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27 juillet 2016

Solveig Anspach : L'effet aquatique

Ce que le synopsis nous dit :
Samir, la quarantaine dégingandée, grutier à Montreuil, tombe raide dingue d’Agathe. Comme elle est maître-nageuse à la piscine Maurice Thorez, il décide, pour s’en approcher, de prendre des leçons de natation avec elle, alors qu’il sait parfaitement nager. Mais son mensonge ne tient pas trois leçons - or Agathe déteste les menteurs! Choisie pour représenter la Seine-Saint-Denis, Agathe s’envole pour l’Islande où se tient le 10ème Congrès International des Maîtres-Nageurs. Morsure d’amour oblige, Samir n’a d’autre choix que de s’envoler à son tour...

Ce que j’en pense :
Que voilà un joli petit film français comme tant d’autres... Ah la réalisatrice est islandaise en fait, pardon. Que voilà un joli petit film franco-islandais tout court. Si le niveau global est très correct, l’une des scènes est incroyablement mal interprétée, ce qui me paraît difficile à justifier au vu du nombre d’acteurs professionnels qui essaient de percer en ce bas monde.
En écrivant cette chronique, j’ai découvert que cette histoire de piscine à Montreuil avait un préambule, Solveig Anspach ayant précédemment tourné un long-métrage dénommé The queen of Montreuil. Ça ne s’invente pas et surtout cela explique pourquoi tous les personnages avaient l'air de se connaître sans que l’on sache d’où, ni comment. Qu’il s’agisse des scènes françaises ou islandaises, j’ai trouvé l’ensemble plutôt égal : aucune scène grandiose, mais j’ai plusieurs fois été amusée (le personnage de Corinne, maître-nageuse envahissante, y aura contribué, heureusement utilisée avec parcimonie). Un peu dommage que les magnifiques paysages islandais n’aient pas été plus exploités, mais j'imagine que ce n’était pas le propos.

Conclusion :
Gentillet.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les serpents
les oies
les projets ensemble
les plongeoirs

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30 janvier 2013

Yuri Grigorovich : La Bayadère (Pathé Live)

Ce qu’il faut savoir/synopsis :
En direct du Théâtre du Bolchoï.
Ballet en trois actes, chorégraphié par Marius Petipa sur une musique de Léon Minkus
Œuvre-phare de Marius Petipa, La Bayadère fut créée au Grand Théâtre de Saint-Pétersbourg en 1877 dans une mise en scène grandiose qui dévoilait, dans une Inde de mystères, les amours impossibles de la danseuse sacrée Nikiya et du guerrier Solor. Pièce majeure de la tradition russe, le ballet est cependant resté longtemps inconnu en Occident.

Ce que j’en pense :
J’avais déjà vu la Bayadère “en vrai” à l’Opéra Garnier il y a deux ans. L’idée d’assister à ce type de présentation via un écran géant m’avais toujours parue farfelue, mais lorsque l’occasion s’est présentée à moi la curiosité l’a emporté.
Effectivement, ce mode présente certains avantages, comme le fait d’avoir une très bonne visibilité (qui est le gros point faible du palais Garnier lorsque l’on assit n’importe où ailleurs qu’au premier rang). Mais cela n’est il pas également un inconvénient, lorsqu’au lieu d’admirer la seule grâce des danseurs, on ne peut plus ignorer la maigreur maladive de certains d’entre eux ?
Il a le bien sûr fait que l’on ne soit plus libre de regarder où on le souhaite. La caméra nous guide vers les moments incontournables, nous permet d’admirer les jeux d’expressions. Mais le charme est loin lors des scènes mettant en actions de nombreux danseurs en simultanés (généralement celles que j’adule le plus), qui se traduisent au cinéma  par un plan large et fixe. Bref pareil mais en moins bien.
Je suis assez mitigée sur les plus apportés par l’écran. Il est intéressant d’avoir une présentatrice qui apporte quelques points de détails sur l’oeuvre (même si pas tant que ça, le temps de tout répéter en russe, français et anglais). Au début de chaque acte, un court texte défile pour nous résumer l’histoire à venir : je me demande si cela est bien nécessaire alors que le suspense contenu dans un ballet est déjà quasi nul....
Au final je ne regrette pas cette expérience et comprend qu’elle puisse convenir à certain, mais je trouve qu’elle ne remplace pas le live, loin de là.

Conclusion :
Quand à la Bayadère, c’est toujours aussi chouette !

