TRY ME
Affichage des articles dont le libellé est Sur les pages du Japon. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sur les pages du Japon. Afficher tous les articles

26 mars 2013

Sur les pages du Japon

Terminé : challenge réalisé entre le 27 mars 2012 et le 25 mars 2013.

Un nouveau challenge dont j'attends impatiemment les premières instructions.(Il faut bien compenser le fait que je ne puisse malheureusement pas me rendre au Salon du Livre 2012, quand bien même le pays invité est le Japon).
 
Les lectures :

25 mars 2013

J.P. Nishi : A nous deux Paris

Ce que l’éditeur nous dit :
Quand un jeune Japonais découvre dans ses pérégrinations humoristiques et ironiques les travers de la vie parisienne. Il scrute et déchiffre en images notre quotidien dans ses moindres détails, comme le ferait un Florent Chavouet à Tokyo, et apprend à ses risques et périls les charmes de la France que nous découvrons dans ce livre comme dans un miroir.

Ce que j’en pense :
Il est toujours très drôle de voir la façon dont on est perçu par les autres. Ici il s’agit des Parisiens vus à travers les yeux d’un Japonais. Souvent JP Nishi cerne très justement nos comportements, d’autres fois il passe compléments à côté du pourquoi du comment. Oui il est vrai que les us et coutumes liées à la manière de se dire bonjour (nombre de bises et autres gestuelles) sont complexes. Oui c’est vrai que les parisiens tiennent très souvent la porte (il y a des exceptions, mais comparé au sud de la France on peut dire que c’est tout de même la règle). Et sa description des “fans du Japon” m’a beaucoup amusée, car tellement représentative du type de personnes que j’ai pu rencontré dans ce milieu. Par contre je suis assez septique sur la révélation (et surtout la raison) que nous aurions tous à dormir nus...
Dommage que le recueil soit si court, car par pour ma part je ne me lasse jamais de ce type d'anecdotes !

Conclusion :
Parce que c'est toujours rigolos les différences culturelles.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- la sauce sucrée
- les cartons
- les italiens
- la plomberie





4 février 2013

Mari Okazaki : Effleurer le ciel

Ce que l’éditeur nous dit :
Le jour où Ery, une lycéenne comme les autres, décide de suivre un beau jeune homme croisé dans un parc, elle met sans le savoir le pied dans un univers implacable : celui du patinage artistique. Dès son inscription à un club, sa vie prend un nouveau tournant, dans un monde qui ne lui est finalement pas si étranger…

Ce que j’en pense :
A l’occasion du thème “Romance et érotisme” sélectionné pour le mois de février dans le challenge Sur les pages du Japon, je me suis dit que c’était l’occasion de découvrir un One shot. La sélection s’est donc faite, grâce aux conseils de ma soeur, parmi les ouvrages proposés par ma bibliothèque municipale (qui est toute neuve et bien fournie).
Je suis partie avec un a priori assez négatif, imaginant une histoire très mièvre. Au final elle se lit bien, même si la naïveté y est assez présente. De même, si e monde du patinage ne pas totalement enchanté, il ne m’a pas déplut non plus. Même appréciation moyenne pour le dessin, joli mais pas marquant.
La petite nouvelle qui se trouve à la fin du manga est un gros plus car plus fraîche et originale, sans compter sur les amusantes anecdotes personnelles de l’auteur qui la ponctue.

Conclusion :
Pas la découverte de l’année, loin de là, mais un petit divertissement sans prétention.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le retrouvailles
- les étirements
- les flaques
- les objectifs




14 janvier 2013

Françoise Kerisel : Bashô - Le fou de poésie

Ce que l’éditeur nous dit :
Bashô sera-t-il samouraï? Lui qui aime tant la paix, les pinceaux, la neige... Il choisit les chemins vagabonds et devient au japon l'illustre auteur de ces courts poèmes de trois vers, les haïkus. Bashô ouvre des ateliers de poésie. Et chacun, homme ou femme, jeune ou vieux, dans le japon des villes et des campagnes de ce XVIIe siècle, rit, s'instruit, s'initie aux haïkus... Frédéric Clément a préparé ses propres couleurs et choisi ses papiers japonais pour peindre l'histoire véridique de Bashô, contée par Françoise Kerisel.

