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24 mai 2016

Paolo Bacigalupi : La fille flûte et autres fragments de futurs brisés (Pump Six and Other Stories)

Ce que l’éditeur nous dit :
Recueil de onze nouvelles, La Fille-flûte et autres fragments de futurs brisés confirme que les possibilités de la science fiction sont aussi importantes sous forme courte que sous forme longue. L'auteur du best-seller international La Lille automate y concentre son regard autour de considérations sociales, politiques et environnementales, et on trouve là de magnifiques variations sur les thèmes qui deviendront centraux dans ses romans.
Presque toutes ces histoires ont été récompensées ou nominées pour les prix Nebula et Hugo, et la nouvelle «L'homme calorie» a remporté le prix Théodore Sturgeon.

Ce que j’en pense :
Ce recueil est absolument trop affreux et je n’ai aucune intention de relire à nouveau le moindre écrit réalisé par Paolo Bacigalupi. Il ne s’agit pas ici d’un manque de qualité dans son travail, bien au contraire. Le problème vient du fait que son univers est bien trop percutant, bien trop crédible, bien trop angoissant. Il met en scène de manière ultra efficace la décadence de la société humaine, imaginant des futurs où la science aurait permis aux corps d’atteindre des summums d'adaptation, pour finalement faire exalter dans toute son horreur la perversité, le narcissisme, l’indifférence. Dans la même période où je découvrais ce livre, j’ai regardé pour la première fois Shining de Stanley Kubrick, et bien j’ai trouvé ce film bien moins angoissant, moins dérangeant que La fille flûte et autres fragments de futurs brisés. C’est tout simplement trop pour moi et ne pas avoir eu le courage d’attaquer les dernières nouvelles de ce récit.

Conclusion :
Magistralement horrible, au-delà de mes propres limites.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
le sable
les fraises
l’eau

SFFF & D. : item 20

Sondage Bizz & Miel : cliquez ici, merci !!




27 décembre 2014

Simon J. Smith et Eric Darnell : Les pingouins de Madagascar (The pinguins of Madagascar)

Ce que le synopsis nous dit :
Vous pensiez connaître les Pingouins de Madagascar ? Pourtant, les quatre frères cachent un lourd secret. Ils sont en fait… agents secrets ! Pour sauver le monde du terrible Docteur Octavius, les pingouins devront s’associer à la très chic organisation de la North Wind menée par le superbe husky au nom classé secret.

Ce que j’en pense :
Spin-off de la fameuse trilogie de Madagascar, dont le dernier volet m’avait plus que déplu, je m’attendais à la possibilité du pire, comme du meilleur, avec cette aventure pingouinesque. Et bien si ce n’est pas le film de l’année (je l’ai vu il y a une petite semaine et j’ai déjà oublié la plupart des répliques), j’ai quand même ri plus d’une fois face à la crétinerie préméditée de ces drôles d’oiseaux et autres personnages composant le film. Je soulignerais la “modernité” des blagues, avec par exemple les mises en situation de problème de connexion et autres problèmes techniques rencontrés vis-à-vis des nouvelles technologies. Le clin d’oeil aux films de supers héros en général est assez amusant également. J’ai moins été convaincue pour l’aspect soi-disant choupinou de la chose... Franchement c’est pas le chat de Shrek ou Fluffly, non plus...

Conclusion :
Rigolo !

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les flèches hypodermiques
les dessins dans le sable
les trucs qui roulent dans la neige et qui ne sont même pas des glands
les plans d’action


13 février 2013

Sacha Gervasi : Hitchcock

Ce que le synopsis nous dit :
Alfred Hitchcock, réalisateur reconnu et admiré, surnommé « le maître du suspense », est arrivé au sommet de sa carrière. A la recherche d’un nouveau projet risqué et différent, il s’intéresse à l’histoire d’un tueur en série. Mais tous, producteurs, censure, amis, tentent de le décourager. Habituée aux obsessions de son mari et à son goût immodéré pour les actrices blondes, Alma, sa fidèle collaboratrice et épouse, accepte de le soutenir au risque de tout perdre. Ensemble, ils mettent tout en œuvre pour achever le film le plus célèbre et le plus controversé du réalisateur : PSYCHOSE.

