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5 juillet 2016

Gabriel Rodriguez et Joe Hill : Locke & Key (6 tomes)

Ce que l’éditeur nous dit :
Keyhouse : un étrange manoir de la Nouvelle-Angleterre. Un manoir hanté, dont les portes peuvent transformer ceux qui osent les franchir... Après le meurtre brutal de leur père. Tyler. Bode et Kinsey découvrent leur nouvelle demeure, croyant y trouver le refuge dont ils ont besoin pour panser leurs plaies. Mais une ténébreuse créature les y attend pour ouvrir la plus terrifiante de toutes les portes...

Ce que j’en pense :
J’ai découvert la série sur je ne sais plus quel blog, en tout cas pas l’un de ceux que je suis habituellement. Je n’ai plus en tête le détail de ce que l’article disait, mais je me souviens clairement de l’enthousiasme de sa rédactrice pour cette série et pour la psychologie de ses personnages en particulier. La préface du premier opus vantait également la qualité de l’ouvrage à grand renfort d’adjectif. J’aurais dû me méfier du parti pris, car je suis loin de partager ces sentiments positifs. Cela avait assez bien démarré avec les deux premiers volumes, sûrement ce qui m’aura fait tenir jusqu’au dernier numéro, mais bien vite l’intérêt retombe. On touche effectivement du doigt quelques problématiques liées à la famille, l’adolescence, les addictions… mais ce riche programme n’est traité que très superficiellement. Il me semble que le problème principal vient du méchant, qui occupe une place centrale mais, se révèle l’un des personnages les moins colorés du récit. Il est juste… méchant. C’est pauvre. Par conséquent tous les rebondissements et révélations le concernant le sont aussi, soit une très large partie de la bande-dessinée. Le seul protagoniste qui de part son évolution sort véritablement du lot est celui du handicapé mental, mais que j’ai trouvé un peu décevant dans son utilisation finale. J’aurais aimé en savoir plus sur les fameuses clés (certaines d’entre elles révèlent quelques excellentes idées du scénariste), sur leur origine, leur fonctionnement, plutôt que de découvrir qu’en fait le méchant était déjà méchant avant.

Conclusion :
Pas très convaincant.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les grottes
les portes
les figurines
les prises de tête





19 mai 2016

Laurent Genefort : Lum’en

Ce que l’éditeur nous dit :
Imaginez une étoile avoisinant sept dixièmes de masse solaire... Si vous levez les yeux, il se peut que vous aperceviez son éclat blanc-jaune sur la face antérieure du bras spiral d'Orion, à sept mille parsecs du centre galactique. Le système de Grnc.mld1 compte six planètes : cinq telluriques et une gazeuse. De ces six planètes, Garance est la seule qui évolue dans la zone d'habitabilité.
« Lum'en » relate la colonisation de Garance, une planète comme tant d'autres, du moins en apparence... L'histoire de ces femmes, de ces hommes rudes lancés à la conquête d'un monde, le récit des luttes de ces pionniers qui, au fil des générations, vont écrire la plus exceptionnelle des aventures, la plus terrible, aussi, celle de l'ancrage, du développement puis, inéluctable, du déclin d'une colonie dans les confins. L'essence même de la nature humaine, en somme, la quête d'horizons nouveaux. Quitte à rater l'essentiel...
« Lum'en » est lauréat du prestigieux Prix Julia Verlanger 2015

Ce que j’en pense :
Lum’en, un titre que j’ai beaucoup vu cité sur la blogosphère, sans finalement vraiment savoir à quoi m’attendre. Arrivé au troisième chapitre, j’ai été déçue de constater que les personnages avec lesquels nous avions commencé à sympathiser appartenaient désormais au passé. Et j’ai toujours un peu de mal avec les auteurs qui font de “trop gros” sauts dans le temps. J’ai poursuivi, et rebelote aux chapitres suivants. Je me suis finalement renseignée, pour découvrir qu’il s’agissait en réalité d’une recueil de nouvelles, qui misent bout à bout comptais l’émergence puis l’échéance de la colonisation d’une planète. Ayant cette information en tête, j’ai pu mieux apprécier la suite de la lecture, sans toutefois en ressortir très convaincue. Certaines nouvelles sont sympas (celle du point de vue indigène en particulier), mais je n’ai pas ressentie l’émulation que d’autres lecteurs ont semblé avoir. Les personnages sont peu attachants (ce qui n’a rien à voir avec le format court), les concepts mal exploités, peut-être dû à une écriture trop “détachée” quand on voudrait nous sensibiliser.
Il y a un petit Orson Scott Card dans les idées présentées, mais en moins bien. J’ai surtout trouvé que le pseudo film conducteur qui avait été ajouté pour lier le tout était plus un poids qu’une valeur ajoutée.