Ce que j’en pense :
Un objet très sympathique, tant dans le fond que dans la forme, que je n’aurais probablement jamais eu l’idée d’ouvrir sans le challenge Sur les pages du Japon. Pour ce mois de janvier 2013, nous sommes invités à découvrir les haïkus. De ce type d’écriture je savais seulement leur brièveté et leur référence à la nature. Les seuls textes lus se réduisaient aux multiples visionnages du film Mes voisins les Yamada, dont les chapitres sont entrecoupés de ces courts poèmes.
Bashô, le fou de poésie propose nous seulement quelques textes, mais également de découvrir la vie de l’un des auteurs les plus connus du genre, tout en nous faisant entrer dans “l’esprit” des haïkus. Un soin particulier a été apporté aux illustrations, aux matériaux utilisés et au format.
Sans parler de révélation absolue je suis plutôt contente de cette initiation qui me permet de mieux apprécier le genre.

Conclusion :
Pour s’ouvrir l’esprit.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les incendies
- les papillons
- les piments
- les pinceaux


28 décembre 2012

Yôko Ogawa : La petite pièce hexagonale

Ce que l’éditeur nous dit :
Dans les vestiaires d'une piscine, une jeune femme est soudain attirée par une inconnue pourtant banale, effacée et silencieuse. Quelques jours plus tard, elle croise à nouveau l'inconnue qui marche dans la rue accompagnée d'une vieille dame et, fascinée, elle les suit à travers la ville jusqu'à une loge de gardien au milieu d'un parc. A l'intérieur, les deux femmes sont assises sur des chaises, elles semblent attendre leur tour. La plus âgée se lève, entre dans une haute armoire hexagonale : la petite pièce à raconter...
Etrange et obsédante, cette courte histoire fait appel à la poésie et à l'imaginaire pour évoquer les mystères de l'introspection, de la confession et de la psychanalyse.

Ce que j’en pense :
L’un de ces livres dont on ne sait quoi en penser une fois la dernière page tournée. Une certaine impression d’avoir raté quelque chose, peut être des pages que l’on aurait oubliées de lire. La petite pièce hexagonale est réputé pour être une métaphore de la psychanalyse. Si j’ai bien vu le rapport, j’ai trouvé la métaphore un peu légère.
L’atmosphère et le rythme lent ne sont pas désagréables, au contraire. Mais tout cela pour dire bien peu de choses au final, un contenu pas assez développé. Les tenants et aboutissants psychologiques sont flous, voire illogiques. La cause est la conséquence de la cause : oui la pensée humaine est toujours complexe, mais entre la poule ou l’oeuf il faut parfois choisir.

Conclusion :
Des idées, mais pas la plus belle réussite de l’auteur.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les trousses de toilette
- les choses renversées
- la cire
- la forêt




14 novembre 2012

Miyuki Miyabe : Crossfire

Ce que l’éditeur nous dit :
La jeune et jolie Aoki Junko possède un don extraordinaire, celui de déclencher le feu à volonté. Elle commence à utiliser son don de pyrokinésie pour rendre la justice et punir les criminels violents. Ses exécutions attirent l’attention des Anges gardiens, une organisation de vigilance secrète qui voudrait l’enrôler. Et le service des incendies criminels de la police de Tôkyô se met à sa recherche. Plus spécialement l’inspecteur Ishizu Chikako, une femme déterminée et dotée d’un solide sens rationaliste. Tandis que Junko poursuit ses raids fiévreux et brutaux sur Tokyo, elle se pose de plus en plus de questions sur le bien-fondé de sa croisade contre le mal. De son côté, l’inspecteur Chikako voit sa vision du monde bouleversée et se trouve peu à peu amenée à admettre l’existence de forces paranormales.

