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29 mai 2016

Ken Liu : La ménagerie de papier (The Paper Menagerie and Other Stories)

Ce que l’éditeur nous dit :
« Elle plaque la feuille sur la table, face vierge exposée, et la plie. Intrigué, j'arrête de pleurer pour l'observer. Ma mère retourne le papier et le plie de nouveau, avant de le border, de le plisser, de le rouler et de le tordre jusqu à ce qu'il disparaisse entre ses mains en coupe. Puis elle porte ce petit paquet à sa bouche et y souffle comme dans un ballon. «Kan», dit-elle. «Laohu». Elle pose les mains sur la table, puis elle les écarte. Un tigre se dresse là, gros comme deux poings réunis. Son pelage arbore le motif du papier, sucres d'orge rouges et sapins de Noël sur fond blanc. J'effleure le petit animal qu'a créé Maman. Il remue la queue et se jette, joueur, sur mon doigt... »
Ken Liu est né en 1976 à Lanzhou, en Chine, avant d'émigrer aux états-Unis à l'âge de onze ans. Titulaire d'un doctorat en droit (université de Harvard), programmeur, traducteur du chinois, il dynamite les littératures de genre américaines, science-fiction aussi bien que fantasy, depuis une dizaine d'années, collectionnant distinctions et prix littéraires, dont le Hugo, le Nebula et le World Fantasy pour la seule « Ménagerie de papier », ce qui demeure unique à ce jour. Le présent recueil, sans équivalant en langue anglaise et élaboré au sein d un corpus considérable, consacre l'éclosion du plus brillant des talents, protéiforme et singulier l'avènement d'un phénomène.

Ce que j’en pense :
Commençons par les défauts de ce recueil : très souvent, les textes de Ken Liu ont un aspect prévisible, convenu ; il leur manque la part de mystère et de surprise qui font la différence. Je pense que c’est l’une des raisons pour lesquelles aucune de ces nouvelles ne m’a vraiment bluffée, tandis que j’ai été toute retournée par bon nombre des textes de Mélanie Fazi (comment ça je la cite tous les 3 articles, et alors c’est quoi le problème, c’est que ça fait trop longtemps que je n’ai pas parlé de Maïa Mazaurette ? ♥) ou de Lisa Tuttle que j’ai lus. Et pourtant Ken Liu est bel et bien un excellent nouvelliste, puisque dès les premières lignes il parvient à mettre en place un univers, une atmosphère, à poser ses personnages, pour ainsi créer des histoires riches malgré un nombre de pages réduit. Sur cet aspect d’ailleurs j’ai été épatée. L’auteur dispose de multiples cordes à son arc qui lui permettent de nous emporter dans des mondes, des ambiances, des cultures, voire des genres très variés d’une nouvelle à l’autre, ce que je trouve admirable. Et même si la manière de les faire évoluer manque parfois d’originalité, on sent que l’auteur a des messages à nous faire passer. Il nous propose de réfléchir à nos racines et à notre futur, à l’importance de la mémoire et de l’écriture, sur la valeur de la vie, sur les questions éthiques qui vont de pair avec les progrès technologiques et la recherche d’immortalité, ou encore la spiritualité au sens plus général.

Conclusion :
Tout cela se lit avec le plus grand plaisir.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les souvenirs
les carnets intimes
l’origine du monde
les conversations divines

SFFF & D. : item 18


15 octobre 2012

Chine, Mongolie et Russie : souvenirs du transmongolien et du transsibérien

Ce qu'il faut savoir:
Le Transmongolien est une voie ferrée qui relie Pékin (Chine) à Oulan-Oude (Russie), sur la ligne du Transsibérien, en traversant la Mongolie et sa capitale Oulan-Bator.
La ligne a été construite entre 1949 et 1961. La voie est essentiellement unique en Mongolie (avec un écartement est de 1520 mm) et se double en Chine (1520 mm), ce qui oblige à un ajustement au passage de frontière. Pour cela chaque voiture doit être levée à son tour afin de changer les bogies, opération pouvant prendre plusieurs heures. La plupart des trains sont tractés par au moins deux locomotives et transportent chaque année plus de 4,1 millions de passagers.
Le Transsibérien est la voie ferrée de Russie qui relie Moscou à Vladivostok en une semaine, traversant 9 288 kilomètres et plus de 990 gares (en réalité une cinquantaine est régulièrement desservie). Son premier tronçon fut achevé en 1888, tandis que le plus récent date de 1916. Le train est parfois le seul moyen pour rallier les villages isolés de Sibérie. Il est surtout le plus économique et le plus fiable. Le train traversant plusieurs fuseaux horaires, l’heure de référence est systématiquement celle de Moscow (ce qui peut donner lieu à des horaires quelque peu farfelus).