Conclusion :
Pas convaincue par l’univers.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les explosions
les traducteurs
les tresses
les exploitations


10 octobre 2015

Paulo Coelho / Emily Young : Veronika decide de mourir (Veronika decide morrer)

Ce que l’éditeur nous dit :
Veronika a les mêmes rêves, les mêmes désirs que tous les jeunes gens du monde. Elle a un métier raisonnable et vit dans un petit appartement, s'offrant ainsi le plaisir d'avoir un coin à elle. Elle fréquente les bars, rencontre des hommes. Pourtant, Veronika n'est pas heureuse. Quelque chose lui manque. Alors, le matin du 11 novembre 1997, Veronika décide de mourir. Imagination et rêves, amour et folie. Désir et mort. Alors qu'elle s'approche de la mort, Veronika se rend compte que chaque moment de la vie constitue un choix, celui de vivre ou d'abandonner. Veronika expérimente de nouveaux plaisirs et découvre qu'il y a toujours un sens à la vie. Mais la vie est courte. Veronika a décidé de mourir, et maintenant, elle ne peut renoncer. 

Ce que j’en pense :
On ne peut pas dire que Paulo Coelho fasse ici dans la subtilité, alors que dès les premières pages on voit où il veut en venir. Le retournement de situation de la fin (sans spoiler), n’en est clairement pas un. J’ai aussi eu du mal à comprendre pourquoi l’auteur s’était situé personnellement dans le roman, ce qui mis à part ajouter quelques pages à ce un ouvrage bien mince, ne présente aucune plus-value.
Sur le principe, présenter des idées d’apparence simplistes pour amener son lectorat à la réflexion est plutôt sensée. Les choses les plus évidentes peuvent parfois prendre tout leur sens lorsqu’elle sont présentées dans un certain contexte. Le problème c’est que l’auteur les présente ici directement sur un plateau, ôtant tout cette part de cheminement intellectuel.
Pour compléter cette critique j’ai visionné l’adaptation d’Emily Young, qui a fait l’excellent choix de diriger Sarah Michelle Gellar pour le rôle de Veronika. Il m’a semble que les idées mieux passaient mieux dans ce format, qui justifie par sa nature de prendre certains raccourcis scénaristiques. On y perd les pensées des personnages secondaires, mais on y gagne sur message général. Et la bande sonore est délicieuse.

Conclusion :
Un livre médiocre, compensé par un film de bonne facture.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les tacos
le piano
les prisons
l'exaltation





6 octobre 2015

Cat Clarke : A kiss in the dark

Ce que l’éditeur nous dit :
Lorsqu'Alex et Kate se rencontrent, l'attirance est immédiate. Il a de l'humour, un beau visage et un brin de timidité : tout ce que Kate recherche chez un petit ami. Elle est jolie, craquante, avec un irrésistible soupçon de naïveté : Alex ne peut résister à son charme. L'un des deux cache pourtant un lourd secret qui va non seulement peser sur leur amour naissant, mais aussi menacer leur vie...

Ce que j’en pense :
Malgré son caractère farfelu, A kiss in the dark présente un postulat de départ avec du potentiel... qui s'avère rapidement avoir été traité de manière navrante. Cat Clarke nous sert un cliché de littérature adolescente, plein de mièvrerie et surtout ridicule à souhait. Plus le personnage principal s'embourbe dans ses erreurs, moins il est attachant.
Arrivé vers la moitié de l'ouvrage, un changement de traitement inattendu vient relancer l'intérêt général. Il pourrait s'agir d'un coup de maître qui viendrait enfin révéler toute le potentiel du sujet. Quelques pages suffiront à faire retomber le soufflet. Que du vent (j’espère un peu, le rôle joué par le frère présente tout de même un intérêt). La vraie raison qui m’aura gardée d’abandonner en cours est un agacement général, incapable de m’arrêter sur une note aussi grotesque.

Conclusion :
Soulagée de l’avoir terminée. Je ne le recommande pas.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les casquettes
les chemises
le skateboard
les feux d’artifice



1 septembre 2015

Katarina Bivald : La bibliothèque des coeurs cabossés (Läsarna i Broken Wheel rekommenderar på)

Ce que l’éditeur nous dit :
Tout commence par les lettres que s’envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l'Iowa. Après deux ans d’échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu’Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine. 
Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis – et pas uniquement les personnages de ses romans préférés –, qui l'aident à monter une librairie avec tous les livres qu’Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance. 
Et lorsque son visa de trois mois expire, ses nouveaux amis ont une idée géniale et complètement folle pour la faire rester à Broken Wheel…

Ce que j’en pense :
On ouvrant ce bouquin, découvert pour la première fois au Salon du Livre, puis vus et revus dans touts les gares et librairies, je m’attendais à un roman dans l’esprit du Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates. Malgré une écriture simpliste, j’espérais une belle histoire.
Pour l'anecdote, j’ai eu un élément de suspense inattendu, lorsqu’à une cinquantaine de pages de clore j’ai réalisé que les mêmes 50 pages étaient répétées, au lieu d’avoir la fin. Erreur d'impression. Heureusement j’ai pu rapidement faire remplacer mon produit défectueux. Je ne sais pas à quel point cela aura contribué à ma déconvenue, mais si j’avais déjà été passablement convaincue par le contenu, j’ai trouvé les chapitres ultimes particulièrement mauvais.
C’est bien beau d’encenser la beauté de la littérature et son amour pour les livres (j’ai bien aimé les noms donnés aux rayons par exemple), mais cela ne dispense pas de faire preuve d’un peu plus d’originalité. L’auteur ne nous gratifie même pas de quelques scènes dans son propre pays, se contraignant au sol américain pour énième lieu d’action. J’ai globalement passé un agréable moment de lecture, mais je déplore que Katarina Bivald n’est pas fait preuve de plus d’imagination.

