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10 octobre 2015

Paulo Coelho / Emily Young : Veronika decide de mourir (Veronika decide morrer)

Ce que l’éditeur nous dit :
Veronika a les mêmes rêves, les mêmes désirs que tous les jeunes gens du monde. Elle a un métier raisonnable et vit dans un petit appartement, s'offrant ainsi le plaisir d'avoir un coin à elle. Elle fréquente les bars, rencontre des hommes. Pourtant, Veronika n'est pas heureuse. Quelque chose lui manque. Alors, le matin du 11 novembre 1997, Veronika décide de mourir. Imagination et rêves, amour et folie. Désir et mort. Alors qu'elle s'approche de la mort, Veronika se rend compte que chaque moment de la vie constitue un choix, celui de vivre ou d'abandonner. Veronika expérimente de nouveaux plaisirs et découvre qu'il y a toujours un sens à la vie. Mais la vie est courte. Veronika a décidé de mourir, et maintenant, elle ne peut renoncer. 

Ce que j’en pense :
On ne peut pas dire que Paulo Coelho fasse ici dans la subtilité, alors que dès les premières pages on voit où il veut en venir. Le retournement de situation de la fin (sans spoiler), n’en est clairement pas un. J’ai aussi eu du mal à comprendre pourquoi l’auteur s’était situé personnellement dans le roman, ce qui mis à part ajouter quelques pages à ce un ouvrage bien mince, ne présente aucune plus-value.
Sur le principe, présenter des idées d’apparence simplistes pour amener son lectorat à la réflexion est plutôt sensée. Les choses les plus évidentes peuvent parfois prendre tout leur sens lorsqu’elle sont présentées dans un certain contexte. Le problème c’est que l’auteur les présente ici directement sur un plateau, ôtant tout cette part de cheminement intellectuel.
Pour compléter cette critique j’ai visionné l’adaptation d’Emily Young, qui a fait l’excellent choix de diriger Sarah Michelle Gellar pour le rôle de Veronika. Il m’a semble que les idées mieux passaient mieux dans ce format, qui justifie par sa nature de prendre certains raccourcis scénaristiques. On y perd les pensées des personnages secondaires, mais on y gagne sur message général. Et la bande sonore est délicieuse.

Conclusion :
Un livre médiocre, compensé par un film de bonne facture.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les tacos
le piano
les prisons
l'exaltation





30 décembre 2014

Jean-Luc Istin et Likun : Nüwa, Les 7 immortelles

Ce que l’éditeur nous dit :
La légende du roi Kan raconte que lorsqu’il récupèrera son épée, il pourra à nouveau régner et rassembler les neufs royaumes du Lotus.
C’est pourquoi, sept sœurs immortelles ont eu la charge, chacune à leur tour, de veiller sur l’épée et retrouver Kan à tous prix. Nüwa, la plus jeune des sept sœurs, est le dernier porteur de cette tradition. 
Elle fait route à travers les terres immortelles, résistant aux charmes de l’épée qui ne lui parlent que de désir et de vengeance.

Ce que j’en pense :
Cette bande dessinée elfique, nous entraîne dans une aventure somme toute très classique (une quête avec prophéties, dangers, rencontres et trahisons), mais elle le fait bien, avec des dessins d’une qualité irréprochables de bout en bout. Quand la plupart des ouvrages soignent particulièrement leurs couvertures, le contenu est souvent plus simpliste (forcément, ça demande beaucoup plus de temps et d’énergie), ce qui n’est pas le cas ici. Chaque case paraît être un aquarelle à part entière, non seulement très belle mais également très détaillée. Cela aurait pu faire oublier la piètre originalité de l’histoire, si la fin n’avait pas été baclée de la sorte. Je ne sais pas si c’est une intention volontaire de l’auteur, ou si celui-ci avait prévu une suite dont l’édition aura finalement été refusée, mais là on se moque un peu du lecteur. Je ne parle pas du fait que j’aurais préféré une issue différente, mais bien de cette manière éhonté dont le tout est brusquement expédié d’un revers de main lors des deux dernières pages. Tout ça pour ça...

