TRY ME
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3 février 2016

Benoît Graffin : Encore heureux

Ce que le synopsis nous dit :
D’accord, Marie est un peu fatiguée de l’insouciance de son mari Sam, cadre sup au chômage depuis 2 ans. D’accord, elle est très tentée de se laisser séduire par ce bel inconnu qui lui fait la cour. D’accord, il y a aussi le concours de piano de sa fille... Si cet équilibre dingue et léger tient à peu près debout, un événement inattendu jette toute la famille sur un chemin encore plus fou.

Ce que j’en pense :
J’ai depuis quelques années beaucoup d’admiration pour le travail de Sandrine Kiberlain, en particulier depuis son rôle époustouflant dans 9 mois ferme. Ici, si son interprétation est moins haute en couleurs, elle fonctionne très bien, notamment grâce au duo formé avec Édouard Baer (qui joue du Édouard Baer). Le scénario, sans être exceptionnel, présente quelques originalités, avec au moins l’avantage de nous sortir des comédies romantiques habituelles. Pas de grands éclats de rire (pour cela allez plutôt voir Le garçon et la bête), mais j’ai souvent souri. Les personnages sont sympathiques, l’ambiance est parfois loufoque, souvent gentillette, et tout est bien qui finit bien.

Conclusion :
Rempli parfaitement son rôle de divertissement

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les escarpins
les tentes
les balancelles
les lavages à rouleaux

31 août 2014

Denis Villeneuve : Enemy

Ce que le synopsis nous dit :
Adam, un professeur discret, mène une vie paisible avec sa fiancée Mary. Un jour qu'il découvre son sosie parfait en la personne d’Anthony, un acteur fantasque, il ressent un trouble profond. Il commence alors à observer à distance la vie de cet homme et de sa mystérieuse femme enceinte. Puis Adam se met à imaginer les plus stupéfiants scénarios... pour lui et pour son propre couple.

Ce que j’en pense :
Challenge ultime coincé dans une salle de cinéma avec Enemy diffusé sur l’écran : ne pas mourir d’ennui. I did it. But I am not proud of it.
Tous les ingrédients de la nullité sont ici réunis. Commençons par la base, avec une histoire dans laquelle il ne se passe rien, jamais. La mise en scène essaye tant bien que mal de disséminer des ”métaphores” (entendre par là qu’on nous plante régulièrement des mygales dans le décors, ok), mais également de jouer sur les contrastes ombres-lumières (en gros c’est sombre tout le temps, même quand il fait plein jour et qu’il suffit d’ouvrir les rideaux, sauf quand on voit l’une des deux femmes, elles blondes et lumineuses), mais les ficelles sont si grosses et mal intégrées dans le récit que ça en devient ridicule. La bande-sonore tente vainement de créer une ambiance angoissante en massacrant un pauvre violon pendant 90 minutes, dans un décalage tellement flagrant avec l’absence de suspense qu’elle est en énervante. Les personnages sont creux et incapables d’avoir une seule réaction à peu près logique, toujours dans la démesure et l'aberration (la scène de la rencontre dans la chambre d'hôtel atteint des sommets). Et la fin... Comment un humain normal a-t-il pu sérieusement choisir de filmer cette fin, à moins de compter sur le sentiment de libération du spectateur (chic, on peut enfin partir) pour lui donner le coup fatal l’air de rien (ouais en fait on aurait vraiment dû partir plus tôt).
P.S. : illumination au vue de l'affiche américaine, en fait il a une araignée au plafond, tout s'explique...

Conclusion :
Tout est super nul.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les clés
- les vêtements bien pliés
- les cicatrices
- les escarpins