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16 décembre 2013

Romain Puértolas : L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire ikea

Ce que l’éditeur nous dit :
Un voyage low-cost... dans une armoire Ikea ! Une aventure humaine incroyable aux quatre coins de l'Europe et dans la Libye post-Kadhafiste. Une histoire d'amour plus pétillante que le Coca-Cola, un éclat de rire à chaque page mais aussi le reflet d'une terrible réalité, le combat que mènent chaque jour les clandestins, ultimes aventuriers de notre siècle, sur le chemin des pays libres.

Ce que j’en pense :
Je comprend parfaitement que ce livre se soit placé dans les meilleures ventes librairies : facile à lire, facile à comprendre, drôle mais pas trop compliqué, avec un soupçon de fantaisie, et pour couronner le tout une référence à une célèbre chaîne de magasin où il fait toujours bon se promener (mais dont on ne ressort jamais les mains vides). De là à s’imaginer que Romain Puértolas puisse un jour prétendre au Goncourt... ouai non, même pas en rêve. Oui c’est distrayant. Et puis au départ tous les jeux de mots sur la prononciation pas toujours évidente des noms indiens m’a fait sourire. Mais le comique de répétition, cela n’a jamais été mon truc. Ajoutons à cela des personnages extrêmement caricaturaux, une enchaînement des événements plus d'improbable (mais ça à la limite c’est assumé) et une pseudo leçon de vie sur le sort des immigrés et autres, facile mais pas vraiment crédible. Qu’est ce que je disais déjà ? Ah oui, c’est distrayant. Voilà.

Conclusion :
Distrayant. Voilà.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les soutes
- le mode survie
- les tapis roulants
- les caravanes


15 octobre 2013

Robert Kirkman : Walking Dead (volumes 1 à 8)

Ce que l’éditeur nous dit :
Rick est policier et sort du coma pour découvrir avec horreur un monde où les morts ne meurent plus.
Mais ils errent à la recherche des derniers humains pour s'en repaître.
Il n'a alors plus qu'une idée en tête : retrouver sa femme et son fils, en espérant qu'ils soient rescapés de ce monde devenu fou.
Un monde où plus rien ne sera jamais comme avant, et où une seule règle prévaut : survivre à tout prix.

Ce que j’en pense :
Se laisser influencer... c'est exactement ce qui m'est arrivée après être tombée sur une (vieille) chronique de Pénélope Bagieu. Pourtant j'avais déjà vu un extrait de la série, pourtant je ne suis pas du tout fan de zombies, mais pourtant elle m'a convaincu.
Je suis assez d'accord avec son point de vue. Les trois premiers volumes sont sympas, mais sans plus. Et puis progressivement, on entre dans l'histoire, la tension monte. J'ai lu quelques part des statistiques de la série selon lesquelles la grande majorité des décès qui surviennent étaient du fait non pas des morts-vivants, mais des humains. Et c'est vrai. Cela résume bien l'état d'esprit de Walking Dead. Les zombies ne sont finalement qu'un pretexte pour décrire une société poussée à son paroxysme. Ce sont dans les situations extrêmes que les êtres se révèlent. Je constate aussi que c'est que ce sont les pires situations qui sont les plus "palpitantes" à la lecture. C'est moche quand même... et j'ai déjà reservé les volumes suivants à la bibliothèque de Paris.

Conclusion :
Pas addictif, mais presque.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les vans
- les mots en gras
- les grillages
- les amputations


6 mai 2013

Derek Cianfrance : The Place Beyond the Pines

Ce que le synopsis nous dit :
Cascadeur à moto, Luke est réputé pour son spectaculaire numéro du «globe de la mort». Quand son spectacle itinérant revient à Schenectady, dans l’État de New York, il découvre que Romina, avec qui il avait eu une aventure, vient de donner naissance à son fils… Pour subvenir aux besoins de ceux qui sont désormais sa famille, Luke quitte le spectacle et commet une série de braquages. Chaque fois, ses talents de pilote hors pair lui permettent de s’échapper. Mais Luke va bientôt croiser la route d’un policier ambitieux, Avery Cross, décidé à s’élever rapidement dans sa hiérarchie gangrenée par la corruption. Quinze ans plus tard, le fils de Luke et celui d’Avery se retrouvent face à face, hantés par un passé mystérieux dont ils sont loin de tout savoir…

Ce que j’en pense :
Derek Cianfrance nous propose un découpage original, en trois parties quasi distinctes, qui peut être un peu déroutant mais fonctionne très bien. Si le genre en est totalement différent, on y retrouve un peu ce principe utilisé dans Cloud Atlas sur les conséquences de nos actions présentes sur le futur. Pour ma part j’apprécie toujours autant.
The place behond the pines  est un film prenant, porté par d’excellents acteurs et pas seulement ceux se trouvant sur l’affiche, sur laquelle Dane DeHaan par exemple aurait eu le mérite de figurer. Et il faut bien avouer que Ryan Gosling transcende complètement son rôle (je m’apprête à me faire des ennemis mais je l’ai trouvé bien meilleur, car offrant un plus large palette de - très justes - sentiments, que dans Drive).
Le film se repose beaucoup sur une ambiance particulière, qui reste à fil tendu tout au long de la séance. Il s’agit d’une vision de la vie, de certaines vies en tout cas, par vraiment fatidique mais un peu dérangeante, qui laisse une sensation étrange même après le retour à la réalité.

Conclusion :
Un film prenant.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les caravanes
- les lunettes de soleil
- les sacs à dos
- les boites de rangement