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10 mai 2016

Anthony Russo et Joe Russo : Captain America, civil war

Ce que le synopsis nous dit :
Steve Rogers est désormais à la tête des Avengers, dont la mission est de protéger l'humanité. À la suite d'une de leurs interventions qui a causé d'importants dégâts collatéraux, le gouvernement décide de mettre en place un organisme de commandement et de supervision.
Cette nouvelle donne provoque une scission au sein de l'équipe : Steve Rogers reste attaché à sa liberté de s'engager sans ingérence gouvernementale, tandis que d'autres se rangent derrière Tony Stark, qui contre toute attente, décide de se soumettre au gouvernement...

Ce que j’en pense :
Dans ce nouvel opus de Captain America, qui aurait tout aussi bien pu être un Avengers, au vue du nombre de supers-héros qui le compose (sérieux, il y en a vraiment beaucoup), les studios ont décidés d’accentuer l’histoire. La tournure des événements révèle un aspect un peu trop couru d’avance à mon goût, alors que Batman vs Superman est depuis quelques semaines sur les écrans, nous assistons à une vraie tendance de gentils qui s’embrouillent entre eux. S’il s’agit d’un pan bel et bien présent dans la littérature comics, donc difficile à éviter, j’ai toujours le sentiments que les auteurs y recourent surtout parce qu’ils sont à court d’idées.
Il m’a paru d’une grande ironie que dans le film les gouvernements soient soudainement si à cheval sur les dégâts collatéraux, quand dans la vraie vie les “frappes chirurgicales” initiées par les autorités occidentales sont monnaie courantes, et a fortiori quand le cinéma américain traite généralement les figurants comme du menu fretin. Là encore une nouvelle tendance semble émerger, puisque le dernier Star Wars avait également pris le parti “d’humaniser” l’un de ces soldat anonymes (ce qui n’empêche pas de buter tous les autres sans remords, ndlr).
Civil war gère bien la multitude de personnages (j’ai soulevé le fait qu’ils étaient vraiment nombreux ?), en accordant une vraie place à chacun d’entre eux. Cela dit, l’ensemble paraît long, et j’ai plus eu le sentiment de voir un épisode de transition dans une série télévisée qu’un film d’action à part entière.

Conclusion :
Intéressant dans la continuité de la saga Marvel, mais un manque de substance propre.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
le goulash
la discussion en cours de combat
les stylos à plume
la vengeance


28 février 2016

Byron Howard, Rich Moore and Jared Bush : Zootopie (Zootopia)

Ce que le synopsis nous dit :
Zootopia est une ville qui ne ressemble à aucune autre : seuls les animaux y habitent ! On y trouve des quartiers résidentiels élégants comme le très chic Sahara Square, et d’autres moins hospitaliers comme le glacial Tundratown. Dans cette incroyable métropole, chaque espèce animale cohabite avec les autres. Qu’on soit un immense éléphant ou une minuscule souris, tout le monde a sa place à Zootopia !Lorsque Judy Hopps fait son entrée dans la police, elle découvre qu’il est bien difficile de s’imposer chez les gros durs en uniforme, surtout quand on est une adorable lapine. Bien décidée à faire ses preuves, Judy s’attaque à une épineuse affaire, même si cela l’oblige à faire équipe avec Nick Wilde, un renard à la langue bien pendue et véritable virtuose de l’arnaque…

Ce que j’en pense :
La découverte des mondes de Zootopie m’a fait penser à celui de Tomorroland, on y retrouve cette patte magique de l’univers Disney qui émoustille l’imagination. J’ai beaucoup aimé également ce principe de n’avoir que des animaux pour personnages, qui vivent tous en harmonie (même si on évite subtilement de nous préciser si les “prédateurs” aussi ne se nourrissent que de carottes et de bleuets), dont les échelles de hauteurs ont été conservées. Beaucoup de clichés sur les natures des animaux, mais c’est vraiment drôle, comme par exemple les hamsters qui se déplacent dans des tubes colorés... De l’humour bien sûr, ainsi que des références amusantes : les meilleures scènes restent celles des bandes annonces, heureusement je n’en avais vu qu’une seule.
On y retrouve aussi les messages bienveillants des studios : ici il s’agit de ne pas préjuger les autres sur leurs natures, un sujet tout à fait d’actualité, et la possibilité de réaliser ses rêves avec de la persévérance (So Disney!).

Conclusion :
Un bon divertissement, qui ravira toutes les générations.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les méthodes pour s’endormir
les glaces à l’eau
le recyclage
les stylos

3 octobre 2012

Carlos Ruiz Zafon : L’ombre du vent


Ce que l’éditeur nous dit :
Dans la Barcelone de l'après-guerre civile, " ville des prodiges " marquée par la défaite, la vie difficile, les haines qui rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon - Daniel Sempere, le narrateur - dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L'enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d'occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y " adopter " un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l'entraîner dans un labyrinthe d'aventures et de secrets " enterrés dans l'âme de la ville " : L'Ombre du vent. Avec ce tableau historique, roman d'apprentissage évoquant les émois de l'adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l'Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s'emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafon mêle inextricablement la littérature et la vie.

Ce que j’en pense :
J’avais lu ce livre une première fois à sa sortie et en gardant un souvenir excellent dans l’ensemble, mais flou dans les détails. Je ne sais pas trop pourquoi, j’ai eu envie de le relire. Je ne m’attendais pas à adorer à ce point, encore. Dès les premières pages, j’ai été plongée dans cet univers d’une Barcelone où les hordes de touristes venant festoyer ou visiter le palais Gaudí ne sont pas encore là. Cette ville là est un peu sombre, ne permettant à ce qui l’habite que d’y mener des vies difficiles. Ces derniers l’adorent ou la détestent, mais aucun n’est indifférent.
Carlos Ruiz Zafon emporte totalement sont lecteur, à mi chemin entre les joies, les désillusions de l’amour et le suspense, la curiosité de l’enquête dont on désire connaître l’issue. L’atmosphère est un peu difficile, mais pas déprimante pour autant. Les personnages a priori les moins attractifs pouvant être les plus attachants. C’est fascinant, les pages défilent, à bout de souffle jusqu’à la dernière ligne, vaincu.

Conclusion :
Un pur délice.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les montres
- les stylos
- les promesses
- le talent