Conclusion :
Des dessins à couper le souffle mais un contenu trop limité.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les vases
les prisons
les embûches
les guildes

22 avril 2012

Andrew Stanton : John Carter

Ce que le synopsis en dit :
John Carter se déroule sur la planète Barsoom (Mars), peuplée de tribus guerrières et d’extraordinaires créatures. Tiré du premier livre du « Cycle de Mars » d’Edgar Rice Burroughs, le film raconte le fascinant voyage de John Carter, qui se retrouve inexplicablement transporté sur Barsoom, au cœur d’une guerre mystérieuse entre les habitants de la planète. Parmi tous les êtres étranges qui peuplent cet univers, il fera la connaissance de Tars Tarkas et de la captivante princesse Dejah Thoris. Dans ce monde sur le point de disparaître, Carter va découvrir que la survie de Barsoom et de son peuple est entre ses mains…

Ce que j’en pense :
Que faire quand on est en Asie depuis deux mois, et que l’on cherche une activité pour se détendre à moindre effort (parce que les ballades et les visites, c’est bien, mais au bout d’un moment on a juste envie de rester assit sans rien faire) : aller au cinéma ! En Asie (à Canton du moins), cela donne une salle défraichie, où la lumière du couloir reste visible à côté de l’écran durant tout le film, où la séance commence en avance et sans publicités, où l’ouvreuse rallume brusquement la lumière avant même que l’envoi du générique. Et pourtant on est quand même drôlement content en sortant ! Niveau choix : John Carter (dont j’avais juré de ne pas aller le voir lorsque j’étais encore en France), Titanic, ou plein de film en chinois non sous-titrés…
Et finalement John Carter s’en sort plutôt très bien. L’histoire tient presque la route (bon enfin si on fait abstraction de toutes les incohérences et incongruités, suffit de faire preuve d’un peu d’indulgence), les décors sont assez réussi, et ma foi on passe plutôt un bon moment. Le film est un bon mélange entre action, humour et pseudo suspense. Et même l’acteur principal, pourtant un peu trop musclé, s’en sort honnêtement. Je crois même que j’irais voir le second volet.

Conclusion :
Un bon divertissement.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- Les médaillons
- Les arènes
- Les prisons
- Les transformistes


25 mars 2010

Martin Scorsese : Shutter Island

Ce que le synopsis nous en dit :
En 1954, le marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule sont envoyés enquêter sur l’île de Shutter Island, dans un hôpital psychiatrique où sont internés de dangereux criminels. L’une des patientes, Rachel Solando, a inexplicablement disparu. Comment la meurtrière a-t-elle pu sortir d’une cellule fermée à clé de l’extérieur ? Le seul indice retrouvé dans la pièce est une feuille de papier sur laquelle on peut lire une suite de chiffres et de lettres sans signification apparente. Œuvre incohérente d’une malade, ou cryptogramme ?

Ce que j’en pense :
Lorsque la salle s'est rallumée après la projection de Shutter Island, j'étais fort contrariée. Tout d'abord la bande originale est mauvaise. Surtout, peu avide de devinette, j’ai pourtant su prédire la fin de ce film dès les trois premières minutes. Le scénario ultra prévisible, n’est pas digne d’un Martin Scorsese.
Je suis également ressortie avec un profond malaise et ai sérieusement envisagé de regarder un épisode des Bisounours pour espérer dormir correctement. De ce point de vue c’est une réussite, Martin Scorsese nous fait douter de l’humanité. Car sur le plan psychologique les personnages sont très travaillés. Tout le travail de soucis du détail, les nombreuses symboliques, se révèlent d’ailleurs avec la divulgation finale. Le jeu des acteurs est sublime, en particulier dans la représentation de la folie.
Mais une belle interprétation ne suffit pas à faire un beau film. Lorsque tout repose sur la chute, faire preuve d'un minimum d'imagination est requit.

En conclusion :
A éviter, à moindre d'être passionné par le sujet de la psychologie meurtrière.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- La folie
- La psychiatrie
- La prison
- La tempête