TRY ME
Affichage des articles dont le libellé est torture. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est torture. Afficher tous les articles

30 janvier 2016

Manu Larcenet : Blast (4 tomes)

Ce que l’éditeur nous dit :
Un homme seul, obèse et sale, est amené au commissariat. Ce qu'il a fait, pourquoi il est là, nous n'en saurons encore rien. Au cours de l'interrogatoire, confession impudique, il va livrer sa vie et expliquer au lecteur passionné comment il a, un jour, lâché prise, et est parti sur les routes à la recherche du Blast - cet instant magique où tout s'illumine et sa vie devient parfaite. Après Le Combat Ordinaire, le nouveau chef-d'oeuvre de Manu Larcenet est un pavé de 200 pages en noir et blanc d'une époustouflante beauté formelle.

Ce que j’en pense :
Difficile de parler de cette bande-dessinée, qui plus qu’une simple lecture est une véritable expérience. Il s’est d’ailleurs écoulé un bon moment avant que je ne puisse écrire cet article... Pourtant les sensations restent vives. L’histoire se situe au second plan, pour focaliser toute notre attention sur son personnage principal, Polza Mancini, sur lequel il est bien difficile de se forger une opinion : surprise, compréhension, empathie, dégoût, rejet, compassion...  telles sont les nombreuses sensations qu’il inspire. Il est à la fois compréhensible et répréhensible, en tout cas jamais définitif.
L’aspect graphique de Blast contribue très largement à provoquer ces sentiments. Un soin particulier a été apporté aux textures, alors que la plupart des dessins mélangent encre de Chine et aquarelle noire, créant ainsi une ambiance très particulière. Parfois, certaines cases viennent radicalement rompre avec ces codes, modifiant ainsi ponctuellement l’univers. Le résultat est impressionnant.
Ma seule réserve se situe dans les révélations finales, ou plutôt la forme que celles-ci prennent. Manu Larcenet nous en dit trop ou pas assez. Pour ma part j’aurais sans doute préféré un peu plus de mystère, ce qui m’aurait paru plus cohérent avec le reste de l’oeuvre.

Conclusion :
Une bande-dessinée tout à fait singulière

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
la tourmente
la plénitude
les odeurs



8 juillet 2015

Pierre Coffin et Kyle Balda : Les Minions (The Minions)

Ce que le synopsis nous dit :
A l'origine de simples organismes monocellulaires de couleur jaune, les Minions ont évolué au cours des âges au service de maîtres plus abjectes les une que les autres. Les disparitions répétitives de ceux-ci, des tyrannosaures à Napoléon, ont plongé les Minions dans une profonde dépression. Mais l'un d'eux, prénommé Kevin, a une idée. Flanqué de Stuart, l'adolescent rebelle et de l'adorable petit Bob, Kevin part à la recherche d'un nouveau patron malfaisant pour guider les siens. 
Nos trois Minions se lancent dans un palpitant voyage qui va les conduire à leur nouveau maître : Scarlet Overkill, la première superméchante de l'histoire. De l'Antarctique au New York des années 60, nos trois compères arrivent finalement à Londres, où ils vont devoir faire face à la plus terrible menace de leur existence : l'annihilation de leur espèce.

Ce que j’en pense :
Je n’en démords pas, je préfère toujours les lapins crétins. D’abord parce qu’ils étaient là en premier, ensuite pour la chauvine qui dort en moi, mais surtout parce que je les trouve largement plus drôles. J’ai eu aussi un peu de mal avec le pseudo langages qu’ils emploient (apparemment ça s’appelle le Banana Langage ou Minionese), qui sonnent très bizarre.
Cela dit je ne m’attendais pas à plus qu’à passer un moment agréable de cinéma, ce qui a été le cas. Le début, qui retrace l’histoire des petites bestioles, ainsi que la fin (attention, alerte faux spoiler), qui sonne la rencontre avec Gru, sont pour moi les meilleurs moments du film. J’ai aussi bien aimé toutes les références au Londres années 60. L’ensemble était finalement dans la lignée des deux Moi, moche et méchant, tout aussi plus marquants mais tout aussi sympathiques aussi.

Conclusion :
Conforme aux attentes.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
La haute-couture
La torture
L’ennui
Les Beatles




20 décembre 2013

Francis Lawrence : Hunger Games - L'embrasement (Catching Fire)

Ce que le synopsis nous dit :
Katniss Everdeen est rentrée chez elle saine et sauve après avoir remporté la 74e édition des Hunger Games avec son partenaire Peeta Mellark.
Puisqu’ils ont gagné, ils sont obligés de laisser une fois de plus leur famille et leurs amis pour partir faire la Tournée de la victoire dans tous les districts. Au fil de son voyage, Katniss sent que la révolte gronde, mais le Capitole exerce toujours un contrôle absolu sur les districts tandis que le Président Snow prépare la 75e édition des Hunger Games, les Jeux de l’Expiation – une compétition qui pourrait changer Panem à jamais…

Ce que j’en pense :
Si je n’ai pas lu la trilogie de Suzanne Collins, celle ci m’a été contée par mes sœurs, qui ont été toutes les deux très enthousiasmées par les deux premiers volumes, mais atterrées par le dernier, au point de me déconseiller toute la série. De fait je n’étais pas allé voir le film au cinéma, mais l’avais tout de même regardé en DVD un jour où je n’avais rien de mieux à faire. Et de fait ce premier volet m’avait semblé mauvais à bien des égards. Jusqu’à ce que je regarde cette vidéo, donnant de nouvelles perspectives et renouvelant ma curiosité pour le phénomène.
Je ne sais pas à quel point l’influence d’Anita Sarkeesian a fait son effet, mais force est de constater que Catching Fire est meilleur que son prédécesseur. J’ai notamment apprécié qu’une large partie du film se situe hors de l’arène. Nous ne sommes plus là pour voir une série de meurtre, mais plus pour comprendre les ficelles politiques et humaines qui se trament (même si elles restent assez simplistes). Et finalement cette anti-héroïne de Katniss a quelque chose de bien plaisant. On pourrait la trouver toute nulle parce qu’elle ne prend pas les choses en mains, subis presque ce qui lui... mais c’est ce qui la rend réaliste. Et puis des gens surdoués qui sauvent le monde, on en trouve dans tous les autres films, ça ira merci.

Conclusion :
Un film qui ne changera pas la face du monde, mais une trilogie en progression positive.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- la torture par application de neige sur une plaie (note pour les inconscients : tout ce qui est glacé brûle la peau et la chair par le froid, ce n’est pas une bonne idée)
- la sève potable
- les horloges
- les courts-circuits