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19 novembre 2012

Sylvain Tesson : Dans les forêt de Sibérie

Ce que l’éditeur nous dit :
«Assez tôt, j'ai compris que je n'allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m'installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie. J'ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal. Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j'ai tâché d'être heureux. Je crois y être parvenu. Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à la vie. Et si la liberté consistait à posséder le temps ? Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence - toutes choses dont manqueront les générations futures ? Tant qu'il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu.»

Ce que j’en pense :
C’est la première fois que je lis Sylvain Tesson. Et probablement la dernière. Je m’attendais à la folle épopée d’un homme revenu aux sources, affrontant la nature pour sa survie quotidienne avec sa seule force de volonté. A la place j’ai eu droit au jérémiades d’un parisien bobo déprimé, partant bouder dans une cabane au bord d’un lac suréquipé en technologies et provisions. A peine posé un orteil dans sa cabane qu’il part déjà dans le lyrismes sur toutes les beautés de la nature. Ça aurait peut être été plus crédible s’il avait effectivement eu le temps d’y réfléchir. Sans compter qu’il est difficile de discerner les révélations d’un homme en rétrospection, des fantasmes hallucinogènes d’un homme complètement bourré. Je crois que c’est l’élément qui m’aura le plus dérangé, la quantité de vodka qu’il ingurgite quotidiennement. A la limite lorsqu’il visite ses voisins russes purs souches, pourquoi pas (encore une fois on a vu mieux comme manière de se couper du monde que de passer son temps à faire des “mondanités”), mais le problème est qu’il boit seul, beaucoup et tous les jours. Au vu des quantités il est probable qu’il s’était bien entraîné avant de quitter la France. Aller dans un endroit aussi sublime pour se vautrer à se point, c'est du gâchis.

Conclusion :
Ça aurait pu être magnifique, c’est juste pathétique.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le chauffage
- la marche à pied
- les bouteilles
- les oiseaux


17 octobre 2011

Eric-Emmanuel Schmitt : Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent

Ce que l’éditeur nous dit :
Lors d'une exposition de masques, Beethoven revient dans la vie d'Eric-Emmanuel Schmitt : surpris, il se rappelle l'avoir aimé passionnément pendant son adolescence. Pourquoi ne l'écoute-t-il plus ? Pourquoi n'a-t-il plus eu besoin de sa passion, sa véhémence, sa noblesse ? Réfléchissant à partir de sa propre vie, Schmitt médite sur notre époque qui ne croit ni en Dieu ni en l'homme, où l'individu se sent broyé et inutile. Il ausculte notre temps désespéré que l'idéal de grandeur a quitté
Un essai brillant et intime, fait d'émotions, de surprises et d'émerveillements où Schmitt élucide ce génie, créateur d'une ''messe pour l'humanité'', un homme infirme, seul, malheureux, accablé par le sort, qui écrit pourtant une oeuvre énergique couronnée par un hymne à la joie. Comment peut-on avoir le sens du tragique et se montrer optimiste ? Tel sera le défi pour notre siècle ; tel est le message de Beethoven : il nous propose une philosophie et une morale humaniste dont nous avons un urgent besoin.

Ce que j’en pense :
Tout le monde connait Beethoven. Tout le monde a déjà entendu du Beethoven. Mais au final, peu d'entre nous ont déjà véritablement écouté du Beethoven et savent le reconnaître (c'est également vrai pour nombre de ses acolytes).
Dans l'optique de parfaire ma "culture musicale", cette série de Schmitt consacrée aux musiciens classique tombait à pic. L'auteur nous donne l'occasion d'aborder un large répértoire, en partagant avec nous son point de vue et son histoire sur le sujet. Certes, il s'agit d'une conception très personnelle, qui ne convaincra pas à l'unanimité, mais donne justement l'occasion à tout un chacun de se faire sa propre opinion. La présence d'une selection de morceaux illustrant les propos va d'ailleurs dans ce sens.
La petite histoire qui suit "l'analyse" se lit vite et bien. Si non indispensable, elle apporte tout de même son petit plus à l'ensemble en démontrant comment "appliquer la théorie en pratique" (même si la pratique en question est tout à fait fictive).

Conclusion :
Une bonne occasion d’écouter Beethoven

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les musées
- la mise en scène
- les baladeurs
- les marches