Conclusion :
Pas foncièrement nul mais assez décevant.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
le maïs
les tracteurs
les meubles dépareillés
les catégories

15 août 2015

Claire North (Catherine Webb) : Les quinze premières vies d'Harry August (The First Fifteen Lives of Harry August)

Ce que l’éditeur nous dit :
Harry August se retrouve sur son lit de mort.
Une fois de plus.
Chaque fois qu’Harry décède, il naît de nouveau, au lieu et à la date exacts auxquels il est venu au monde la première fois, possédant tous les souvenirs des vies qu’il a déjà vécues. Peu importent ses actions ou ses choix, le processus est toujours le même. Harry ne sait comment ni pourquoi, seulement qu’il en existe d’autres comme lui.
Alors qu’arrive la fin de sa onzième vie, une petite fille apparaît à son chevet. « J’ai bien failli vous rater, Docteur August, dit-elle. Je dois vous transmettre un message, passé d’enfant à adulte, d’enfant à adulte, à travers des générations depuis mille ans dans le futur. Le voici : « Le monde se meurt, et nous ne pouvons rien y faire. À vous de jouer. » »
Voici l’incroyable histoire d’Harry August, de ce qu’il a fait, de ce qu’il va faire, et comment il va essayer de sauver un passé qu’il ne peut changer, et un futur qu’il ne peut accepter.

Ce que j’en pense :
Un excellente idée de départ, qui démarre plutôt bien. Revivre sa vie à l’infini, tout en conservant les souvenirs des essais précédents : cela signifie vivre à nouveau son enfance en tant qu’adulte, avoir la possibilité de faire des choix différents, apprendre et voyager énormément, devenir une “personne meilleure” peut-être...
Le problème c’est qu’il faut bien un début et une fin au roman, donc un fil conducteur. Malheureusement Claire Webb n’a rien trouvé de mieux que de nous embarquer dans une pseudo enquête inter-temporelle qui ne m’a personnellement que très peu intéressée. Les personnages qu’elle à créés, par leur immortalité, semblent inatteignables, rendant difficile la moindre empathie à leur égard. C’est sans compter sur une certain lourdeur dans l’ambiance (la retranscription de la lassitude du narrateur ?), qui vient finir de plomber le texte. Et la pseudo tentative de créer du suspense en faisant quelques aller-retour dans les différentes vies au lieu de traiter le sujet de façon chronologique n'aura certainement pas arrangé les choses (ça aurait pu, mais non). Si j’ai réussi à parvenir jusqu’à la dernière page, à mon sens ce livre est tout de même un beau ratage.

Conclusion :
Une bonne idée que son auteur n’a pas su exploiter. Raté.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :

les traumatismes
les chasses au trésor
l’amitié
la famille



29 mars 2015

Gilles Dyrek : Venise sous la neige

Ce que l’éditeur nous dit :
Venise sous la neige : entraînée par Christophe, avec qui elle vient de se disputer, Patricia arrive à un dîner entre amis ; où elle ne connaît personne. Comme elle ne desserre pas les dents, on la prend pour une étrangère. Patricia ne résiste pas au plaisir d'entretenir le quiproquo. Elle s'invente une langue et un pays imaginaires. Ce qui va faire basculer la soirée... La Touche étoile : En une série de sketches, voici présentés les indispensables, ingénieux, révolutionnaires, pléthoriques, salutaires, conviviaux, beaux, merveilleux, prodigieux, formidables, inestimables, réjouissants, chaque jour plus novateurs, efficaces, ludiques et performants outils de Dame Communication! 

Ce que j’en pense :
Tout commence par un texte, des lignes de dialogues alignées pages après pages, ponctuées de quelques vagues didascalies. On s’imagine les personnages d’une certaine manière, on envisage les intonations, mais seule l’interprétation par des acteurs en chair et en os permettra à une pièce telle que Venise sous la neige de prendre vie. Car il faut bien reconnaître que si quelques idées sont sympathiques, la plupart sont on ne peut plus déjà vues, ce qui était prévisible par le choix de la thématique du couple mis en péril par la situation (difficile de s’enfoncer plus profondément dans la banalité théâtrale). Certaines répliques prêtent à sourire, mais jamais au rire franc. Un gros problème vient également de la tendance de l’auteur à épuiser jusqu’à la moelle chacun de ses concepts, à en devenir presque lourd. Il n’empêche qu’une mise en scène inventive et des comédiens pertinents pourront permettre à un spectateur d’être diverti le temps d’une pièce de théâtre...