Ce que j’en pense :
Le trajet que nous avons effectué traverse trois pays différents, dont les différences sont clairement marquées.
En Chine d’abord, un wagon à quatre places nous permettait une certaine tranquillité. Le train était assez confortable, avec un super wagon restaurant et des jolies couchettes. Le paysage quand à lui était très surprenant. Il ne cesse à aucun moment d’y avoir des constructions humaines et partout de grands immeubles émergent, 15 étages d’un coup au milieu de nul part. On constate le développement foudroyant du pays de ses propres yeux. Malheureusement, la présence des ordures est également incessante. Si en ville une horde de travailleurs ramassait frénétiquement les déchets, dans la campagne personne ne semble ce soucier de ce que les gens jettent par leurs fenêtres. Les paysans bêchent tranquillement à côté de sachets plastiques. Il est à espérer que le pays alignera bientôt en matière d’éducation écologique sont incroyable développement.
En Mongolie, le wagon restaurant est abandonné. Mais la vue est à couper le souffle. Comme dans un rêve, des plaines à pertes de vue ne semblent dérangées que par des troupeaux de vaches ou de chevaux à poils très longs. Parfois, une maison et sa Yourte viennent ponctuer le décors. Un début de neige suffit à parfaire la magie du lieu. Nous avons eu la chance d’assister à une course effrénée de quelques mongoles, lancés au galop sur leurs montures dont quasi aucune végétation ne venait troubler la visibilité. Par contre, les quelques arrêts dans des villes à l’air lugubre et sale ne nous on pas donnés envie de s’y arrêter plus longtemps.
Le train que nous avons pris en Russie, constitués de wagon dortoirs sans séparations oblige à une certaine proximité avec les locaux. Les rencontres sont facilités, avec les avantages et les inconvénients que cela inclut (en particulier lorsqu’il s’agit de passer 3 jours dans un lieu ne disposant pas de douches). Les paysages sont beaux mais monotones, incroyable sur une distance aussi longue : de la taïga, ponctuées de villages en bois aux toits colorés. Et c’est propre. Le réveil avec vue sur le lac Baïkal justifie à lui seul le voyage.

Conclusion :

Définitivement une expérience à vivre.


8 octobre 2012

Chine : souvenirs de Shenzen, Canton et Pékin

Ce qu'il faut savoir :
A l’origine modeste village de pécheurs, la municipalité de Shenzhen est encore largement rurale jusqu’en 1979. Cette année là, une partie de son territoire acquiert le statut de zone économique spéciale dans le cadre de la politique d'ouverture aux investissements étrangers. Bénéficiant de sa position géographique privilégiée, elle connaît un essor économique et démographique spectaculaire. La croissance économique de Shenzhen est de 25,8 % par an en moyenne depuis 1980. Elle compte aujourd'hui plus de 10 millions d'habitants et constitue une des municipalités les plus riches de Chine. Elle fait partie de la mégalopole chinoise du delta de la Rivière des Perles.

Canton ou Guangzhou est la capitale de la province du Guangdong dans le sud de la Chine et abrite près de 12,7 millions d'habitants. La ville fut longtemps le siège des colons européens, idéale pour le commerce de part sa proximité avec Hong-Kong. En effet, elle fut l'un des cinq ports ouverts par le traité (inégal) de Nankin suite à la première guerre de l'opium. De nombreux vestiges coloniaux de cette époque sont encore en place aujourd’hui.
En plus de certains bombardement en 1958 (seconde guerre de l’opium), Canton eut également à subir une invasion japonaise en 1937. Mais de ce passé houleux, elle garde bien des traces, puisqu’elle a été l'une des premières villes à s'ouvrir aux investissements étrangers du début des années 1980.

Pékin ou Beijing, avec 19,6 millions d'habitants en 2010, est la capitale de la République populaire de Chine. Le parler pékinois forme la base du mandarin standard. D'abord ville périphérique de l'empire chinois sous les Han et les Tang, elle prend de l'importance lorsque les Jurchen, qui fondent la dynastie Jin et la désigne capitale en 1153. Le prince mongol Kublai Khan en fait de même sous le nom de Dadu (« grande métropole »), enfin les Ming y transfèrent leur administration en 1421, parachevant le choix de Pékin comme capitale de la Chine. Située à proximité de la Grande Muraille, Pékin abrite des monuments célèbres comme la Cité interdite et le Temple du ciel, qui sont inscrits au patrimoine mondial. De nombreuses réalisations architecturales et structurelles ont modifié la ville à l'occasion des Jeux olympiques dont elle a été l'hôte en 2008.

Ce que j’en pense :
Comblée par ma visite de Shanghai lors de l’exposition universelle 2010, j’avais hâte de retourner en Chine. Ma première surprise, alors que je pensais que Shanghai faisait office d’exception, fut de découvrir la modernité de bien des cités, dans un pays où les « petites villes » se comptent en millions d’habitants. Les villes semblent bouger autour de soi, tout à l’air de se construire et se développer à vitesse éclair. Que ce soit en musées, marchés médicinaux, ballades, parcs d’attractions, tours à n’en plus finir et surtout centres commerciaux, il y a de quoi faire. Sans compter sur toutes les variétés que l’on peut trouver d’une région à l’autre.
Le problème est la distance. Dans toutes ces citées, les transports en commun sont très développés. Les stations de métros, qui semblent pousser comme des champignons (alors qu’une seule station prend des années à sortir de terre chez nous), sont propres et modernes (merci à la ribambelle de personnes d’entretien). Malgré cela, il faudra facilement marcher 1km entre sa station et sa destination finale, ce qui donne largement l’occasion de perdre son temps et son chemin. Les problèmes de communications ne permettent par vraiment de demander sa route, ni de compenser par bus ou taxi. Bref c’est la galère l’aventure.
Par ailleurs, si l’excitation de se pays est très vive au début, après 3 semaines (ajoutées à un séjour à Hong-Kong) une baisse de motivation peu se faire sentir. Pour la raison évoquée ci-dessus d’abord, pour la nourriture ensuite (beaucoup trop d’épices et de viandes partout, que le riz ne parvient plus à combler sur le moyen terme) et enfin pour les habitants. Les chinois sont nombreux, très nombreux et ça se voit/sent. Heureusement, certain espaces offres un coin de paradis. Pékin en particulier semble si calme comparé à la fureur du sud (et son ciel est bleu! merci aux jeux olympiques qui ont déclenchés le déplacement des usines). Mais lentement et sûrement, un sentiment d’oppression s’est installé et à terme j’étais heureuse de pouvoir quitter la Chine (pour mieux y revenir plus tard, sans doute).

