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23 janvier 2016

Mamoru Hosoda : Le garçon et la bête (バケモノの子, Bakemono no ko)

Ce que le synopsis nous dit :
Shibuya, le monde des humains, et Jutengai, le monde des Bêtes... C'est l'histoire d'un garçon solitaire et d'une Bête seule, qui vivent chacun dans deux mondes séparés. Un jour, le garçon se perd dans le monde des Bêtes où il devient le disciple de la Bête Kumatetsu qui lui donne le nom de Kyuta. Cette rencontre fortuite est le début d'une aventure qui dépasse l'imaginaire...

Ce que j’en pense :
La première chose qui m’a marquée dans ce film est le mélange des styles : certains décors sont si réalistes qu’on dirait des photos retravaillées, tandis qu’à d’autres moments les aplats évoquent plutôt les dessins “à l’ancienne”, le tout étant parfois édulcoré d’une touche électrique et lumineuse dans laquelle on voit clairement l’utilisation du numérique. Étrangement cette combinaison fonctionne bien, une fois dépassée la surprise.
J’ai beaucoup aimé l’histoire, qui m’a parue pertinente et intéressante alors que je m’attendais à quelque chose de très convenu. Les personnages sont bien travaillés (j’ai en particulier apprécié les interventions du seigneur de la ville), le fond est là et les références nombreuses. Pour alléger la durée globale, il aurait peut-être fallu faire l’impasse sur certains sujets, mais au final cela ne m’a pas dérangée. Et surtout j’ai  souvent ri durant cette séance, une des raisons pour lesquelles j'en suis ressortie de bonne humeur.

Conclusion :
Une histoire, de l’humour, un conte qui se regarde avec plaisir.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les carottes
les oeufs
les cornes
les poils




18 avril 2014

Chris Buck, Jennifer Lee : La reine des neiges (Frozen)

Ce que le synopsis nous dit :
Anna, une jeune fille aussi audacieuse qu’optimiste, se lance dans un incroyable voyage en compagnie de Kristoff, un montagnard expérimenté, et de son fidèle renne, Sven à la recherche de sa sœur, Elsa, la Reine des Neiges qui a plongé le royaume d’Arendelle dans un hiver éternel…  En chemin, ils vont rencontrer de mystérieux trolls et un drôle de bonhomme de neige nommé Olaf, braver les conditions extrêmes des sommets escarpés et glacés, et affronter la magie qui les guette à chaque pas.

Ce que j’en pense :
La Reine des neiges s’inscrit dans la tradition des “princesses Disney”, cette dernière n’étant pas prête de s’arrêter si l’on considère la longue liste des contes d’Andersen restant à adapter. On y retrouve l’amour (bien sûr), le prince charmant (indispensable), les chansons et surtout... la princesse, avec son château (fourni dès le début du film, pratique, car pas toujours le cas) et tout le tintouin. Pourtant quelques subtilités notables sont à apprécier, comme par exemple le fait que l’héroïne soit en réalité la petite sœur (même si LA chanson à retenir est interprétée par la grande sœur), ou bien que les studios Disney fassent de l'auto-dérision sur “l'amour au premier regard” qu’ils utilisent sans vergogne dans la plupart de leurs longs-métrages. A noter qu’on pourrait presque se passer des princes charmants (mais bon ils font joli et contribuent au happy-ending) et que la notion de “méchant” est astucieusement utilisée.
Les parties musicales sont bien dosées et se réécoutent avec plaisir (j’ai entendu plusieurs fois la version anglaise de “Let it go” diffusée sur les radios japonaises, c’est peu dire). Un film de très bonne facture au final, avec une excellente dose d’humour et durant lequel on ne s’ennuie pas.

Conclusion :
Un chouette Disney, qui rattrape un peu la déception de l’an dernier.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les trucs fluffly (mais pas les licornes)
- les flocons
- les carottes
- les décisions mûrement réfléchies


5 novembre 2012

Karen Pryor : Don’t shoot the dog!

Ce que l’éditeur nous dit :
Karen Pryor's clear and accessible explanation of reinforcement-based teaching and training has made Don't Shoot The Dog! a worldwide, bestselling classic. The book has been translated into 15 languages, with over 300,000 copies in print. Whether you are dealing with a pet or a person, it tells you how and why you can get better results with positive methods instead of punishment. Don't Shoot the Dog! is a popular college text on learing and behavior; the "bible" for humane, gentle animal care in zoos and shelters; and a beloved resource on using positive reinforcement effectively for pet owners everywhere.

Ce que j’en pense :

L’idée de base est fort séduisante et donne une envie furieuse d’essayer d’apprendre un tour à tous les animaux que l’on croise. Pour avoir également poursuivi ma lecture par de nombreux visionnages vidéos il semble que cela marche!
Pour la forme par contre, de gros efforts seraient à faire (alors qu’il s’agit déjà d’une nouvelle édition déjà revue et corrigée). Il y a beaucoup d’exemple concret, ce qui rend la lecture assez vivante. Par contre la forme semble très chaotique. Chaque chapitre est divisée en une grande quantité de minis paragraphes et on ne comprend absolument pas le découpage. Cela rend la lecture très pénible et la méthodologie par toujours très compréhensible, ce qui nuit grandement au fond.
L’application en revanche n’est pas si facile. Une amie a obtenus quelques premiers résultats intéressants avec son cheval. Pour ma part, j’ai déjà tenté l’expérience sur un hamster (pas forcément le plus simple pour démarrer, je l’avoue), un chien et trois chats différents, avec quasiment aucun résultat probant. Je reste pourtant convaincu de l’intérêt de la méthode, mais je rencontre un gros problème au niveau de la motivation des animaux en question, qui semblent toujours plus intéressés par autre chose que toucher ma cible pour quelques récompense que ce soit. A approfondir.

Conclusion :

Une méthode très intéressante sur le papier. Reste à trouver comment l’appliquer !

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les carottes
- les récompenses
- la motivation
- l’attention