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2 mai 2015

Don Hall et Chris Williams : Les nouveaux héros (Big hero 6)

Ce que le synopsis nous dit :
Un petit génie de la robotique nommé Hiro Hamada découvre qu’un complot criminel menace de détruire la ville de San Fransokyo. Avec l’aide de son plus proche ami, Baymax le robot infirmier, et de ses compagnons qu’il va transformer en une bande de superhéros high-tech, Hiro va tout faire pour sauver la ville et sa population de l’infâme Yokai…

Ce que j’en pense :
Quoi de mieux pour occuper un après-midi pluvieux (et un peu malade) que de se précipiter (parce qu’en fait la seule projection de la journée est dans 10 minutes) dans l’une des dernières séances d’un dessin-animé ? Il s’en est fallu de peu pour que je loupe ces Nouveaux héros, ce qui aurait été un manque certain à ma collection de Marvel sur grand écran. Comme prévu, j’ai passé un chouette moment, entre émotions, courses poursuite et bien sûr humour...
Pas exceptionnel dans l’ensemble, mais quelques éléments notables tout de même, tel que le personnage de Baymax bien sûr (vu en français, j’ai pu profiter du doublage de Kyan Khojandi), un traitement de la perte qui est bien mené, et surtout cette ville très réussie de San-Fransokyo (que je mettrais en priorité de mes prochaines destinations, si seulement elle existait en vrai).
La session de rodage des ailes de Baymax n’est pas sans rappeler celle de Dragons, sans la musique génialissime qui va avec (ahhhh Dragons.. hum, je m’égare).

Conclusion :
Parfait pour passer un bon moment détente.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les consignes de sécurité routière
les portraits de famille
les anatomies
la persévérance

28 février 2013

Didier Van Cauwelaert : La maison des lumières

Ce que l’éditeur nous dit :
A vingt-cinq ans, Jérémie Rex, boulanger à Arcachon, est entré dans un tableau de Magritte. Là, il a retrouvé pendant quatre minutes trente la femme de sa vie, au temps où elle l'aimait encore... Mais comment recréer le bonheur dans la réalité ?

Ce que j’en pense :
Quelle surprise lorsque j’ai réalisé que Didier Van Cauwelaert était aussi l’auteur du Journal intime d'un arbre, le torchon (digne d’un mauvais élève rendant son travail bâclé et espérant tout juste le moyenne) que j’avais lu l’an dernier. Ici il semble que l’auteur ai un peu plus travaillé son sujet, ce qui permet une lecture plus agréable (on a même envie de terminer le bouquin, incroyable).
Je ne suis toujours pas transcendée ni par le style d’écriture, ni par l’univers, pas plus que par ces personnages qui sonnent faux ; mais comme le texte est (trop ?) court et le sujet intéressant il serait dommage de s’arrêter à cela. Il y a des bonnes idées et surtout La maison des lumières donne envie de s’intéresser de plus prêt à l’oeuvre de Magritte et à la peinture surréaliste en général. Une livre qui donne une ouverture sur le monde mérite forcement un minimum de considération.

Conclusion :
Un auteur qui remonte un peu dans ma considération - et ça c’est sûr cela va illuminer sa journée ;-).

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les plâtres
- la persévérance
- les expériences
- le règne végétal


2 novembre 2012

Emmanuel Carrère : D’autres vies que la mienne

Ce que l’éditeur nous dit :
À quelques mois d'intervalle, la vie m'a rendu témoin des deux événements qui me font le plus peur au monde : la mort d'un enfant pour ses parents, celle d'une jeune femme pour ses enfants et son mari. Quelqu'un m'a dit alors : tu es écrivain, pourquoi n'écris-tu pas notre histoire ? C'était une commande, je l'ai acceptée. C'est ainsi que je me suis retrouvé à raconter l'amitié entre un homme et une femme, tous deux rescapés d'un cancer, tous deux boiteux et tous deux juges, qui s'occupaient d'affaires de surendettement au tribunal d'instance de Vienne (Isère). Il est question dans ce livre de vie et de mort, de maladie, d'extrême pauvreté, de justice et surtout d'amour. Tout y est vrai.

Ce que j’en pense :
Ce livre est soit disant celui dans lequel Emmanuel Carrère met de côté sa personne pour parler enfin des autres. Mais, fidèle à lui même, il reste malgré tout au coeur du roman, spectateur centrale de ces vies qui l’entoure. Déjà le titre, la présence d’un pronom possessif annonce la couleur. Il ne peut pas se contenter de narrer, il faut absolument qu’il y associe son histoire personnelle. Et c’est précisément cet investissement que j’aime autant dans son écriture.
Le début du livre est assez difficile à lire, avec un événement aussi tragique que soudain. Et l’après. La suite est plus facile, en apparence tout du moins, car on y parle alors de difficultés (mais aussi des joies et réussites) qui s’étalent dans une existence.
Sans contexte beaucoup de passages sont touchants et donnent à réfléchir au sens de la vie, au sens du bonheur. La vision d’Emmanuel Carrière évoluent au fil des pages de façon très positive. D’autres vies que la mienne nous rappelle à quel point il est important de chérir nos proches, de prendre conscience de la chance qu’ils soient à nos côté. Et même si cette pensée ne dure que le temps la lecture, c’est déjà ça. Il rappelle également que quoi qu’il arrive, peut être différente, peut être avec toujours cette petite douleur quelque part, mais toujours la vie continue.

Conclusion :
Un livre poignant et quelque part apaisant.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les préparatifs
- la persévérance
- le lâcher prise