Conclusion :
Un pays fascinant et épuisant.

 Voir le programme du voyage ici, et là.


10 août 2012

Viêt Nam : souvenirs de Hồ Chí Minh, Huế et Hànội

Ce qu'il faut savoir :
L’histoire du nord du pays est fortement liée à celle de la Chine, qui le régit le pendant fort longtemps. Au centre, vivaient en relative autonomie le peuple cham, tandis qu’au sud, les influences les plus marquantes semble venir de l’Inde. Du XIVe siècle, jusqu’en 1945, on peut considérer que l’histoire du pays a été modelé par la succession des 13 souverains de la dynastie Nguyễn, aboutissant bon gré mal gré à une nation forte et unique. En 1854, les français débarquent. En 1983, ils ajoutent le sud du Viêt Nam (la Cochinchine) à leur territoire colonial. Cette période engendrera une forte montée de communisme dans le pays.
En 1941, en plein régime péténiste, le Parti communiste indochinois crée la ligue Việt Minh, dirigé par dont Hô Chi Minh. L’année suivante, le pays est divisé en deux zones de combats distinctes jusqu’en 945, lorsque Hồ Chí Minh proclame l'indépendance de la République démocratique du Viêt Nam. Dans les faits, la France occupe toujours le sud du pays, ce dernier faisant finalement appel à l’aide de la République Populaire de Chine. La séparation s’accentue, la population devant choisir entre le régime communiste du Nord (République démocratique du Viêt Nam) et nationaliste “chrétiens” du Sud (République du Viêt Nam), provoquant de vastes déplacements de populations.
La guerre du Viét Nam débute en 1955, qui connaîtra notamment la fameuse intervention américaine. Le 30 avril 1975, Saïgon tombe et est renommé après Hồ Chí Minh, donnant le nord vainqueur. Le gouvernement lance une campagne d’éradication du “capitalisme”, provocant la fuite de nombreuses personnes à l’étranger.
A partir de 1986, le marché et la production sont libéralisés, les relations diplomatiques étrangères s’ouvrent progressivement. Aujourd’hui, Le Việt Nam est officiellement une république socialiste.

Ce que j’en pense :
Comparé au Cambodge, le Viêt Nam paraît être un pays ultra moderne : routes goudronnées, rues éclairées, nombreux commerces et infrastructures. Plus riche, mais aussi plus agressif que son voisin, le pays semble véritablement en plein essor, même si le vent du communisme n’a pas fini de souffler.
Les mots qui reviennent le plus souvent concernant ce pays sont : scooters, rizières et Baie d’Halong. Tout est vrai. Réussir à traverser (plusieurs fois) une rue Vvetnamienne est une expérience incontournable. Impossible de louper les champs verts, qui bordent les routes dès la sortie des villes, mêmes s’ils ne constituent pas toujours les plus beaux paysages. Enfin, toutes les photos ne remplaceront pas la magie d’un soleil couchant sur la baie d’Halong vue de ses propres yeux, et ce même avec l’abondance de jonques pleines de touristes qui commencent à l’envahir. Mais ce ne sont que quelques uns des nombreux aspects que l’ont peut y découvrir, si diversifiés que je ne pourrait entrer dans le détail sans en écrire des pages. Nature, ville, culture, il y en a pour tous les goûts. Mais plus que tel ou tel musée, telle ou telle activité, c’est l’ambiance (ou plutôt les ambiances) de ce pays qui m’a séduite au point que je pense certainement y retourner une fois dans ma vie. Pourtant, on es bien loin du pays des Bisounours et de nombreuses déconvenues sont venues ponctuer se séjour, tant au niveau des habitudes locales que de l’accueil, qui réservent le pire comme le meilleur. Ce qui est certain, c’est que c’est un pays vivant. A noter que la délicieuse nourriture, que je place à ce jour comme la meilleure cuisine asiatique, participe probablement à cette opinion positive.

Conclusion :
Un pays fait pour l’aventure !

 Voir le programme du voyage ici, et là.


