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1 août 2015

Chris Columbus : Pixels

Ce que le synopsis nous dit :
À l’époque de leur jeunesse, dans les années 80, Sam Brenner, Will Cooper, Ludlow Lamonsoff et Eddie « Fire Blaster » Plant ont sauvé le monde des milliers de fois… en jouant à des jeux d’arcade à 25 cents la partie. Mais aujourd’hui, ils vont devoir le faire pour de vrai… Lorsque des aliens découvrent des vidéos d’anciens jeux et les prennent pour une déclaration de guerre, ils lancent l’assaut contre la Terre. Ces mêmes jeux d’arcade leur servent de modèles pour leurs attaques. Cooper, qui est désormais Président des États-Unis, fait alors appel à ses vieux potes pour empêcher la destruction de la planète par PAC-MAN, Donkey Kong, Galaga, Centipede et les Space Invaders… Les gamers pourront compter sur l’aide du lieutenant-colonel Violet Van Patten, une spécialiste qui va leur fournir des armes uniques...

Ce que j’en pense :
Ce film est un gros n’importe quoi, avec beaucoup de choses pas du tout logiques. Mais au moins l’ensemble reste très cohérent dans son propre bordel, avec beaucoup d’autodérison (“n’importe quoi” assumé) et bien sûr d’humour. On sent que les créateurs ainsi que les acteurs, se sont bien amusés dans la réalisation de Pixels, avec une vraie minutie lorsqu'il s’agit de rendre hommage aux jeux vidéos classiques. Par conséquent, les spectateurs passent également un excellent moment, a fortiori ceux connaissent à minima cet univers. Une multitude de détail pourrait être à relever, mais je retiendrais en particulier le générique de fin qui retrace tout le long-métrage en seulement quelques minutes à la sauce jeu vidéo 2D. Très sympa.

Conclusion :
Il parait que le film aurait du s'appeler Voxel, car les cubes sont en 3D.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les codes géographiques
les codes vestimentaires
les codes de jeu




7 janvier 2015

Herik Hanna et Redec : Blind Dog Rhapsody, tome 2

Ce que l’éditeur nous dit :
La terrible bataille entre le très vilain seigneur Daa et le mystérieux aveugle solitaire a commencé. Qui du méchant usurpateur de bas étage ou de l'invincible élu infirme remportera la victoire ? Peu importe l'issu de ce match de légende, un long chemin attend encore le pittoresque trio d'aventuriers, au bout duquel se dresse la forêt de Lô et le redoutable maître archer...

Ce que j’en pense :
Suite aux fous rires que j’avais eu à la découverte de Bling Dog Rhapsody, il est peu dire que j’attendais la suite avec impatience. Si l’univers est toujours là, l’humour m’a paru beaucoup moins présent (même si certains passages sont très drôles). Cela peut être dû à la disparition de l’effet de surprise, du manque d’idées nouvelles du scénariste (qui a pu vouloir éviter l’effet de redondance), je ne sais pas. De même l’histoire présente un creux en milieu de tome, alors que l’auteur maîtrise mal la transition d’une grosse étape de l’histoire vers la suivante. Heureusement, un souffle supplémentaire est insufflé dans les prochaines pages, donnant vaguement un aperçu de la direction que vont prendre les évènements, assez tout du moins pour avoir envie de lire le volume suivant. Cependant je vais cette fois attendre qu’il me tombe entre les mains, sans aucune impatience.

Conclusion :
Un second volume qui ne parvient pas à conserver le niveau atteint précédemment. Attendons la suite...

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les crapauds
les style vestimentaires
les escaliers
les narrations


31 août 2014

Denis Villeneuve : Enemy

Ce que le synopsis nous dit :
Adam, un professeur discret, mène une vie paisible avec sa fiancée Mary. Un jour qu'il découvre son sosie parfait en la personne d’Anthony, un acteur fantasque, il ressent un trouble profond. Il commence alors à observer à distance la vie de cet homme et de sa mystérieuse femme enceinte. Puis Adam se met à imaginer les plus stupéfiants scénarios... pour lui et pour son propre couple.

Ce que j’en pense :
Challenge ultime coincé dans une salle de cinéma avec Enemy diffusé sur l’écran : ne pas mourir d’ennui. I did it. But I am not proud of it.
Tous les ingrédients de la nullité sont ici réunis. Commençons par la base, avec une histoire dans laquelle il ne se passe rien, jamais. La mise en scène essaye tant bien que mal de disséminer des ”métaphores” (entendre par là qu’on nous plante régulièrement des mygales dans le décors, ok), mais également de jouer sur les contrastes ombres-lumières (en gros c’est sombre tout le temps, même quand il fait plein jour et qu’il suffit d’ouvrir les rideaux, sauf quand on voit l’une des deux femmes, elles blondes et lumineuses), mais les ficelles sont si grosses et mal intégrées dans le récit que ça en devient ridicule. La bande-sonore tente vainement de créer une ambiance angoissante en massacrant un pauvre violon pendant 90 minutes, dans un décalage tellement flagrant avec l’absence de suspense qu’elle est en énervante. Les personnages sont creux et incapables d’avoir une seule réaction à peu près logique, toujours dans la démesure et l'aberration (la scène de la rencontre dans la chambre d'hôtel atteint des sommets). Et la fin... Comment un humain normal a-t-il pu sérieusement choisir de filmer cette fin, à moins de compter sur le sentiment de libération du spectateur (chic, on peut enfin partir) pour lui donner le coup fatal l’air de rien (ouais en fait on aurait vraiment dû partir plus tôt).
P.S. : illumination au vue de l'affiche américaine, en fait il a une araignée au plafond, tout s'explique...

Conclusion :
Tout est super nul.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les clés
- les vêtements bien pliés
- les cicatrices
- les escarpins