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19 mai 2016

Laurent Genefort : Lum’en

Ce que l’éditeur nous dit :
Imaginez une étoile avoisinant sept dixièmes de masse solaire... Si vous levez les yeux, il se peut que vous aperceviez son éclat blanc-jaune sur la face antérieure du bras spiral d'Orion, à sept mille parsecs du centre galactique. Le système de Grnc.mld1 compte six planètes : cinq telluriques et une gazeuse. De ces six planètes, Garance est la seule qui évolue dans la zone d'habitabilité.
« Lum'en » relate la colonisation de Garance, une planète comme tant d'autres, du moins en apparence... L'histoire de ces femmes, de ces hommes rudes lancés à la conquête d'un monde, le récit des luttes de ces pionniers qui, au fil des générations, vont écrire la plus exceptionnelle des aventures, la plus terrible, aussi, celle de l'ancrage, du développement puis, inéluctable, du déclin d'une colonie dans les confins. L'essence même de la nature humaine, en somme, la quête d'horizons nouveaux. Quitte à rater l'essentiel...
« Lum'en » est lauréat du prestigieux Prix Julia Verlanger 2015

Ce que j’en pense :
Lum’en, un titre que j’ai beaucoup vu cité sur la blogosphère, sans finalement vraiment savoir à quoi m’attendre. Arrivé au troisième chapitre, j’ai été déçue de constater que les personnages avec lesquels nous avions commencé à sympathiser appartenaient désormais au passé. Et j’ai toujours un peu de mal avec les auteurs qui font de “trop gros” sauts dans le temps. J’ai poursuivi, et rebelote aux chapitres suivants. Je me suis finalement renseignée, pour découvrir qu’il s’agissait en réalité d’une recueil de nouvelles, qui misent bout à bout comptais l’émergence puis l’échéance de la colonisation d’une planète. Ayant cette information en tête, j’ai pu mieux apprécier la suite de la lecture, sans toutefois en ressortir très convaincue. Certaines nouvelles sont sympas (celle du point de vue indigène en particulier), mais je n’ai pas ressentie l’émulation que d’autres lecteurs ont semblé avoir. Les personnages sont peu attachants (ce qui n’a rien à voir avec le format court), les concepts mal exploités, peut-être dû à une écriture trop “détachée” quand on voudrait nous sensibiliser.
Il y a un petit Orson Scott Card dans les idées présentées, mais en moins bien. J’ai surtout trouvé que le pseudo film conducteur qui avait été ajouté pour lier le tout était plus un poids qu’une valeur ajoutée.

Conclusion :
Pas convaincue par l’univers.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les explosions
les traducteurs
les tresses
les exploitations


10 janvier 2015

Andy Weir : Seul sur Mars

Ce que l’éditeur nous dit :
Intelligent, drôle et intense, ce roman nous présente un héros moderne crédible et attachant. Un premier roman qui a déchaîné la critique lors de sa publication et est aujourd’hui cédé dans 20 pays ! Un thriller survivaliste captivant, l’histoire d un MacGyver pris au piège sur Mars qui sonne aussi vrai et s’avère aussi poignant que la mission Apollo 13. Mark Watney a été l’un des premiers humains à poser le pied sur Mars. À présent, il est persuadé d’être le premier à y mourir. Lorsqu’une tempête de sable mortelle force ses coéquipiers à évacuer la planète, Mark se retrouve seul et sans ressources. Pourtant Mark n’est pas prêt à baisser les bras. Ingénieux, habile de ses mains et surtout très têtu, il affronte les problèmes en apparence insurmontables un par un. Isolé et aux abois, parviendra-t-il à survivre en faisant mentir les statistiques ?