Ce que j’en pense :
Angle de vue très intéressante que celui d’aborder la carrière d’un tel monstre du cinéma par ses problèmes de couple. En ne se restreignant à une période de temps nécessaire pour le tournage d’un seul de ses films, Sacha Gervasi parvient à nous dresser un portrait déjà conséquent, à synthétiser toute une carrière. Jolie prouesse.
Étonnant également que durant tout la séance l’horreur soit à la fois si présente mais pourtant toujours en arrière plan. On parle d’un homme que la mort a obsédé toute une vie et pourtant pas une minute du film n’est glauque, au contraire.
Helen Mirren y est sublime (comme quoi il n’y a pas qu’aux hommes que sied l’âge), Anthony Hopkins bluffant (tant par son jeu que par son maquillage), et tout deux nous emplissent de délices par ces phrasés et intonations anglaises tellement plus jolies que celles de leurs confrères américains.
Et puis quand on apprécie le cinéma il est toujours très instructif d'apercevoir un peu ce qui se passe en réalité de l’autre côté de la caméra.

Conclusion :
Un biopic réussi et très instructif.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les grains de sable
- les calories
- les piscines
- les blondes

17 août 2012

Ken Scott : Starbuck

Ce que le synopsis nous dit :
Alors qu’il s’apprête à être père, David Wosniak, éternel adolescent de 42 ans, découvre être le géniteur anonyme de 533 enfants déterminés à le retrouver.

Ce que j’en pense :
Un thème pour le moins original, qu’on aurait pu craindre un peu lourd, mais se révélant bien au contraire mené tout en finesse. L’histoire est vraiment drôle et prenant, avec juste ce qu’il faut d’émotion. En ce sens on peut la comparer au film Little miss Sunshine, tout deux extrêmement réussis ils tentent de décrire la vie de gens ordinaires, un peu ratés mais touchant car essayant de faire de leur mieux. Starbuck traite quand à lui d’un sujet tout à fait contemporain, celui de la Paternité avec un grand P ; d’ailleurs, les femmes sont très peu présentes, laissant aux hommes toute la place qui leur est due.
Enfin, il faut bien avouer que les expressions de nos cousins canadiens concourent en partie à créer le sourire. Dotée d’une bonne écoute et ayant déjà séjourné au Canada je me suis amusée de voir apparaître les premiers sous-titres à l’écran (à certains moments seulement), mais finalement ils se sont révélés bien utiles.

Conclusion :
Immanquable, ne serait ce que pour le délicieux accent québécois.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les bacs à sable
- le tofu
- la livraison
- les piles de papiers


27 décembre 2011

Irène Frain : La forêt des 29

Ce que l’éditeur nous dit :
Cela se passait en Inde, il y a plus de cinq siècles. Dans ce pays aimé des poètes, les puissants ont tout saccagé. Pour leurs constructions mirifiques, ils ont déboisé les forêts, méprisé les forces de la terre et du ciel. Le vent s'engouffre dans les villages, la sécheresse s'installe, le fossé entre les riches et les pauvres devient intolérable, la misère rôde, la vie est en danger. Pourtant chacun courbe l'échine...
Un jeune paysan va refuser la fatalité. Rejeté par les siens, Djambo a rejoint le peuple des Errants,connu la faim, la soif,la passion et l'inanité des rêves d'abondance. Avec quelques vagabonds, il fonde une communauté dont la survie tient à 29 principes simples. Leur ligne directrice : le respect de la Nature et de tous les êtres humains. Ces principes vont permettre au Pays de la Mort de ressusciter.


Ce que j’en pense :

Cette quête initiatique se passe en Inde. Il m’a fallu me le répéter à de nombreuses reprises au cours de ma lecture pour ne pas n’oublier, car beaucoup d’éléments (la tribu, la sécheresse, la description des habitats ou des animaux et même les tons chauds de la couverture) sont ceux que l’on retrouve d’habitude dans les pays africains. C’est finalement la présence des nombreux palais qui replace l’histoire dans son contexte. Le ton est celui du conte. Là encore une donnée qui m’a posée des difficultés, la narration au présent de l’indicatif n’est pas vraiment ma tasse de thé.
Mais une fois ces deux éléments ingérer, la lecture devient agréable, même si l’écriture en soi n’est pas la première qualité de ce roman. Elle permet de découvrir une Inde “moyenâgeuse”,  ce qui est plutôt original. De plus, au même titre que lire la vie de Siddhārtha Gautama, il est toujours intéressant de découvrir ce qui a fait “les grands hommes”. Et c’est justement le fond, l’art de vivre et la réflexion sur la vie proposés qui donnent toute sa valeur à la Forêt des 29. Terminé alors que je venais de voir The Lady, cette philosophie m’a paru être une bonne alternative pour “rétablir l’équilibre” sur Terre.

