Ce que l’éditeur nous dit :
Sayo Koizumi nous fait partager avec humour et un grand sens de l'observation 100 moments complices qui en disent long sur le tempérament des chats : comment ils nous disent bonjour, leurs jeux préférés, ce qu'ils expriment quand ils remuent la queue, pourquoi ils dorment tant et dans des postures incroyables... Chôjirô, le grand frère et Raku la petite soeur, sont les deux chats adorés de Sayo Koizumi, une illustratrice vivant à Tokyo. Comme tous les chats du monde, ils ont leurs habitudes, leurs petits défauts, leur langage, leurs mystères...
Ce que j’en pense :
Avec cette tendance d’images/vidéos de félins qui sont maintenant partout, et dont personne ne semble se lasser, pas étonnant de voir ce type d’ouvrage atterrir sur les étagères des libraires. Les chats. Toujours plus amusants, toujours plus arrogants, toujours plus coquins, toujours plus mignons... Raaa comment résister.
Chattitudes n’est sûrement pas le type de livre qui changera la face du monde, au vue du peu de neurones que sa lecture requiert. Mais il permet de passer un joli moment au royaume de la “cuttitude”, et mine de rien, d’en apprendre un plus sur nos chers félidés. Car oui au milieu de toutes les évidences que comporte l’essai de Sayo Koizumi j’ai tout de même appris quelques petites choses. Et c’est d’autant plus appréciable parce que l’on sent que l'ambition initiale de l’auteur est suffisamment modeste pour que le résultat soit à la hauteur. Il s’agit tout simplement de nous faire partager son affection pour les chats. Ajoutons à cela des illustrations tout aussi mignonnes, et une couche de culture japonaise pour compléter le tableau. C’est déjà pas mal.
Conclusion :
Un livre dans lequel se cachent quelques sourires
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les haricots
les expressions corporelles
l'étymologie
les personnalités
Affichage des articles dont le libellé est expression. Afficher tous les articles
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26 juillet 2015
22 avril 2014
Spike Jonze : Her
Los Angeles, dans un futur proche. Theodore Twombly, un homme sensible au caractère complexe, est inconsolable suite à une rupture difficile. Il fait alors l'acquisition d'un programme informatique ultramoderne, capable de s'adapter à la personnalité de chaque utilisateur. En lançant le système, il fait la connaissance de 'Samantha', une voix féminine intelligente, intuitive et étonnamment drôle. Les besoins et les désirs de Samantha grandissent et évoluent, tout comme ceux de Theodore, et peu à peu, ils tombent amoureux…
Ce que j’en pense :
Plus qu’un film, une expérience, un véritable ovni sur lequel il m’est difficile de placer des mots. Sans surprise puisque Her se veut être un véritable concentré de sentiments. Le mot “feeling” (et ses déclinaisons) doit d’ailleurs être prononcé plus d’une centaine de fois. Spike Jonze tente de définir l’amour, celui des autres mais aussi l’amour de soi, qui ne vont pas l’un sans l’autre. Peut-on jamais être émotionnellement prêt à s’ouvrir totalement aux autres, si oui comment, et plus encore est-on jamais prêt à véritablement essayer de comprendre et d’accepter les autres (et cet Autre en particulier) tels qu’ils sont, sans réserve ? Que de questions liées, à la saveur impalpable, mais passionnantes, qui peuvent obséder toute une vie. Sensible mais jamais puéril, entier et parfois dérangeant, mais surtout toujours prenant, Her n’oublie pas de souligner cette possibilité, de choisir d’arrêter de se poser des questions et de vivre, tout simplement.
Conclusion :
J’irais peut-être le revoir.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- la nostalgie
- l’expression
- le partage
- les autres
2 mars 2014
Sibylline, Capucine et Jérôme Aviau : Le Trop Grand Vide d'Alphonse Tabouret
Ce que l’éditeur nous dit :
Alphonse Tabouret est un petit bonhomme né de la dernière pluie au milieu de la forêt. Il a tout à apprendre et c’est le Monsieur qui lui montre les premiers trucs amusants à faire. Mais après une discussion un peu sèche, le Monsieur décide d’aller voir ailleurs s’il y est, laissant seul notre petit bonhomme. Il n’a plus le choix, c’est le monde qu’il doit aller explorer. Au fil des rencontres, au détour d’un chemin, il découvre des gens, des bestioles, des trucs et des machins qui lui feront vivre des aventures chouettes, et lui apprendront plein de choses importantes sur la vie.
Ce que j’en pense :
L’histoire d’Alphonse Tabouret reprend la thématique du voyage initiatique, démarrant à la source avec la naissance même du personnage principal. Si le sujet est très classique, la manière de le traiter ne l’est pas. Au contraire, sous un trait à première vue très simpliste, les trois auteurs nous offrent un ensemble de dessins riches en détails (les personnages sont particulièrement expressifs - la manière dont on focalise sur les visages durant les conversations par exemple est un vrai délice) et une histoire plus complexe qu’il n’y parait. Pleine de sens cachés, elle peut être lue à plusieurs niveau, sans pour autant faire dans le déjà vu. Je le relirais une seconde fois avec plaisir, pour apprécier au mieux toutes les subtilités que je n'aurais pas encore remarquées.
