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15 avril 2016

Akira Toriyama : Jaco, the galactic patrolman

Ce que l’éditeur nous dit :
Alors qu'Akira Toriyama avait disparu des radars pendant une grosse décennie, le maître surprend ses lecteurs en 2013 en sortant de ses crayons cette nouvelle aventure complète qu'il publie dans le Shônen Jump de Shueisha.Et le public se ravit de retrouver les caractéristiques initiales du talent de Toriyama. On revient ainsi aux origines du mythe, dans le sillage de Dragon Ball bien entendu (le récit se déroule 10 ans avant le début de Dragon Ball), mais aussi de Nekomajin ou de Sandland. Jaco est ainsi placé dans The World, le monde fictif recréé par l'auteur, avec l'aventure placée au cœur du récit par le truchement de personnages croquignolets, le tout enrobé d'un humour potache et libératoire. 

Ce que j’en pense :
Les origines de Dragon Ball... si j’ai bien sûr passer une large partie de mon enfance à suivre la quête des 7 boules de cristal (merci le Club Dorothée), c’est la première fois que j’aborde les aventures Tortue Géniale (ce serait valable également pour tous ses compagnons de route) au travers du support papier. Le dessin d’Akira Toriyama m’a paru simple mais soignée, avec un forte attention apportée aux éléments du décor (je ne sais pas si cela est caractéristique de son oeuvre, ou d’une popularité permettant d’embaucher une horde d’assistants). L’histoire en soi est d’un intérêt limité, si ce n’est son ton léger qui permet de passer un bon moment, et bien sûr le plaisir de retrouver cet univers connu, de revoir ces visages typiques, de rencontrer les parents de Sangoku...

Conclusion :
Idéal pour un interlude nostalgique.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
la mécanique
les portraits robot
le carburant
les doublures



2 mai 2015

Don Hall et Chris Williams : Les nouveaux héros (Big hero 6)

Ce que le synopsis nous dit :
Un petit génie de la robotique nommé Hiro Hamada découvre qu’un complot criminel menace de détruire la ville de San Fransokyo. Avec l’aide de son plus proche ami, Baymax le robot infirmier, et de ses compagnons qu’il va transformer en une bande de superhéros high-tech, Hiro va tout faire pour sauver la ville et sa population de l’infâme Yokai…

Ce que j’en pense :
Quoi de mieux pour occuper un après-midi pluvieux (et un peu malade) que de se précipiter (parce qu’en fait la seule projection de la journée est dans 10 minutes) dans l’une des dernières séances d’un dessin-animé ? Il s’en est fallu de peu pour que je loupe ces Nouveaux héros, ce qui aurait été un manque certain à ma collection de Marvel sur grand écran. Comme prévu, j’ai passé un chouette moment, entre émotions, courses poursuite et bien sûr humour...
Pas exceptionnel dans l’ensemble, mais quelques éléments notables tout de même, tel que le personnage de Baymax bien sûr (vu en français, j’ai pu profiter du doublage de Kyan Khojandi), un traitement de la perte qui est bien mené, et surtout cette ville très réussie de San-Fransokyo (que je mettrais en priorité de mes prochaines destinations, si seulement elle existait en vrai).
La session de rodage des ailes de Baymax n’est pas sans rappeler celle de Dragons, sans la musique génialissime qui va avec (ahhhh Dragons.. hum, je m’égare).

Conclusion :
Parfait pour passer un bon moment détente.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les consignes de sécurité routière
les portraits de famille
les anatomies
la persévérance

24 avril 2014

Destin Cretton : States of Grace (Short term 12)

Ce que le synopsis nous dit :
Sensible et déterminée, Grace est à la tête d'un foyer pour adolescents en difficulté. Parmi les jeunes membres de son équipe, diversement expérimentés, la solidarité et le bon esprit sont de mise. Jusqu’à l’arrivée soudaine d’une fille tourmentée qui ignore les règles du centre et renvoie Grace à sa propre adolescence… pas si lointaine.

Ce que j’en pense :
Malgré un sujet qui s’annonce difficile, Destin Cretton nous propose un film facile à regarder, très équilibré quant à l’attachement aux personnages mais ne tombant jamais dans le pathos. Certes tout n’est pas rose dans le quotidien de cette institution, loin de là, mais les difficultés permettent aussi de mieux apprécier les bons moments. Au-delà du contexte particulier présenté, States of Grave nous raconte avant tout des histoires d’individus, avec leurs joies, leurs peines, leurs espoirs, et les liens fragiles mais indispensables qui les relient les uns aux autres. Les personnages semblent à la fois faciles à comprendre et terriblement complexes. Tous éprouvent ce besoin irrépressible des autres, d’être aimés et acceptés, prêts à payer n’importe quel prix pour un semblant d’affection. Sans être si spécifique, le film s’attarde plus spécifiquement sur la relation parentale, avec ces enfants (même l’arrivée à l’âge adulte ne libérant pas de ce statut) prêts à tout pour recevoir un peu d’amour de parents pas toujours capables d’en donner, ou au contraire tentant de fuir un amour toxique qui les hantera toute leur vie (on reste toujours les enfants de ses parents, quoi qu’on en dise ou quoi qu’on y fasse). Mais encore une fois si le sujet peut paraître lourd, la manière de l’aborder ne l’est pas, et il serait dommage de se passer de cet excellent moment de cinéma.

Conclusion :
Une vraie réussite.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les poupées
- les poulpes
- les requins
- les portraits


26 août 2013

Marc-Antoine Mathieu : Dieu en personne

Ce que l’éditeur nous dit :
Dans une file d'attente, un petit bonhomme attend patiemment son tour. Au moment de décliner son identité, il se présente sous le nom de "Dieu". Il n'a pas de domicile, pas de papiers, ni de numéro de sécurité sociale. L'irruption de cette énigme métaphysique "en personne" déclenche un phénomène médiatique majeur... Un procès géant est bientôt organisé contre ce "Coupable Universel".

Ce que j’en pense :

Personnifier Dieu ; mettre en cause ou affirmer Son existence ; déterminer Sa part de responsabilité dans le destin des hommes ; mettre en scène Son omniscience ; voilà un sujet extrêmement ambitieux. Mais après avoir lu 3 secondes, on se dit que c’est un défi que Marc-Antoine Mathieu est bien capable de relever. Hum. Oui et non. Le problème est que le sujet est vaste, trop vaste peut être pour tenir sur 122 pages de dessins ; surtout lorsque l’on ajoute aux questions existentielles un dimension marketing/critique de la société de consommation, cela commence à faire beaucoup. Pourtant il y a de très bonnes idées. La mise en condition d’un procès, la succession des témoignages à la manière d’un reportage télévisuel, la représentation d’un Dieu dont le visage n’est jamais dévoilé et surtout la dissémination (l’air de rien) d’extraits de la bible (heureusement recensés à la fin car j’aurais bien été incapable de tous les repérer) donnaient un bon postulat de départ. Mais le résultat est insatisfaisant, le fond brouillon. Dommage.

Conclusion :
A vouloir en faire trop...

A lire si vous voulez en savoir plus sur :

- la lune
- les ordinateurs
- les bibliothèques
- les portraits