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1 août 2015

Chris Columbus : Pixels

Ce que le synopsis nous dit :
À l’époque de leur jeunesse, dans les années 80, Sam Brenner, Will Cooper, Ludlow Lamonsoff et Eddie « Fire Blaster » Plant ont sauvé le monde des milliers de fois… en jouant à des jeux d’arcade à 25 cents la partie. Mais aujourd’hui, ils vont devoir le faire pour de vrai… Lorsque des aliens découvrent des vidéos d’anciens jeux et les prennent pour une déclaration de guerre, ils lancent l’assaut contre la Terre. Ces mêmes jeux d’arcade leur servent de modèles pour leurs attaques. Cooper, qui est désormais Président des États-Unis, fait alors appel à ses vieux potes pour empêcher la destruction de la planète par PAC-MAN, Donkey Kong, Galaga, Centipede et les Space Invaders… Les gamers pourront compter sur l’aide du lieutenant-colonel Violet Van Patten, une spécialiste qui va leur fournir des armes uniques...

Ce que j’en pense :
Ce film est un gros n’importe quoi, avec beaucoup de choses pas du tout logiques. Mais au moins l’ensemble reste très cohérent dans son propre bordel, avec beaucoup d’autodérison (“n’importe quoi” assumé) et bien sûr d’humour. On sent que les créateurs ainsi que les acteurs, se sont bien amusés dans la réalisation de Pixels, avec une vraie minutie lorsqu'il s’agit de rendre hommage aux jeux vidéos classiques. Par conséquent, les spectateurs passent également un excellent moment, a fortiori ceux connaissent à minima cet univers. Une multitude de détail pourrait être à relever, mais je retiendrais en particulier le générique de fin qui retrace tout le long-métrage en seulement quelques minutes à la sauce jeu vidéo 2D. Très sympa.

Conclusion :
Il parait que le film aurait du s'appeler Voxel, car les cubes sont en 3D.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les codes géographiques
les codes vestimentaires
les codes de jeu




2 mars 2015

Haruki Murakami : Les amants du Spoutnik (スプートニクの恋人, Spūtoniku no koibito)

Ce que l’éditeur nous dit :
K. est amoureux de Sumire, mais dissimule ses sentiments sous une amitié sincère. La jeune fille est insaisissable, et voue un amour destructeur à une mystérieuse femme mariée. Un jour, Sumire disparaît, sans laisser de traces. K. part à sa recherche sur une île grecque, dans les rues de Tokyo, où tout le ramène à elle. " Une fable du troisième millénaire : des êtres séparés, un amour impossible, le néant spirituel, un vide implacable.

Ce que j’en pense :
Il est possible que ce soit l’absence d’effet de nouveauté, mais pour moi Les Amants de Spoutnik ne s’inscrit clairement pas parmi les meilleurs romans de Haruki Murakami. Sur la dizaine de ses oeuvres que j’ai lues, j’ai à la fois eu l’impression d’une expérience à chaque fois unique (alors que certains auteurs finissent par tourner en rond dans leur propre univers), tout en savourant le plaisir de retrouver ce style si caractéristique. C’est tout de même prodigieux. Le fait qu’il n'essaie pas de publier une nouveauté à chaque rentrée littéraire peut en partie l’expliquer. Il ne semble pas céder à la facilité des écrivains renommés, qui laissent de côté la qualité et ne prennent plus le temps de la réflexion, d’aller en profondeur et de peaufiner, avant d’inonder les librairies. Avec Les amants de Spoutnik, j’ai eu le sentiment de “rentrer à la maison”, de me glisser dans un bain chaud après une journée difficile, savourant cette écriture aussi captivante qu’agréable à lire. Quel plaisir de pouvoir naturellement suivre le flot des mots, sans devoir plonger dans la facilité d’un mauvais roman de gare. Car avec Haruki Murakami, les questions existentielles ne sont jamais loin, tandis qu’il devient logique que la plupart des questions soulevées restent sans réponse.

Conclusion :
Créer un îlot de quiétude au travers de personnages tourmentés, si ça ce n’est pas du génie...

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les grandes roues
les codes secrets
les coups de fil
la fatalité