Ce que j’en pense :
Alors évidemment je ne vais pas tout (presque rien) retenir. Certes je l’ai lu en anglais mais une traduction n’aurait pas changé grand chose. En principe j’ai donc appris à réparer plein de trucs, à fabriquer de l’eau et à faire un super engrais à partir de pas grand chose. Pour l’engrais, je saurais encore m’en sortir, mais pour ce qui est du reste, même si on me fournissait tous les moyens de la NASA, ça ne m’avancerait pas plus. C’est juste pas mon niveau, c’est comme ça. Mais encore une fois sur le principe ça avait l’air réaliste...  et c’était plutôt amusant à lire. Non seulement parce qu’Andy Weir a doté son personnage principal d’un sacré sens de l’humour, mais également parce qu’il a su gérer correctement son rythme (au départ j’avais peur qu’on assiste à une suite de problèmes->solutions, sans fin, mais non, pas que). Le moins qu’on puisse dire est qu’il a fait preuve de beaucoup d’imagination... et d’ingéniosité. Pour ma part cela ne m’a pas donné envie d’aller m’installer sur une autre planète que la nôtre, mais cela ne m’aura pas empêché de savourer l’univers d’Andy Weir ;)
Voir l'article sur l'adaptation cinématographique.

Conclusion :
Un roman très bien mené !

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les éléments
la pression
les patates
les explosions



12 juillet 2012

Larry Charles : The Dictator

Ce que le synopsis nous dit :
Isolée, mais riche en ressources pétrolières, la République du Wadiya, en Afrique du Nord, est dirigée d’une main de fer par l’Amiral Général Aladeen. Vouant une haine farouche à l’Occident, le dictateur a été nommé Leader Suprême à l’âge de 6 ans, après la mort prématurée de son père, tué dans un accident de chasse par 97 balles perdues et une grenade !
Depuis son accession au pouvoir absolu, Aladeen se fie aux conseils d’Oncle Tamir, à la fois Chef de la Police Secrète, Chef de la Sécurité et Pourvoyeur de Femmes.
Malheureusement pour Aladeen et ses conseillers, les pays occidentaux commencent à s’intéresser de près à Wadiya et les Nations Unies ont fréquemment sanctionné le pays depuis une dizaine d’années. Pour autant, le dictateur n’est pas du tout disposé à autoriser l’accès de ses installations d’armes secrètes à un inspecteur du Conseil de Sécurité – sinon à quoi bon fabriquer des armes secrètes ? Mais lorsqu’un énième sosie du Leader Suprême est tué dans un attentat, Tamir parvient à convaincre Aladeen de se rendre à New York pour répondre aux questions de l’ONU.
C’est ainsi que le dictateur, accompagné de Tamir et de ses plus proches conseillers, débarquent à New York, où ils reçoivent un accueil des plus tièdes. Il faut dire que la ville compte une importante communauté de réfugiés wadiyens qui rêvent de voir leur pays libéré du joug despotique d’Aladeen.
Mais bien plus que des expatriés en colère, ce sont des sanctions qui attendent le dictateur dans la patrie de la liberté…


Ce que j’en pense :
Très clairement Sacha Baron Cohen (tout autant que Larry Charles probablement) est fou. Mais un fou sympa et qui arrive quand même à donner du fond (ce qui devient si rare dans les blockbuster américains) dans une comédie franchement très pipi-caca. Finalement, c’est un peu une version revue, corrigée et actualisée du Dictateur de Charlie Chaplin, même si une vision... personnelle. Et aussi honteux que ce soit de l’admettre, il faut bien avouer que c’est quand même très drôle (à défaut d’être subtil). Certaines scènes sont quand même un peu trop poussées à mon goût, mais disons c’est le style. J’ai en particulier aimé la scène de l’hélicoptère qui montre, poussées à leur paroxysme, que les différences de langages peuvent mener à des incompréhensions interculturelles totalement fortuites.
Par ailleurs, notons une communication très réussie. Par exemple le trailer, qui ne s’appuie que sur la thématique et les premières minutes du film ne gâche aucune surprise. Mais aussi les affiches qui restent vraiment dans l’esprit jusqu’au bout (avec vraie fausse citation de Kim Jong Il à l’appuie).
Cela est peut être la vraie touche de l’acteur, qui comme pour Borat, reste toujours dans son rôle bien au delà du tournage (parfois un peu trop).

Conclusion :
Une bonne poilade de temps en temps, il n’y a que ça de vrai.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- la pilosité
- les sentences
- les explosions