Ce que l’éditeur nous dit :
Venise sous la neige : entraînée par Christophe, avec qui elle vient de se disputer, Patricia arrive à un dîner entre amis ; où elle ne connaît personne. Comme elle ne desserre pas les dents, on la prend pour une étrangère. Patricia ne résiste pas au plaisir d'entretenir le quiproquo. Elle s'invente une langue et un pays imaginaires. Ce qui va faire basculer la soirée... La Touche étoile : En une série de sketches, voici présentés les indispensables, ingénieux, révolutionnaires, pléthoriques, salutaires, conviviaux, beaux, merveilleux, prodigieux, formidables, inestimables, réjouissants, chaque jour plus novateurs, efficaces, ludiques et performants outils de Dame Communication!
Ce que j’en pense :
Tout commence par un texte, des lignes de dialogues alignées pages après pages, ponctuées de quelques vagues didascalies. On s’imagine les personnages d’une certaine manière, on envisage les intonations, mais seule l’interprétation par des acteurs en chair et en os permettra à une pièce telle que Venise sous la neige de prendre vie. Car il faut bien reconnaître que si quelques idées sont sympathiques, la plupart sont on ne peut plus déjà vues, ce qui était prévisible par le choix de la thématique du couple mis en péril par la situation (difficile de s’enfoncer plus profondément dans la banalité théâtrale). Certaines répliques prêtent à sourire, mais jamais au rire franc. Un gros problème vient également de la tendance de l’auteur à épuiser jusqu’à la moelle chacun de ses concepts, à en devenir presque lourd. Il n’empêche qu’une mise en scène inventive et des comédiens pertinents pourront permettre à un spectateur d’être diverti le temps d’une pièce de théâtre...
Conclusion :
Peut-être bien une fois interprété, mais un texte bien trop banal pour sortir du lot.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les dons
les lapins
les capitales
le vocabulaire
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29 mars 2015
21 mai 2012
Kate Atkinson : Dans les coulisses du musée
Ce que l’éditeur nous dit :
Dès l'instant précis de sa conception, une nuit de 1951, la petite Ruby Lennox a commencé à voir, à comprendre, à sentir. En particulier, elle sait qu'on se serait bien passé d'elle... Et la voilà qui entreprend de nous raconter, avec un humour et une lucidité féroces, dévastateurs, son histoire, celle de ses parents George et Bunty, petits boutiquiers d'York, de ses soeurs, de toute une famille anglaise moyenne - mais assurément pas ordinaire. Mieux encore : Ruby remonte dans le passé. Si bien qu'à l'Angleterre des années cinquante et soixante se mêlent les images de tout le siècle, de deux guerres mondiales qui ont bouleversé des destinées. Dès sa parution en Angleterre, ce premier roman de Kate Atkinson a été salué comme un chef-d'oeuvre, pour la subtilité de sa construction, la verve irrésistible de son écriture. Il a obtenu le prix Whitbread 1996, battant au dernier tour Salman Rushdie. En France, la rédaction de Lire l'a élu meilleur livre de l'année.
Ce que j’en pense :
Dès les premiers mots, le style happe le lecteur. D’une part, grâce à sa singularité littéraire, mais surtout au ton employé. Le point de vue de la narratrice (pourtant protagoniste bien concerné) semble détaché, annonçant le pire comme le meilleur d’un point de vue neutre. Par exemple dans les premières pages, alors qu’elle nous présente sa soeur, une parenthèse égarée en milieu de phrase nous annonce que bon façon ladite soeur n’a plus que quelques années à vivre. Tandis que l’histoire/les années avancent, on sait donc irrémédiablement que cet événement va arriver, ce qui ne semble pas vraiment perturber notre héroïne. Par ailleurs, sous couvert d’expliquer l’histoire de certains objets, les chapitres sont entrecoupés d’annexes qui nous content l’histoire des générations précédentes (les périodes de guerres y sont notamment extrêmement bien écrites).
