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5 mai 2015

Orson Scott Card : La stratégie de l’Ombre (volumes 1 et 2) (Ender's Shadow)

Ce que l’éditeur nous dit :
Pour Bean, l'existence se résume à un seul mot : survivre. Sa fuite, à l'âge d'un an, de la clinique clandestine où il a été conçu artificiellement le conduit droit dans l'enfer des bas-quartiers de Rotterdam, où la violence, la drogue et la prostitution deviennent son quotidien. Grâce à son incroyable intelligence, il s'attire cependant l'attention des pontes de la Flotte Intergalactique, qui voient en lui un nouvel Ender Wiggin. Ender Wiggin, le légendaire gamin surdoué chargé d'orchestrer la contre-attaque contre les formiques. Ender Wiggin, le dernier espoir de l'humanité. Enfin, jusqu'à maintenant, car Bean n'a pas choisi d'intégrer, l'école de guerre pour faire de la figuration

Ce que j’en pense :
La saga d’Ender déjà achevée depuis longtemps, quel plaisir de pouvoir replonger ainsi dans l’univers d’Orson Scott Card. Le premier tome en particulier, qui retrace du point de vue de Bean les années à l’école de la guerre fut un véritable bonheur, que j’ai dévoré rapidement. Depuis l’écriture de la Stratégie Ender, bien des années se sont écoulées, permettant à l’écrivain de perfectionner son art, qui a ainsi su, à partir de personnages et d’une trame similaire, d’apporter un aspect vraiment différenciant, une vraie fraîcheur à son histoire (même si les protagonistes sont toujours autant “trop forts pour être vrais”).
Il en va différemment avec L’Ombre de l’hégémon, dont la vocation est uniquement socio-politique, à grand renforts de jeux internationaux. L’auteur s’est sans doute bien amusé à imaginer intrigues, incidents diplomatiques et traîtrises entre quelques grandes nations de notre planète. Personnellement je me suis rapidement ennuyée. Déjà, parce qu’il faut bien avouer que les enjeux internationaux ne m’intéressent pas tant que ça, et a fortiori quand ils sont inventés de A à Z (pour le coup, je trouve cela tout de même très prétentieux). Soulagée d’en voir le bout, je ne m’attaquerais certainement pas aux volumes suivants. Je reprendrais éventuellement aux Rejetons de l'ombre, qui parait à nouveau prendre un nouvel angle de perspective. Au moins, on ne pourra pas reprocher à l’auteur de ne pas essayer de nouvelles choses.

Conclusion :
Ravie d’en savoir plus sur l’enfance de Bean,je reste dubitative sur le reste du cycle de l’ombre.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les rations
les modèles
la culpabilité
les langues




23 décembre 2014

Paul King : Paddington

Ce que le synopsis nous dit :
Paddington raconte l'histoire d'un jeune ours péruvien fraîchement débarqué à Londres, à la recherche d'un foyer et d'une vie meilleure. Il réalise vite que la ville de ses rêves n'est pas aussi accueillante qu'il croyait. Par chance, il rencontre la famille Brown et en devient peu à peu un membre à part entière.

Ce que j’en pense :
Si je n’ai pas été chamboulée au visionnage de Paddington, il faut dire que le déroulement de l’histoire est très convenu, j’ai tout de même passé un moment très plaisant. Je suis très heureuse d’avoir pu le voir dans sa version originale (mission quasi impossible, mais accomplie avec succès), car plus de 50% de ce qui fait l’intérêt de ce film réside précisément dans son aspect très british, et il aurait été dommage de passer à côté du “lovely accent”. En cela le personnage de l’ourson est adorable, couplant une extrême politesse en toutes circonstances, une tendance à présenter ses excuses plus souvent que nécessaire et une addiction poussée envers la marmelade et autres mets sucrés (pour ce dernier point, je ne suis pas certaine qu’il définisse bel et bien l’ensemble de la population britannique, mais de source sûre, du moins certains de ses spécimens). Bref il est tout à fait charmant, et attachant. Dans une moindre mesure, les autres membres de la famille Brown, avec les excentricités respectives le sont également (les scènes présentées sous l’aspect de la maison de poupée sont très réussies). Notons enfin une Nicole Kidman qui semble multiplier les rôles de méchante ces dernières années, ce que je soupçonne d’aller de pair avec son visage qui semble figé dans le temps, parce que franchement, ça ça fait peur (peut-être n’a-t-elle jamais pu se défaire de son rôle de sorcière de Blanche-Neige, et de sa lutte désespérée pour conserver sa jeunesse).

Conclusion :
Un petit film tout à fait charmant.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les flèches hypodermiques
les langues étrangères
les jouets éducatifs
les surnoms