée, dont la longue déchéance vers la violence et l’inadéquation sociale semble inévitable. Mais c’est sans compter sur la magie d’un bon verre de whisky ! Si vous aimez les kilts, les paysages et surtout l’accent écossais, ce film est fait pour vous, une véritable ôde à la culture de cette région. Mais une ôde un peu particulière, puisque dotée d’une morale vacillante. Mais finalement pourquoi pas; car la vie n’est pas toujours toute rose et chacun a bien le droit à une seconde chance. A l’écran cela donne une petite histoire bien sympathique, avec des personnages atypiques et attachants.
Conclusion :
Cela manque un peu de moutons, mais sinon l’essentiel est là.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- le prix psychologique
- le camping
- les mignonettes
- la capillarité
2 avril 2012
Marta Mazzanti : La forêt au temps des dinosaures
Ce que l’éditeur nous dit :
Nous voilà partis pour un voyage fantastique dans le monde préhistorique !
Le fameux botaniste Jacynthe Salsepareille, embarqué dans un voyage d exploration autour du monde, s échoue avec son équipage, dans une curieuse île dont il ne connaissait pas l existence. Et voilà que cette île renferme des plantes sidérantes, et ne voilà-t-il pas des dinosaures ? Mais où le bâteau du professeur Salsepareille a-t-il échoué ?
Une aventure amusante et captivante, complétée par des planches scientifiques précises et magnifiques des plantes aujourd hui disparues, mais aussi de celles que nous connaissons encore aujourd hui...
Vous saurez tout des différentes espèces végétales préhistoriques, de la conquête de la terre ferme à l apparition des plantes à fleurs, de l évolution des mécanismes de reproduction depuis l apparition des spores jusqu à celle de la graine...
Ce que j’en pense :
Ce livre a été découvert dans le cadre d’une masse critique spéciale jeunesse de Babelio. Ses points forts résident sans contexte (et comme répété avec insistance dans la postface et l’épilogue) dans l’originalité de son thème et dans la beauté de ses illustrations. Très intéressée par les “trucs qui poussent” de manière générale, cet album était l'occasion rêvée de découvrir les origines du monde végétal.
Il se divise en deux parties : une petite histoire, qui fait office d’introduction (un peu inutile et sans réel dénouement) et propose de très belles illustrations de paysages, et les planches à proprement parler, qui présente l’évolution des plantes sous forme d’herbier avec commentaires. Malheureusement, deux défauts majeurs entachent cet ouvrage. Tout d’abord, le travail de vulgarisation n’a pas assez été poussé. On sent que les auteurs sont des biologistes professionnel et le vocabulaire technique est difficile à intégrer pour les néophytes (et encore plus pour les enfants). Pour ma part, les cours de biologie sont loin derrière moi, et si certains mots me semblait familier, mes connaissances sont insuffisantes pour tout comprendre (j'imagine que je ne suis pas la seule dans ce cas). Il manque vraiment des explications plus générale sur le fonctionnement des plantes. Par ailleurs il y a un réel problème de mise en page, les planches de l’herbier et leurs explications correspondantes sont rarement face à face. Résultats, il faut faire des aller-retour entre les pages pour avec le commentaires + l’illustration, ce qui ne fait qu’accentuer le problème précédent.
Conclusion :
Un très beau livre, mais qui conviendra mieux à ceux ayant déjà quelques bases en biologie végétale.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les caravelles
- les arbres
- les feuilles
- les spores
Nous voilà partis pour un voyage fantastique dans le monde préhistorique !
Le fameux botaniste Jacynthe Salsepareille, embarqué dans un voyage d exploration autour du monde, s échoue avec son équipage, dans une curieuse île dont il ne connaissait pas l existence. Et voilà que cette île renferme des plantes sidérantes, et ne voilà-t-il pas des dinosaures ? Mais où le bâteau du professeur Salsepareille a-t-il échoué ?
Une aventure amusante et captivante, complétée par des planches scientifiques précises et magnifiques des plantes aujourd hui disparues, mais aussi de celles que nous connaissons encore aujourd hui...
Vous saurez tout des différentes espèces végétales préhistoriques, de la conquête de la terre ferme à l apparition des plantes à fleurs, de l évolution des mécanismes de reproduction depuis l apparition des spores jusqu à celle de la graine...
Ce que j’en pense :
Ce livre a été découvert dans le cadre d’une masse critique spéciale jeunesse de Babelio. Ses points forts résident sans contexte (et comme répété avec insistance dans la postface et l’épilogue) dans l’originalité de son thème et dans la beauté de ses illustrations. Très intéressée par les “trucs qui poussent” de manière générale, cet album était l'occasion rêvée de découvrir les origines du monde végétal.