Conclusion :
Peut-être bien une fois interprété, mais un texte bien trop banal pour sortir du lot.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les dons
les lapins
les capitales
le vocabulaire


25 février 2015

Michael Crichton : Prisonniers du temps (Timeline)

Ce que l’éditeur nous dit :
Située au beau milieu de l'Arizona, ITC est une entreprise de technologie de pointe hautement mystérieuse. Sous la férule d'un scientifique aussi brillant que mégalomane, d'importantes recherches y sont menées dans le plus grand des secrets...Mais pourquoi ITC s'intéresse-t-elle aux travaux de l'équipe d'historiens qui, loin de là, dans la vallée de la Dordogne, a entrepris, sous la direction du professeur Johnston de l'université de Yale, des fouilles autour d'un monastère du XIVe siècle? Pour éclaircir la question, Johnston se rend en Arizona. Et disparaît...Deux jours plus tard, toujours en Dordogne, un parchemin vieux de six cent cinquante ans est mis au jour. Son message : "À l'aide" est signé du professeur Johnston...

Ce que j’en pense :
Au départ j’ai plutôt été intriguée par Timeline, même si j’ai vite été gênée par le style “scolaire” de Michael Crichton. Première rencontre avec l’auteur hollywoodien, il m’a fait une impression de (très) bon élève : bonnes recherches sur l'environnement et l’époque, bonne volonté de présenter un aspect scientifique plausible (même si on n'y croit pas du tout), bonne maîtrise des personnages (avec la bonne somme de détails personnels révélés d’emblée, créant l’empathie), bonne maîtrise de la pression (quelques indices dévoilés au compte-gouttes pour susciter l’attention, ainsi que le fameux compte à rebours). Bref, tout est très bien. Mais cela m’a paru aussi très impersonnel, un peu comme une intervention de Céline Dion (un professionnalisme irréprochable, une maîtrise du moindre geste, de chaque sourire, mais au final si superficielle). A noter qu’on imagine tout de suite la transcription à l’écran (notamment par une écriture très visuelle).
Mais arrivée à 300 pages (seulement la moitié du roman), j’ai réalisé que je ne prenais aucun plaisir à cette lecture. Sans aller jusqu’à être pénible, c’est tout simplement que cette histoire, ces personnages et leur devenir, ne n'importaient absolument pas, que le peu d’action en cours ne m’intéressait pas. En ces circonstances, je n’ai vu aucune raison de consacrer plus de temps à ce roman, et l’ai définitivement clos.

Conclusion :
Certainement bien écrit, mais sans intérêt pour moi.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les reconstitutions
l’escalade
les perruques
les grenades



11 décembre 2014

Ursula Le Guin : Les chats volants et Le retour des chats volants (Catwings and Catwings return)

Ce que l’éditeur nous dit :
Quel étrange mystère : les quatre chatons Thelma, Harriet, Roger et James sont nés avec des ailes ! Mais leur mère a bien d'autres soucis pour s'en préoccuper. En ville, de terribles dangers guettent ses petits. Elle ne pourra pas toujours les protéger. les chats volants vont devoir voler de leurs propres ailes.

Ce que j’en pense :
C’est peut-être un peu naïf de ma part, mais en piochant sur l’étagère “premières lectures” de la bibliothèque, je m’attends à trouver une histoire avec une “morale”, une histoire de vie, enfin n’importe quoi “d’utile” pour l’enfant en plein éveil auquel il est destiné. Et là, euh... Certes je suis loin d’être une spécialiste de la littérature jeunesse, mais j’ai beau y réfléchir, il m’est impossible de déterminer l’angle que l’auteur a choisit d’aborder, au point de douter qu’il y en ait un. Ce qui donne une histoire assez ennuyeuse (le volume deux m’ayant fait le même effet que le premier, heureusement que ça se lit en 15 minutes). Même le fait que les félins possèdent des ailes (annoncé par le titre quand même), n’est quasiment pas exploité. Alors oui cela donne des moyens de locomotions ajustés, mais au final ce détail n’impacte que peu le cours des événements décrits. Je ne sais pas si cela est dû au succès de l’auteur pour ses romans adultes, mais je ne comprend pas comment une histoire aussi banale a pu être publiée, et encore moins qu’on ose en proposer quatre volumes...

Conclusion :
Ça sent l’auteur qui a fait son paresseux...

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les remariages
les creux dans les arbres
les démolitions
les pigeonniers

22 août 2013

Alex D. Jestaire : Tourville

Ce que l’éditeur nous dit :
Délaissant Paris, Jean-Louis regagne son Tourville natal pour retrouver un ami d'enfance disparu. Son appartement déserté devient le QG d'une petite équipe de copains lancés dans une enquête surréaliste filmée à la manière secouée d'un Blair Witch Project monté par David Lynch.
« Si on pouvait mettre une ville en bouteille, on obtiendrait Tourville — petite ville de province bien française, soudain coupée du reste du monde pour des raisons on ne peut plus fumeuses et prise au piège de toutes les névroses de son époque. »


