TRY ME
Affichage des articles dont le libellé est perruque. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est perruque. Afficher tous les articles

20 mai 2015

Stieg Larsson : Millénium, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes (Millennium: Män som hatar kvinnor)

Ce que l’éditeur nous dit :
Ancien rédacteur de Millénium, revue d'investigations sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans. Dans le huis clos d'une île, la petite nièce de Henrik Vanger a disparu, probablement assassinée, et quelqu'un se fait un malin plaisir de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires. Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et perturbée. placée sous contrôle social mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist, cassé par un procès en diffamation qu'il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les documents cent fois examinés.

Ce que j’en pense :
En général j’évite le genre policier, et a fortiori celui à fond noir encadré de rouge (ces couvertures n’augurent rien de très joyeux). Mais, séjour en Suède oblige, et surtout une amie qui m’avait vantée une grande maîtrise de texte, j’ai tout de même tenté l’expérience. Mis à part un chapitre au début sur des intrigues financières qui ne m'ont guère intéressée, j'ai rapidement accroché, puis finalement dévoré le reste du roman. La structure est en effet parfaitement tenue, avec une alternance entre différentes sous-intrigues qui s’imbriquent très bien les unes dans les autres, tout en conservant constamment l’intérêt du lecteur. Concernant les passages “glauques” (que j'avais déjà vu au cinéma les yeux mi-clos), s’ils ne laissent pas de doute quand à l’opinion que veut nous faire passer l’auteur (qui dénonce allègrement les pires travers de la société), les explications sont directes et efficaces, évitant de nous noyer inutilement dans des détails sordides. On sent que la minutie des personnages imaginés par Stieg Larsson n'est sans doute pas éloignée de sa propre manière de raisonner. Ainsi, l’écriture est de manière générale très pragmatique et systématique, et si elle n’a sans doute rien d'exceptionnel en terme de style, elle est très pertinente en terme de narration. Je ne compte pas lire la suite dans l’immédiat (je confirme, on ne ressort pas de ce texte le coeur en fête), mais pourquoi pas un jour.

Conclusion :
Un roman palpitant, dont je comprend mieux l’engouement qu’il a suscité.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les systèmes de données
les détails
les perruques
les emprunts


25 février 2015

Michael Crichton : Prisonniers du temps (Timeline)

Ce que l’éditeur nous dit :
Située au beau milieu de l'Arizona, ITC est une entreprise de technologie de pointe hautement mystérieuse. Sous la férule d'un scientifique aussi brillant que mégalomane, d'importantes recherches y sont menées dans le plus grand des secrets...Mais pourquoi ITC s'intéresse-t-elle aux travaux de l'équipe d'historiens qui, loin de là, dans la vallée de la Dordogne, a entrepris, sous la direction du professeur Johnston de l'université de Yale, des fouilles autour d'un monastère du XIVe siècle? Pour éclaircir la question, Johnston se rend en Arizona. Et disparaît...Deux jours plus tard, toujours en Dordogne, un parchemin vieux de six cent cinquante ans est mis au jour. Son message : "À l'aide" est signé du professeur Johnston...

Ce que j’en pense :
Au départ j’ai plutôt été intriguée par Timeline, même si j’ai vite été gênée par le style “scolaire” de Michael Crichton. Première rencontre avec l’auteur hollywoodien, il m’a fait une impression de (très) bon élève : bonnes recherches sur l'environnement et l’époque, bonne volonté de présenter un aspect scientifique plausible (même si on n'y croit pas du tout), bonne maîtrise des personnages (avec la bonne somme de détails personnels révélés d’emblée, créant l’empathie), bonne maîtrise de la pression (quelques indices dévoilés au compte-gouttes pour susciter l’attention, ainsi que le fameux compte à rebours). Bref, tout est très bien. Mais cela m’a paru aussi très impersonnel, un peu comme une intervention de Céline Dion (un professionnalisme irréprochable, une maîtrise du moindre geste, de chaque sourire, mais au final si superficielle). A noter qu’on imagine tout de suite la transcription à l’écran (notamment par une écriture très visuelle).
Mais arrivée à 300 pages (seulement la moitié du roman), j’ai réalisé que je ne prenais aucun plaisir à cette lecture. Sans aller jusqu’à être pénible, c’est tout simplement que cette histoire, ces personnages et leur devenir, ne n'importaient absolument pas, que le peu d’action en cours ne m’intéressait pas. En ces circonstances, je n’ai vu aucune raison de consacrer plus de temps à ce roman, et l’ai définitivement clos.