Il se divise en deux parties : une petite histoire, qui fait office d’introduction (un peu inutile et sans réel dénouement) et propose de très belles illustrations de paysages, et les planches à proprement parler, qui présente l’évolution des plantes sous forme d’herbier avec commentaires. Malheureusement, deux défauts majeurs entachent cet ouvrage. Tout d’abord, le travail de vulgarisation n’a pas assez été poussé. On sent que les auteurs sont des biologistes professionnel et le vocabulaire technique est difficile à intégrer pour les néophytes (et encore plus pour les enfants). Pour ma part, les cours de biologie sont loin derrière moi, et si certains mots me semblait familier, mes connaissances sont insuffisantes pour tout comprendre (j'imagine que je ne suis pas la seule dans ce cas). Il manque vraiment des explications plus générale sur le fonctionnement des plantes. Par ailleurs il y a un réel problème de mise en page, les planches de l’herbier et leurs explications correspondantes sont rarement face à face. Résultats, il faut faire des aller-retour entre les pages pour avec le commentaires + l’illustration, ce qui ne fait qu’accentuer le problème précédent.
Conclusion :
Un très beau livre, mais qui conviendra mieux à ceux ayant déjà quelques bases en biologie végétale.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les caravelles
- les arbres
- les feuilles
- les spores
1 août 2011
Simonetta Greggio : Étoiles
Ce que l’éditeur nous dit :
Stella adorait quand Gaspard faisait fondre dans un gaspacho des glaçons aux feuilles de basilic. Et, quand elle avait de l'appétit, il lui composait des nourritures plus consistantes, jouant sur des associations de saveurs simples : des rondelles de pomme de terre tièdes sur lesquelles il avait amoureusement déposé des pétales de truffe, une noix de Saint-Jacques en carpaccio avec une larme d'oursin sur une feuille de roquette, arrosée de trois gouttes d'huile d'olive. " Fable moderne sous le soleil de Provence, ode à l'amour et à la gastronomie, Etoiles est suivi d'un carnet de recettes
Ce que j’en pense :
Étoiles nous parle de la séparation, et plus précisément de la fin de la vie telle qu’elle existe au sein du couple, de la nécessité de se reconstruire. Ce thème, qui n’aura de cesse de tourmenter certains esprits, est pour la plupart du temps abordé dans le sens du déchirement, de la haine et autres émotions négatives. Au contraire, Simonetta Greggio prend cette situation subie comme l’occasion d’un nouveau départ dans le sens le plus positif qu’il soit : réapprendre à s’étonner, à s’extasier, à profiter des petites joies quotidiennes et de la liberté retrouvée. Loin d’être un hymne au célibat, Étoiles est un ode à la joie de vivre.
Au final ce sont 147 pages de bonheur qui nous sont proposées, celui ci prenant tour à tour la forme de l’odeur du sud, celle de la saveur d’un plat harmonieusement composé, ou encore d’un simple sourire.
Si du point de vue strict de la romance, cette courte histoire n’a que très peu d’intérêt, c’est pour le sentiment de légèreté qu’elle procure qu’elle se dévore.
Conclusion :
Un bon interlude entre deux lectures, pour se mettre un peu de baume au cœur (et l’eau à la bouche).
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les fruits
- les légumes
- les sauces
- le subtil mélange des saveurs
Stella adorait quand Gaspard faisait fondre dans un gaspacho des glaçons aux feuilles de basilic. Et, quand elle avait de l'appétit, il lui composait des nourritures plus consistantes, jouant sur des associations de saveurs simples : des rondelles de pomme de terre tièdes sur lesquelles il avait amoureusement déposé des pétales de truffe, une noix de Saint-Jacques en carpaccio avec une larme d'oursin sur une feuille de roquette, arrosée de trois gouttes d'huile d'olive. " Fable moderne sous le soleil de Provence, ode à l'amour et à la gastronomie, Etoiles est suivi d'un carnet de recettes
Ce que j’en pense :
Étoiles nous parle de la séparation, et plus précisément de la fin de la vie telle qu’elle existe au sein du couple, de la nécessité de se reconstruire. Ce thème, qui n’aura de cesse de tourmenter certains esprits, est pour la plupart du temps abordé dans le sens du déchirement, de la haine et autres émotions négatives. Au contraire, Simonetta Greggio prend cette situation subie comme l’occasion d’un nouveau départ dans le sens le plus positif qu’il soit : réapprendre à s’étonner, à s’extasier, à profiter des petites joies quotidiennes et de la liberté retrouvée. Loin d’être un hymne au célibat, Étoiles est un ode à la joie de vivre.