19 juin 2012

Cambodge : Souvenirs de Siem Reap, Sihanoukville et Phnom Penh

Ce qu'il faut savoir :
L’histoire du Royaume du Cambodge commence aux environs de 3500 av. J.C. avec les peuples Môns et Khmers. Bien que tout ce petit monde finisse par se ranger à l’hindouisme, les pouvoirs restent décentralisés en différents royaumes.
Ce sera finalement Jayavarman II qui unifiera le pays, lorsqu’il se proclame roi en 802, marquant le début de l’apogée de l’immense empire Khmer. La capitale Angkor est aujourd’hui le témoin du grandiose des rois qui se sont succéder à sa tête. La période a vu, d’un souverain à l’autre, la religion d'état balancer entre hindouisme et bouddhisme, chacun tenant à marquer son passage par des temples toujours plus majestueux que ceux de son prédécesseur. Malgré une grande avancée technologique, c’est précisément cette frénésie constructrice qui causera la perte de l’empire, (au 15e siècle) Indravarman III tarissant bel et bien les ressources financières et humaines. S’ensuivra une longue période mouvementée, durant laquelle siams et vietnamiens se disputent et se partagent le royaume.
Les français viennent mettent tout le monde d’accord en 1863, ajoutant le Cambodge à leur collection de colonies asiatiques (et profitant de l’occasion pour ressortir Angkor des jungles qui l’avaient englouties). Mais sous la pression des japonais durant la grande guerre, ils devront se résoudre à “rendre” le pays et négocieront l’indépendance avec le leader Sihanouk en 1953. Ce dernier se révèle fort inconstant et rarement bon décisionnaire, mais grâce à un charisme incroyable, ne perdra jamais l’estime du peuple. C’est notamment la position floue qu’il choisira d’adopter vis à vis de la guerre du Viêt Nam, qui donnera accès au pouvoir aux tristement célèbres Khmers rouges. Ils installent un régime plus qu’autoritaire en 1975, qui mettra à feu et à sang sa propre population pendant 3 longues années. Aujourd’hui, le pays est encore tenus par certains dirigeants de l’époque. Le pays se reconstruit tant bien que mal, dans une situation où les droits de l’homme peuvent commencer à exister, mais où la corruption est encore dominante.

Ce que j'en pense :
Le Cambodge est un pays qu’il faut absolument voir un jour dans sa vie.
Les temples d’Angkor a eux seuls valent le déplacement. Rien que la sensation fabuleuse de se sentir un peu dans la peau d’Indiana Jones (ou de Lara Croft) découvrant les ruines et les trésors de civilisation perdues... tout un programme.
Du côté de Sihanoukville, l’invasion a commencé et on peut se demander un instant si le bus ne nous a pas déposé par erreur en Australie. Certes les riels cambodgiens sont toujours acceptés (mais les dollars aussi), mais la population habituelle est brusquement remplacée par des horde de plongeurs en furie (très mous en journée et très bourrés en soirée) et des demoiselles trop blondes, trop bronzées et surtout trop peu vêtues. Pourtant le charme du Cambodge est toujours là, bien caché entre les branches des forêts de mangroves du Ream national park ou dans les eaux claires des petites îles paradisiaque qui bordent le continent.
Phnom Penh, enfin, que l’on décrit souvent comme ayant “un certain charme désuet”, se révèle être une capitale résolument moderne (comparée au reste du pays, certes), et très agréable à découvrir. Au delà de toutes les visites possibles, elle permet par exemple de déguster les jus de fruits (très) frais qui font la joie des papilles dans ce pays, tout en étant dans un endroit climatisé (en principe ce n’est pas le genre de détail que j’apprécie, mais quand il fait à ce point chaud, on le vit presque comme une récompense suprême).
Trois endroits, très différents, très complémentaires, qui raviront les amoureux de la natures comme les désireux de culture.
Et puis il y a bien sûr toute la réflexion que l’on peut avoir lorsque l’on s’intéresse aux événements pas si lointain qui ont frappés le pays, de réaliser que tous ces gens si souriants et si agréables ont pu faire partie de cette page d’histoire (d’un côté ou de l’autre de la scène), et surtout de constater cette faculté si rapide à “s’en remettre”. C’est fou.

Conclusion :
Impossible de ne pas trouver son bonheur au Cambodge.

Voir le programme du voyage.


3 juin 2012

Chine : souvenirs de Hong-Kong

Ce qu'il faut savoir :
Hong Kong, ou « port aux parfums » est une région administrative spéciale de la République populaire de Chine (depuis 1997) et abrite sept millions de Hongkongais. Elle obéit au principe de « un pays, deux systèmes », qui lui permet de garder sa relative autonomie jusqu’en 2047.
Région resté quasiment à l’écart des tumultes mondial jusqu’en 1840, c’est avec l’arrivé des colonies anglaises qu’elle a commencé à attirer l’attention sur son sort. En effet, sa position géographique et ses ports à eaux profondes, à toutes les qualités pour attirer les commerces maritimes. Profitant (doublement) des deux guerres de l’opium (traité de Nankin en 1842, puis en 1860), les britanniques s’attribuent l’ile, puis une partie de territoire terrestres. Durant ce temps, Hong Kong se peuple (de nombreux expatriés européens, mais aussi d’immigrés chinois) et s’enrichie (même si la population reste assez pauvre) à grande vitesse. En 1898, l'Allemagne, la France et la Russie acquièrent également des droits sur différents territoires chinois.
Hong Kong compte 1,6 million d'habitants en 1941, lorsque le territoire est envahi, puis occupé, par les forces japonaises, qui mettront à sac le territoire. L’essor économique ne reprendra qu’en 1960, en particulier grâce aux activités textiles, puis financières.
Les Nouveaux Territoires ayant été cédés pour 99 ans (seulement), ils sont revenus à la Chine en 1997, date à laquelle le Royaume Unis rétrocède également (généreusement) l’ensemble de la région hongkongaise, sous couvert que soient maintenus les systèmes économiques et législatifs, et le mode de vie hongkongais pendant 50 ans.