Ce que j’en pense :
Rien que pour l’originalité de l’écriture, cela vaut le coup de lire au moins quelques pages du roman de Alex D. Jestaire. Celui ci nous fait complétement entrer dans la tête de son héro, dont nous suivons les pensées pas toujours logiques. Pour cela il utilise la première personne bien sûr, mais surtout fait fi de la virgule, préférant l’utilisation de tirets pour distinguer les idées au sein de chaque phrase. Bel exercice. Cela est d’ailleurs assez perturbant car le contexte de l’écrit fait supposer d’une certaine intelligence du narrateur (l’expression est étonnante mais sans fautes), tandis que le personnage en lui même se révèle un crétin à bien des niveaux (conséquences du recours fréquent à l’alcool et autres médecines dures).
Par contre je n’ai pas du tout, mais alors pas du tout accroché à l’histoire. Ce n’est pas qu’il ne se passe rien, mais une fois que l’on s’est habitué au style une sorte de langueur monotone s’installe. N’en avoir toujours rien à faire de savoir ce qu’il va arriver au personnage après plus d’une centaine de pages lues pousse vite au découragement, surtout lorsque quasiment 700 de plus se profilent. J’ai fini par abandonner.

Conclusion :
A découvrir mais pas forcément à lire.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les ratés
- les inconscients
- les bars
- les enquêtes


15 avril 2013

Frédéric Mars : Le livre qui rend dingue

Ce que l’éditeur nous dit :
C'est le plus grand best-seller de tous les temps. Le livre raz-de-marée. En quelques semaines, il se vend à des centaines de millions d’exemplaires, le monde entier est subjugué. Mais bientôt d’étranges phénomènes frappent les lecteurs…

Ce que j’en pense :
J’ai gagné un truc !!! Et lendemain de mon anniversaire en plus, j’étais rudement contente. Merci bien à Lune (et StoryLab) pour l’organisation de ce concours.
Pour ce qui du contenu, disons que le style de Frédéric Mars n’est pas vraiment ma tasse de tête. Sa plume a ce je ne sais quoi de trop agressif que j’ai toujours du mal à apprécier. L’humour, très présent, en séduira sûrement plus d’un, même si pour ma part j’y suis restée insensible. L’idée est originale, abordant à contre-courant le monde du livre et de l’édition en général, mais une fois le principe acquis tout le reste n’est qu’une longue fuite en avant, sans grande surprise.

Conclusion :
Il y a des auteurs avec lesquels le courant ne passe pas. Pour moi Frédéric Mars fait partie de ceux là.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les canards
- les prix
- le prestige




25 janvier 2013

Philip K. Dick : Le maître du haut château

Ce que l’éditeur nous dit :
En 1947 avait eu lieu la capitulation des alliés devant les forces de l'axe. Cependant que Hitler avait imposé la tyrannie nazie â l'est des Etats-Unis, l'ouest avait été attribué aux japonais.
Quelques années plus tard la vie avait repris 50n cours normal dans la zone occupée par les nippons. Ils avaient apporté avec eux l'usage du Yi-King, le livre des transformations du célèbre oracle chinoisa dont l'origine se perd dans la nuit des temps. Pourtant, dans cette nouvelle civilisation une rumeur étrange vint â circuler. Un homme vivant dans un haut château, un écrivain de science-fiction, aurait écrit un ouvrage racontant la victoire des alliés en 1945...

Ce que j’en pense :
J’ai tardé à écrire cet article, hésitant encore à reprendre ou non cette lecture. Et puis j’ai commis l'irréparable, utilisant Google à outrance et lisant malencontreusement un gros spoiler, me révélant le devenir des personnages. Et là je me suis dis que j’avais bien fait de ne pas perdre mon temps.
Le sujet était pourtant très alléchant (au delà d’une certaine saturation concernant cette guerre). Le texte alterne entre passages “politique” qui m’ont paru difficiles à comprendre et d’autres évoquant le quotidien des protagonistes, plus agréable à lire mais quasiment inutiles pour l’intrigue.
Assez déçue également par le principe même de l’histoire pas pareil que nous dans laquelle en fait il y a l’histoire que nous on a veçu mais que comme le mec c’est pas un devin et ben il écrit pas exactement la même chose que ce qui s’est vraiment passé. Vous avez tout compris tout de suite ? Si oui alors lisez le livre, c’est de même niveau.

Conclusion :
De trop hautes attentes peut être de ce grand nom de la littérature.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les valises
- les camions
- les bijoux
- Mickey Mouse





18 janvier 2013

Felix J. Palma : La carte du temps

Ce que l’éditeur nous dit :
À Londres, en 1896, l’agence de voyages dans le temps Murray propose au public « las de voyager dans l’espace » de voyager « dans la quatrième dimension », précisément en l’an 2000. L’écrivain H. G. Wells, auteur de La Machine à remonter le temps, doute pourtant de la réalité d’un tel voyage, car il pense qu’on ne peut pas changer le passé. Andrew Harrington, jeune homme de bonne famille éperdument amoureux de Marie Kelly, la dernière prostituée assassinée par le sinistre Jack l’Éventreur, voit là une façon d’éviter ce crime odieux et se lance dans l’aventure, tandis que la jeune Claire se rêve un avenir passionné et échange de son côté une correspondance avec Derek, un homme du XXe siècle...