Ce que j’en pense :

Dans le cadre du challenge Sur les pages du Japon, il me fallait lire ce mois ci un roman policier, genre dont je suis loin de raffoler. A la bibliothèque municipale, je suis tombée par hasard sur Crossfire, sur lequel était anoté “1001 livres qu’il faut avoir lus”, ce qui laissait présager de bonnes choses. De plus il me semblait que le côté semi-fantastique de l'intrigue avait tout pour me plaire. Et bien non, raté! En fait je n’ai même pas réussi à aller jusqu’au bout du livre tant son contenu ne m’intéressait pas.
En cherchant de chercher des explications (ou des raisons de continuer) sur le web, j’ai découvert que certains internautes parlaient d’hommage à Stephen King et à la série Dexter. Deux points qui m’auraient immédiatement arrêtés si je les avait connus plus tôt (mais qui auraient également ôtés l’effet de surprise). Comme pour Dexter, je n’ai absolument pas réussi à m’attacher à l’héroïne, qui m’a juste paru de plus en plus agaçante au fil des pages. Globalement je n’avais aucune envie de savoir ce qu’il allait lui arriver, de savoir dans quelles circonstances elle finirait pas croiser la policière, si elle se repentirait le reste de ses jours ou finirait en prison. Au final je n’avais aucune raison de continuer

Conclusion :
Pas du tout ma tasse de thé.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les flaques
- les toits
- le soja




24 octobre 2012

Fuyumi Ono : 12 Royaumes livre 1, La mer de l'ombre (2 tomes)

Ce que l’éditeur nous dit :
Yoko est une adolescente comme les autres, si l’on excepte sa chevelure rouge flamboyant et ses horribles cauchemars. Un jour, un étranger, Keiki, fait irruption dans sa classe et lui prête allégeance, avant de lui ordonner de le suivre. La jeune femme, désemparée, hésite, mais une horde de monstres envahit son lycée, la contraignant à fuir avec l’inconnu, et surtout, pour la première fois de sa vie, à se battre. Le cauchemar devient réalité, et Yoko se retrouve bientôt seule, dans un pays inconnu infesté de démons prêts à la dévorer. Comment est-elle arrivée là ? Quel est ce monde ? Qui est Keiki, l’homme qui l’a enlevée tout en la considérant comme une sorte de reine ? Sans but et affamée, Yoko se met en route. C’est le début d’une longue quête solitaire à la découverte de son identité.

Ce que j’en pense :
Il est vraiment rare qu’une héroïne soit aussi agaçante que cette Yoko. Et malheureusement l’histoire est tout à fait centrée sur elle, ses sentiments, ses indécisions, ses incertitudes, ses réflexions (enfin, vous avez compris). Certes il s’agit d’un roman initiatique, donc il serait normal que Yoko soit mièvre au début de l’histoire, si seulement elle finissait par gagner en maturité. Car au final, à part ses problèmes existentiels, il ne se passe finalement pas grand chose (les phases d’action étant souvent expédiées en deux phrases, au “profit” de la réflexion). Cependant, j’ai été assez surprise par le contraste entre la niaiserie du personnage (et de l’écriture) et la violence des scènes décrites, en particuliers dans les premiers chapitres.
Après ça je dois avouer que les descriptions concernant cet univers sont originales et assez détaillées. Les subtilités entre langue orale et écriture peuvent être intéressantes, mais à mon goût un peu trop fréquentes. Autre point positif, j’ai bien aimé le personnage du rat. Enfin, la dernière partie du second tome fut un peu plus attrayante que le reste, pouvant laisser présager une suite l’étant également (ou alors c’est juste un piège à lecteurs).
Bref à un auteur qui à mon sens manque de maturité, mais avec quelques bonnes idées quand même. Heureusement que c’est court, au moins ça se lit vite.