Ce que j’en pense :
Hong-Kong est unique. Il est vrai qu’elle a offerte à la voyageuse asiatique que j’étais un certain ilot de réconfort, un retour à des choses connues qui font « comme à la maison » (même cela signifie s’offrir le luxe d’un Frappucino chez Starbucks ou rêver d’aménagement en arpentant les pièces témoins chez Ikéa. Pas vraiment le retour en France non plus). Tout aussi agréable est le fait de pouvoir prendre le métro en achetant son billet à la machine, sans avoir à négocier le prix de son tuk-tuk – donc sans risque de se faire arnaquer. Et puis tout est propre. Et puis les musées sont merveilleux, grands, agréablement bien pensé et enrichissants, presque gratuits et – oh comble du bonheur - entièrement traduits en anglais.
Mais l’illusion de confort fut de courte durée, car Hong-Kong n’est pas exemptes de ses démons, le luxe appelant indubitablement le vice. Un premier indice fut l’omniprésence de néons et lumières. C’est coloré, c’est joli, oui, mais cela révèle surtout d’un grand nombre de magasins. La ville en est littéralement submergée. Les trottoirs jonchés et les dix centres commerciaux géants par quartier n’y suffisant pas, restaurants et boutiques squattent également les étages du moindre immeuble. C’est à se demander où dorment tous les gens supposés acheter. La réponse est : dans des toutes petites mini chambres (à prix exorbitants) agglutinés dans des hôtels ayant dû se partager les étages des immeubles restant. Si cette vision de la surconsommation pourrait faire rêver tout fanatique de shopping, elle m’a très rapidement parut oppressante et même écœurante. De nombreux parcs, pourtant grands et fleuris, tentent bien de remplir cette fonction d’antidépresseurs, mais le répit est de trop courte durée.

Conclusion :
Si je suis ravie d’avoir pu voir cette ville de mes propres yeux, d’appréhender sa situation historique (la période de la colonisation ou des guerres d’opium valant bien de s’y intéresser) et d’avoir pu y faire (tout de même) quelques achats, je pense que je ne suis pas prête d’y retourner.

Voir le programme du voyage.




30 mars 2012

Thaïlande : Souvenirs de Bangkok

Ce qu'il faut savoir :
Bangkok, ou de son petit nom complet กรุงเทพมหานคร อมรรัตนโกสินทร์ มหินทรายุธยา มหาดิลกภพ นพรัตน์ราชธานีบุรีรมย์ อุดมราชนิเวศน์มหาสถาน อมรพิมานอวตารสถิต สักกะทัตติยะวิษณุกรรมประสิทธิ์, ce qui peut se traduire par Ville **tout plein d’adjectifs** construite par Vishnukarn.
Mais les thaïlandais la surnomme plus simplement Krung Thep, le terme de Bangkok n'étant en réalité que la dénomination officiellement reconnue par le reste du monde. L’origine de cette aberration semble provenir de l’ancienne appellation de la petite ville de province qui se trouvait à cet endroit auparavant (les étrangers ayant persisté à ne pas constater le changement).
En effet, jusqu’au 18es la vraie star du pays était la ville d’Ayutthaya (capitale du Royaume du même nom, sous le règne duquel se constitua le territoire actuel), située plus au nord. Lorsque le Royaume d’Ayutthaya s’effondre, Rama I, premier monarque de la dynastie Chakri prend la succession du pouvoir. Il fonde l’heureuse Bangkok le 21 avril 1782 et la désigne capitale. A noter que l’histoire de cette dynastie est toujours en cours d'écriture, le très aimé Rama IX étant sur le trône depuis 1927.
Si la ville réussi plutôt bien à se faire un nom au niveau international (notamment grâce à son immense aéroport), ce n’est pas sans quelques  contraintes techniques. Pollution de l’air aussi bien que sonore et une circulation plus qu’anarchique (que le développement des transports en commun, dont quelques lignes de métro, tente de pallier), sont son lot quotidien. De plus, construite sur une zone marécageuse, les nombreux canaux limitent les possibilités d'aménagement et de construction (les alluvions gorgés d’eau se révèlent à la moindre tentative de creuser). Cela dit, Bangkok est aujourd’hui l’une des mégalopole les plus vastes du monde, avec une superficie de 1 568,7 km2, au sein de laquelle vivent plus de 8 millions de personnes.