Au final ce sont 147 pages de bonheur qui nous sont proposées, celui ci prenant tour à tour la forme de l’odeur du sud, celle de la saveur d’un plat harmonieusement composé, ou encore d’un simple sourire.
Si du point de vue strict de la romance, cette courte histoire n’a que très peu d’intérêt, c’est pour le sentiment de légèreté qu’elle procure qu’elle se dévore.
Conclusion :
Un bon interlude entre deux lectures, pour se mettre un peu de baume au cœur (et l’eau à la bouche).
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les fruits
- les légumes
- les sauces
- le subtil mélange des saveurs
21 août 2010
Julie Bertuccelli : L’arbre (The Tree)
Ce que le synopsis nous dit :
En Australie, Dawn et Peter vivent heureux avec leurs quatre enfants à l'ombre de leur gigantesque figuier. Lorsque Peter meurt brutalement, chacun, pour continuer à vivre, réagit à sa manière. Simone, la petite fille de 8 ans, croit que son père vit à présent dans l'arbre. Un jour, elle initie Dawn à son secret... Peu à peu Dawn retrouve des forces, un travail. Peut-être un nouvel amour ? La vie reprend mais l'arbre devient envahissant : ses branches, ses racines, et même son peuple de grenouilles et de chauves-souris se lancent à l'assaut de la maison et menacent ses fondations ! Dawn n'a plus le choix : elle doit le faire abattre…
Ce que j’en pense :
Accepter la mort d’un être cher qui part sans préambule et réussir à continuer à vivre. L’histoire également d’un attachement à un arbre, représentant de ce que la nature a de plus beau à offrir, qui revoit aux racines, à la famille. Voilà un beau sujet, de belles métaphores. Pour le rien gâcher, le vent entre les feuilles ou les couchés de soleil sur les plaines Australienne sont tout simplement splendides. L’émotion aurait dû être au rendez vous. Mais finalement pas tant que ça.
Julie Bertuccelli a du faire une erreur quelques part. Peut être parce que Charlotte Gainsbourg joue moins bien que Morgana Davies (dans le rôle de sa fille). Ou parce que l’histoire est mise de côté et trop facile, que les événements dépeints auraient dû être plus espacés dans le temps pour être crédibles. Parce que les personnages ne sont pas très travaillés, chacun étant le représentant d’une réaction type, sans aucun jeu de couleur, ni ambivalence.
En tout cas il manque ce petit quelque chose qui touche, qui bouleverse. Je suis sortie en haussant les épaules.
Conclusion :
Poétique, mais peu mieux faire
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- Les racines
- Les feuilles
- Les maisons
- La plomberie
En Australie, Dawn et Peter vivent heureux avec leurs quatre enfants à l'ombre de leur gigantesque figuier. Lorsque Peter meurt brutalement, chacun, pour continuer à vivre, réagit à sa manière. Simone, la petite fille de 8 ans, croit que son père vit à présent dans l'arbre. Un jour, elle initie Dawn à son secret... Peu à peu Dawn retrouve des forces, un travail. Peut-être un nouvel amour ? La vie reprend mais l'arbre devient envahissant : ses branches, ses racines, et même son peuple de grenouilles et de chauves-souris se lancent à l'assaut de la maison et menacent ses fondations ! Dawn n'a plus le choix : elle doit le faire abattre…
Ce que j’en pense :
Accepter la mort d’un être cher qui part sans préambule et réussir à continuer à vivre. L’histoire également d’un attachement à un arbre, représentant de ce que la nature a de plus beau à offrir, qui revoit aux racines, à la famille. Voilà un beau sujet, de belles métaphores. Pour le rien gâcher, le vent entre les feuilles ou les couchés de soleil sur les plaines Australienne sont tout simplement splendides. L’émotion aurait dû être au rendez vous. Mais finalement pas tant que ça.
Julie Bertuccelli a du faire une erreur quelques part. Peut être parce que Charlotte Gainsbourg joue moins bien que Morgana Davies (dans le rôle de sa fille). Ou parce que l’histoire est mise de côté et trop facile, que les événements dépeints auraient dû être plus espacés dans le temps pour être crédibles. Parce que les personnages ne sont pas très travaillés, chacun étant le représentant d’une réaction type, sans aucun jeu de couleur, ni ambivalence.
En tout cas il manque ce petit quelque chose qui touche, qui bouleverse. Je suis sortie en haussant les épaules.
Conclusion :
Poétique, mais peu mieux faire
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- Les racines
- Les feuilles
- Les maisons
- La plomberie
Inscription à :
Articles (Atom)