Conclusion :
Une œuvre très plaisante à lire, qui met du baume au cœur.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les flaques
- les vides
- les choses
- les expressions podales
Alphonse Tabouret est un petit bonhomme né de la dernière pluie au milieu de la forêt. Il a tout à apprendre et c’est le Monsieur qui lui montre les premiers trucs amusants à faire. Mais après une discussion un peu sèche, le Monsieur décide d’aller voir ailleurs s’il y est, laissant seul notre petit bonhomme. Il n’a plus le choix, c’est le monde qu’il doit aller explorer. Au fil des rencontres, au détour d’un chemin, il découvre des gens, des bestioles, des trucs et des machins qui lui feront vivre des aventures chouettes, et lui apprendront plein de choses importantes sur la vie.
Ce que j’en pense :
L’histoire d’Alphonse Tabouret reprend la thématique du voyage initiatique, démarrant à la source avec la naissance même du personnage principal. Si le sujet est très classique, la manière de le traiter ne l’est pas. Au contraire, sous un trait à première vue très simpliste, les trois auteurs nous offrent un ensemble de dessins riches en détails (les personnages sont particulièrement expressifs - la manière dont on focalise sur les visages durant les conversations par exemple est un vrai délice) et une histoire plus complexe qu’il n’y parait. Pleine de sens cachés, elle peut être lue à plusieurs niveau, sans pour autant faire dans le déjà vu. Je le relirais une seconde fois avec plaisir, pour apprécier au mieux toutes les subtilités que je n'aurais pas encore remarquées.
Conclusion :
Une œuvre très plaisante à lire, qui met du baume au cœur.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les flaques
- les vides
- les choses
- les expressions podales
13 février 2014
Stephen Frears : Philomena
Ce que le synopsis nous dit :
Irlande, 1952. Philomena Lee, encore adolescente, tombe enceinte. Rejetée par sa famille, elle est envoyée au couvent de Roscrea. En compensation des soins prodigués par les religieuses avant et pendant la naissance, elle travaille à la blanchisserie, et n’est autorisée à voir son fils, Anthony, qu’une heure par jour. À l’âge de trois ans, il lui est arraché pour être adopté par des Américains. Pendant des années, Philomena essaiera de le retrouver. Quand, cinquante ans plus tard, elle rencontre Martin Sixmith, journaliste désabusé, elle lui raconte son histoire, et ce dernier la persuade de l’accompagner aux Etats-Unis à la recherche d’Anthony.
Ce que j’en pense :
Fenêtre ouverte sur une époque, réflexion ouverte sur la religion catholique (notamment son penchant marqué pour la culpabilisation), voici ce que nous propose Philomena. Un sujet pas très amusant, mais qui trouve très bien son équilibre émotionnel entre la bonne humeur perpétuelle de son héroïne et la gravité des situations. Philomena est un film vraiment touchant, porté par ses personnages féminins avant tout : si le talent de Judi Dench n’est plus à prouver, les scènes interprétées par Sophie Kennedy Clark sont peut-être les plus émouvantes. Il est vrai cependant qu’on verse quelquefois dans la larme facile, et que toute la partie “dénonçant” les vilains journalistes plus intéressés par le profit que par l’humain sonne légèrement faux (voire hypocrite), mais bon comme tout cela est basé sur une histoire vraie, il est possible que cela soit la manière dont cela a été véçu par les protagonistes originaux...
Conclusion :
Un film intéressant et touchant.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les miroirs déformants
- les buffets à volonté
- les romans à l’eau de rose
- “one in a million”
Irlande, 1952. Philomena Lee, encore adolescente, tombe enceinte. Rejetée par sa famille, elle est envoyée au couvent de Roscrea. En compensation des soins prodigués par les religieuses avant et pendant la naissance, elle travaille à la blanchisserie, et n’est autorisée à voir son fils, Anthony, qu’une heure par jour. À l’âge de trois ans, il lui est arraché pour être adopté par des Américains. Pendant des années, Philomena essaiera de le retrouver. Quand, cinquante ans plus tard, elle rencontre Martin Sixmith, journaliste désabusé, elle lui raconte son histoire, et ce dernier la persuade de l’accompagner aux Etats-Unis à la recherche d’Anthony.
Ce que j’en pense :
Fenêtre ouverte sur une époque, réflexion ouverte sur la religion catholique (notamment son penchant marqué pour la culpabilisation), voici ce que nous propose Philomena. Un sujet pas très amusant, mais qui trouve très bien son équilibre émotionnel entre la bonne humeur perpétuelle de son héroïne et la gravité des situations. Philomena est un film vraiment touchant, porté par ses personnages féminins avant tout : si le talent de Judi Dench n’est plus à prouver, les scènes interprétées par Sophie Kennedy Clark sont peut-être les plus émouvantes. Il est vrai cependant qu’on verse quelquefois dans la larme facile, et que toute la partie “dénonçant” les vilains journalistes plus intéressés par le profit que par l’humain sonne légèrement faux (voire hypocrite), mais bon comme tout cela est basé sur une histoire vraie, il est possible que cela soit la manière dont cela a été véçu par les protagonistes originaux...
Conclusion :
Un film intéressant et touchant.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les miroirs déformants
- les buffets à volonté
- les romans à l’eau de rose
- “one in a million”
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