Ce que j'en pense :
Deux séjours successifs permettent deux visions différentes d’un même endroit. Le premier passage, surtout concentré au coeur du quartier historique montre une ville très "Asie grouillante”. Autrement dit, elle est fourmillante, bruyante et pas forcement très à cheval sur l'hygiène, mais également colorée et fascinante, remplies de mille trésors cachés à chaque coin de rue. De même, le contraste entre les lieux “publics” et les monuments et places officiels (imposants, étincelants et forcement un peu impressionnants) me parait typique. Le second passage, qui permet de parcourir également les quartiers plus modernes, montre cette fois une “Asie comtemporaine”. Les petites rues sinueuses laissent place aux grandes tours et aux centre commerciaux ultra-modernes, où les styles vestimentaires se font plus travaillés, les bouquineries multilingues fleurissent et le type caucasien n’est plus si rare. Cette Bangkok là est définitivement au centre du monde.
Ainsi comment ne pas succomber ? Certes, le charme de la cité ne saute pas aux yeux dès premier regard (quoi que la vaste offre de massages thaïe à prix mini aux abords de Khoasan Road laisse présager d’un séjour sympathique), mais se révèle au fur et à mesure que l’on la découvre. Envies de culture, d’histoire, d'authenticité, d’ouverture ou juste de shopping, toutes sauront être satisfaites.

Conclusion :
Si comme moi vous aimez les grandes villes, Bangkok est faite pour vous :)

Voir le programme du voyage.




21 mars 2012

Birmanie : Souvenirs

Ce qu'il faut savoir :
Officiellement République de l'Union du Myanmar, La Birmanie est un pays d’Asie du sud-est de 54 millions d’habitants (à large majorité pratiquants du bouddhisme theravada).
On estime que son histoire commence au 3es BC avec le peuple Môns, qui profitera largement du mélange avec la culture indienne (influence sur l'écriture ou la religion actuelles) jusqu'à l'arrivée des Birmans vers l’an 800. Ces derniers unifient le territoire et fondent le très prospère empire du Royaume de Pagan (dont la ville de Bagan était alors la capitale). Mais le royaume, qui distribuent ses terres aux monastères (exempts de taxes) s’affaiblit lentement et succombe finalement aux attaques Mongoles en 1287. Le pays est à nouveau divise entre Môns et birmans et s’en suivent deux siècles relativement calmes.
Un nouvel empire Birman est fondé en 1535, faisant de Yangon sa capitale. Celui ci se porte comme un charme pendant deux siècles, tout occupé qu’il est à se battre contre le royaume d’Ayutthaya (l’actuelle Thaïlande) pour savoir qui aura le plus gros territoire. C’est sans compter sur l'arrivée des Européens. Les portugais soutiennent les Birmans, tandis que les français encouragent les Môns. L’empire s’effondre...
Mais les birmans n’ont pas dit leur dernier mot, engageant sous le troisième empire (dès 1752),  une période de conquête sans précédant, ils constitueront ainsi le format actuel du pays. C’est alors au tour des anglais de s’en mêler. Lorgnant les accès vers la Chine, ils déclareront trois fois la guerre à la Birmanie, qui n’a pas la moindre chance. Le pays est “offert” à la reine Victoria, et devient colonie jusqu’en 1942, date à laquelle le Japon décide d’utiliser le territoire comme zone de combat contre les Alliés.
Le combat vers l'indépendance est mené par le Général Aung San (le père) et déclarée en 1948 (un an après qu’il ai été assassiné). S’en suivent un coup d'état en 1962, puis des mouvements sociaux en 1988, qui aboutissent inlassablement à la prise du pouvoir par la junte militaire. Si les premières élections libres sont organisées en 1990, élisant à large majorité Aung San Suu Kyi (la fille), elle sont aussitôt annulées. En 2005 la capitale est transférée à Naypodaw.
La mise sous résidence (quasi ininterrompue depuis 1989) d’Aung San Suu Kyi a été levée le 13 nombre 2010, ouvrant la porte à un espoir de changement.

Ce que j'en pense :
Avant le grand départ, que d'éloges et de grands cris extatiques avaient été récoltés à l’évocation du Myanmar. Il semble que notre entourage se divise entre les personnes qui rêveraient d’y aller et celles qui rêverait d’y retourner. Malheureusement, de trop hautes expectatives sont promptes à la déception... au point d’avoir écourté le séjour  .
Ce n’est pas que ce pays n’ai rien à offrir aux voyageurs, bien au contraire. La gentillesse absolument incroyable des gens à elle seule vaut le déplacement. Si peu de temps après la libération d’Aung San Suu Kyi, la profusion d’images à son effigie (et celle de son père) collées sur le moindre tuk-tuk fait vraiment plaisir. Et difficile de ne pas succomber devant ces vêtements aux milles couleurs (entre longyis et tenues monacales), de ne pas être fasciné par les 1001 échoppes qui jonchent les trottoirs (du vendeur de télécommande, à celui spécialisé dans les régimes de mini-bananes, en passant par l’adroit préparateur de bétel) ou les grandes halles couvertes remplies de fils et tissus, et surtout ne pas saliver d’avance devant l’abondance de fruits exotiques ou les préparateurs de jus de canne à sucre. Et puis les mirettes ne resteront pas insensibles face aux dorures et guirlandes de lumière des centaines de stupas qui parsèment le pays (tout ce kitsch finirait presque pas piquer les yeux), à la beauté singulière des bords de fleuves ou à la magie d’un coucher de soleil sur Bagan.
Malheureusement, côté intellectuel, le visiteur ne saurait pas être pareillement comblé. Si la culture existe elle est bien cachée, rendu inutile ou inaccessible faute de moyen pour la faire exister. Et non contente d'être flagrante (par le nombre incroyable de déchets parsemés absolument partout ou l’obstination exemplaire de la population à tout recycler et réparer), cette pauvreté se vit, lentement oppressante dans le quotidien. Certes la vie est moins chère qu’en Europe, mais il faudra largement ouvrir son porte-monnaie pour n’obtenir qu’un confort relatif. Tout semble compliqué, les distances à parcourir pour peu de visites trop longues et trop lentes,  la nourriture obstinément invariable. Milles détails qui finissent juste par user.

