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3 juin 2015

Yoshio Nabeta et Shinichi Sakamoto : Ascension (17 volumes) (孤高の人, Kokō no Hito)

Ce que l’éditeur nous dit :
Buntarô Mori, lycéen ombrageux et solitaire n'a jamais cherché à s'intégrer à la société. Mais au détour d'un défi lancé par un camarade de classe fan d'escalade, il entreprend la périlleuse ascension d'un bâtiment scolaire. En atteignant le toit, il se sent réellement vivant pour la première fois de sa vie, jusqu'ici rongée par l'ennui. La découverte de l'alpinisme va ensuite lui révéler un talent inné, et lui faire découvrir une incroyable sensation de plénitude, qui agit comme une drogue...

Ce que j’en pense :
Afin d’associer deux de mes centres d’intérêts, j’ai recherché des livres consacrés à l’escalade. Quête difficile, car je trouvais soit des bouquins généraux sur les techniques de grimpe (très orientés sécurité, avec les différents types de nœuds ou de cordes, alors que j’aurais préféré des idées concrètes d’exercices), soit des romans/biographies sur le thème de l’alpinisme. Or je ne fais pas d’alpinisme et ne suis absolument pas intéressée par l’idée d’aller me perdre en haute montagne. A mon sens ce sont deux disciplines proches certes, mais distinctes. J’ai fini par tomber sur Ascension, qui semblait répondre à mes critères ! Enfin, jusqu’au 3ème volume en tout cas, car rapidement l’histoire s’oriente vers... l’alpinisme. Et zut... J’ai tout de même achevé la série.
On peut saluer le réalisme du contenu, qui ne fait aucun doute sur les recherches réalisées par le scénariste. Ce n’est qu’à l’issue du dernier tome que j’ai réalisé que cette oeuvre était inspirée de la vie d’un alpiniste ayant bel et bien existé. Cependant, je n'ai pas réussi à adhérer à la folie qui semble habiter ces grimpeurs, que je conçois (dépassement de soi, envie d’aller jusqu’au bout, etc.) mais que je ne comprend pas vraiment (pourquoi aller risquer sa vie, se mettre dans des conditions aussi pénibles, durant de si longues périodes, sans compter tous les sacrifices associés, pour si peu de moments de félicité au final). L’approche de l’auteur est très, très, métaphorique, avec beaucoup de parallèles entre la montagne et des concepts associés (par exemple une tempête en pleine mer à un moment, ou le calme d’un cosmonaute dans l’espace à un autre). Parfois TROP métaphorique. Mais j’imagine que l’idée n’était pas mauvaise, car quel autre moyen y avait-il d’illustrer ce qui se passe dans la tête d’un drogué de la montagne...

Conclusion :
Pas le contenu que j’attendais, mais pas complètement inintéressant.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les bouteilles d’eau
les abris
les strates
les décoration d’intérieur





26 octobre 2014

Pierre Boulle : La planète des singes

Ce que l’éditeur nous dit :
Y a-t-il des êtres humains ailleurs que dans notre galaxie? C'est la question que se posent le professeur Antelle, Arthur Levain, son second, et le journaliste Ulysse Mérou, lorsque, de leur vaisseau spatial, ils observent le paysage d'une planète proche de Bételgeuse : on y aperçoit des villes, des routes curieusement semblables à celle de notre terre. Après s'y être posés, les trois hommes découvrent que la planète est habitée par des singes. Ceux-ci s'emparent d'Ulysse Mérou et se livrent sur lui à des expériences. Il faudra que le journaliste fasse, devant les singes, la preuve de son humanité...

Ce que j’en pense :
Après avoir apprécié les adaptions de Franklin J. Schaffner (1968) et celle de Tim Burton (2001), après voir vu au cinéma Les Origines (2011) et loupé l’Affrontement (2014, va falloir que j'attende le DVD maintenant), je me suis décidée à lire l’œuvre qui est à l’origine de tout, j’ai nommé la Planète des singes de Pierre Boulle (ah zut, c’était déjà écrit dans le titre de cet article, je crois que j’ai raté mon effet de surprise).
Au départ j’ai eu un peu de mal à entrer de cette histoire, notamment à cause du style d’écriture un peu vieillot et d’une narration quelque peu scolaire. C’est à partir de la rencontre avec les singes que les choses deviennent réellement intéressantes. Pierre Boulle nous propose une véritable mise en abîme du positionnement de l’homme vis-à-vis des autres espèces (ici avec l’exemple particulier des hominidés). J’ai beaucoup aimé toute la réflexion sur la détermination de l’intelligence d’un individu, tandis que le héros tente désespérément de prouver son statut d’être évolué et pensant à des scientifiques dont l’esprit ne peut même pas envisager cette possibilité, a priori. Si mon souvenir est bon, cette notion n’est pas ou peu abordée dans les adaptations, pas à ce point là en tout cas (à noter que c’est la version de 1968 qui reste la plus fidèle au texte). Certes la fin est bien moins surprenante lorsque l’on a déjà vu le film, mais je comprend largement que ce livre ait été la source de si nombreuses inspirations.