Malheureusement, passer les premiers chapitres, l’effet de surprise s’estompe, pour pointer les défauts du style. Tout d’abord le nombre incroyable de personnages, plus les aller-retours dans le temps, rendent la lecture assez complexe et obligent souvent des retours arrière pour garder le fil. Ensuite, le fait de tout divulguer “en avance” à pour conséquence de ne plus vraiment être intéresser par le détail de l’histoire de trucs ou machins. On en sait déjà assez. Cela est d’ailleurs accentuer par le fait que les premières “annexes” sont très longues, tandis que les derniers se résument à quelques pages. On sent que l’auteur s'essouffle. Enfin, il manque peut être une certaine morale, ou du moins en épilogue. Des fait, c’est bien. Mais tout ça pour quoi ?
Conclusion :
Beaucoup de potentiel, mais aussi de promesses pas vraiment tenues. On a raté le chef d’oeuvre.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les lapins
- les boutons
- les photos
- les vélos
Dès l'instant précis de sa conception, une nuit de 1951, la petite Ruby Lennox a commencé à voir, à comprendre, à sentir. En particulier, elle sait qu'on se serait bien passé d'elle... Et la voilà qui entreprend de nous raconter, avec un humour et une lucidité féroces, dévastateurs, son histoire, celle de ses parents George et Bunty, petits boutiquiers d'York, de ses soeurs, de toute une famille anglaise moyenne - mais assurément pas ordinaire. Mieux encore : Ruby remonte dans le passé. Si bien qu'à l'Angleterre des années cinquante et soixante se mêlent les images de tout le siècle, de deux guerres mondiales qui ont bouleversé des destinées. Dès sa parution en Angleterre, ce premier roman de Kate Atkinson a été salué comme un chef-d'oeuvre, pour la subtilité de sa construction, la verve irrésistible de son écriture. Il a obtenu le prix Whitbread 1996, battant au dernier tour Salman Rushdie. En France, la rédaction de Lire l'a élu meilleur livre de l'année.
Ce que j’en pense :
Dès les premiers mots, le style happe le lecteur. D’une part, grâce à sa singularité littéraire, mais surtout au ton employé. Le point de vue de la narratrice (pourtant protagoniste bien concerné) semble détaché, annonçant le pire comme le meilleur d’un point de vue neutre. Par exemple dans les premières pages, alors qu’elle nous présente sa soeur, une parenthèse égarée en milieu de phrase nous annonce que bon façon ladite soeur n’a plus que quelques années à vivre. Tandis que l’histoire/les années avancent, on sait donc irrémédiablement que cet événement va arriver, ce qui ne semble pas vraiment perturber notre héroïne. Par ailleurs, sous couvert d’expliquer l’histoire de certains objets, les chapitres sont entrecoupés d’annexes qui nous content l’histoire des générations précédentes (les périodes de guerres y sont notamment extrêmement bien écrites).
Malheureusement, passer les premiers chapitres, l’effet de surprise s’estompe, pour pointer les défauts du style. Tout d’abord le nombre incroyable de personnages, plus les aller-retours dans le temps, rendent la lecture assez complexe et obligent souvent des retours arrière pour garder le fil. Ensuite, le fait de tout divulguer “en avance” à pour conséquence de ne plus vraiment être intéresser par le détail de l’histoire de trucs ou machins. On en sait déjà assez. Cela est d’ailleurs accentuer par le fait que les premières “annexes” sont très longues, tandis que les derniers se résument à quelques pages. On sent que l’auteur s'essouffle. Enfin, il manque peut être une certaine morale, ou du moins en épilogue. Des fait, c’est bien. Mais tout ça pour quoi ?