Conclusion :
Un pays magnifique qui vaut le détour, mais pas assez ‘“citadin” à mon goût.

Voir le programme du voyage.


2 décembre 2010

Chine : Souvenirs de Shanghai

Ce qu'il faut savoir :
Shanghai (上海 en Chinois), qui signifie littéralement « sur la mer », doit son nom à sa situation Carrefour sur la rivière de Huangpu à l'est de la Chine. Elle la mégalopole la plus peuplée du pays, avec plus de dix-huit millions d'habitants en son sein et 18,9 millions pour sa région urbaine (2009), et sans contexte la plus occidentale des villes chinoises.
Elle doit notamment cette situation a son passé à la fois riche et douloureux de ville colonisée du XIXe, XXe siècle, au temps des concessions étrangères. C’est également durant cette période, en particulier pendant les années 1920-1930, que Shanghai a connu son véritable essor culturel, qu’elle a développé toute la magie et le mystère de la ville contemporaine.
Après la fondation de la République de Chine et la guerre sino-japonaise (1937-1945), la ville a particulièrement subit la révolution culturelle, car considérée comme un foyer de bourgeois et de dépravation. La pression se réduit à partir de 1992, lorsque Deng Xiaoping décide de promouvoir le développement de la ville. Il semble aujourd'hui que la ville soit en passe de retrouver la place de centre financier d’Asie qu'elle occupait auparavant. Avec sa croissance à deux chiffres, sa mutation cosmopolite et son essor culturel, elle prend progressivement la place qui lui est due de grande métropole mondiale

Ce que j'en pense :
Grand. C’est le premier adjectif qui me vient à l’esprit lorsque que je repense à Shanghai. Grand et moderne. Le regard se perd parmi les nombreuses tours aux formes surprenantes, et celles en construction qui viendront bientôt s’ajouter au paysage. Des espaces immenses : dans le métro, dans les gares, dans l’Opéra, tout est large, haut.  Mais il n’en faut pas moins pour contenir la masse de chinois qui déverse quotidiennement son flot d’individus. La présence de l’exposition universelle, qui attire les touristes venus des quatre points du pays, renforce probablement le phénomène. Plus encore que le reste, celle-ci ci est absolument immense, un gigantesque catalogue touristique fascinant et étonnant.
Pourtant, a aucun moment je ne me suis sentie oppressée ou en situation d’insécurité. La culture associée à un politique nationale... particulière a parfois des bons côtés. Car si le communisme ne rend certainement pas la vie plus facile à tous les chinois, elle rend les séjours touristiques fort agréable : propreté, sécurité, quasi absence de mendicité, etc.
Concernant les “petites villes de campagnes” auxquelles nous nous attentions en nous rendant à Suzhou et Hangzhou, le choc a été encore plus grand encore. Chacune dépasse le million d’habitants et n’a rien à envier à ses voisines en terme de buildings. Certes cela la vaut le déplacement, mais je crois notre vision Européenne de “Paradis sur Terre” diffère légèrement de celle des chinois.

Conclusion :
Un très beau voyage, l'aperçu d’un pays au coeur de l’actualité mondiale, dont il y a beaucoup à apprendre et à découvrir.

Voir programme du voyage ici et là


28 juin 2010

Pays-Bas : Souvenirs d’Amsterdam


Ce qu'il faut savoir :
Construite au XIIIe siècle, Amsterdam était à l'origine un village de pêcheurs. Elle tient son nom d'un barrage (Dam en néerlandais), qui avait été construit sur la rivière Amstel. Elle obtint le statut de ville vers 1300 et devint une importante place commerciale, traitant principalement avec les villes hanséatiques.
Aujourd'hui, Amsterdam est la capitale des Pays-Bas, dont l'agglomération compte environ 2,3 millions d’habitants (appelés Amstellodamois, Amstellodamiens ou Amsterdamais). La partie la plus ancienne de la ville est bâtie autour d'un réseau concentrique de canaux semi-circulaires reliés entre eux par d'autres canaux perpendiculaires, formant ainsi comme une « toile d'araignée ».

Ce que j'en pense :
Amsterdam est une ville difficile à imaginer sans l’avoir vue.
Après tout, elle est d’abord célèbre pour son quartier rouge et ses coffee shop. Si ces deux spécialités peuvent faire la joie de certains, ils n’entrent pas dans la définition de l’endroit rêvé « d’une jeune fille de bonne famille, bien sous tous rapports ». Ce que je suis, bien évidemment :)
Découvrir une ville aux aurores, lorsque les rues sont vides est toujours spécial. D’autant plus lorsque les premiers magasins aux abords de la gare proposent de larges gammes de préservatifs aux formes… originales. Et bien ce fût une vraie bonne surprise ! Car passé ce détail ludique, Amsterdam est une ville tout à fait charmante.
Les rues animées sont très agréables. Leur arrangement concentrique autour de la gare centrale permet de se repérer aisément, sans l’inconvénient des rues droites trop bien alignées d’autres villes modernes. Il fait bon s’y promener, les canaux apportant un charme indéniable à l’environnement. Il est d’ailleurs difficile de ne pas se laisser happer par le rythme lent et paisible de la ville.
La culture est au rendez-vous également, par l’histoire même de la ville aussi bien que par ses nombreux musées.
Selon un ami vivant aux environs de Rotterdam, Amsterdam n’est pas représentative des Pays-Bas. Elle est trop touristique, trop internationale. Il dit probablement vrai, car en tant qu’étrangère je m’y suis sentie parfaitement bien.

