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18 février 2015

Patrick Rothfuss : Chronique du tueur de roi, La peur du sage (2 volumes) (The Kingkiller Chronicle, The Wise Man's Fear)

Ce que l’éditeur nous dit :
J'ai libéré des princesses. J'ai incendié la ville de Trebon. J'ai suivi des pistes au clair de lune que personne n'oserait même évoquer. J'ai conversé avec des dieux, aimé des femmes et écrit des chansons qui font pleurer les ménestrels.
J'ai été exclu de l'Université à un âge où l'on est encore trop jeune pour y entrer. J'y étais allé pour apprendre la magie, celle dont on parle dans les histoires. Je voulais apprendre le nom du vent.
Mon nom est Kvothe
Vous avez dû entendre parler de moi.

Ce que j’en pense :
Petite précision avant toutes choses, j’ai par mégarde commencé directement par le second livre de cette série (confondant le jour 1 des chroniques avec la partie 1 de la Peur du sage). Ainsi il fut difficile de comprendre le contexte lors des 150 premières pages (mais pas tant que ça au final), et lorsque je m’en suis aperçue, il était trop tard pour revenir en arrière...
Comme vous l’aurez compris, malgré ces déboires j’ai tout de même rapidement adhéré à l’univers créé par Patrick Rothfuss. Très plaisantes à lire et à découvrir, j’ai avalé les 1200 pages de cette seconde journée d’une traite et sans dommage. La qualité du roman est régulière sur l’ensemble (exploit à souligner), à l'exception de deux passages qui sortent du lot, ceux relatifs aux Fae (ennuyeux) et aux Ademre (exceptionnel).
Avec tout ça, ce qui fait qu’à mon sens ce roman ne mérite pas sa 5ème étoile, c’est l’absence d’idées vraiment originales (en dehors des Amdere, qui valent à eux seuls la lecture mais ne représentent qu’une mince partie du roman) et un personnage principal certes attractif mais surtout irréaliste. Si Kvothe n’est pas exempt de défauts, ses qualités et son niveau d'expertise élevé dans de trop nombreux domaines laissent dubitatif.
Il ne me reste plus qu'à prendre mon mal en patience d’ici l’édition de la 3ème et dernière journée...

Conclusion :
Un roman imparfait mais plus que recommandable!

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
l’absurde
les ragots
les chasses aux trésors
la communication non verbale


19 septembre 2013

Tonino Bénacquista : Malavita

Ce que l’éditeur nous dit :
Une famille apparemment comme les autres. Une chose est sûre, s'ils emménagent dans votre quartier, fuyez sans vous retourner...

Ce que j’en pense :
Si je ne me lasse pas des écrits de Tonino Bénacquista, ce roman me confirme que c’est dans la nouvelle que je préfère l’auteur. Dans Malavita il ne fait pas moins que mettre en scène la mafia américaine aux accents Italien, en Normandie. L’idée avait du chien. Mais l’intrigue reserve peu de surprise car elle n’est qu’un pretexte. A y regarder de plus près, il s’agit un réalité d’une multitudes d’histoires et anecdotes, reliées entre elle par un vague fil conducteur. J’ai en particulier apprécié le passage où l’on découvre les histoires très touchantes de différents protagonistes, au fur et à mesure qu’un malheureux journal passe de la main de l’un à celle d’un l’autre. Si le résultat est loin d’être sans intérêt, les personnages principaux sont un peu laissés pour compte.
Il semble qu’une adaptation avec Robert De Niro est prévue pour octobre prochain. En fonction des critiques je me ferais un plaisir d’aller la visionner, en revanche je ne pense pas me laisser par Malavita encore.

Conclusion :
Un roman très international.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les pin-up
- les plombiers
- les ragots
- les anecdotes

11 décembre 2012

J. K. Rowling : Une place à prendre

Ce que l’éditeur nous dit :
Bienvenue à Pagford, petite bourgade en apparence idyllique. Un notable meurt. Sa place est à prendre...
Comédie de moeurs, tragédie teintée d'humour noir, satire féroce de nos hypocrisies sociales et intimes, ce premier roman pour adultes révèle sous un jour inattendu un écrivain prodige.


Ce que j’en pense :
Effectivement, ce le dernier romande de J. K. Rowling est plus destiné à un public adulte que la celui de la saga Harry Potter. Sous cette nouvelle plume, aucune référence à la magie ou la fantaisie n’a survécue. Aucune référence à la joie ou l'espérance non plus. Le “teinté d’humour noir” annoncé par la quatrième de couverture lui même est assez optimiste, car je n’ai vu nulle trace d’humour (toutes couleurs confondues) parmi ces 508 pages. Par contre, j’y ai vu du glauque, du désespoir, de la fatalité, du cynisme, en veux tu, en voilà.
L’auteur tente de nous montrer les dessous de ces petites banlieues aux apparences tranquilles, mais où le mal se cache derrière chaque rideau en dentelle. Pourquoi pas. Mais tout ce mal, à ce point, derrière chaque rideau, c’est vraiment trop. Sans compter sur la seule issue possible présentée : fuir vers les grandes villes et la civilisation (c’est bien connu les citadins sont plus heureux - ah mais la voilà la touche d’humour!).
Par ailleurs, j’ai été assez gênée par le style d’écriture “trop parfait”, “trop maîtrisé”. Oui J. K. Rowling sait écrire, mais encore une fois, où sont la fraîcheur et la fantaisie ?

Conclusion :
Le charme a cessé de fonctionner.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le SQL
- les ragots
- les secrets
- les cris