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30 avril 2014

Robert Kirkman : Walking Dead (volumes 9 à 19)

Ce que l’éditeur nous dit :
Seuls Rick et Carl, son fils, ont réchappé du massacre orchestré par le Gouverneur. Il leur faut désormais réapprendre à vivre avec la peur au ventre, chaque nouvelle rencontre pouvant être la dernière. La relative sécurité qu'ils avaient retrouvée au sein des murs du pénitencier n'est plus qu'un souvenir, et il revient désormais à Carl de soutenir son père, victime d'hallucinations de plus en préoccupantes. L'apocalypse a bien eu lieu... une deuxième fois ! Oeuvre fondatrice du genre en bande dessinée, Walking Dead s'impose par sa qualité d'écriture et son attention portée aux relations entre les personnages de cette incroyable aventure humaine. A partir de ce tome, Robert Kirkman renvoie son héros Rick à sa condition de survivant, seul face à un monde hostile et affamé. Vous étiez prévenus, plus rien ne sera jamais comme avant !

Ce que j’en pense :
J’avais conclu ma précédente chronique par “pas addictif, mais presque”. Ouais, enfin je me suis quand même enchaîné tous les tomes suivants disponibles au rythme des possibilités d’emprunt à la bibliothèque. Maintenant je dois attendre que Robert Kirkman écrive/dessine.
Si j’ai largement apprécié la suite de cette lecture (avec un intérêt plus ou moins important selon les tomes), je dois dire que je suis arrivée au point où je me demande où tout cela va nous mener... L’auteur nous propose une escalade sans fin de situations toutes plus horribles les unes que les autres. A part avec la mort du héros principal (qui sans mettre un terme à ce monde clorait tout du moins la fenêtre par laquelle nous l’observons), je ne vois pas comment cela pourrait finir. Pour le savoir, je vais être obligée de lire la suite ^^. Quant aux zombies, ils continuent de faire joli en fond de décor.

Conclusion :
Un auteur qui n’a pas fini d’explorer les bas-fonds de l’espèce humaine.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les membres
- les incidents
- les affinités
- les alliances


20 mars 2014

Volker Schlöndorff : Diplomatie

Ce que le synopsis nous dit :
La nuit du 24 au 25 août 1944. Le sort de Paris est entre les mains du Général Von Choltitz, Gouverneur du Grand Paris, qui se prépare, sur ordre d'Hitler, à faire sauter la capitale. Issu d'une longue lignée de militaires prussiens, le général n'a jamais eu d'hésitation quand il fallait obéir aux ordres. C'est tout cela qui préoccupe le consul suédois Nordling lorsqu'il gravit l'escalier secret qui le conduit à la suite du Général à l'hôtel Meurice. Les ponts sur la Seine et les principaux monuments de Paris Le Louvre, Notre-Dame, la Tour Eiffel ... - sont minés et prêts à exploser. Utilisant toutes les armes de la diplomatie, le consul va essayer de convaincre le général de ne pas exécuter l'ordre de destruction.

Ce que j’en pense :
Pour résumer la situation, nous avons un français qui joue le rôle d’un suédois, ainsi qu’un franço-danois pour interpréter un allemand, tous deux dirigés par un réalisateur de nationalité allemande dans un film tourné en France... Et vive l'Union Européenne ! Le contenu du film respecte quant à lui la logique des langues en fonction des situations et des protagonistes, alternant ainsi entre le français et l’allemand, ce qui personnellement me va très bien. Je trouve un peu dommage que 90% (chiffre non validé) des films de langue allemande diffusés chez nous concernent la seconde guerre mondiale, ce qui est quand même très réducteur (et redondant). Pour ceux que ça intéresse je conseille par exemple le réalisateur Fatih Akın, dont le travail offre une approche beaucoup plus variée de la culture allemande (lui-même est en réalité de nationalité turque, mais peu importe).
Pour en revenir à nos moutons, comptons, car je me suis peut-être légèrement endormie à un moment de la séance. Le film n’était pourtant pas ennuyeux, loin de là, mais ne présentait peut-être pas suffisamment d’action pour lutter contre un retard de sommeil cumulé. Il faut dire que, habitant un Paris intact, je constate bien que personne n’a appuyé sur un gros bouton rouge, et ce n’est donc pas pour le suspense que je suis allée voir Diplomatie. La qualité des dialogues en revanche est bel et bien au rendez-vous.

Conclusion :
Bref, c’était bien.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les passages secrets
- les architectes
- les laisser-passer tamponnés
- les alliances