Conclusion :
Bilan mitigé.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :

- les fourreaux
- la confiance
- les teintures




20 septembre 2012

Sumiko Yagawa : La femme oiseau

Ce que le synopsis nous dit :
ohei est un jeune homme très pauvre qui vit dans un village japonais. Un soir d'hiver, il sauve une grue, ce bel oiseau blanc, d'une mort certaine. Celle-ci, sans qu'il le sache, va se transformer en une jeune fille douce et gentille que Yohei va prendre pour épouse. Par trois fois, elle tissera une merveilleuse étoffe qui les sauvera de la famine. Cependant, elle lui demande de ne jamais la regarder tisser ; il ne respectera pas ce souhait, et perdra sa femme à cette occasion.

Ce que j’en pense :
Sans savoir où je l'ai déjà entendue (peut être un épisode du père castor ?), il me semble que cette histoire est un grand classique du conte. D'où est elle réélement originaire, difficile à dire après toutes les adaptations dont elle a été l'objet, mais le Japon parait une source probable. En effet, les valeurs que ce conte essait de transmettre (sacrifice au travail, patience, respect des promesses, discretion, etc.) pourraient bien être issues de ce pays. Pour ce qui est de transmettre ces valeurs aux enfants, je ne suis pas certaine de vouloir apprendre à des petits à ne pas porter "assistance à personne en danger"... Mais bien sûr il faut tenir compte de l'époque.
Pour ce qui est de ce livre en tant qu'objet, il est tout à fait magnifique. De grandes doubles pages nous permettent d'admirer des paysages contenant beaucoup de profondeurs, à la fois très travaillés et épurés, tout cela dans une ambiance enneigée tout à fait saisissante.

Conclusion :
Un bel objet pour un conte presque incontournable.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :

- les tissus
- les visiteurs impromptus
- la neige
- la patience




19 septembre 2012

Hino Kazunari : Les Grenouilles Samouraïs de l'étang de Gengi

Ce que le synopsis nous dit :
Cet album plein de grâce et de poésie s'inspire de la célèbre du Heiké Monogatari qui décrit le combat des clans Genji et Heiké pour le pouvoir au Japon. Elle fut longtemps chantée par des moines aveugles s'accompagnant au biwa avant d'être rédigée au XIVe siècle. L'élégance rythmée de la prose s'accorde ici à la finesse du dessin pour conter l'ingéniosité des plus faibles pour venir à bout des plus forts, et ramener la paix dans une nature célébrée en chacune de ses plantes.

Ce que j’en pense :
Oui ce livre est très beau, avec de très belles images et tout et tout. Mais je dois dire que plusieurs détails m'ont embêtés. Tout commence à notre époque, tandis que le coeur du récit (l"histoire dans l'histoire) se situe au moyen-âge. Cela permet de prendre conscience de l'histoire des lieux, mais aussi du respect dû des anciens, très bien. Mais pourquoi est ce que les grenouilles médiévales portent elles des kimonos, tandis que les petites grenouilles contemporaines se baladent "nues"? Je comprend bien qu'il faille les différencier, mais où se situe la morale dans tout ça ?
Par ailleurs, j'ai un peu de mal avec ce type d'histoire qui consiste à attaquer bêtement "l'ennemi", désigné comme tel parce qu'il est gros et qu'il fait peur (très franchement, si un chat avait vraiment voulu tuer une grenouille, le batracien en question ne serait pas là pour le raconter), avant d'essayer la phase diplomatique. Si j'exagère peut être un peu, cela ne change rien au fait que ce n'est pas cela que j'aurais envie d'apprendre à des enfants. De toute façon ce n'est pas crédible, les chats ne sont pas assez stupides pour sauter sur des nénuphars. ^ ^

Conclusion :
Un beau livre mais que je n’aurais pas acheté.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :

- les nénuphars
- les tactiques
- les guerriers




27 août 2012

東京の折り紙の Book (Le livre d'Origami de Tôkyô)


