Ce que le synopsis nous dit :
Cinq amis d'enfance rêvent depuis toujours d'habiter en colocation. Lorsque l’occasion d’emménager ensemble se présente, Julia, Vadim, Nestor et Timothée n’hésitent pas une seule seconde, surtout quand Samuel se propose de payer la moitié du loyer ! A peine installés, Samuel se retrouve sur la paille mais décide de ne rien dire aux autres et d'assumer sa part en se mettant à vendre de l'herbe. Mais n'est pas dealer qui veut et quand tout dégénère, Samuel n’a d’autres choix que de se tourner vers la seule famille qu'il lui reste : ses amis !
Ce que j’en pense :
Un joli film sur l’amitié, servi par d’excellents acteurs. Il faut dire que malgré leurs jeunes âges, certains ont déjà une longue carrière derrière eux, Pierre Niney en particulier (le plus jeune comédien entré à la comédie française, ndlr).
Igor Gotesman soulève les questions clés de ce type de relation pouvant parfois transcender les liens familiaux : qu’est-on prêt à faire pour ses amis, dans quelles circonstances, que se passe t-il quand l’amour s’en mêle, etc. La morale de l’histoire qu’il propose, telle qu’elle nous est amenée, dénote un peu du reste de l’histoire, mais sonne assez juste. Car ce choix de narration (même si la voix de Margot Bancilhon s’y prête à merveille) peine à s’intégrer avec le reste du long métrage : cette introduction ne se justifie que pour amener cette conclusion, qui elle même ne semble là que parce qu’il en faut bien une. Dommage car l’ensemble était pourtant bien rythmé, avec plusieurs bonnes scènes, mais la fin est bancale (ou fallait-il juste une bonne excuse pour emmener l’équipe de tournage en vacances). Un autre point faible à mon sens est le déséquilibre de traitement entre les personnages, celui de Julia étant très simpliste, tandis que celui de Nestor reste quasi invisible. Quelques points d’améliorations donc, qui n'empêchent pas de passer un bon moment.
Conclusion :
Très parisien tout ça !
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
Les douze
Les molosses
Les boites à gant
Les moulures
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24 mars 2016
9 décembre 2014
J. D. Salinger : L'Attrape-Coeurs (The catcher in the rye)
Ce que l’éditeur nous dit :Phénomène littéraire sans équivalent depuis les années 50, J. D. Salinger reste le plus mystérieux des écrivains contemporains, et son chef-d’œuvre, "L'attrape-coeurs", roman de l'adolescence le plus lu du monde entier, est l'histoire d'une fugue, celle d'un garçon de la bourgeoisie new-yorkaise chassé de son collège trois jours avant Noël, qui n'ose pas rentrer chez lui et affronter ses parents. Trois jours de vagabondage et d'aventures cocasses, sordides ou émouvantes, d'incertitude et d'anxiété, à la recherche de soi-même et des autres. L'histoire éternelle d'un gosse perdu qui cherche des raisons de vivre dans un monde hostile et corrompu.
Ce que j’en pense :
L’envie de lire ce livre est venue d’une conversation sur mon lieu de travail, alors qu’un collègue expliquait en avoir lu la moitié, mais n’en voyant pas le but, hésitait à en rester là. Un américain en déplacement chez nous lui a alors expliqué que c’était justement ça l’intérêt, qu’il n’y avait pas but. J’ai appris par la même occasion qu’après avoir été initialement placé aux États-Unis dans la liste des “banned books”, il est maintenant souvent utilisé au programme scolaire. Mon collègue a donc poursuivi sa lecture, sans chercher au-delà de ce que les pages lui offraient, et l’a finalement bien aimé.
Appliquant le même principe, j’ai lu ce livre assez rapidement. Ce que j’en retiendrais, c’est l’incroyable difficulté de cet adolescent à “être lui-même” (peut-être est-ce inhérent à cet âge), à être cohérent entre ses pensées et ses gestes et paroles effectifs. Parce qu’il a du mal à trouver des individus qui le comprennent, mais qu’en même temps il ne supporte pas d’être seul, ce qui donne lieu à bon nombre de situations dans lesquelles il n’est tout simplement pas à sa place, et fait n’importe quoi. Alors il broie du noir, un peu plus, l’attirant dans un joli cercle vicieux.
Conclusion :
Il n’y a peut-être pas de “but” à proprement parler, mais tout du moins un personnage fort bien dessiné.
A lire si vous voulez en savoir plus sur : les taxis
les gants de base-ball
les dissertations
l’hygiène
25 juillet 2013
Maïa Mazaurette : Rien ne nous survivra (Le pire est avenir)
Ce que l’éditeur nous dit :
Les jeunes ont rasé Paris, ont renversé les fondamentaux de notre société ; les jeunes ont osé briser le plus délicieux des tabous : tuer les vieux. Tous les vieux. A partir de vingt-cinq ans. Laissez les Théoriciens vous expliquer pourquoi. Dans cette atmosphère de guerre civile, de poudre et de béton calciné, deux snipers émergent. Silence, l'idole que les jeunes suivraient en enfer, et l'Immortel, qui compte bien faire vivre l'enfer à Silence. Quel meilleur terrain de chasse que les toits parisiens ? Avec un cynisme mordant, un humour corrosif, Rien ne nous survivra propose une variation sur notre société actuelle, tout en piétinant les présupposés de notre morale. Car au jeu de l'intolérance jeunes / vieux, qui a commencé ?
Ce que j’en pense :
Pour ce qui est de l’histoire en elle même, je dois dire que je suis un peu confuse. Le fond est là et il est facile d’imaginer à quel point les idées développées tiennent l’auteur à cœur. A noter qu'à la première publication Maïa avait 24 ans et demi ! Mais tout au long de cette lecture, j'ai eu du mal à voir où elle venait en venir. Je suis constamment restée dans l'expectative de ce qui allait advenir (ce qui est peut être voulu), surprise par la tournure des événements jusqu'à la dernière page.