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les serpents
- le feu
- les jarres
- les éléphants

22 octobre 2010

Michel Faubert et Michel Hindenoch : Contes et complaintes, deux voix contemporaines

Ce que l’éditeur nous dit :
« Il y avait foule, en ce soir d’Octobre 2007, aux portes de la salle de spectacle du Vieux Clocher de Sherbrooke, qui accueillait le conteur québécois Michel Faubert et le conteur français Michel Hindenoch, pour la première fois réunis sur scène grâce à l’ingénieuse programmation du festival Les jours sont contés en Estrie.
La soirée fut à la hauteur des attentes. Dans une atmosphère empreinte à la fois de reccueillement et d’audace, de ferveur et d’ultra sensibilité, ces deux grands de la tradition orale ont fait alterner contes te chants de leurs terroirs respectifs.
Le livre et le CD qui l’accompagne répondent au désir d’inscrire -dans notre mémoire et notre répertoire- ce spectacle, l’un des plus grands moments qu’a connu le milieu du conte au Québec. »


Ce que j’en pense :
L’art de conter ce perd, ce qui est bien dommage. C’est donc une grande joie que de pouvoir renouveler avec cette tradition dans la présente édition.
Les deux conteurs sont excellents, très bien accompagné en musique. Certes elle est un peu trop répétitive dans les premiers morceaux, presque décorelée des récits, mais cela s’améliore par la suite.
Les deux voix sont sympathique séparément, mais encore meilleures en duo. L’accent québécois, éveillant la surprise et l’amusement pour ceux qui n’en sont, comme moi, pas coutumiers, y ajoute un charme certain.
Pour ce qui est du contenu, certaines histoires sont plus plaisantes que d’autres, mais il faudrait être bien exigeant pour ne pas trouver son bonheur parmi la palette présentée. La présentation en générale est quand à elle très soignée.
Quelques points négatifs à noter cependant : la cohérence entre le visuel et l’audio n’est pas assuré, l’ordonnance ayant été pensée de deux façons distinctes. Les pistes ne sont d’ailleurs pas nommées lorsque l’on consulte le CD.
Enfin il est bien regrettable de ne pouvoir entendre que quelques unes des histoires proposées. Car si le livre est intéressant en soit, il ne faut pas oublier que le conte est avant tout un art oral…

Conclusion :
Merci à Babelio pour l’organisation de la Masse Critique et aux éditions Planète rebelle pour leur contribution. C’est avec plaisir que je participerai à nouveau.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- Les serpents
- Les princesses
- Les fantômes
- les feux de paille

2 septembre 2010

Harald Zwart : The Karate Kid

Ce que le synopsis nous dit :
Lorsque la carrière de sa mère l'entraîne à Beijing en Chine, le jeune Dre Parker doit faire face à des changements radicaux. Au bout de quelques jours, il se retrouve mêlé à une altercation au sein de son école, impliquant Cheng, l'un des garçons les plus doués en Kung Fu et qui lui fait définitivement perdre le respect de ses camarades de classe.
Témoin de cet affrontement, Mr Han, professeur de Karaté à la retraite, embauché par les Parker comme chauffeur et assistant, décide d'aider Dre à regagner le respect de son entourage.


Ce que j’en pense :
Le scénario de Karaté Kid, couru d’avance, aurait pu être écrit par n’importe qui. L’enfant à des problèmes. Il va rencontrer son « maître », qui va commencer par des leçons d’apparence stupides. En réalité ce professeur est un génie. L’élève va faire des progrès fulgurant et sortir vainqueur de ses combats, tout cela dans le respect d’autrui et la non violence.
Comparé à d’autres films, les progrès de l’enfant se font relativement progressivement, rendant le tout presque crédible. Même si toute échelle de temps est soigneusement éludée… L’histoire est d’ailleurs plus focalisée sur les déboires personnels de ce personnage que sur le kung-fu, cet art intervenant assez tard dans le film.
Jackie Chan est tout à fait mis au second plan, le protagoniste qu’il interprète étant très peu travaillé, au profit de Jaiden Smith. Ce dernier trouve ici un rôle sur mesure, dans lequel il éblouit sans contexte. J’avoue avoir même été bluffée par sa condition physique. En sortant de la séance, j’étais persuadée qu’il avait fait du kung-fu toute sa vie.
L’approche de la culture chinoise est quand à elle très intéressante, nous en montrant à la fois des aspects positifs et négatifs. Les paysages à eux seuls donnent envie d’aller visiter ce pays.

Conclusion :
Un film sympathique, qui répond à ce qu’on attend de lui.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- L’art de suspendre sa veste
- Le violon
- Les escaliers
- Les serpents