Ce qu'il faut savoir :
Il y a quelques années, je suis allée au Japon avec l'une de mes sœurs (deux fois plus exactement). Et comme à chaque fois que je vais dans un nouveau pays, j'adore visiter les librairies. Et cette expérience est d'autant plus exaltante au Japon, où les étagères sont pleines à craquer !
Bien sûr on y trouve plus de mangas que chez nous (cela était d'autant plus vrai alors), mais surtout énormément de bouquins de travaux manuels (j'imagine que dans une civilisation où les femmes sont encore beaucoup à la maison, le public concerné doit être assez large - c'est qu'il faut bien occuper ses journées). Le pays du soleil Levant n'est il pas notamment célèbre pour ses arts de l'Ikebana ou de l'Origami ?
Justement, c'est sur ce sujet particulier que j'ai décidé de me tourner avec ce petit livre, glané dans un super bookstore de cinq étages à Tôkyô. Bon, il faut bien avouer que ce qui m'a décidé c'est surtout le fait qu'il y ai beaucoup d'images, ce qui correspond bien à mon niveau de Japonais...  De la même manière, je ne peux malheureusement pas vous indiquer le titre exact, ni le nom de l'auteur.

Ce que j’en pense :
Contrairement à ce que l'on peut trouver en France sur le sujet, c'est à dire comment faire des petits animaux, ce livre là propose des objets "pratiques". On peut par exemple y apprendre à faire des boites, des étuis à baguettes ou des couvertures de livres en papier. Pour moi, tout cela est très représentatif de mon voyage au Japon. En effet, j'ai cru remarquer là bas un goût immodéré pour l'emballage (plus important que le contenu). De même, dans le métro, personne ne semble se promener sans un livre "recouvert", fort pratique pour garder le contenu de sa lecture secrète ou protéger la couverture d'un accro impromptu.
Afin d'illustrer mon propos, je me suis aujourd'hui lancée dans la (très difficile) réalisation d'une enveloppe. Comme j'avais un petit papier vert, cela donne une petite enveloppe verte, pour des petits mots de la couleur de son choix. Les instructions étaient très claires et j'ai obtenu le (magnifique) résultat que voici :
C'est peut être ce que l'on peut reprocher au bouquin, qui ne propose que des objets très simples à réaliser, tenant plus à donner des idées que de vraies explications. Cela dis, l'enveloppe en question semble particulièrement solide par rapport aux trois pliages qu'elle m'a demandé.
Et puis évidemment, comme c'est un livre japonais, il est très bien illustré, avec des petites étoiles et des dessins partout. Le Japon, le pays où tout est mignon.

Conclusion : 
Vivement une nouvelle escapade nippone !


29 juillet 2012

Tôru Fujisawa : GTO - Great Teacher Onizuka (25 tomes)

Ce que l’éditeur nous dit :
Onizuka, c'est le nom de famille d'Eikichi, un zonard de banlieue qui a fait les quatre cents coups que font tous les adolescents laissés pour compte d'une société japonaise gangrenée par la crise économique et qui doute de ses valeurs. Son temps libre, il le passe à fumer des cigarettes sous les escaliers des centres commerciaux pour reluquer les petites culottes des filles qui les dévalent. Pourtant, ce voyou-là va avoir une révélation. Une aventure sentimentale lui fait découvrir une réalité : c'est que les lycéennes préfèrent coucher avec leurs profs chauves et adipeux plutôt qu'avec les garçons de leur âge, mignons certes, mais sans les attraits d'une vie facile.Il décide alors de devenir enseignant. Il accède à un stage où il est confronté à des élèves qui sont à peu près aussi âgés que lui et qui se révèlent être aussi voyous qu'il a pu l'être. Pour se faire respecter, il décide de leur répliquer dans le même registre, disons "musclé". Il sera assez vite idolâtré par ceux-ci et, à la fin de son contrat, il prend conscience qu'il a enfin un rôle à jouer dans la société. Ses aventures sentimentales ne se concrétisent pas pour autant car son statut d'enseignant rend l'approche des filles délicate et les pièges sont nombreux.

