TRY ME
Affichage des articles dont le libellé est surnom. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est surnom. Afficher tous les articles

27 janvier 2015

Tricia Peele : Du sang dans les pétunias (42 nuances de rouge, épisode 1)

Ce que l’éditeur nous dit :
Vous voulez de la violence, du drame, du sexe, du sang et de la chlorophylle ? L'idée de croiser dans une même aventure un savant fou, un playboy millionnaire et un pétunia, tous psychopathes et obsédés sexuels, vous titille les papilles ? Rejoignez Tricia Peele, héroïne de ce thriller horrifico-érotico-écolo-SF, dans des aventures trépidantes.
"Du sang dane les pétunias" est le premier épisode de la série littéraire "42 nuances de rouge". Cette dernière vous propose un détournement de la chick lit et un hommage potache aux films de série B voire de série Z, aux pulps américains et aux romans de gare. 

Ce que j’en pense :
J’ai découvert ce court roman à Geekopolis, sur le stand du Grand Ordre de la serviette. Cette association qui “a pour but de promouvoir l'esprit et l'humour british en France”, organise des événements tels que le jour de la serviette (en référence au roman H2G2 de Douglas Adams). Convaincue par la teneur du stand, autant que par des extraits plutôt drôles du texte, et voulant “faire un petit geste”, je me suis décidée à investir dans ce roman... dont je me suis empressée de me débarrasser dès que je l’ai eu terminé. Certes cela m’a détendu un jour durant lequel, malade, il correspondait à mes capacités intellectuelles du moment, mais même avec le cerveau dans les choux je n’ai pu que constater à quel point il était mauvais. Non pas que je m’attendais à de la grande littérature alors que l’auteur ne se vante pas d’avoir écrit autre chose qu’un postache, mais cela n’exclut pas un minimum de finesse d’esprit, et surtout devrait avoir pour ambition d’être amusant. Or la quatrième de couverture était le seul passage amusant. Le contenu est dépourvu d’intérêt, reprenant vaguement les codes de certains genres mais sans les exploiter. Le postache voudrait que l’on les tourne en dérision, ce qui n’est pas véritablement fait ici, l’auteur se contentant de les effleurer. J’espère que personne n’osera publier une suite (ou mieux, que Tricia Peele rendra service à tous en ne l’écrivant pas).

Conclusion :
Nul.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les surnoms
les concepts d’amitié
les mensonges
les résidences secondaires


23 décembre 2014

Paul King : Paddington

Ce que le synopsis nous dit :
Paddington raconte l'histoire d'un jeune ours péruvien fraîchement débarqué à Londres, à la recherche d'un foyer et d'une vie meilleure. Il réalise vite que la ville de ses rêves n'est pas aussi accueillante qu'il croyait. Par chance, il rencontre la famille Brown et en devient peu à peu un membre à part entière.

Ce que j’en pense :
Si je n’ai pas été chamboulée au visionnage de Paddington, il faut dire que le déroulement de l’histoire est très convenu, j’ai tout de même passé un moment très plaisant. Je suis très heureuse d’avoir pu le voir dans sa version originale (mission quasi impossible, mais accomplie avec succès), car plus de 50% de ce qui fait l’intérêt de ce film réside précisément dans son aspect très british, et il aurait été dommage de passer à côté du “lovely accent”. En cela le personnage de l’ourson est adorable, couplant une extrême politesse en toutes circonstances, une tendance à présenter ses excuses plus souvent que nécessaire et une addiction poussée envers la marmelade et autres mets sucrés (pour ce dernier point, je ne suis pas certaine qu’il définisse bel et bien l’ensemble de la population britannique, mais de source sûre, du moins certains de ses spécimens). Bref il est tout à fait charmant, et attachant. Dans une moindre mesure, les autres membres de la famille Brown, avec les excentricités respectives le sont également (les scènes présentées sous l’aspect de la maison de poupée sont très réussies). Notons enfin une Nicole Kidman qui semble multiplier les rôles de méchante ces dernières années, ce que je soupçonne d’aller de pair avec son visage qui semble figé dans le temps, parce que franchement, ça ça fait peur (peut-être n’a-t-elle jamais pu se défaire de son rôle de sorcière de Blanche-Neige, et de sa lutte désespérée pour conserver sa jeunesse).

Conclusion :
Un petit film tout à fait charmant.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les flèches hypodermiques
les langues étrangères
les jouets éducatifs
les surnoms

9 juin 2014

Robert Stromberg : Maléfique (Maleficent)

Ce que le synopsis nous dit :
Maléfique est une belle jeune femme au cœur pur qui mène une  vie idyllique au sein d’une paisible forêt dans un royaume où règnent le bonheur et l’harmonie. Un jour, une armée d’envahisseurs menace les frontières du pays et Maléfique, n’écoutant que son courage, s’élève en féroce protectrice de cette terre. Dans cette lutte acharnée, une personne en qui elle avait foi va la trahir, déclenchant en elle une souffrance à nulle autre pareille qui va petit à petit transformer son cœur pur en un cœur de pierre. Bien décidée à se venger, elle s’engage dans une bataille épique avec le successeur du roi, jetant une terrible malédiction sur sa fille qui vient de naître, Aurore. Mais lorsque l’enfant grandit, Maléfique se rend compte que la petite princesse détient la clé de la paix du royaume, et peut-être aussi celle de sa propre rédemption…

Ce que j’en pense :
Quelle bonne idée que de revisiter un grand classique en modifiant le point de vue de la narration, laissant ainsi apparaître les événements sous un jour nouveau (bien que légèrement arrangés pour l’occasion). Un bon exemple est toute l’ironie de cette Aurore niaise à souhait (la pauvre, l’une des bonnes fées la condamne à la béatitude éternelle), brillamment interprétée. A contrario, le jeu d’actrice d’Angélina Jolie est mauvais ; si le conte appelle à un jeu plus forcé et théâtral il doit pour autant rester crédible. Mais la meilleure partie reste probablement l’univers qui a été réinventé pour l’occasion, à la fois féerique, magique, dangereux, au milieu duquel règne une Maléfique ultra stylisée qui fera rêver plus d’un cosplayeur. Pour terminer, l’interprétation musicale de Lana Del Rey, dont la voix grave, très exhalée et toute en retenue se marie à merveille au rythme de la grosse caisse, parachève l'envoûtement dont le spectateur est victime.

Conclusion :
Classique et ensorcelant.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- la magie
- les surnoms affectueux
- les cailloux