Conclusion :
Retour aux origines.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :

les messages en bouteille
la nudité
la reproduction
les singeries

8 mars 2013

David Moreau : 20 ans d'écart

Ce que le synopsis nous dit :
Alice Lantins a 38 ans. Elle est belle, ambitieuse et fait preuve d’une impeccable conscience professionnelle au point d’en oublier sa vie privée. Bref, elle a tout pour devenir la prochaine rédactrice en chef du magazine « Rebelle », tout sauf son image de femme coincée. Mais lorsque le jeune et charmant Balthazar, à peine 20 ans, va croiser le chemin d’Alice, le regard de ses collègues va inexplicablement changer. Réalisant qu'elle détient la clef de sa promotion, Alice va feindre la comédie d’une improbable idylle.

Ce que j’en pense :
J’ai lu quelque part que 20 ans d’écart était la meilleure comédie romantique depuis l’arnacoeur. Ce qui est certain, c’est qu’il ne lui arrive pas à la cheville. Cependant il est vrai qu’il s’agit tout de même d’une bonne petite comédie romantique, qui permet de passer un agréable bon moment et d'esquisser quelques sourires. Le ton est sympathique, les acteurs sont bons et on ne s’ennuie pas (j’étais pourtant tellement fatiguée en entrant dans la salle que j’étais persuadée de m’endormir tôt ou tard, mais il n’en fut rien). A regretter seulement le dernier quart d’heure, qui nous balance sans vergogne les gros clichés du genre : la révélation de la vérité, la fausse séparation et la réconciliation publique. Pourquoi ??? C’est du vu, vu, vu et revu, on en peut plus. A croire que les cinéastes romantiques manquent cruellement d’imagination.

Conclusion :
Un bon film en considération du genre.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les dessins à la craie
- le jaune orangé
- les bulles
- les bouteilles vides


19 novembre 2012

Sylvain Tesson : Dans les forêt de Sibérie

Ce que l’éditeur nous dit :
«Assez tôt, j'ai compris que je n'allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m'installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie. J'ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal. Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j'ai tâché d'être heureux. Je crois y être parvenu. Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à la vie. Et si la liberté consistait à posséder le temps ? Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence - toutes choses dont manqueront les générations futures ? Tant qu'il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu.»

Ce que j’en pense :
C’est la première fois que je lis Sylvain Tesson. Et probablement la dernière. Je m’attendais à la folle épopée d’un homme revenu aux sources, affrontant la nature pour sa survie quotidienne avec sa seule force de volonté. A la place j’ai eu droit au jérémiades d’un parisien bobo déprimé, partant bouder dans une cabane au bord d’un lac suréquipé en technologies et provisions. A peine posé un orteil dans sa cabane qu’il part déjà dans le lyrismes sur toutes les beautés de la nature. Ça aurait peut être été plus crédible s’il avait effectivement eu le temps d’y réfléchir. Sans compter qu’il est difficile de discerner les révélations d’un homme en rétrospection, des fantasmes hallucinogènes d’un homme complètement bourré. Je crois que c’est l’élément qui m’aura le plus dérangé, la quantité de vodka qu’il ingurgite quotidiennement. A la limite lorsqu’il visite ses voisins russes purs souches, pourquoi pas (encore une fois on a vu mieux comme manière de se couper du monde que de passer son temps à faire des “mondanités”), mais le problème est qu’il boit seul, beaucoup et tous les jours. Au vu des quantités il est probable qu’il s’était bien entraîné avant de quitter la France. Aller dans un endroit aussi sublime pour se vautrer à se point, c'est du gâchis.

Conclusion :
Ça aurait pu être magnifique, c’est juste pathétique.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le chauffage
- la marche à pied
- les bouteilles
- les oiseaux