Ce que j’en pense :
Durant ma “jeunesse”, j’ai lu le nombreux mangas. Aujourd’hui, je consacre bien moins de temps à ce type de littérature. A l’occasion challenge Sur les pages du Japon du mois de juillet, j’ai donc décidé de revenir sur l’un de ceux qui m’avait le plus plu, relisant au passage quelques tomes.
Il semble que l’univers du lycée devait être plus parlant à la jeune fille (pure et innocente bien sûr) de l’époque, qu’à la jeune adulte (cadre dynamique essayant de préserver bon gré mal gré sa pureté et son innocence) que je suis aujourd’hui. Si j’ai apprécié de retrouver ces personnages rangés dans un coin de ma mémoire, je me suis vue bien moins “passionné” qu’alors. J’ai peut être aussi été plus gênée par l’omniprésence des sous vêtements de lycéennes (ça marche, mon innocence se régénère ! A moins qu’il ne s’agisse d’une fermeture d’esprit... Enfin, tant que je ne commence pas à penser que “c’était mieux avant” tout va bien).
Cela dit il faut bien admettre que cette série tente de se pencher sur des “vrais” thème de société, abordant le mal être de l’adolescence japonaise (ici bien souvent à cause d’un contexte familial inadéquate), mettant en avant des notions telles que l’entraide ou l’amitié, mais démontrant surtout que l’habit ne fait pas toujours le moine en ce qui concerne l’être humain.
Rien que pour la référence national que représente cette série, elle vaut le coût d’être au moins feuilletée. A titre d’exemple, on remarquera que lorsqu’un manga apparaît dans un drama, il y a 95% de chance qu’il s’agisse de celui ci (je le sait parce que je suis bien “obligée” de regarder des séries de temps en temps pour améliorer ma compréhension orale du japonais. Bon et puis parce que plus d’un équivaut en qualité à un Grey’s Anatomy ou un Being Erica).
Enfin, le dessin est assez appréciable.

Conclusion :
Un phénomène de société qui conquerra au moins le coeur des moins des 20 ans.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :

- les motos
- les dessous d’escaliers
- le karaté
- les plages



30 juin 2012

Okakura Kakuzô : Le Livre du thé

Ce que l’éditeur nous dit :
Depuis près d'un siècle, Le Livre du thé qui offre une introduction des plus subtiles à la vie et à la pensée asiatiques s'adresse à toutes les générations. Et ce grand classique, qui a permis naguère de jeter un pont entre l'Orient et l'Occident, n'a rien perdu de sa force et peut encore éclairer notre modernité. Le trait de génie d' Okakura fut de choisir le thé comme symbole de la vie et de la culture en Asie le thé comme art de vivre, art de penser, art d'être au monde. Il nous parle d'harmonie, de respect, de pureté, de sérénité. Et de sagesse. Que nous contemplions l'évolution de la voie du thé à travers l'histoire, ou que nous nous projetions dans le siècle qui s'annonce, il convient encore et toujours de nous tourner vers Le Livre du thé.

Ce que j’en pense :
Ce livre nous offre une très intéressante ouverture sur la culture japonaise et sa manière de pensée (très liée à l’histoire chinoise, même si aujourd’hui les différences sont largement marquées). Ce rappel, par exemple, qu’au départ les japonais était vus par les européens comme des tribus barbares, parce vivant en quasi autarcie jusqu’à il y a peu, est assez amusante.
Mais je dois dire que je pensais être plus emballée par cette lecture. Pourtant assez courte, la préface et la postface étant aussi importantes que le texte en lui même, j’ai eu du mal à en venir à bout. Il faut dire que le mode de pensée va avec les pensées taoïstes, courant de pensée que je respecte mais qui ne me touche pas particulièrement. Et puis bien sûr, il y a aussi beaucoup de descriptifs, comme par exemple sur les services utilisés ou les modes de préparations en vigueur selon les époque.

Conclusion :
Intéressant dans le fond, mais difficile à lire dans la forme.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- l’infusion
- la simplicité
- la perfection




25 mai 2012

Miyoko Nishimoto Schinner : Japanese and vegan food

Ce que l’éditeur nous dit :
Japanese and vegetarian food expert Miyoko Nishimoto Schinner presents traditional Japanese dishes and regional specialties from Kyusju in the south to Hokkaido in the north. She draws from a long tradition of vegetarian cooking in Buddhist temples, as well as an abundance of vegetable- and legume-based dishes that can be found in traditional Japanese cuisine. For those dishes that are usually prepared with meat, fish or fowl, Miyoko has created innovative substitutes utilizing tofu, seitan, and other vegetarian foods to create what is truly a unique vegan cookbook.

