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5 juillet 2016

Gabriel Rodriguez et Joe Hill : Locke & Key (6 tomes)

Ce que l’éditeur nous dit :
Keyhouse : un étrange manoir de la Nouvelle-Angleterre. Un manoir hanté, dont les portes peuvent transformer ceux qui osent les franchir... Après le meurtre brutal de leur père. Tyler. Bode et Kinsey découvrent leur nouvelle demeure, croyant y trouver le refuge dont ils ont besoin pour panser leurs plaies. Mais une ténébreuse créature les y attend pour ouvrir la plus terrifiante de toutes les portes...

Ce que j’en pense :
J’ai découvert la série sur je ne sais plus quel blog, en tout cas pas l’un de ceux que je suis habituellement. Je n’ai plus en tête le détail de ce que l’article disait, mais je me souviens clairement de l’enthousiasme de sa rédactrice pour cette série et pour la psychologie de ses personnages en particulier. La préface du premier opus vantait également la qualité de l’ouvrage à grand renfort d’adjectif. J’aurais dû me méfier du parti pris, car je suis loin de partager ces sentiments positifs. Cela avait assez bien démarré avec les deux premiers volumes, sûrement ce qui m’aura fait tenir jusqu’au dernier numéro, mais bien vite l’intérêt retombe. On touche effectivement du doigt quelques problématiques liées à la famille, l’adolescence, les addictions… mais ce riche programme n’est traité que très superficiellement. Il me semble que le problème principal vient du méchant, qui occupe une place centrale mais, se révèle l’un des personnages les moins colorés du récit. Il est juste… méchant. C’est pauvre. Par conséquent tous les rebondissements et révélations le concernant le sont aussi, soit une très large partie de la bande-dessinée. Le seul protagoniste qui de part son évolution sort véritablement du lot est celui du handicapé mental, mais que j’ai trouvé un peu décevant dans son utilisation finale. J’aurais aimé en savoir plus sur les fameuses clés (certaines d’entre elles révèlent quelques excellentes idées du scénariste), sur leur origine, leur fonctionnement, plutôt que de découvrir qu’en fait le méchant était déjà méchant avant.

Conclusion :
Pas très convaincant.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les grottes
les portes
les figurines
les prises de tête





1 décembre 2015

Robert Fisher : Le chevalier à l'armure rouillée (The knight in rusty armor)

Ce que l’éditeur nous dit :
II y a fort longtemps, un vaillant chevalier combattait les méchants, tuait des dragons et sauvait les demoiselles en détresse. II se croyait bon, gentil et plein d'amour. II était très fier de sa magnifique armure qui brillait de mille feux, et ne la quittait jamais, même pour dormir. Seulement, un beau jour, en voulant l'enlever, il se retrouva coincé... Ainsi commença pour lui une quête initiatique, à la recherche de sa véritable identité, au gré de rencontres insolites et d'épreuves riches d'enseignement. En parvenant au "Sommet de la Vérité", il deviendra alors ce qu'il n'avait jamais cessé d'être, un homme au coeur pur, libre de toute illusion et de peur. Cette nouvelle quête du Graal, d'un humour délicieux, fait partie de ces "grands petits livres" comme Le Petit Prince et Jonathan Livingston le goéland. La limpidité, la profondeur du Chevalier à l'armure rouillée, qui parle au coeur et à l'âme, en font un conte d'une portée universelle.

Ce que j’en pense :
Le chevalier à l'armure rouillé, c'est un livre qui a sa place dans mes étagères depuis plus de 10 ans. Alors en quête de moi-même, je l'avais acquis sur le conseil d'une personne bienveillante, mais n'avais pas été capable de dépasser la lecture du premier chapitre. Aujourd'hui, à nouveau en période de changement, j’ai rouvert puis terminé ce bouquin. C'était le bon moment, j’étais prête à accueillir cet enseignement. Il s'agit d'un conte philosophique, comme il en existe sûrement tant d'autres. Pourtant celui-là en particulier a résonné pour moi. J'ai trouvé que le ton était plus adulte que celui que l'on trouve habituellement dans cette catégorie littéraire. Il y a quelque chose de très moderne dans l’écriture, faisant qu'aucun effort n'est requis pour transposer cette histoire de chevalier à notre époque, à notre propre situation. Cela sonne juste. Sans surprise les messages transmis sont au final très simples, élémentaires même, mais nécessiteront une certaine dose de perspicacité pour être intégrés (j’aurais probablement tout intérêt à parcourir à nouveau cet ouvrage de temps à autre).