Conclusion :
A lire pour le fond et parce que c’est bien de savoir que ça existe.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :

- les gazelles
- le sable
- la chaux
- les tuyaux   

6 décembre 2010

Guillaume Canet : Les petits mouchoirs

Ce que le synospis nous en dit :
A la suite d'un événement bouleversant, une bande de copains décide, malgré tout, de partir en vacances au bord de la mer comme chaque année. Leur amitié, leurs certitudes, leur culpabilité, leurs amours en seront ébranlées. Ils vont enfin devoir lever les "petits mouchoirs" qu'ils ont posés sur leurs secrets et leurs mensonges.

Ce que j’en pense :
Il semble que “tout le monde” ai vu les Petits mouchoirs, ou plus précisément pleuré devant les Petits mouchoirs. Pour ma part, pas un goutte.
L’histoire est intéressante, un peu lente mais pas ennuyeuse, nous ouvrant une fenêtre sur les amours et surtout les amitiés d’un groupe de personnes.  Comme dans toute tranche de vie, si  un élément déclenchant sert de point d’entrée, la fin du film n’est pas la fin de l’histoire. Toujours un peu frustrant mais logique.
Pour la forme, tout est magnifique, que se soit les paysages, Marion Cottilard (qui prouve une fois de plus sa capacité à pleurer devant une caméra - à se demander si elle sait finalement faire autre chose - et dont j’ai adoré la coupe de cheveux) et surtout la façon de filmer.
Pour le fond, certains sujets sont touchés du doigts sans finalement être vraiment creusés : peu de vrais craquages, certains protagonistes trop laissés à l’écart. Là encore un peu décevant pour un film de cette durée. Cela dit, si les personnages sont tous des caricatures d’eux mêmes, cela n’entache en rien la touche de réalisme du film. J’ai trouvé que niveau amitiés, ces gens là ne s’en sortait pas si mal. Mis à part un gros débilos et sa Juliette, les personnages prennent soins les uns des autres de leur mieux, même si personne n’est parfait et que l’égoïsme reprend parfois le dessus. On en vient d’ailleurs à se dire qu’ils feraient mieux de se préoccuper un peu plus d’eux même, car le problème majeur n’est pas le manque de transparence envers le groupe, mais bel et bien le fait que chacun se mente à lui même.
Enfin, je tiens à exprimer mon indignation extrême pour la scène tant attendue des vérités. Celle où tous sont sensés ouvrir les yeux et entendre la vérité, comble de la frustration : les “vérités” sont énoncées au sens général et le seul personnage pointé du doigt à titre personnel est le SEUL qui a fait de vrais efforts d’amélioration depuis le début ! C’est trop injuste.

En conclusion :

A voir, au moins pour la scène de la tondeuse à gazon et le personnage de Valérie Bonneton

A voir si voulez en savoir plus sur :
- Les scooters
- Les huîtres
- Les tondeuses à gazons
- Le sable

3 juin 2010

Mike Newell : Prince of Persia, les sables du temps (Prince of Persia, The Sands of Time)

Ce que le synopsis nous dit :
Un prince rebelle est contraint d'unir ses forces avec une mystérieuse princesse pour affronter ensemble les forces du mal et protéger une dague antique capable de libérer les Sables du temps, un don de dieu qui peut inverser le cours du temps et permettre à son possesseur de régner en maître absolu sur le monde.

Ce que j'en pense :
Qui dit Walt Disney dit magie, donc extraordinaire, voire invraisemblable. De ce côté-là, aucun reproche à faire. Ce prince issu de la rue est un véritable Aladdin des "temps modernes" : rusé, le sens des vraies valeurs etc. Et surtout la faculté de sauter de toit en toit, traversant les villes des milles et unes nuit avec souplesse et légèreté, sans considération des distances et sans une goutte de sueur ! D'ailleurs ce  Jake Gyllenhaal  bodybuildé ressemble à s'y méprendre au Aladdin de la version animée.  Ici Jasmine s'appelle Tamina. Mais c'est sûrement une erreur, puisqu'elle a un caractère identique à celui de la demoiselle au  rêve bleu
Mais la magie ne fait pas effet. Le film est un patchwork d'idées volées ça et là à d'autres grands succès. Les effets spéciaux sont souvent mauvais. Même les images de dunes et de désert, sensé émouvoir facilement n'importe quel citadin, sont fade. Les palais sont synthétiques. La fin est trop facile, mais pour un Disney passe encore. Seule consolation, un générique de fin écrit et chanté par Alanis Morissette.

Conclusion :
Loin d'être le film de l'année. Un divertissement correct sans vraiment rien de plus. Mieux vaut revenir au jeu vidéo, une valeur sûre.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- le sable
- les dagues
- les toits
- le lancé de trucs