Ce que j’en pense :
J’ai eu vrai coup de coeur pour ce livre, un coup foudre même. Il m’a plu dès le premier regard. Plutôt fervente des emprunts à la bibliothèque, j’ai exceptionnellement craqué et l’ai mis dans mon papier sur le bon fondement d’une jolie couverture et d’un papier au touché agréable. De plus le thème avait l’air très sympathique. Dommage que la magie se soit envolée lorsque j’ai découvert le contenu.
Commençons l’écriture: pourtant pas mauvaise, loin de là, elle systématiquement provoqué chez moi d'irrépressibles bâillements. Il a fallu un grand acharnement pour passer outre cette contrainte. La faute à la traduction peut être.
J’ai trouvé le contenu quant à lui très inégal selon les moments. Rendre hommage à d’autres auteurs, c’est bien. Utiliser 10 pages pour faire synthétiser l’ouvrage de l’un d’entre eux de A à Z, cela commence à sentir le plagia et/ou le manque d’idées. Et puis j’avais déjà lu La Machine à explorer le temps, merci. Le récit en lui même s’est trouvé être très intéressante par moment, beaucoup moins à d’autres.
Mais ce qui a définitivement réduit à néant toute envie de poursuivre fut la fin de la première histoire. Vraiment exécrable. Elle gâche tout, laissant présager de semblables chutes pour les deux histoires suivantes. J’ai bien essayé de commencé la suivante, mais impossible, je n’y croyais plus. J’ai finis pas abandonner, presque avec soulagement.

Conclusion :
J’ai pourtant vraiment essayé.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les arnaques
- les entourloupes
- l’ennui





11 décembre 2012

J. K. Rowling : Une place à prendre

Ce que l’éditeur nous dit :
Bienvenue à Pagford, petite bourgade en apparence idyllique. Un notable meurt. Sa place est à prendre...
Comédie de moeurs, tragédie teintée d'humour noir, satire féroce de nos hypocrisies sociales et intimes, ce premier roman pour adultes révèle sous un jour inattendu un écrivain prodige.


Ce que j’en pense :
Effectivement, ce le dernier romande de J. K. Rowling est plus destiné à un public adulte que la celui de la saga Harry Potter. Sous cette nouvelle plume, aucune référence à la magie ou la fantaisie n’a survécue. Aucune référence à la joie ou l'espérance non plus. Le “teinté d’humour noir” annoncé par la quatrième de couverture lui même est assez optimiste, car je n’ai vu nulle trace d’humour (toutes couleurs confondues) parmi ces 508 pages. Par contre, j’y ai vu du glauque, du désespoir, de la fatalité, du cynisme, en veux tu, en voilà.
L’auteur tente de nous montrer les dessous de ces petites banlieues aux apparences tranquilles, mais où le mal se cache derrière chaque rideau en dentelle. Pourquoi pas. Mais tout ce mal, à ce point, derrière chaque rideau, c’est vraiment trop. Sans compter sur la seule issue possible présentée : fuir vers les grandes villes et la civilisation (c’est bien connu les citadins sont plus heureux - ah mais la voilà la touche d’humour!).
Par ailleurs, j’ai été assez gênée par le style d’écriture “trop parfait”, “trop maîtrisé”. Oui J. K. Rowling sait écrire, mais encore une fois, où sont la fraîcheur et la fantaisie ?

Conclusion :
Le charme a cessé de fonctionner.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le SQL
- les ragots
- les secrets
- les cris


19 novembre 2012

Sylvain Tesson : Dans les forêt de Sibérie

Ce que l’éditeur nous dit :
«Assez tôt, j'ai compris que je n'allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m'installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie. J'ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal. Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j'ai tâché d'être heureux. Je crois y être parvenu. Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à la vie. Et si la liberté consistait à posséder le temps ? Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence - toutes choses dont manqueront les générations futures ? Tant qu'il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu.»

Ce que j’en pense :
C’est la première fois que je lis Sylvain Tesson. Et probablement la dernière. Je m’attendais à la folle épopée d’un homme revenu aux sources, affrontant la nature pour sa survie quotidienne avec sa seule force de volonté. A la place j’ai eu droit au jérémiades d’un parisien bobo déprimé, partant bouder dans une cabane au bord d’un lac suréquipé en technologies et provisions. A peine posé un orteil dans sa cabane qu’il part déjà dans le lyrismes sur toutes les beautés de la nature. Ça aurait peut être été plus crédible s’il avait effectivement eu le temps d’y réfléchir. Sans compter qu’il est difficile de discerner les révélations d’un homme en rétrospection, des fantasmes hallucinogènes d’un homme complètement bourré. Je crois que c’est l’élément qui m’aura le plus dérangé, la quantité de vodka qu’il ingurgite quotidiennement. A la limite lorsqu’il visite ses voisins russes purs souches, pourquoi pas (encore une fois on a vu mieux comme manière de se couper du monde que de passer son temps à faire des “mondanités”), mais le problème est qu’il boit seul, beaucoup et tous les jours. Au vu des quantités il est probable qu’il s’était bien entraîné avant de quitter la France. Aller dans un endroit aussi sublime pour se vautrer à se point, c'est du gâchis.