Conclusion :
Beaucoup de potentiel, mais aussi de promesses pas vraiment tenues. On a raté le chef d’oeuvre.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les lapins
- les boutons
- les photos
- les vélos
1 novembre 2010
Pierre Coffin et Chris Renaud : Moi, moche et méchant (Despicable Me)
Ce que le synopsis nous en dit :
Dans un charmant quartier résidentiel délimité par des clôtures de bois blanc et orné de rosiers fleurissants se dresse une bâtisse noire entourée d’une pelouse en friche. Cette façade sinistre cache un secret : Gru, un méchant vilain, entouré d’une myriade de sous-fifres et armé jusqu’aux dents, qui, à l’insu du voisinage, complote le plus gros casse de tous les temps : voler la lune (Oui, la lune !)...
Gru affectionne toutes sortes de sales joujoux. Il possède une multitude de véhicules de combat aérien et terrestre et un arsenal de rayons immobilisants et rétrécissants avec lesquels il anéantit tous ceux qui osent lui barrer la route... jusqu’au jour où il tombe nez à nez avec trois petites orphelines qui voient en lui quelqu’un de tout à fait différent : un papa.
Le plus grand vilain de tous les temps se retrouve confronté à sa plus dure épreuve : trois fillettes prénommées Margo, Edith et Agnès.
Ce que j’en pense :
Un film drôle, aussi bien pour les petits que pour les grands, même si à mon sens aucune scène ne restera mythique. Le thème est bien exploité, avec ce méchant superstar qui se prend au sérieux, puis change de priorité malgré lui.
A noter, ces mignons absolument géniaux, qui donnent le caché final du film. Mais j’ai du mal à croire qu’il n’y a pas eu plagia avec les lapins crétins créés par le français Michel Ancel. Or "l'inventeur" des minions est également français. Il est peu probable qu'il n'est jamais fait le lien. Certes ils sont jaunes et n’ont pas de grandes oreilles. Mais comme eux ils sont nombreux, se disputent entre eux, aiment se déguiser et bien sûr sont complétement débiles. Même la façon de s’exprimer, avec une voix aigüe et à peine compréhensible est exactement la même.
D’ailleurs, précédant le film, la publicité pour la Renault Scénic avec nos chers amis blancs faisait partie du lot des diffusions…
En conclusion :
Très bien
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- Les lapins crétins
- La vente de biscuits
- L’inventivité
- La densité
Dans un charmant quartier résidentiel délimité par des clôtures de bois blanc et orné de rosiers fleurissants se dresse une bâtisse noire entourée d’une pelouse en friche. Cette façade sinistre cache un secret : Gru, un méchant vilain, entouré d’une myriade de sous-fifres et armé jusqu’aux dents, qui, à l’insu du voisinage, complote le plus gros casse de tous les temps : voler la lune (Oui, la lune !)...
Gru affectionne toutes sortes de sales joujoux. Il possède une multitude de véhicules de combat aérien et terrestre et un arsenal de rayons immobilisants et rétrécissants avec lesquels il anéantit tous ceux qui osent lui barrer la route... jusqu’au jour où il tombe nez à nez avec trois petites orphelines qui voient en lui quelqu’un de tout à fait différent : un papa.
Le plus grand vilain de tous les temps se retrouve confronté à sa plus dure épreuve : trois fillettes prénommées Margo, Edith et Agnès.
Ce que j’en pense :
Un film drôle, aussi bien pour les petits que pour les grands, même si à mon sens aucune scène ne restera mythique. Le thème est bien exploité, avec ce méchant superstar qui se prend au sérieux, puis change de priorité malgré lui.
A noter, ces mignons absolument géniaux, qui donnent le caché final du film. Mais j’ai du mal à croire qu’il n’y a pas eu plagia avec les lapins crétins créés par le français Michel Ancel. Or "l'inventeur" des minions est également français. Il est peu probable qu'il n'est jamais fait le lien. Certes ils sont jaunes et n’ont pas de grandes oreilles. Mais comme eux ils sont nombreux, se disputent entre eux, aiment se déguiser et bien sûr sont complétement débiles. Même la façon de s’exprimer, avec une voix aigüe et à peine compréhensible est exactement la même.