Conclusion :
Une ville aux qualités indéniables, où chacun peut y trouver son bonheur.

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12 avril 2010

Turquie : Souvenirs d'Anatolie et Cappadoce


Ce qu'il faut savoir :
L’Anatolie, connue également sous le nom d'Asie Mineure, est la péninsule située à l’extrémité occidentale de l’Asie. Le terme d’Asie Mineure est encore très courant de nos jours. Anatolie, en grec ancien, veut dire « le pays où le Soleil se lève ».
Au cours de siècles, la région a accueillis de nombreuses civilisation : les Hattis, les Hittites, les Phrygiens, les Cimmeriens, les Perses, les Galates (peuples celtes), les Grecs, les Arméniens, les Romains, les Goths, les Byzantins ou encore les Ottomans. Elle correspond aujourd’hui à la partie asiatique de la Turquie, depuis l’indépendance du pays en 1923.

Ce que j'en pense :
Grâce à Sciences&Vie nous avons pu découvrir la Turquie à peu de frais. Sur place, pas moins d’une dizaine de bus remplis d’abonnés. C’est ainsi que nous avons côtoyé la population des Automoto, des Top Santé ou celle des Nous Deux… Il s’agit en fait d’un programme subventionné, existant depuis plusieurs années, destiné à maintenir le tourisme de la région durant la période creuse. Pour information nous n’avons pas pris le pack optionnel.

Pour citer Gökahn, notre guide attitré, « la Turquie est le pays des paradoxes ». Songer à toute l’histoire vécue sur le sol Turc, lui confère une note à la fois magique et mystérieuse. En même temps le pays a seulement commencé sa construction, visible par le nombre de travaux ou de nouveaux logements qui fleurissent un peu partout.
Ainsi Antalya est surtout composé de stations balnéaires, le paradis du touriste qui souhaite se détendre. Quand la Cappadoce est faite pour se perdre en promenades ou dans ses maisons troglodytes, des paysages magnifiques.
Notre guide était intarissable sur le sujet de son pays, un vrai puit de science, tant l’histoire, la religion, la géographie, que du point de vue économique ou social. Les quelques jours passés en sa compagnie, on probablement une part importante dans l’intérêt de ce voyage, qui fut un bon compromis entre culture et détente.

Conclusion :
Quelqu’un a un livre sur l’histoire de l’Anatolie à me recommander ?

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29 mars 2010

Etats-Unis : Souvenirs de New-York


Ce qu'il faut savoir :
New York City est une ville du Nord-Est des États-Unis, située sur la côte atlantique dans l'Etat de New York. La commune s'étend sur cinq circonscriptions administratives : Manhattan, Brooklyn, Queens, The Bronx et Staten Island.
L'histoire de la ville de New York s'échelonne sur plusieurs siècles et commence, il y a 25 000 ans avec l'occupation par les populations amérindiennes, bien avant l'arrivée des premiers colons (1524).
Aujourd'hui New York est « ville mondiale ». Si elle n'est plus la capitale fédérale des Etats-Unis, elle n’est reste pas moins la ville la plus peuplée du pays avec 8 214 426 habitants et un centre décisionnel, économique et culturel majeur.

Ce que j'en pense :
New-York est probablement une ville à laquelle il faut s’habituer. On est loin de la magie tant espérée. Les routes sont en mauvais état, il y a des travaux partout et la fameuse Vème avenue ressemble à s’y méprendre à ses parallèles… Les immeubles tous plus grand que les autres sont étonnants, mais pas impressionnants, toute notion d’échelle étant mise à la trappe. C’est sans compter sur la difficulté pour se nourrir correctement (1600 kcal le plat moyen dans une des trop nombreuses chaines). Et surtout le métro new-yorkais est très lent et extrêmement sale.
Pourtant, la ville recèle aussi de trésors, dissimulés entre ses buildings. Ses musées par exemples. Le MET, équivalent du Louvre en moins grand, est beaucoup plus agréable à visiter que ce dernier grâce aux ambiances créées. C’est aussi le cas de l’immense Natural History Museum (à titre d’exemple, nous y avons passés 3h pour visiter un seul des 4 étages). Le charme de Central Parc, où les courses de luge font fureur en cette période de l’année, est indéniable. Les quartiers à taille humaines, tels que Chelsea ou Greenwitch village proposent quand à eux de jolies ballades.
Le clou de se voyage : une comédie musicale sur Brodway. Le spectacle est beau, drôle, les artistes maitrisent leurs rôles à la perfection. C’est ici que la magie était cachée. 

Conclusion
Une ville où de l’argent et de bonnes chaussures sont indispensables.

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