Conclusion :
Idéal pour partir à la recherche de soi-même, et peut-être même se trouver.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les portes
les petites pièces
les dragons
les montagnes



21 décembre 2014

Peter Jackson : Le Hobbit, la Bataille des Cinq Armées (The Battle of the five armies)

Ce que le synopsis nous dit :
Atteignant enfin la Montagne Solitaire, Thorin et les Nains, aidés par Bilbon le Hobbit, ont réussi à récupérer leur royaume et leur trésor. Mais ils ont également réveillé le dragon Smaug qui déchaîne désormais sa colère sur les habitants de Lac-ville. A présent, les Nains, les Elfes, les Humains mais aussi les Wrags et les Orques menés par le Nécromancien, convoitent les richesses de la Montagne Solitaire. La bataille des cinq armées est imminente et Bilbon est le seul à pouvoir unir ses amis contre les puissances obscures de Sauron.

Ce que j’en pense :
Je confirme ce que j’ai dis l’an dernier : gros bouh ! On nous a laissé en “méga suspense” pendant quasi 365 jours, pour finalement nous résoudre le machin en 15 minutes, hop, emballé c’est pesé, passons à la suite. Ça valait le coup d’attendre, surtout que “la suite”, c’est encore plus de 2h de bande à visionner... Cela dit je suis légèrement injuste, puisque je n’ai absolument pas vu le temps s’écouler. Au contraire, à la fin j’étais même surprise que ce soit “déjà” terminé. Toute la série j’entends, pas ce film en particulier ; ben oui on s’y était habitué à notre visite annuelle en Terre du milieu !
Globalement pas de surprises particulières dans ce dernier volet : des gens qui se tapent dessus, des orques déchus par un simple caillou et d’autres sur lesquels il faut franchement s’acharner, des trolls plus débiles que jamais (ceux qui m’auront le plus amusés), des histoires d’amour impossibles (relatif au fait que J.K. Tolkien ne les avaient pas écrites notamment). La vraie déception concerne la bataille finale, qui n’est rien de moins qu’un gros bordel difficile à suivre (à quand une épopée au moins à moitié aussi bien que celle du Gouffre de Helm ?!).

Note complémentaire de Julien N, qui m'a fait remarquer que j'ai "oublié de mentionner un truc important : la fin du film ne résout aucun des enjeux des 3 films (que devient le trésor? Et l'arkenstone ? Et les nains  ? Et la cité sous la montagne ? Et les habitants de la ville détruite ? La bataille finie, tout le monde rentre chez soi, comme si on s'était mis sur la gueule pour le plaisir.)."

Conclusion :
Rien de plus que sympa, mais ce n’est déjà pas si mal.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
comment ouvrir des portes rapidement
comment faire un arbalète chez soi, avec peu de matériau
comment esquiver les batailles
comment passer d’un camp à l’autre, plusieurs fois, sans passer pour un traître




31 mars 2011

George Nolfi : L’Agence (The Adjustment Bureau)

Ce que le synopsis nous dit :
Un film à voir sans lire le synospis, ni avoir vu la bande annonce !
Spoiler : Sommes-nous maîtres de notre destin ? Ou sommes-nous manipulés par des forces invisibles ? David Norris entrevoit l'avenir que le Sort lui réserve et se rend compte qu'il aspire à une autre vie que celle qui lui a été tracée. Pour y parvenir, il va devoir poursuivre la femme, dont il est tombé follement amoureux, à travers les rues de New York et ses réseaux souterrains...

Ce que j’en pense :
Une affiche sympathique et une excellente notation sur Allocine (et une carte UGC illimité) ont suffit à me convaincre de donner sa chance à L’agence : un très bon choix.
Qualité rare, enfin un film “imprévisible”, durant lequel il est juste agréable de se laisser porter, de se laisser surprendre par le cours des événements. Bien sûr, le style oblige, le ton final se devine. Mais c’est le chemin pour y parvenir qui compte et celui ci n’est pas tracé d’une ligne droite. George Nolfi nous propose une comédie dans lequel l’agent Smith de la Matrix se serait glissé, avec une petite réflexion sur la vie en prime. Ajoutez à cela une New-York sublimée, de belles images, une touche de poésie et une bande son remarquable. 

Conclusion :
A voir, sans a priori, juste pour le plaisir

A voir si vous voulez en savoir plus sur :

- le retour des chapeaux haut-de-forme
- les portes
- les bibliothèques
- the great state of New-York