Conclusion :
Ça aurait pu être magnifique, c’est juste pathétique.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le chauffage
- la marche à pied
- les bouteilles
- les oiseaux


14 novembre 2012

Miyuki Miyabe : Crossfire

Ce que l’éditeur nous dit :
La jeune et jolie Aoki Junko possède un don extraordinaire, celui de déclencher le feu à volonté. Elle commence à utiliser son don de pyrokinésie pour rendre la justice et punir les criminels violents. Ses exécutions attirent l’attention des Anges gardiens, une organisation de vigilance secrète qui voudrait l’enrôler. Et le service des incendies criminels de la police de Tôkyô se met à sa recherche. Plus spécialement l’inspecteur Ishizu Chikako, une femme déterminée et dotée d’un solide sens rationaliste. Tandis que Junko poursuit ses raids fiévreux et brutaux sur Tokyo, elle se pose de plus en plus de questions sur le bien-fondé de sa croisade contre le mal. De son côté, l’inspecteur Chikako voit sa vision du monde bouleversée et se trouve peu à peu amenée à admettre l’existence de forces paranormales.

Ce que j’en pense :

Dans le cadre du challenge Sur les pages du Japon, il me fallait lire ce mois ci un roman policier, genre dont je suis loin de raffoler. A la bibliothèque municipale, je suis tombée par hasard sur Crossfire, sur lequel était anoté “1001 livres qu’il faut avoir lus”, ce qui laissait présager de bonnes choses. De plus il me semblait que le côté semi-fantastique de l'intrigue avait tout pour me plaire. Et bien non, raté! En fait je n’ai même pas réussi à aller jusqu’au bout du livre tant son contenu ne m’intéressait pas.
En cherchant de chercher des explications (ou des raisons de continuer) sur le web, j’ai découvert que certains internautes parlaient d’hommage à Stephen King et à la série Dexter. Deux points qui m’auraient immédiatement arrêtés si je les avait connus plus tôt (mais qui auraient également ôtés l’effet de surprise). Comme pour Dexter, je n’ai absolument pas réussi à m’attacher à l’héroïne, qui m’a juste paru de plus en plus agaçante au fil des pages. Globalement je n’avais aucune envie de savoir ce qu’il allait lui arriver, de savoir dans quelles circonstances elle finirait pas croiser la policière, si elle se repentirait le reste de ses jours ou finirait en prison. Au final je n’avais aucune raison de continuer

Conclusion :
Pas du tout ma tasse de thé.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les flaques
- les toits
- le soja




24 octobre 2012

Fuyumi Ono : 12 Royaumes livre 1, La mer de l'ombre (2 tomes)

Ce que l’éditeur nous dit :
Yoko est une adolescente comme les autres, si l’on excepte sa chevelure rouge flamboyant et ses horribles cauchemars. Un jour, un étranger, Keiki, fait irruption dans sa classe et lui prête allégeance, avant de lui ordonner de le suivre. La jeune femme, désemparée, hésite, mais une horde de monstres envahit son lycée, la contraignant à fuir avec l’inconnu, et surtout, pour la première fois de sa vie, à se battre. Le cauchemar devient réalité, et Yoko se retrouve bientôt seule, dans un pays inconnu infesté de démons prêts à la dévorer. Comment est-elle arrivée là ? Quel est ce monde ? Qui est Keiki, l’homme qui l’a enlevée tout en la considérant comme une sorte de reine ? Sans but et affamée, Yoko se met en route. C’est le début d’une longue quête solitaire à la découverte de son identité.

Ce que j’en pense :
Il est vraiment rare qu’une héroïne soit aussi agaçante que cette Yoko. Et malheureusement l’histoire est tout à fait centrée sur elle, ses sentiments, ses indécisions, ses incertitudes, ses réflexions (enfin, vous avez compris). Certes il s’agit d’un roman initiatique, donc il serait normal que Yoko soit mièvre au début de l’histoire, si seulement elle finissait par gagner en maturité. Car au final, à part ses problèmes existentiels, il ne se passe finalement pas grand chose (les phases d’action étant souvent expédiées en deux phrases, au “profit” de la réflexion). Cependant, j’ai été assez surprise par le contraste entre la niaiserie du personnage (et de l’écriture) et la violence des scènes décrites, en particuliers dans les premiers chapitres.
Après ça je dois avouer que les descriptions concernant cet univers sont originales et assez détaillées. Les subtilités entre langue orale et écriture peuvent être intéressantes, mais à mon goût un peu trop fréquentes. Autre point positif, j’ai bien aimé le personnage du rat. Enfin, la dernière partie du second tome fut un peu plus attrayante que le reste, pouvant laisser présager une suite l’étant également (ou alors c’est juste un piège à lecteurs).
Bref à un auteur qui à mon sens manque de maturité, mais avec quelques bonnes idées quand même. Heureusement que c’est court, au moins ça se lit vite.