Ce que j’en pense :
Ce mois ci, le challenge Sur les pages du Japon a pour thématique la nourriture. Quelle meilleure occasion  que celle là pour découvrir dans quelle mesure végétarisme et cuisine japonaise sont compatibles, ce pays étant surtout réputé pour ses produits de la mer ? Ma recherche m’a conduite vers ce merveilleux bouquin de Miyoko Nishimoto Schinner. Non contente de nous livrer ses recettes, l’auteur concède une large place à la culture japonaise (du point de vue culinaire bien sûr). On y apprend par exemple qu’un régime à base végétal à fort longtemps été le lot commun de ce peuple, l’introduction de la viande ne datant que du milieu du 19ème siècle (ce qui s’explique notamment par la large influence du bouddhisme). A noter également, un glossaire très bien fait, expliquant tous les termes “clés” de cette cuisine, alliant explications pratiques, diététiques et culturelles. Enfin, les recettes sont ordonnées par “menus de saisons”.
A déplorer par contre l’absence de photos... Heureusement le livre reste tout de même très clair et aéré, donc agréable à feuilleter. Il ne me reste plus qu’à m’armer de mon dictionnaire, mon anglais ayant encore quelques lacunes quant au champs lexical de la cuisine.

Conclusion :

A table !

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le riz brun
- les champignons
- l’agar agar
- le shoyu




20 avril 2012

Hitonari Tsuji : L’arbre du voyageur

Ce qu’en dit l’éditeur :
Peu après son entrée en primaire, il avait tranquillement quitté la maison. "L'école, ça ne lui a jamais beaucoup plu", disait ma mère avec un sourire fataliste. Mon frère était donc parti sur un coup de tête, sans que rien laissât deviner cette intention. Ces escapades se renouvelèrent. Parfois il ne rentrait pas de toute une journée, voire deux. "
Mais, devenu adulte, Yûji finit par disparaître pour de bon, sans plus jamais donner de nouvelles. Dix ans plus tard, son jeune frère décide de partir à sa recherche. Au cours de ce qui va vite faire figure de quête initiatique à travers les lieux cultes d'un Tokyo ultra-branché, il va découvrir tous les dangers qui guettent le " voyageur " égaré dans le monde moderne : la violence, la drogue, les sectes...
L'étrange personnalité de Yûji, qui inspire à la fois répulsion et bizarre sympathie, se révèle peu à peu, pour se dérober ensuite - jusqu'au coup de théâtre final.

Ce que j’en pense :
Je ne dirais pas que je n’ai pas aimé ce livre, mais que j’ai bien l’impression d’être passée à côté de quelque chose. Il est probable que certains détails m’aient échappés, ou tout simplement que je ne sois pas équipée pour comprendre le fond de la pensée de cet auteur. Quoi qu'il en soit, la quatrième de couverture n'est pas représentative du contenu du bouquin.
Très typique des écritures et sujets abordés par certains auteur japonais (des personnages qui se sentent « vides » à un moment de leur existence et cherchent un nouveau sens a leur vie, le thème de la mort y étant très souvent lié), cette lecture est agréable sans être très originale. Hormis suivre les pensées du héros, elle permet également au lecteur de l’accompagner dans les rues de Tokyo (ville où il fait toujours bon se promener, à mon humble avis).
Mais il manque le fin mot de l’histoire. Là encore un épilogue en pointillé est assez courant chez les nippons - logique, puisque la vie continue - mais ici on frôle carrément la frustration. Y avait-il vraiment une réponse à l’énigme posée ? Je suppose que chacun est libre d’en décider.

Conclusion :
Pas tout à fait déplaisant, mais pas indispensable non plus.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les tours
- les restaurants
- les indices