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25 février 2015

Michael Crichton : Prisonniers du temps (Timeline)

Ce que l’éditeur nous dit :
Située au beau milieu de l'Arizona, ITC est une entreprise de technologie de pointe hautement mystérieuse. Sous la férule d'un scientifique aussi brillant que mégalomane, d'importantes recherches y sont menées dans le plus grand des secrets...Mais pourquoi ITC s'intéresse-t-elle aux travaux de l'équipe d'historiens qui, loin de là, dans la vallée de la Dordogne, a entrepris, sous la direction du professeur Johnston de l'université de Yale, des fouilles autour d'un monastère du XIVe siècle? Pour éclaircir la question, Johnston se rend en Arizona. Et disparaît...Deux jours plus tard, toujours en Dordogne, un parchemin vieux de six cent cinquante ans est mis au jour. Son message : "À l'aide" est signé du professeur Johnston...

Ce que j’en pense :
Au départ j’ai plutôt été intriguée par Timeline, même si j’ai vite été gênée par le style “scolaire” de Michael Crichton. Première rencontre avec l’auteur hollywoodien, il m’a fait une impression de (très) bon élève : bonnes recherches sur l'environnement et l’époque, bonne volonté de présenter un aspect scientifique plausible (même si on n'y croit pas du tout), bonne maîtrise des personnages (avec la bonne somme de détails personnels révélés d’emblée, créant l’empathie), bonne maîtrise de la pression (quelques indices dévoilés au compte-gouttes pour susciter l’attention, ainsi que le fameux compte à rebours). Bref, tout est très bien. Mais cela m’a paru aussi très impersonnel, un peu comme une intervention de Céline Dion (un professionnalisme irréprochable, une maîtrise du moindre geste, de chaque sourire, mais au final si superficielle). A noter qu’on imagine tout de suite la transcription à l’écran (notamment par une écriture très visuelle).
Mais arrivée à 300 pages (seulement la moitié du roman), j’ai réalisé que je ne prenais aucun plaisir à cette lecture. Sans aller jusqu’à être pénible, c’est tout simplement que cette histoire, ces personnages et leur devenir, ne n'importaient absolument pas, que le peu d’action en cours ne m’intéressait pas. En ces circonstances, je n’ai vu aucune raison de consacrer plus de temps à ce roman, et l’ai définitivement clos.

Conclusion :
Certainement bien écrit, mais sans intérêt pour moi.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les reconstitutions
l’escalade
les perruques
les grenades



5 janvier 2014

Shinji Aramaki : Albator, Corsaire de l'Espace (宇宙海賊キャプテンハーロック)

Ce que le synopsis nous dit :
2977. Albator, capitaine du vaisseau Arcadia, est un corsaire de l’espace. Il est condamné à mort, mais reste insaisissable. Le jeune Yama, envoyé pour l’assassiner, s’infiltre dans l’Arcadia, alors qu’Albator décide d’entrer en guerre contre la Coalition Gaia afin de défendre sa planète d’origine, la Terre.

Ce que j’en pense :
Ce qui frappe dans cette nouvelle version d’Albator est bien évidemment son image, avec une cinématique absolument époustouflante. C’est bien simple, j’ai eu l’impression de voir un Final Fantasy, ce qui n’est pas peu dire. Les scènes de téléportation dans l’espace, par exemple, m’ont subjuguées. Dans un autre registre, je dois dire qu’il est plutôt agréable de voir un film nippon (sorti d’un autre studio que celui de Ghibli) de temps à autre. Pour cela, cela vaut le déplacement.
Ce qui pêche, c’est le scénario. L’histoire est tragiquement banale, incohérente et surtout très simpliste. Les divers “retournements de situations” sont les mêmes tout du long (décidément ce personnage principal est une vraie girouette), ce qui finit par être lassant, et les protagonistes (et les relations qui les lient) caricaturaux au possible. Pour le suspense, on repassera aussi, car impossible de frémir pour des héros paraissant invincibles en toutes circonstances. Ajoutons à cela plus d’une scène parfaitement inutile (celle de la douche est certainement la pire). Partir d'une œuvre d’une telle ampleur pour en faire ça, quel sacrilège.

Conclusion :
Heureusement qu’on en prend plein les mirettes, c’est ce qui nous sauve de l’ennui.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- l’escalade (niveau 9a je dirais)
- les animaux de compagnie
- les siestes
- les fleurs