Conclusion :
Bilan mitigé.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :

- les fourreaux
- la confiance
- les teintures




24 septembre 2012

Francis Scott Fitzgerlad : Gatsby le magnifique

Ce que l’éditeur nous dit :
Dans le Long Island des années vingt, la fête est bruyante et la boisson abondante. Surtout chez Jay Gatsby. Aventurier au passé obscur, artiste remarquable par sa capacité à se créer un personnage de toute pièce, Gatsby, figure solaire par son rayonnement, lunaire par le mystère qu'il génère, est réputé pour les soirées qu'il donne dans sa somptueuse propriété. L'opulence, de même que la superficialité des conversations et des relations humaines, semblent ne pas y avoir de limites. C'est pourquoi l'illusion ne peut être qu'éphémère.
Parmi les invités de cet hôte étrange se trouve Nick Carraway, observateur lucide qui seul parvient à déceler une certaine grandeur chez Gatsby, incarnation de multiples promesses avortées. Ce roman visuel qui se décline dans des tons d'or, de cuivre et d'azur, s'impose également comme la chronique d'une certaine époque vouée, telle la fête qui porte en elle son lendemain, à n'être magnifique que le temps d'un air de jazz.


Ce que j’en pense :

Ce que je pensais savoir à propos de Gatsby le magnifique avant de le lire, était qu’il le fier témoin d’une époque. On m’avait parlé de jazz, beaucoup, de fêtes folles mais toujours dans l’élégance, de Josephine Baker et tout ce qu’elle représente. Tout cela je l’ai vu dans le film de Woody Allen, Midnight in Paris. Dans l’oeuvre de Francis Scott Fitzgerald, oui un peu, mais cela m’a paru seulement être une trame de fond un peu floue. Le jazz est évoqué, à peine. Les fêtes sans fin relèvent plutôt du déballage que de l’élégance et sont surtout racontées à travers l’ambiance de commérage qui y règne (comme à n’importe quelle époque en somme). Par contre, je ne m’attendais pas à autant de voitures... Bref, j’ai plus été déçue que transportée.
Et puis surtout je dois dire que je me suis terriblement ennuyée à cette lecture. Comment un roman si court peut il être aussi assommant, c’est un vrai mystère. Il faut dire que j’ai le l’ai lu en langue originale et que l’anglais alambiqué de l’auteur dépasse peut être mon niveau d’appréciation de l’anglais.
Il parait que ce livre fit un véritable flop à sa sortie, en 1925. Ce n’est qu’à partir des années 50 qu’il fut ressortie des cartons et connu l’actuel succès qui lui permit d’atteindre le rang des “classiques”. Il faut croire que mes opinions sont restées bloquées au années 20, car je ne comprend pas.

Conclusion :

Une assommante déception.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :

- les garages
- les maîtresses
- la tonde de gazon


14 juillet 2012

Grégoire Delacourt : La liste de mes envies

Ce que l’éditeur nous dit :
Jocelyne, dite Jo, rêvait d’être styliste à Paris. Elle est mercière à Arras. Elle aime les jolies silhouettes mais n’a pas tout à fait la taille mannequin. Elle aime les livres et écrit un blog de dentellières. Sa mère lui manque et toutes les six minutes son père, malade, oublie sa vie. Elle attendait le prince charmant et c’est Jocelyn, dit Jo, qui s’est présenté. Ils ont eu deux enfants, perdu un ange, et ce deuil a déréglé les choses entre eux. Jo (le mari) est devenu cruel et Jo (l’épouse) a courbé l’échine. Elle est restée. Son amour et sa patience ont eu raison de la méchanceté. Jusqu’au jour où, grâce aux voisines, les jolies jumelles de Coiff’Esthétique, 18.547.301€ lui tombent dessus. Ce jour-là, elle gagne beaucoup. Peut-être.

Ce que j’en pense :
A mon sens, un livre écrit strictement pour faire vendre, donc inutile. L’univers est celui de la ménagère de moins de 50 ans (sans nul doute le coeur de cible choisit par le marketeur/l’éditeur), tristounette mais qui se contente de ce qu’elle a, parce ce que c’est la vie, il faut pas trop en demander. De fait, l’ambiance est trop proche de l’univers de Katherine Pancol dans les Yeux jaunes des crocodiles and co. (qui ndlr est actuellement l’auteur qui fait le plus de ventes en France, pas étonnant qu’un travail proche est intéressé l’investisseur/l’éditeur). Sauf que Katherine, elle au moins nous offre de gros pavés certes, mais surtout une histoire qui se dévore avec plaisir (notamment grâce à quelques événements loufoque qui vienne casser le récit), avec un vrai désir d’aller vers le positivisme. Delacourt s’est lui contenté d’une centaine de pages, dans une écriture médiocre (franchement, il ne s’est pas trop foulé), qui tombent à plat. Et non, ce n’est pas parce que qu’on tire vers le fatalisme que cela donne une bonne histoire. Le vécut n’y est pas. On n’y croit pas. Ce récit est aussi pathétique que ses personnages.

Conclusion :
A éviter sans hésitation.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le fatalisme
- l’abus de confiance
- le dépit