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26 août 2013

Marc-Antoine Mathieu : Dieu en personne

Ce que l’éditeur nous dit :
Dans une file d'attente, un petit bonhomme attend patiemment son tour. Au moment de décliner son identité, il se présente sous le nom de "Dieu". Il n'a pas de domicile, pas de papiers, ni de numéro de sécurité sociale. L'irruption de cette énigme métaphysique "en personne" déclenche un phénomène médiatique majeur... Un procès géant est bientôt organisé contre ce "Coupable Universel".

Ce que j’en pense :

Personnifier Dieu ; mettre en cause ou affirmer Son existence ; déterminer Sa part de responsabilité dans le destin des hommes ; mettre en scène Son omniscience ; voilà un sujet extrêmement ambitieux. Mais après avoir lu 3 secondes, on se dit que c’est un défi que Marc-Antoine Mathieu est bien capable de relever. Hum. Oui et non. Le problème est que le sujet est vaste, trop vaste peut être pour tenir sur 122 pages de dessins ; surtout lorsque l’on ajoute aux questions existentielles un dimension marketing/critique de la société de consommation, cela commence à faire beaucoup. Pourtant il y a de très bonnes idées. La mise en condition d’un procès, la succession des témoignages à la manière d’un reportage télévisuel, la représentation d’un Dieu dont le visage n’est jamais dévoilé et surtout la dissémination (l’air de rien) d’extraits de la bible (heureusement recensés à la fin car j’aurais bien été incapable de tous les repérer) donnaient un bon postulat de départ. Mais le résultat est insatisfaisant, le fond brouillon. Dommage.

Conclusion :
A vouloir en faire trop...

A lire si vous voulez en savoir plus sur :

- la lune
- les ordinateurs
- les bibliothèques
- les portraits


30 avril 2012

J.K. Rowling : Harry Potter (7 tomes)

Ce que l’éditeur nous dit :
Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée. Un géant vient le chercher pour l'emmener à Poudlard, une école de sorcellerie ! Voler en balai, jeter des sorts, combattre les trolls : Harry Potter se révèle un sorcier doué. Mais un mystère entoure sa naissance et l'effroyable V..., le mage dont personne n'ose prononcer le nom.
Franchement quelqu'un a t-il eu besoin de lire le synopsis ?

Ce que j’en pense :
Certes, beaucoup de choses peuvent être critiquées à propos d’Harry Potter : le trop grand nombre de produits dérivés, l’adaptation du dernier livre en deux films juste pour démultiplier les gains, ou encore la tête de Daniel Radcliffe. Oui parfois le marketing transforme en succès commercial certains livres qui ne l’auraient pas mérités (exemple pris au hasard, Twilight). Mais dans le cas présent on ne peut pas nier le génie absolu de J. K Rowling (ni que l'adaptation en jeu vidéo Harry Potter Lego est très amusante ^^). Cette œuvre est un véritable petit bijou.
J’avais déjà fait une premières lecture des différents tome, au fur et à mesure de leur sorties, m’arrêtant à moitié du volume 6. Dernièrement, j’ai donc tout repris du début, me replongeant par la même occasion quelques années en arrières. Et je me suis régalée.
L’écriture est fluide, les personnages, bien que nombreux, sont tous bien travaillés et souvent attachants. L’intrigue est bien menée, composée d’un savant dosage entre énigmes, magie, romance, combats et rites du passage à l’âge adulte. De quoi satisfaire tous les goûts. Les rebondissements sont très bien agencés, sans passages en longueur (si on comptabilise le nombre de pages écritures, on voit qu’il s’agit d’un exploit) et ou chaque détail a son importance. Et c’est bien sûr sans compter sur l’imagination prodigieuse qu’il a fallu pour inventer un tel univers, si complet, si diversifié et si original. Certes on pourrait bien relever quelques petites imperfections ici et là, des passages que l’on aurait vu voir écrit différemment, etc. Mais ce seraient bien inutile, car ces défauts sont noyés et si vite oubliés, face à tous les autres aspects positifs de cette épopée fabuleuse.

