Sur terre, quelques temps après l'holocauste nucléaire : les espèces animales ont quasiment disparues et certains humains, dit "spéciaux", se sont mis à muter, voire à régresser. Rick Deckard est chasseur de prime. Il est chargé de démasquer et d'éliminer des Andys, des androïdes dont le séjour sur terre est illégal. Mais leur perfection est telle qu'il est quasiment impossible de les différencier des humains. Ils pourraient d'ailleurs être bien plus nombreux que prévu. Au point que Deckard finira par se demander s'il n'est pas lui-même une création artificielle dont les souvenirs auraient été implantés.
Mais alors qu'est-ce qui différencie les humains des androïdes ? Peut-être cette capacité à utiliser la "boite à empathie", qui les plonge dans le corps perpétuellement meurtri de Wilbur Mercer. Mercer qui pourrait bien s'avérer être un usurpateur...
Ce que j’en pense :
Devrais-je ainsi continuer à m’acharner à lire du Philip K. Dick, auteur à propos duquel j’ai décidément du mal à me faire une opinion tranchée ? Ou devrais-je accepter comme tel l’état d’ambivalence que m’inspirera toujours son oeuvre ? Oui je vais faire ça en fait.
A noter que j’ai beaucoup hésité à voir le film Blade Runner avant d’écrire cet article, mais comme il semble (selon Google l’omniscient) que Ridley Scott a pris de larges libertés quant au matériau de base, je pense que cela n’aurait fait qu’accentuer ma perplexité.
Bref. Jusqu’à une grosse première moitié du roman, l’univers, l’écriture, les personnages, et surtout les questions d’ordre philosophique sur la nature de l’humanité et sa potentielle singularité vis-à-vis des autres créatures (avec focus sur la capacité empathie), me permettaient de comprendre l’engouement provoqué chez les lecteurs. Jusqu’à ce qu’un clash s’opère, catégorisant à mon sens complètement les androïdes, et brisant d’un coup tout le sens du raisonnement. Les conséquences sur le personnages principal (Rick Deckard), je ne les ai pas comprises. Quant au second personnage (John R. Isidore), j’ai eu le sentiment qu’il manquait carrément un chapitre à son sujet. J’ai pourtant effectué du fronçage de sourcils intensif sur cette partie, en vain, je reste avec l'impression d’avoir raté quelque chose et ressors donc de ce livre frustrée.
Conclusion :
J’ai pas compris.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- l’argus
- les primes
- les substituts
- les humeurs