D’ailleurs, précédant le film, la publicité pour la Renault Scénic avec nos chers amis blancs faisait partie du lot des diffusions…
En conclusion :
Très bien
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- Les lapins crétins
- La vente de biscuits
- L’inventivité
- La densité
8 avril 2010
Tim Burton : Alice au pays des merveilles (Alice in Wonderland)
Ce que le synopsis nous en dit :
Alice, désormais âgée de 19 ans, retourne dans le monde fantastique qu'elle a découvert quand elle était enfant. Elle y retrouve ses amis le Lapin Blanc, Bonnet Blanc et Blanc Bonnet, le Loir, la Chenille, le Chat du Cheshire et, bien entendu, le Chapelier Fou. Alice s'embarque alors dans une aventure extraordinaire où elle accomplira son destin : mettre fin au règne de terreur de la Reine Rouge.
Ce que j’en pense :
Cet Alice tant attendu, car très médiatisé, en a déçu plus d’un. Pourtant, s’il n’est pas à la hauteur de ces ambitions, ce film nous fait passer un très bon moment.
Les acteurs sont très bons, avec des rôles qui leurs sont taillés sur mesure. La palme du rôle le plus déroutant est attribuée à Anne Hathaway, son personnage et ses réelles motivations restant très flous. Johnny Depp est rendu quasi méconnaissable par la magie du maquillage et des effets spéciaux. Ces derniers ne sont pas toujours réussis, par exemple lors de la chute dans le terrier. Concernant l’animation 3D, la scène la plus étonnante de réalisme est celle du générique de fin.
L’ambiance est celle d’un conte pour enfant, où même les yeux arrachés ou les têtes tranchées sont « épurés ». Si le pinceau de Tim Burton est là, la dose de lugubre à laquelle il nous a habituée ne l’est pas. Walt Disney ne peut en être blâmé, puisque le funeste Etrange noël de Mr. Jack ne manquait aucunement de glauque. D’ailleurs la version d’animation de 1951 était finalement plus perturbante et effrayante que celle-ci.
En conclusion :
Une énième version d'un conte plaisante. Décidément, Lewis Carroll n'a pas fini d'inspirer.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- le thé
- les champignons
- les lapins
Alice, désormais âgée de 19 ans, retourne dans le monde fantastique qu'elle a découvert quand elle était enfant. Elle y retrouve ses amis le Lapin Blanc, Bonnet Blanc et Blanc Bonnet, le Loir, la Chenille, le Chat du Cheshire et, bien entendu, le Chapelier Fou. Alice s'embarque alors dans une aventure extraordinaire où elle accomplira son destin : mettre fin au règne de terreur de la Reine Rouge.
Ce que j’en pense :
Cet Alice tant attendu, car très médiatisé, en a déçu plus d’un. Pourtant, s’il n’est pas à la hauteur de ces ambitions, ce film nous fait passer un très bon moment.
Les acteurs sont très bons, avec des rôles qui leurs sont taillés sur mesure. La palme du rôle le plus déroutant est attribuée à Anne Hathaway, son personnage et ses réelles motivations restant très flous. Johnny Depp est rendu quasi méconnaissable par la magie du maquillage et des effets spéciaux. Ces derniers ne sont pas toujours réussis, par exemple lors de la chute dans le terrier. Concernant l’animation 3D, la scène la plus étonnante de réalisme est celle du générique de fin.
L’ambiance est celle d’un conte pour enfant, où même les yeux arrachés ou les têtes tranchées sont « épurés ». Si le pinceau de Tim Burton est là, la dose de lugubre à laquelle il nous a habituée ne l’est pas. Walt Disney ne peut en être blâmé, puisque le funeste Etrange noël de Mr. Jack ne manquait aucunement de glauque. D’ailleurs la version d’animation de 1951 était finalement plus perturbante et effrayante que celle-ci.
En conclusion :
Une énième version d'un conte plaisante. Décidément, Lewis Carroll n'a pas fini d'inspirer.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- le thé
- les champignons
- les lapins
Libellés :
3f,
Alice,
champignon,
conte,
film,
lapin,
Tim Burton
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