Conclusion :
Oubliez les films et les posters, et lisez-le absolument.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
-    Les différents types de bois
-    Les animaux de compagnie
-    Les tapis volants (ah non je me suis trompé, je crois que c’est la seule chose qu’il n’y en a pas)
-    Les bibliothèques

31 mars 2011

George Nolfi : L’Agence (The Adjustment Bureau)

Ce que le synopsis nous dit :
Un film à voir sans lire le synospis, ni avoir vu la bande annonce !
Spoiler : Sommes-nous maîtres de notre destin ? Ou sommes-nous manipulés par des forces invisibles ? David Norris entrevoit l'avenir que le Sort lui réserve et se rend compte qu'il aspire à une autre vie que celle qui lui a été tracée. Pour y parvenir, il va devoir poursuivre la femme, dont il est tombé follement amoureux, à travers les rues de New York et ses réseaux souterrains...

Ce que j’en pense :
Une affiche sympathique et une excellente notation sur Allocine (et une carte UGC illimité) ont suffit à me convaincre de donner sa chance à L’agence : un très bon choix.
Qualité rare, enfin un film “imprévisible”, durant lequel il est juste agréable de se laisser porter, de se laisser surprendre par le cours des événements. Bien sûr, le style oblige, le ton final se devine. Mais c’est le chemin pour y parvenir qui compte et celui ci n’est pas tracé d’une ligne droite. George Nolfi nous propose une comédie dans lequel l’agent Smith de la Matrix se serait glissé, avec une petite réflexion sur la vie en prime. Ajoutez à cela une New-York sublimée, de belles images, une touche de poésie et une bande son remarquable. 

Conclusion :
A voir, sans a priori, juste pour le plaisir

A voir si vous voulez en savoir plus sur :

- le retour des chapeaux haut-de-forme
- les portes
- les bibliothèques
- the great state of New-York

24 janvier 2011

Katarina Mazetti : Le mec de la tombe d'à côté

Ce que l’éditeur nous en dit :
Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire de métier, et citadine pragmatique, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance. Au cimetière, elle rencontre le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que la tombe avec sa stèle tape-à-l'œil. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, de façon assez rustique, et grâce à une bonne dose d'humour et d'autodérision. Chaque fois qu'il la rencontre, il s'énerve contre la "Crevette" qui occupe le banc au cimetière avec lui, avec son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Rien, a priori, ne rapproche ces deux-là, et pourtant, il suffira d'un sourire qui éclate simultanément sur leurs lèvres, pour qu'ils soient tous deux éblouis. C'est le début d'une histoire d'amour assez cocasse. Ils sont tout le contraire l'un de l'autre. Elle ne sait pas cuisiner, il lit tout au plus un livre par an. Elle veut aller à l'opéra, lui doit traire les vaches. Il traîne avec lui une odeur d'étable, elle vit dans un appartement aseptisé. Mais leur passion amoureuse est sans bornes. Roman d'amour drôle, tendre, à l'humour décapant, Le mec de la tombe d'à côté touche pourtant là où ça fait mal : ce fossé qui sépare les catégories sociales. On ne peut plus contemporain..

Ce que j’en pense :
Forte de son succès et des nombreuses éloges entendues sur les auteurs suédois, c'est avec confiance que j'ai entamé la lecture du Mec de la Tombe d'à côté. Mes espérance n'ont pas vraiment été atteintes.
Sa popularité peut s'expliquer par son accessibilité. A la façon d'un Larc Levy, le style est pauvre, l'histoire peu recherchée, le contexte peu travaillé. Mais, toujours comme un Marc Levy, il est également plaisant de se laisser plonger dans ce texte finalement agréable, qui ne demande aucune réflexion particulière. Les pages s'enchaînent, distraient.
Et puis la fin s'approche. C'est là que le bât blesse. Cette fin est nulle, complètement immorale, laissant un mauvais goût sur la langue. Le livre passe alors du statut de roman facile à celui navet.
[Attention spoiler à suivre]
Comment peut on envisager d’avoir un enfant dans de si médiocres conditions ? Car si ses parents sont si différents dans leur mode de vie, comment imaginer un seul instant qu'ils s'entendront mieux sur une méthode d'éducation ? Tout cela pour satisfaire des ovaires trop pressant ! La Suède a t-elle a ce point besoin d'être repeuplée ? Ou l'auteur essaye t-elle de nous faire comprendre que l'égoïsme prime avant toute chose, même si cela doit être au détriment des autres ?

Conclusion :
Mieux vaut lire un Guillaume Musso.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les vaches
- les bibliothèques
- les clichés vie rurale/vie urbaine
- les napperons