Si je reconnais sans peine le bien-fondé des arguments pour avoir été "jeune" jusqu'à il y a peu (encore qu'au passage de la barre des 25 ans j'ai eu l'impression de perdre plus d'avantages que je n'en ai gagné), je n'ai pas non plus le sentiment d'avoir veçu cette période comme la profonde injustice décrite. Il me semble que chaque âge, chaque période de la vie va de pair avec ses joies et ses peines, c'est comme ça. Du coup je n'ai pas tellement été touchée par le sujet.
Mais bon c’est Maïa. Maïa, ah son écriture, quel délice. Rien ne nous survivra ne fait pas exception à la règle, c’est un petit bijou stylistique. La manière dont elle parvient à asexué l’un de ses personnages est une véritable prouesse grammaticale pour lequel il faut certainement une bonne dose d’imagination. Un talent d’écrivain qui n’est plus à prouver...
Conclusion :
Un sujet un peu trop révolutionnaire à mon goût mais tout de même très plaisant à lire
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les objets fétiches
- les souterrains
- les blessures
- les gants
10 octobre 2011
Nicolas Winding Refn : Drive
Ce que le synospis nous dit :
Un jeune homme solitaire, "The Driver", conduit le jour à Hollywood pour le cinéma en tant que cascadeur et la nuit pour des truands. Ultra professionnel et peu bavard, il a son propre code de conduite. Jamais il n’a pris part aux crimes de ses employeurs autrement qu’en conduisant - et au volant, il est le meilleur !
Shannon, le manager qui lui décroche tous ses contrats, propose à Bernie Rose, un malfrat notoire, d’investir dans un véhicule pour que son poulain puisse affronter les circuits de stock-car professionnels. Celui-ci accepte mais impose son associé, Nino, dans le projet.
C’est alors que la route du pilote croise celle d’Irene et de son jeune fils. Pour la première fois de sa vie, il n’est plus seul.
Ce que j’en pense :
Admettons que je me fiche de voir de la violence gratuite et beaucoup de sang pour ma grand chose. Admettons que pour moi le scénario soit secondaire et que je me fiche de voir de l’archi déjà vu. Imageons que j’ignore que l’acteur principal est mono-expressif durant les 3/4 du film. Enfin, ignorons que bien qu'il s'agisse d'un thriller, pas une scène ne propose un suspense digne de ce nom, et que la fin soit si maladroite qu’au le devenir héro laisse totalement indifférent.
Peut être qu’alors j’aurais pu trouver que Drive est un bon film. Peut être que je serais restée sur ma très bonne impression de la première scène. Peut être que j’aurais apprécié à leur juste valeur la musique décalée, la façon de filmer toujours attentive aux détails ou encore le comique de la lente descente aux enfers.
Malheureusement, non, je n’ai pas aimé Drive. Si je peut lui reconnaître certaines qualités, je ne peux tout simplement pas adhérer au genre. Peut être aurais je dû commencer par regarder la filmographie Nicolas Winding Refn, dont les affiches de ses longs métrages parlent d’elle même. Si l’art est l’exutoire des artistes, pas de doutes que ce réalisateur a un certain problème avec la violence. D’autres apprécieront peut être. Pour ma part, je vais simplement le rayer de ma liste.
Conclusion :
Pas pour moi
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les garages
- les gants
- les couloirs
- la dextérité
Un jeune homme solitaire, "The Driver", conduit le jour à Hollywood pour le cinéma en tant que cascadeur et la nuit pour des truands. Ultra professionnel et peu bavard, il a son propre code de conduite. Jamais il n’a pris part aux crimes de ses employeurs autrement qu’en conduisant - et au volant, il est le meilleur !
Shannon, le manager qui lui décroche tous ses contrats, propose à Bernie Rose, un malfrat notoire, d’investir dans un véhicule pour que son poulain puisse affronter les circuits de stock-car professionnels. Celui-ci accepte mais impose son associé, Nino, dans le projet.
C’est alors que la route du pilote croise celle d’Irene et de son jeune fils. Pour la première fois de sa vie, il n’est plus seul.
Ce que j’en pense :
Admettons que je me fiche de voir de la violence gratuite et beaucoup de sang pour ma grand chose. Admettons que pour moi le scénario soit secondaire et que je me fiche de voir de l’archi déjà vu. Imageons que j’ignore que l’acteur principal est mono-expressif durant les 3/4 du film. Enfin, ignorons que bien qu'il s'agisse d'un thriller, pas une scène ne propose un suspense digne de ce nom, et que la fin soit si maladroite qu’au le devenir héro laisse totalement indifférent.
Peut être qu’alors j’aurais pu trouver que Drive est un bon film. Peut être que je serais restée sur ma très bonne impression de la première scène. Peut être que j’aurais apprécié à leur juste valeur la musique décalée, la façon de filmer toujours attentive aux détails ou encore le comique de la lente descente aux enfers.
Malheureusement, non, je n’ai pas aimé Drive. Si je peut lui reconnaître certaines qualités, je ne peux tout simplement pas adhérer au genre. Peut être aurais je dû commencer par regarder la filmographie Nicolas Winding Refn, dont les affiches de ses longs métrages parlent d’elle même. Si l’art est l’exutoire des artistes, pas de doutes que ce réalisateur a un certain problème avec la violence. D’autres apprécieront peut être. Pour ma part, je vais simplement le rayer de ma liste.
Conclusion :
Pas pour moi
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les garages
- les gants
- les couloirs
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