Conclusion :
Certainement bien écrit, mais sans intérêt pour moi.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les reconstitutions
l’escalade
les perruques
les grenades



24 juin 2014

Isabelle Siryani : Mélatonine

Ce que l’éditeur nous dit :
Côté pile, Ruby est journaliste modeuse... Côté face, cette identité laisse la place à un érotisme noir et impérieux. Et quand cette double vie se voit menacée par les messages d'un maître chanteur inconnu, la jeune femme est bien décidée à mettre la main sur celui qui se joue d'elle. Nuit/jour, badinage/violence, apparences lisses/pulsions intimes, le roman d'Isabelle Siryani se construit autour d'oppositions qu'elle pousse à leur paroxysme afin de mieux susciter l'ambivalence chez son lecteur. Forte et impressionnante, envoûtante et dérangeante, jouant sur les paradigmes de l'amante et de la criminelle, Ruby incarne à elle seule une "anti-chick lit" incisive, mordante, venimeuse et implacable.

Ce que j’en pense :
A mon sens, Melatonine est avant tout le portrait d’une jeune femme dérangée, victime de son besoin impétueux des autres, au point de les détester. Elle a besoin des autres, de leurs regard désireux, de leur jalousie, de leur chaleur corporelle, de leurs odeurs. Par esprit d’opposition, ou peut-être de sauvegarde, elle dépense une énergie considérable à ne pas s’attacher, à attaquer par anticipation et surtout à prendre et garder le contrôle. En tout cas elle essaye. Le problème c’est qu’il s’agit d’une mission perdue d’avance, un équilibre précaire que les aléas de vie se font un malin plaisir à faire basculer à la première occasion. Mais l’héroïne est bien plus forte que cela, et plus elle perd contrôle plus elle déploie de détermination pour rester maîtresse de sa vie, à en devenir folle, à ne plus se donner de limite. Isabelle Siryani va loin dans son écriture, sans pour autant tomber dans le franchement glauque, en tout cas pas plus qu’un Beigbeder. Enfin j’imagine que cela dépend des critères de chacun, mais disons que le public concerné reste assez large. Par exemple si les scènes sexuelles sont très nombreuses, la manière d’en parler ne catégorise pas à mon sens Mélatonine de roman érotique à proprement parler. Et à choisir mieux vaut lire cela qu’un mauvais Fifty shades of Grey, et si ce roman ne m'a pas bouleversée, je relirais cet auteur avec plaisir.

Conclusion :
Un roman intéressant, même s’il pourra déranger certains.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les ascenseurs
- les lèche-bottes
- les taxis
- les perruques


31 mai 2012

Tim Burton : Dark Shadows

Ce que le synopsis nous dit :
En 1752, Joshua et Naomi Collins quittent Liverpool, en Angleterre, pour prendre la mer avec leur jeune fils Barnabas, et commencer une nouvelle vie en Amérique. Mais même un océan ne parvient pas à les éloigner de la terrible malédiction qui s’est abattue sur leur famille. Vingt années passent et Barnabas a le monde à ses pieds, ou du moins la ville de Collinsport, dans le Maine. Riche et puissant, c’est un séducteur invétéré… jusqu’à ce qu’il commette la grave erreur de briser le cœur d’Angelique Bouchard. C’est une sorcière, dans tous les sens du terme, qui lui jette un sort bien plus maléfique que la mort : celui d’être transformé en vampire et enterré vivant. Deux siècles plus tard, Barnabas est libéré de sa tombe par inadvertance et débarque en 1972 dans un monde totalement transformé…

Ce que j’en pense :
Tim Burton allie ici une histoire de vampires, avec les années 70. Un drôle de mélange, mais plutôt réussi avec d’une part, le sombre et le cadavérique et de l’autre, une décoration d’intérieure et des références musicales hautes en couleurs. Les dialogues également sont bons, avec quelques très bonnes répliques et du vieil anglais qu’on aimerait pouvoir apprécier à sa juste valeur. 
Pour tout le reste, et bien, du déjà vu, de l’attendu, du Tim Burton “banal”. On en peut plus de Johnny Deep et de ses jeux de mains. Si on ne savait pas qu’il joue toujours comme ça, on penserait juste qu’il ne sait pas quoi faire de ses faux ongles trop encombrants. Helena Bohman Carter n’a un rôle quasi inutile, qu’on ne justifie que par le fait qu’elle en ai profité pour passer du temps avec son mari. Un très beau casting dans l’ensemble, sans aucun doute, mais il est dommage que l’attrait pour un production ne tienne qu’à une panoplie de noms connus. Le réalisateur a voulu un film un peu poétique, un peu fantastique, un peu romantique, un peu de tout et au final beaucoup de pas grand chose. 

Conclusion :
Sympa, mais loin d’être indispensable.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les lampes
- les moquettes
- les perruques
- les balles